POLOGNE : PAS DE REPOS POUR LE PATRON D’HOTEL24 !

Les salariés d’HOTEL24, non seulement sont exploités comme des esclaves par leur patron mais en plus ce dernier ne les paye pas !

Il utilise de multiples sociétés écrans pour engager les salariés, sociétés qui font faillites en cascade pour éviter de payer les salaires qui sont dus.

Mais la résistance s’organise …

Les salariés d’HOTEL24, non seulement sont exploités comme des esclaves par leur patron mais en plus ce dernier ne les paye pas !

Il utilise de multiples sociétés écrans pour engager les salariés, sociétés qui font faillites en cascade pour éviter de payer les salaires qui sont dus.

Mais la résistance s’organise …

Le patron d’ HOTEL24 en Pologne utilise des précaires et des contrats bidons pour ne pas payer ses salariés. Le retard de payement est de plusieurs années pour certains. Les salariés avaient saisie la justice pour obtenir réparation. Peine perdue l inspection du travail avait d autres chats à fouetter. Alors les salariés lésés sont allés voir les compagnons de la ZSP AIT. Ils se sont organisés en collectif de travailleurs.

Avec les compagnons de la ZSP-AIT ils organisent régulièrement des piquets devant l hotel pour dénoncer le patron voyous. Et là ils ont décidé de faire connaître publiquement aux voisins du patron quel est le sale type qui habite à côté deux. La police passe régulièrement, à l appel du patron qui apprécie peu cette publicité. Mais les salariés et les compagnons dont toujours là …

POLOGNE : A HOSTEL24 COMME PARTOUT, TOUT TRAVAIL MERITE SALAIRE !

Le 16 novembre 2019, à Bydgoszcz (Pologne) les salariés de l’hôtel Hostel24 appuyés par la section polonaise de l’AIT (ZSP-AIT, Związku Syndykalistów Polski) ont manifesté pour exiger le payement de leurs salaires impayés. Les salaires de certains anciens employés n’ont pas encore été payés depuis 2013 !

Hostel24 ne contractualise pas directement les salariés, il sous-traite avec un réseau de sociétés qui font faillites en cascades. Par conséquent, même avec des ordonnances juridiques de paiement, il est difficile pour les employés de récupérer leur salaire. L’Inspection nationale du travail n’a pas fait face à la tâche et n’a pas aidé à résoudre ce problème, invoquant l’existence de contrats de droit civil. Pour cette raison, Hostel24 fonctionne avec une absence totale de responsabilité pour les paiements dus aux employés.

La ZSP-AIT a rendu publique l’affaire dans les médias locaux et annoncé que la manifestation se poursuivrait jusqu’à ce que les salaires soient payés.

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Protest pracowników Hostelu24 w Bydgoszczy

W dniu 16 listopada 2019 r. w Bydgoszczy miał miejsce protest Związku Syndykalistów Polski – pracownic i pracowników Hostelu24 przy ul. Lelewela 35a.

Protestujący domagali się wypłaty zaległych wynagrodzeń. Pensje niektórych byłych pracowników nie zostały wypłacone nawet od 2013 r.!

Hostel24 wykorzystuje sieć spółek na które są podpisywane umowy, z których część jest w stanie upadłości. Dlatego nawet mimo sądowych nakazów zapłaty trudno jest pracownikom odzyskać wynagrodzenie. Państwowa Inspekcja Pracy nie stanęła na wysokości zadania i nie pomogła rozwiązać tego problemu, powołując się na fakt istnienia umów cywilno-prawnych. Z tego powodu Hostel24 działa w poczuciu całkowitego braku odpowiedzialności za należne pracownikom wypłaty.

Związek Syndykalistów Polski nagłośnił sprawę w mediach lokalnych i zapowiada kontynuowanie protestu do momentu zapłaty wynagrodzeń.

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POLONIA: EN HOSTEL24 COMO EN CUALQUIER LUGAR, ¡ TODO TRABAJO MERECE UN SUELDO ! 

El 16 de noviembre de 2019, en Bydgoszcz (Polonia), los empleados del Hotel Hostel24 apoyados por la sección polaca del AIT (ZSP-AIT, Związku Syndykalistów Polski) protestaron para exigir el pago de sus salarios impagos. ¡Los salarios de algunos ex empleados no se han pagado desde 2013!

Hostel24 no contrata directamente con los empleados, subcontrata con una red de empresas que quiebran en cascada. Por lo tanto, incluso con órdenes de pago legales, es difícil para los empleados recuperar su salario. La Inspección Nacional del Trabajo no se enfrentó a la tarea y no ayudó a resolver este problema, citando la existencia de contratos de derecho civil. Por esta razón, Hostel24 opera con una total ausencia de responsabilidad por los pagos adeudados a los empleados.

El ZSP-AIT publicitó el caso en los medios locales y anunció que la protesta continuaría hasta que se pagaran los salarios.

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POLAND: At Hostel24 as everywhere, every job deserves its salary!

On 16 November 2019, in Bydgoszcz (Poland), employees of Hotel Hostel24, supported by the Polish section of the AIT (ZSP-AIT, Zwiąkku Syndykalistów Polski), claimed payment of their unpaid wages. The salaries of some former employees have not been paid since 2013!

Hostel24 does not contract directly with employees, but subcontracts with a network of bankrupt companies. Therefore, even with legal payment orders, it is difficult for employees to recover their salary. The National Labor Inspectorate did not face the task and did not help to solve this problem, citing the existence of civil law contracts. For this reason, Hostel24 operates with a total absence of liability for payments due to employees.

