Pologne: l’enfer des femmes !

En Pologne, sous la pression des religieux et des conservateurs, le droit des femmes vient de connaitre un nouveau recul. En effet, à l’initiative d’organisations ultra-catholiques, la Cour Constitutionnelle vient d’interdire l’avortement en cas de malformation du fœtus. C’était l’un des trois seuls cas autorisés (avec le viol et l’inceste) par la loi polonaise , une des plus restrictives d’Europe.

Le parti Droit et Justice au pouvoir profite de la pandémie pour faire passer cette mesure très impopulaire, sachant que tous les rassemblements de plus de 5 personnes sont interdits.

Mais les opposants ont décidé malgré tout de montrer leur détermination en bravant l’interdiction et en multipliant les signes de résistance. Mieux que les réseaux virtuels, c’est dans l’espace public que les défenseurs de l’avortement s’affichent, faisant preuve d’inventivité et d’originalité : sur leurs balcons. Ils y accrochent des affiches contre le projet de loi anti-avortement, et aussi des parapluies noirs. Symbole de la lutte des polonaises pour le droit à l’IVG depuis de grandes manifestations, fin 2016.

« Le pouvoir polonais s’occupe d’un projet de loi qu’il a été contraint de rejeter il y a des années, parce que nous avons protesté, explique Ola Glowicka, qui habite à Varsovie. Donc on leur montre que même si nous sommes bloqués chez nous, ils ne peuvent pas nous battre. Moi, par exemple, j’ai collé des affiches à mes fenêtres. Et j’ai aussi envoyé 276 mails aux députés pour leur dire mon opposition au projet de loi. »

Depuis l’annonce de la décision de la Cour, des milliers de manifestants bloquent le centre des principales villes en Pologne en occupant plusieurs carrefours du centre-ville, paralysant le trafic. Les manifestantes brandissaient des pancartes sur lesquelles sont inscrits des slogans tels que « l’Enfer des femmes », « Vous avez du sang sur les mains », « Nous voulons avoir le choix », ou « C’est la guerre ! » . Le mouvement Strajk Kobiet, appelle à la grève des femmes : « C’est vraiment impressionnant. Nous partageons des centaines de photos, de vidéos. C’est le seul moyen, on ne peut pas négocier avec le parti au pouvoir. »

Blocage automobile des centres villes, 2020-10-26

Vendredi 23 octobre, malgré la pluie et au mépris des strictes mesures d’interdiction des rassemblements au nom de la lutte contre le coronavirus, au moins 10 000 personnes ont manifesté à Varsovie dans la soirée, afin d’exprimer leur colère après la délégalisation quasi totale de l’avortement, décidée la veille par la Cour constitutionnelle. Des rassemblements ont eu lieu dans d’autres villes de provinces, comme à Lodz où participaient nos compagnes et compagnons de la ZSP, la section polonaise de l’AIT (cf leur communiqué ci-après). A Katowice, la ville d’origine du pape Jean-paul deux, il y a eu des affrontements avec la police.

Occupation d’une église

Dimanche 25 octobre, pendant la messe, des manifestants ont envahi des églises, comme à Poznan (ouest de la Pologne), scandant contre les curés et les religieux «Nous en avons assez!» et «Barbares!» . Une scène qui s’est répétée à travers le pays. A Varsovie, à l’extérieur d’une célèbre église du centre, la police a attaqué un rassemblement spontané de manifestants qui brandissaient des pancartes indiquant aux religieux anti-avortement «Cassez-vous» et «j’aimerais avorter de mon gouvernement» .

Des graffitis ont été tracés sur des murs d’églises dans plusieurs villes du pays où on pouvait lire «L’enfer des femmes» (Dość Piekła Kobiet), principal slogan des femmes et des pro-choix.

Il y a moins de 2000 avortements légaux par an en Pologne, et la grande majorité d’entre eux sont effectués à cause de foetus malformés. Mais les groupes féministes estiment que chaque année plus de 200.000 procédures sont réalisées illégalement avec les risques pour la santé et la vie des femmes que cela comporte, ou effectuées à l’étranger pour les femmes qui ont en ont les moyens.

D’autres manifestations se sont tenues sous les fenêtres des bureaux du parti au pouvoir, dans différentes villes même dans de petites villes de province. La plupart des participants ne sont pas – contrairement à ce que disent les médias – des « gauchistes » ou des « féministes », mais plutôt des gens qui n’avaient jamais protesté auparavant ni pris part à des actions. Beaucoup de groupes s’organisent spontanément, comme des groupes de camarades de classe du lycée ou des groupes d’amis qui sortent dans les rues ou envahissent les églises. Comme disent des compagnons de la ZSP-AIT de Varsovie, c’est vraiment agréable à voir.

