Collectif de travailleurs en colère de l’aéronautique et d’ailleurs

Suite à la pandémie de la Covid-19 – gérée de manière désastreuse par les autorités –, après avoir vécu un confinement général, l’activité s’est réduite de façon inquiétante.

Les gros actionnaires à la tête de grosses entreprises se sont empressés pour lancer leur plan de sauvegarde de dividendes et augmenter leurs marges au passage.

Plan de sauvegarde d’emploi (PSE), accord de performance collective (APC) et plan de licenciement ne sont que des termes techniques et hypocrites, venant d’une chute d’une économie dont nous ne sommes pas responsables.

Ces plans sont financés partiellement par l’État.

Face à leur mépris, nous avons décidé de nous organiser collectivement, sans étiquette, sortie du cadre syndical, et faire face ensemble à cette crise.

Salariés de l’aéronautique et d’ailleurs, il est grand temps de se serrer les coudes et d’agir ensemble pour une vie plus digne.

Collectifs partout !!!

Collectif de travailleurs en lutte de l’aéronautique et d’ailleurs

Retrouvez le collectif ici : https://www.facebook.com/collectif.travailleurs.en.lutte

Contactez-nous par mail : collectif_lutte [ at ] riseup.net

In France, industry (aerospace, car, …) will face huge « crisis » from September. In the aerospace industry, many Airbus sub-contracting SME’s have already cut their workforce and it is only a begining. Some workers from this industry in Toulouse have taken the initiative to launch an Autonomous Worker’s Collective in order to organize, resist and strike back

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Collective of angry workers from the aerospace industry and behond …

Following the Covid-19 pandemic – managed in a disastrous manner by the authorities -, after experiencing general confinement, activity has reduced worryingly.

The big shareholders at the head of big companies rushed to launch their plan to save dividends and increase their margins in the process.

Job Protection Plan (PSE), Collective Performance Agreement (CPA) and layoff plan are just technical and hypocritical terms, coming from a downfall in global economy for which we are not responsible.

These plans are partially funded by the state. Faced with their contempt, we decided to organize ourselves collectively, without organizational labels, outside legal union framework, and facing this crisis together.

Employees in aerospace industry and behond, it is high time to come together and act together for a more dignified life.

Collectives everywhere !!!

Collective of workers in aeronautics and behond

Find the collective here: https://www.facebook.com/collectif.travailleurs.en.lutte

Contact us by email: collectif_lutte [at] riseup.net

En Francia, la industria (aeroespacial, automóvil, …) se enfrentará a una enorme « crisis » a partir de septiembre. En la industria aeroespacial, muchas pymes subcontratistas de Airbus ya han recortado su plantilla y esto es solo el comienzo. Algunos trabajadores de esta industria en Toulouse han tomado la iniciativa de poner en marcha un Colectivo de Trabajadores Autónomos para organizar, resistir y contraatacar

Colectivo de trabajadores enojados de la industria aeroespacial y más allá …

Tras la pandemia del Covid-19 – gestionada de forma desastrosa por las autoridades -, tras sufrir un encierro generalizado, la actividad se ha reducido de forma preocupante.

Los grandes accionistas al frente de las grandes empresas se apresuraron a lanzar su plan para ahorrar dividendos y aumentar sus márgenes en el proceso.

El Plan de Protección Laboral (PSE), el Acuerdo de Desempeño Colectivo (CPA) y el plan de despido son solo términos técnicos e hipócritas, provenientes de una caída en la economía global de la cual no somos responsables.

Estos planes están parcialmente financiados por el estado. Ante su desprecio, decidimos organizarnos colectivamente, sin etiquetas organizativas, fuera del marco legal sindical, y afrontando juntos esta crisis.

Empleados de la industria aeroespacial y más allá, es hora de unirse y actuar juntos para una vida más digna.

Colectivos por todas partes !!!

Colectivo de trabajadores de la aeronáutica y más allá

Encuentra el colectivo aquí: https://www.facebook.com/collectif.travailleurs.en.lutte

Contáctenos por correo electrónico: collectif_lutte [at] riseup.net

Na França, a indústria (aeroespacial, automobilística, …) enfrentará uma grande « crise » a partir de setembro. Na indústria aeroespacial, muitas PMEs subcontratantes da Airbus já reduziram sua força de trabalho e isso é apenas o começo. Alguns trabalhadores desta indústria em Toulouse tomaram a iniciativa de lançar um Coletivo de Trabalhadores Autônomos para organizar, resistir e contra-atacar

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Coletivo de trabalhadores com raiva da indústria aeroespacial e além …

Após a pandemia Covid-19 – administrada de forma desastrosa pelas autoridades -, depois de passar por um confinamento geral, a atividade reduziu de forma preocupante.

Os grandes acionistas à frente das grandes empresas correram para lançar seu plano para economizar dividendos e aumentar suas margens no processo.

Job Protection Plan (PSE), Collective Performance Agreement (CPA) e plano de dispensa são apenas termos técnicos e hipócritas, oriundos de uma queda na economia global pela qual não somos responsáveis.