ZSP-AIT published the story in the local media and announced that the protest would continue until payment of salaries.

Criminalisation des mouvements populaire, en Pologne aussi : pour traiter l’épidémie de grève à la Poste polonaise, la Direction appelle la Section Antiterroriste !

La première semaine de Février, une épidémie de « grippe du pigeon voyageur » ​​s’est propagée à plus de 40 bureaux de poste dans toute la Pologne. La grippe, qui se caractérise par un malaise général, est causée par le surmenage dû aux mauvaises conditions de travail et a un impact important sur la santé. C’est pourquoi un appel a été lancé aux postiers, leur conseillant de consulter leur médecin, ce qui a entraîné un grand nombre d’arrêts maladie totalement justifier pour surmenage – ou burn-out pour faire plus moderne. Dans certaines villes, un tiers du personnel est absent et dans certaines villes plus petites, tout le personnel a même parfois été arrêté.

Au cours des derniers mois, des personnes de différentes professions – telles que les enseignants – sont « tombées malades ». De telles actions sont considérées comme un moyen d’éviter les lois très prohibitives en Pologne concernant les grèves légales et aussi de contourner les syndicats qui souvent découragent toute action décisive des travailleurs.

La première semaine de Février, une épidémie de « grippe du pigeon voyageur » ​​s’est propagée à plus de 40 bureaux de poste dans toute la Pologne. La grippe, qui se caractérise par un malaise général, est causée par le surmenage dû aux mauvaises conditions de travail et a un impact important sur la santé. C’est pourquoi un appel a été lancé aux postiers, leur conseillant de consulter leur médecin, ce qui a entraîné un grand nombre d’arrêts maladie totalement justifier pour surmenage – ou burn-out  pour faire plus moderne. Dans certaines villes, un tiers du personnel est absent et dans certaines villes plus petites, tout le personnel a même parfois été arrêté.

Au cours des derniers mois, des personnes de différentes professions – telles que les enseignants – sont « tombées malades ». De telles actions sont considérées comme un moyen d’éviter les lois très prohibitives en Pologne concernant les grèves légales et aussi de contourner les syndicats qui souvent découragent toute action décisive des travailleurs.

Un « bulletin de santé » a été émis par un réseau de postiers mis en place par le ZSP, la section polonaise de l’AIT (Association Internationale des Travailleurs, organisation anarchosyndicaliste internationale). Les travailleurs ont établi une liste de 14 demandes qui ont été présentées par un représentant du syndicat avant l’épidémie de « grippe du pigeon voyageur ». Les travailleurs exigent, entre autres, une augmentation de 1 000 zloties (1)  et la réintégration des compagnons Rafal et Zbigniew, licenciés pour leurs activités avec le ZSP. Les autres demandes ont été formulées lors de rencontres nationales organisées par les travailleurs eux-même, en dehors des syndicats traditionnels. En effet, les syndicats tendent à protéger les intérêts de l’entreprise dirigée par l’État au détriment des travailleurs.

Lorsque l’action a commencé, la Direction de la Poste Polonaise a tenté de criminaliser un membre du ZSP pour la troisième fois. La Direction a monté un dossier criminel, envoyant un rapport à l’Agence de sécurité de l’Etat (ABW) – en charge notamment de l’anti-terrorisme -suggérant qu’appeler à la grève est une « activité criminelle » et que le ZSP tente de renverser le gouvernement. Parmi les allégations formulées dans les documents, on peut lire ce qui suit:
« Dans le cadre de l’enquête sur les relations entre le ZSP et les groupes d’employés de la Poste, nous envoyons ce rapport à l’ABW afin qu’ils puissent vérifier si leurs actions et celles des employés de la Poste travaillant avec elles mèneront à la déstabilisation de la Poste qui est une entité qui mène une action stratégique pour défendre la sécurité du pays et de l’ordre public et, par conséquent, si cela ne déstabilise pas l’État.
Nous informons les organes de sécurité de nos soupçons selon lesquels ZSP aurait commis un crime en appelant à une grève générale qui mettrait la Poste, qui mène des activités stratégiques de défense de l’État polonais, au risque de cesser de fonctionner en raison d’une paralysie nationale causée par une grève générale « .

Même si cette accusation peut paraître ridicule, la situation n’est pas du tout amusante : les charges criminelles peuvent être condamnées de 2 ans de prison …
Mais rien de tout cela n’a découragé l’anarcho-syndicat ZSP. Jusqu’à présent, l’État a refusé à plusieurs reprises d’enregistrer la ZSP auprès de la Poste sous de nombreux prétextes ridicules. La Poste prétend donc que le ZSP n’existe pas, même s’il est clair que les travailleurs restent déterminés à faire valoir leurs revendications. Le ZSP continue également de se battre pour la réintégration de son membre Zbigniew T. de Wroclaw, licencié après 36 ans de travail pour ses activités d’organisation avec les travailleurs. En janvier, un procès a eu lieu contre la poste et la ZSP locale a organisé un piquet de solidarité. Un facteur du syndicat a démissionné en solidarité avec Zbyszek et d’autres ont déclaré le faire si le bureau de poste refuse de discuter de leurs demandes.
EN attendant, la DIrection continuer de nier qu’il y ait des problèmes pour les travailleurs. La Grippe des pigeons voyageurs continue donc de se propager dans le pays …

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——————————————————-(1) soit envrion 230 €. En Pologne le SMIC est de 420 € et le salaire médian de 940 €.——————————————————-Pour plus d’information (en anglais) voir les liens suivants :

Post office attempts use state counter-intelligence agency repress polish syndicalists and industrial

New wave protests and threat repression polish post office