(d’après des messages des compagnes et compagnons du ZSP-AIT)

L’ENFER DES FEMMES

Le jeudi 22 octobre, la Cour constitutionnelle de Pologne a prononcé une condamnation honteuse obligeant les femmes de ce pays à porter des fœtus extrêmement déformés qui ne peuvent survivre seuls en dehors du corps de la mère.

Des manifestations de masse ont été organisées contre le sadisme des autorités, de l’Église et de la droite fanatique qui déferlent sur la Pologne.

Parmi les manifestants, se trouvent les militantes et militants de l’Union des syndicalistes de Pologne (ZSP-AIT, section en Pologne de l’AIT).

Nous sommes là parce qu’il est de notre devoir d’être solidaires des femmes qui sont cruellement privées du droit de décider de leur propre corps et de leur propre vie.

Nous sommes là parce que, en tant qu’anarchosyndicalistes, nous luttons pour la liberté et la dignité de toutes les travailleuses, soulignant que le droit à l’avortement est l’un des éléments de l’émancipation des femmes.

La solidarité est notre arme !

La révolution est une femme! ZSP-AIT, section de  Łódź

[Poland] WOMEN’S HELL

October 2020, from ZSP-AIT information and mainstream medias

In Poland, under pressure from religious and conservatives, women’s rights have just experienced a further decline. Indeed, at the initiative of ultra-Catholic organizations, the Constitutional Court has banned abortion in cases of foetal malformation. It was one of only three cases allowed (along with rape and incest) by Polish law, one of the most restrictive in Europe.

The ruling “Law and Justice Party” is taking advantage of the pandemic to push through this very unpopular measure, knowing that all gatherings of more than 5 people are prohibited.

But opponents have nevertheless decided to show their determination by defying the ban and increasing signs of resistance. Better than virtual networks, it is in the public space that defenders of abortion appear, showing inventiveness and originality: on their balconies. They hang posters against the anti-abortion bill, and also black umbrellas. Symbol of the Polish women’s struggle for the right to abortion since major demonstrations at the end of 2016.

The Polish government is dealing with a bill that it was forced to reject years ago because we protested,” said Ola Glowicka, who lives in Warsaw. “So we show them that even if we are stranded at home, they cannot beat us. I, for example, put posters on my windows. And I also sent 276 emails to MPs telling them my opposition to the bill.”

Since the court’s decision was announced, thousands of protesters have been blocking the centre of major cities in Poland by occupying several downtown intersections, crippling traffic. The demonstrators held up placards with slogans such as “Women’s Hell”, “You have blood on your hands”, “We want a choice”, or “its war!” Strajk Kobiet movement calls for women’s strike: “It’s really impressive. We share hundreds of photos, videos. This is the only way, we cannot negotiate with the ruling party.”

Friday, October 23, despite the rain and in defiance of the strict measures to ban gatherings in the name of the fight against the coronavirus, at least 10,000 people demonstrated in Warsaw in the evening, in order to express their anger after the quasi-delegation total abortion, decided the day before by the Constitutional Court. Gatherings were held in other provincial towns, such as Lodz, where our companions from the ZSP-AIT, the polish section took part.

October 26, 2020, ZSP-AIT, Łódź

On Thursday, October 22, the Constitutional Court issued a disgraceful sentence forcing women in this country to bear extremely deformed foetuses that could not survive on their own outside the mother’s body.

Mass protests against the sadism of the authorities, the church and the fanatical right are sweeping through Poland.

The protesters include Activists of the Union of Syndicalists of Poland (ZSP-AIT).

We are there because it is our duty to be in solidarity with women who are barbarously deprived of the right to decide about their own body and life.

We are there because, as syndicalists, we fight for the freedom and dignity of all female workers, emphasizing that the right to abortion is one of the elements of women’s emancipation.

Solidarity is our weapon!

Revolution is a woman!

Union of Syndicalists Polish Section Łódź, AIT-AIT

POLOGNE : PAS DE REPOS POUR LE PATRON D’HOTEL24 !

Les salariés d’HOTEL24, non seulement sont exploités comme des esclaves par leur patron mais en plus ce dernier ne les paye pas !