Esses planos são parcialmente custeados pelo estado. Diante de seu desprezo, decidimos nos organizar coletivamente, sem rótulos organizacionais, fora do quadro jurídico sindical, e enfrentando juntos esta crise.

Funcionários da indústria aeroespacial e além, é hora de nos unirmos e agirmos juntos por uma vida mais digna.

Coletivos em todos os lugares !!!

Coletivo de trabalhadores da aeronáutica e além

Encontre o coletivo aqui: https://www.facebook.com/collectif.travailleurs.en.lutte

Contate-nos por e-mail: collectif_lutte [at] riseup.net

Dans l’aéronautique comme dans les hôpitaux : Stop aux accords de la honte !

Aujourd’hui au Ségur de la Santé, hier chez Derichebourg, avant hier chez Renault, puis chez AAA, puis chez Expléo, puis…

Les partenaires sociaux signent des accords à tout va. Pour gérer cette crise qui bouscule les fondements du monde actuel, gouvernement, patrons et syndicats s’entendent comme larrons en foire.

Certains syndicats signent ces accords, d’autres crient au scandale et même parfois certains jouent sur les deux tableaux : par exemple FO signe un APC honteux chez Derichebourg et appelle à manifester chez Airbus. Pour les syndicats, c’est chacun pour soi ; ainsi la manifestation Airbus (FO , CFTC, UNSA) était réservée aux seuls possesseurs de badges Airbus !! Interdit aux salariés des sous-traitants, aux chômeurs, aux précaires de manifester leur soutien…


Et ce sont les mêmes qui mobilisaient contre les ordonnances Macron et les lois El Khomeri qui signent aujourd’hui ces accords de la honte.


Ce sont les même qui prétendent mener la contestation , appellent à la prétendue convergence des luttes, et ne font rien pour que l’ensemble des salariés puissent débattre , participer à la construction de la lutte et partagent ces moments de colère,de solidarité,de bienveillance des uns avec les autres.

Le mouvement des gilets jaunes a montré qu’il était possible de lutter sans ses structures syndicales hiérarchisée et professionnalisée. Il ont prouvé qu’il était possible de s’organiser sans chef, sans hiérarchie, sans leader. En ne laissant à personne d’autre le soin de décider et de mener leur combat, en ne faisant confiance qu’à eux mêmes, ils ont remporté des victoires. Leur exemple est à méditer.

Si l’ensemble des travailleurs de l’aéronautique et d’ailleurs ne trouvent pas les moyens de dépasser ces structures syndicales qui les mènent dans des impasses, s’ils ne parviennent pas à organiser eux même leur AG et à combattre collectivement après avoir mûrement réfléchit aux méthodes d’action, la lutte ne dépassera les murs qui nous isolent tous les uns des autres.

Salariés de l’aéronautique et d’ailleurs ,ne laissons pas les partenaires sociaux décider à notre place.


Collectif partout !!!

Pour tout contact : https://www.facebook.com/collectif.travailleurs.en.lutte

AERONAUTIQUE : Travaille et ferme ta gueule !

L’ODYSSEE PELICANE, Feuille d’info des travailleurs de l’aéronautique d’orientation anarchosyndicaliste

L’autre jour, il y a un mois … (ça me semble un siècle, c’était avant le confinement officiel) je suis allé manger un kebab dans un fast-food du coin, avec mes collègues de boulot. Je bosse dans le secteur aéronautique, dans une PME.

En attendant nos menus, comme d’hab’ nous avons papoté et regardé nonchalamment la télévision du restaurant, qui était bien sûr allumée sur BFM tv. Pendant des plombes tout semblait s’être arrêter autour du coronavirus, et l’inquiétude des journalistes pour les conséquences de cette épidémie l’économie française sur. Pour le business, nous étions à les entendre au bord de la fin du monde. Mais pendant tout ce temps, rien ou si peu sur la santé des gens et l’impact sanitaire que ça laissera dans la société. Seulement l’impact financier pour les entreprises et pour la bourse, en boucle non-stop.

Et puis de fil en aiguille le coronavirus s’installe comme le sujet numéro 1. Dans les médias bien comme il faut, tout le monde s’inquiète pour le climat des affaires. Ainsi le journal le monde s’inquiète du krach boursier, comme étant la pire journée de l’histoire de la bourse de Paris !

Et voilà que la une de ce journal parle de Christine Lagarde, qui fait des pieds et des mains pour rassurer les investisseurs, et donner des leçons de morale aux Etats de l’Union Européenne. Nous sommes content d’apprendre que toutes les grandes place financière d’Europe et des U$A ont vécu tous leurs pire journée de leur histoires, heureux d’apprendre les plans de sauvetage des entreprises par la BCE (la banque centrale européenne), nous voilà bien soulagés d’entendre cela. Bon et après toutes ces bonnes nouvelles (ou mauvaise, ça dépend d’où on se place), dans quel journal télévisé ou papier ils parlent de la situation des gens malades et de l’empoisonnement de leurs vie à cause de cette épidémie ??