Il utilise de multiples sociétés écrans pour engager les salariés, sociétés qui font faillites en cascade pour éviter de payer les salaires qui sont dus.

Mais la résistance s’organise …

Les salariés d’HOTEL24, non seulement sont exploités comme des esclaves par leur patron mais en plus ce dernier ne les paye pas !

Il utilise de multiples sociétés écrans pour engager les salariés, sociétés qui font faillites en cascade pour éviter de payer les salaires qui sont dus.

Mais la résistance s’organise …

Le patron d’ HOTEL24 en Pologne utilise des précaires et des contrats bidons pour ne pas payer ses salariés. Le retard de payement est de plusieurs années pour certains. Les salariés avaient saisie la justice pour obtenir réparation. Peine perdue l inspection du travail avait d autres chats à fouetter. Alors les salariés lésés sont allés voir les compagnons de la ZSP AIT. Ils se sont organisés en collectif de travailleurs.

Avec les compagnons de la ZSP-AIT ils organisent régulièrement des piquets devant l hotel pour dénoncer le patron voyous. Et là ils ont décidé de faire connaître publiquement aux voisins du patron quel est le sale type qui habite à côté deux. La police passe régulièrement, à l appel du patron qui apprécie peu cette publicité. Mais les salariés et les compagnons dont toujours là …

POLOGNE : A HOSTEL24 COMME PARTOUT, TOUT TRAVAIL MERITE SALAIRE !

Le 16 novembre 2019, à Bydgoszcz (Pologne) les salariés de l’hôtel Hostel24 appuyés par la section polonaise de l’AIT (ZSP-AIT, Związku Syndykalistów Polski) ont manifesté pour exiger le payement de leurs salaires impayés. Les salaires de certains anciens employés n’ont pas encore été payés depuis 2013 !

Hostel24 ne contractualise pas directement les salariés, il sous-traite avec un réseau de sociétés qui font faillites en cascades. Par conséquent, même avec des ordonnances juridiques de paiement, il est difficile pour les employés de récupérer leur salaire. L’Inspection nationale du travail n’a pas fait face à la tâche et n’a pas aidé à résoudre ce problème, invoquant l’existence de contrats de droit civil. Pour cette raison, Hostel24 fonctionne avec une absence totale de responsabilité pour les paiements dus aux employés.

La ZSP-AIT a rendu publique l’affaire dans les médias locaux et annoncé que la manifestation se poursuivrait jusqu’à ce que les salaires soient payés.

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Protest pracowników Hostelu24 w Bydgoszczy

W dniu 16 listopada 2019 r. w Bydgoszczy miał miejsce protest Związku Syndykalistów Polski – pracownic i pracowników Hostelu24 przy ul. Lelewela 35a.

Protestujący domagali się wypłaty zaległych wynagrodzeń. Pensje niektórych byłych pracowników nie zostały wypłacone nawet od 2013 r.!

Hostel24 wykorzystuje sieć spółek na które są podpisywane umowy, z których część jest w stanie upadłości. Dlatego nawet mimo sądowych nakazów zapłaty trudno jest pracownikom odzyskać wynagrodzenie. Państwowa Inspekcja Pracy nie stanęła na wysokości zadania i nie pomogła rozwiązać tego problemu, powołując się na fakt istnienia umów cywilno-prawnych. Z tego powodu Hostel24 działa w poczuciu całkowitego braku odpowiedzialności za należne pracownikom wypłaty.

Związek Syndykalistów Polski nagłośnił sprawę w mediach lokalnych i zapowiada kontynuowanie protestu do momentu zapłaty wynagrodzeń.

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POLONIA: EN HOSTEL24 COMO EN CUALQUIER LUGAR, ¡ TODO TRABAJO MERECE UN SUELDO ! 

El 16 de noviembre de 2019, en Bydgoszcz (Polonia), los empleados del Hotel Hostel24 apoyados por la sección polaca del AIT (ZSP-AIT, Związku Syndykalistów Polski) protestaron para exigir el pago de sus salarios impagos. ¡Los salarios de algunos ex empleados no se han pagado desde 2013!

Hostel24 no contrata directamente con los empleados, subcontrata con una red de empresas que quiebran en cascada. Por lo tanto, incluso con órdenes de pago legales, es difícil para los empleados recuperar su salario. La Inspección Nacional del Trabajo no se enfrentó a la tarea y no ayudó a resolver este problema, citando la existencia de contratos de derecho civil. Por esta razón, Hostel24 opera con una total ausencia de responsabilidad por los pagos adeudados a los empleados.

El ZSP-AIT publicitó el caso en los medios locales y anunció que la protesta continuaría hasta que se pagaran los salarios.

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POLAND: At Hostel24 as everywhere, every job deserves its salary!

On 16 November 2019, in Bydgoszcz (Poland), employees of Hotel Hostel24, supported by the Polish section of the AIT (ZSP-AIT, Zwiąkku Syndykalistów Polski), claimed payment of their unpaid wages. The salaries of some former employees have not been paid since 2013!

Hostel24 does not contract directly with employees, but subcontracts with a network of bankrupt companies. Therefore, even with legal payment orders, it is difficult for employees to recover their salary. The National Labor Inspectorate did not face the task and did not help to solve this problem, citing the existence of civil law contracts. For this reason, Hostel24 operates with a total absence of liability for payments due to employees.

ZSP-AIT published the story in the local media and announced that the protest would continue until payment of salaries.

Criminalisation des mouvements populaire, en Pologne aussi : pour traiter l’épidémie de grève à la Poste polonaise, la Direction appelle la Section Antiterroriste !

La première semaine de Février, une épidémie de « grippe du pigeon voyageur » ​​s’est propagée à plus de 40 bureaux de poste dans toute la Pologne. La grippe, qui se caractérise par un malaise général, est causée par le surmenage dû aux mauvaises conditions de travail et a un impact important sur la santé. C’est pourquoi un appel a été lancé aux postiers, leur conseillant de consulter leur médecin, ce qui a entraîné un grand nombre d’arrêts maladie totalement justifier pour surmenage – ou burn-out pour faire plus moderne. Dans certaines villes, un tiers du personnel est absent et dans certaines villes plus petites, tout le personnel a même parfois été arrêté.

Au cours des derniers mois, des personnes de différentes professions – telles que les enseignants – sont « tombées malades ». De telles actions sont considérées comme un moyen d’éviter les lois très prohibitives en Pologne concernant les grèves légales et aussi de contourner les syndicats qui souvent découragent toute action décisive des travailleurs.

La première semaine de Février, une épidémie de « grippe du pigeon voyageur » ​​s’est propagée à plus de 40 bureaux de poste dans toute la Pologne. La grippe, qui se caractérise par un malaise général, est causée par le surmenage dû aux mauvaises conditions de travail et a un impact important sur la santé. C’est pourquoi un appel a été lancé aux postiers, leur conseillant de consulter leur médecin, ce qui a entraîné un grand nombre d’arrêts maladie totalement justifier pour surmenage – ou burn-out  pour faire plus moderne. Dans certaines villes, un tiers du personnel est absent et dans certaines villes plus petites, tout le personnel a même parfois été arrêté.

Au cours des derniers mois, des personnes de différentes professions – telles que les enseignants – sont « tombées malades ». De telles actions sont considérées comme un moyen d’éviter les lois très prohibitives en Pologne concernant les grèves légales et aussi de contourner les syndicats qui souvent découragent toute action décisive des travailleurs.

Un « bulletin de santé » a été émis par un réseau de postiers mis en place par le ZSP, la section polonaise de l’AIT (Association Internationale des Travailleurs, organisation anarchosyndicaliste internationale). Les travailleurs ont établi une liste de 14 demandes qui ont été présentées par un représentant du syndicat avant l’épidémie de « grippe du pigeon voyageur ». Les travailleurs exigent, entre autres, une augmentation de 1 000 zloties (1)  et la réintégration des compagnons Rafal et Zbigniew, licenciés pour leurs activités avec le ZSP. Les autres demandes ont été formulées lors de rencontres nationales organisées par les travailleurs eux-même, en dehors des syndicats traditionnels. En effet, les syndicats tendent à protéger les intérêts de l’entreprise dirigée par l’État au détriment des travailleurs.

Lorsque l’action a commencé, la Direction de la Poste Polonaise a tenté de criminaliser un membre du ZSP pour la troisième fois. La Direction a monté un dossier criminel, envoyant un rapport à l’Agence de sécurité de l’Etat (ABW) – en charge notamment de l’anti-terrorisme -suggérant qu’appeler à la grève est une « activité criminelle » et que le ZSP tente de renverser le gouvernement. Parmi les allégations formulées dans les documents, on peut lire ce qui suit:
« Dans le cadre de l’enquête sur les relations entre le ZSP et les groupes d’employés de la Poste, nous envoyons ce rapport à l’ABW afin qu’ils puissent vérifier si leurs actions et celles des employés de la Poste travaillant avec elles mèneront à la déstabilisation de la Poste qui est une entité qui mène une action stratégique pour défendre la sécurité du pays et de l’ordre public et, par conséquent, si cela ne déstabilise pas l’État.
Nous informons les organes de sécurité de nos soupçons selon lesquels ZSP aurait commis un crime en appelant à une grève générale qui mettrait la Poste, qui mène des activités stratégiques de défense de l’État polonais, au risque de cesser de fonctionner en raison d’une paralysie nationale causée par une grève générale « .

Même si cette accusation peut paraître ridicule, la situation n’est pas du tout amusante : les charges criminelles peuvent être condamnées de 2 ans de prison …
Mais rien de tout cela n’a découragé l’anarcho-syndicat ZSP. Jusqu’à présent, l’État a refusé à plusieurs reprises d’enregistrer la ZSP auprès de la Poste sous de nombreux prétextes ridicules. La Poste prétend donc que le ZSP n’existe pas, même s’il est clair que les travailleurs restent déterminés à faire valoir leurs revendications. Le ZSP continue également de se battre pour la réintégration de son membre Zbigniew T. de Wroclaw, licencié après 36 ans de travail pour ses activités d’organisation avec les travailleurs. En janvier, un procès a eu lieu contre la poste et la ZSP locale a organisé un piquet de solidarité. Un facteur du syndicat a démissionné en solidarité avec Zbyszek et d’autres ont déclaré le faire si le bureau de poste refuse de discuter de leurs demandes.
EN attendant, la DIrection continuer de nier qu’il y ait des problèmes pour les travailleurs. La Grippe des pigeons voyageurs continue donc de se propager dans le pays …

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——————————————————-(1) soit envrion 230 €. En Pologne le SMIC est de 420 € et le salaire médian de 940 €.——————————————————-Pour plus d’information (en anglais) voir les liens suivants :

Post office attempts use state counter-intelligence agency repress polish syndicalists and industrial

New wave protests and threat repression polish post office

Pologne : LA GREVE DES CUISINIERES ET FEMMES DE MENAGE DE L’HÔPITAL DE BELCHATOW, POUR LE TRAVAIL ET LA DIGNITE

En 2014, les femmes de ménage et le personnel de cuisine de l’hôpital provincial de Bełchatów ont remporté une grande victoire pour leurs contrats de travail, avec l’appui du ZSP-AIT.

Abandonnées par leurs employeurs, c’est-à-dire des entreprises privées extérieures qui les employaient sur des contrats pourris, les travailleuses se sont mobilisées pour lutter pour leurs droits et leurs emplois. En s’adressant au ZSP-AIT, dans le cadre d’une campagne de protestation conjointe, elles ont reçu un soutien logistique et juridique approprié qui les a conduits à la victoire.

Il convient de souligner que les femmes de l’hôpital de Bełchatów, souvent handicapées, grâce à leur attitude intransigeante dans les actions directes, ont réussi à mettre en œuvre toutes leurs revendications par une grève illégale. C’était un bel exemple d’organisation syndicale de base et d’entraide.

Action directe + Auto-organisation des employés + Aide mutuelle = Victoire

Travaillez-vous sous un contrat précaire ? Nous pouvons vous aider!

Manifestation des employés de l’hôpital de Bełchatów

25 mai 2014, ZSP-AIT, Łódź,  https://zsp.net.pl/protest-pracownic-szpitala-w-belchatowie

Le 24 mai, les employés de l’hôpital provincial de Bełchatów ont de nouveau protesté pour défendre leur emploi. Leur protestation dure depuis plus de deux semaines. Soixante femmes se sont soudainement retrouvées sans source de revenus après que la direction de l’hôpital a changé de sous-traitant. Les travailleuses devaient être transférées par leur employeur actuel – la coopérative « Naprzód » – leur nouvel employeur – l’entreprise DOZORBUD, qui ne les reconnaissait cependant pas comme ses employés. En raison de vices de forme lors du transfert d’emplois, il est probable que l’employeur légal soit toujours la coopérative «Naprzód».

Ces femmes ont travaillé pendant de nombreuses années comme femmes de ménage et cuisinières dans cet hôpital. Lorsque la direction a commencé la sous-traitance, l’emploi direct par l’hôpital a été abandonné. En conséquence, les emplois sont devenus plus précaires et les conditions de travail se sont dégradées. Les sous-traitants ont ignoré les règles sur le transfert des travailleurs – laissant les travailleuses dans la glace proverbiale. Les travailleuses sont actuellement sans assurance et sans source de revenus.

Lors de la manifestation de samedi, rejointe par des militants de l’Union des syndicalistes de Pologne (ZSP-AIT), la situation des travailleuses a été présentée au moyen d’un mégaphone et des tracts concernant leur cas ont été distribués, après quoi les manifestants sont passés par les salles de l’hôpital, scandant «Les employeurs sont des lâches» et «Nous voulons travailler, pas végéter». Après la manifestation, il y a eu une réunion de toutes les parties intéressées, au cours de laquelle d’autres mesures et actions, y compris les manifestations à venir, ont été votées.

De nombreux syndicats traditionnels ne sont pas concernés par le sort des travailleurs sous-traitants et intérimaires, craignant les difficultés juridiques liées à la défense de ces travailleurs. C’est probablement la raison pour laquelle les syndicats traditionnels n’ont pas non plus rejoint la manifestation cette fois-ci. D’un autre côté, l’Union des syndicalistes de Pologne a déjà une expérience considérable dans la lutte pour les droits des employés sous contrat précaire, dont les droits ne sont pas suffisamment protégés par les lois et les tribunaux. C’est pourquoi nous avons décidé de nous joindre à la manifestation et à d’autres actions visant à faire respecter les droits des travailleurs hospitaliers.

Nouvelle protestation des travailleurs à l’hôpital provincial de Bełchatów

05 novembre 2014, ZSP-AIT, Łódź, https://zsp.net.pl/pracownice-zsp-protestowaly-w-szpitalu-wojewodzkim-w-belchatowie

Le matin du 3 novembre, 130 personnes de l’hôpital provincial de Bełchatów ont refusé de commencer à travailler. Les raisons étaient des violations flagrant es de leur droit de la part de l’employeur, notamment le fait d’obliger les travailleurs ayant un certificat d’invalidité à travailler jusqu’à 200 heures par mois, le nombre insuffisant de personnel de nettoyage, ce qui rendait pratiquement impossible le maintien des normes d’hygiène à l’hôpital, et l’obligation pour les employés de laver leur uniforme à la maison ( cela présente un risque de propagation de matériel biologique à l’extérieur de l’hôpital). Dans cette situation, les employés avaient pleinement le droit de ne pas travailler.

De plus, le patron de Delfa n’a pas étendu les contrats à une trentaine de personnes en congé de maladie, ce qui dans la pratique doit être compris comme signifiant qu’elles ont été licenciées pour maladie. On ne sait pas quelle était la logique du directeur de Delfa de faire pression sur les employés pour qu’ils viennent à l’hôpital et infectent les patients.

Les principales revendications de la manifestation, que les médias ont immédiatement qualifiée de grève, étaient la réintégration des personnes dont les contrats n’ont pas été renouvelés et une augmentation de l’emploi. En raison de l’abstention de travail, l’hôpital a dû suspendre toutes les opérations prévues et le lendemain il a été menacé d’évacuation, le président de la société Delfa de Varsovie a été immédiatement appelé aux négociations. Les négociations ont duré de nombreuses heures. En fin de compte, le président de l’entreprise a signé un accord dans lequel il déclare qu’il réintégrera les personnes en congé de maladie, portera l’emploi à 160 personnes et n’aura aucune conséquence pour ceux qui participent à la manifestation. Après avoir signé l’accord, les employés ont repris le travail. Depuis que le travail des cuisinières et des nettoyeurs a été confié à des entreprises extérieures, les entreprises desservant l’hôpital ont constamment changé, créant une atmosphère d’incertitude parmi les employés. L’année dernière seulement, 3 entreprises de nettoyage sont passées par l’hôpital. À chaque fois, cela signifiait de pires conditions de travail, des licenciements et un passage d’un emploi permanent à des contrats précaires. L’Union des travailleurs de la région de Lodz, une section de l’Union des syndicalistes de Pologne (ZSP-AIT), a décidé de lutter pour des conditions de travail décentes pour les cuisinières et les femmes de ménage de l’hôpital. Grâce à cela, il y a deux mois, plusieurs dizaines de membres de la ZSP-AIP ont obtenu des contrats de travail et ont été réintégrés pour travailler à l’hôpital.