Nous pouvons constater que l’Etat Français n’a rien fait pour anticiper cette crise sanitaire. On nous dira que l’Etat ne peut pas penser à tout. Mais ce même État a déboursé en juin 2019 pour le Ministère de l’intérieur, pour je ne sais combien de million d’Euros pour acheter 25 millions de cartouches de fusil d’assaut et de 40 000 grenades de désencerclement pour les 4 années à venir. Par contre seulement deux mois après le début de l’épidémie du coronavirus, l’État n’avait toujours pas constitué de stock de ffp2. La santé de la population ou la préservation de son pouvoir… Chacun ses priorités !

Nous vivons donc une époque formidable, en décembre dernier s’est déclaré une épidémie en Chine, tout le monde s’en foutait un peu, « la Chine c’est loin », « y’a régulièrement des épidémies là-bas », « l’hygiène des marchés Chinois », et puis « ces Chinois ils mangent n’importe quoi tout de même »… (Tout ça entendu dans l’émission tv « C dans l’air »).

Donc l’épidémie arrive ici en Europe, et même ici en France. Alors nous n’étions pas encore au stade de l’hystérie, et puis d’après le gouvernement Macron ce n’était qu’une simple grippe. Donc aucun signal particulier à mon boulot, pas de plan particulier pour notre sécurité sanitaire dans un premier temps.

Les jours passent, et voilà qu’un beau matin le CHSCT, nous conseille de ne plus nous serrer les mains ni de se faire la bise entre collègues. Faut avouer, que leur recommandations, du genre se saluer à la Japonaise, ou à l’Indienne, balancées sans aucune explication, ça avait tendance à prêter à sourire, ça faisait surréaliste.

Nous avons dû continuer à gagner notre vie comme ça sans aucune autre recommandation particulière. Les jours passent l’épidémie s’envenime, nous n’avons toujours pas de masques, toujours pas de gel hydro alcoolique, mais nous continuons à bosser. Et puis un beau matin certain d’entre nous décident de voir leur médecin pour avoir des infos et demander si besoin des arrêts maladie puisque la direction veut que nous continuions à produire, encore et toujours !

Au même moment le soir même Macron nous fait son discours apocalyptique, comme quoi nous serions en guerre contre des envahisseurs venus de la planète Mars, et là j’ai décidé de faire valoir mon droit de retrait, puisque la société dans laquelle je bosse est un sous-traitant d’Airbus et qu’elle ne réagit qu’en fonction de ce qu’Airbus décide de faire, et pas en fonction de l’intérêt de ses salariés. Oui l’industrie de l’Aéronautique à un coté féodal, il y a le Grand Seigneur Airbus et une multitude de PME vassales …

Les conditions de mon droit de retrait ont été celle-ci :

– toilettes communes, et pas désinfectées, donc un nid à choper éventuellement le virus

– lavabos à main, et non à commande à pied ou un système quelconque qui nous dispense de nous servir de nos mains, transformant le robinet manuel en vecteur pour choper ce que nous n’avons pas encore.

– les essuies mains en tissus et non en papier jetable.

– pas de masques

– pas de gel hydro-alcoolique

– impossibilité de tenir la distance de sécurité de 1 mètre (dans les métiers d’ouvriers c’est généralement difficiles)

– pas de gants.

J’informe le service R.H, soulignant que tout ça n’est pas conforme aux règles de sécurité coronavirus que préconisent pourtant le gouvernement.

Donc après ce fameux discours apocalyptique de Macron je suis resté confiné chez moi. Je vaquais à mes occupations quand je reçois un coup de fil d’un collègue pour me dire que la boite ferme pour 1 semaine, parce qu’Airbus ferme pour 1 ou 2 semaines.

La semaine passe et Airbus décide de rouvrir ses sites. Il y a un roi au-dessus du Grand Seigneur, l’État, qui a dit qu’il fallait retourner bosser. Alors Airbus se doit de montrer l’exemple … et les petits vassaux n’ont pas d’autres choix que de suivre. Pour ce faire Airbus annonce qu’ils ont installés un dispositif de sécurité apparemment super chiadé où paraît-il, ils respectent toutes les normes de sécurité, au point qu’ils ont reçu 20 000 masques ffp3 c’est à dire la formule 1 des masques chirurgicaux, 10 000 pour les sites en France et 10 000 pour l’Espagne, Quand on connaît la pénurie de ces masques dans les hôpitaux, ça fait rêver !

Du coup mon employeur a repris le boulot aussi – et moi aussi par la force des choses : comme il paraît que l’employeur respecte les consignes du Gouvernement, le droit de retrait n’est plus autorisé … Bref j’arrive le matin, pour voir : on nous prend notre température pour détecter d’éventuelle fièvre, distance de 1 mètre chacun. J’arrive ensuite à l’atelier, je vérifie les sanitaires : rien de changé, juste qu’ils ont supprimé l’essuie main tissus par rien du tout. Inutile de faire un commentaire sur les masques, le gel hydro-alcoolique, les distances de 1 mètre impossible à tenir …

Pendant ce temps les syndicats officiels n’appellent pas à la grève. Les syndicalistes font jouer la démerde individuelle, ils nous disent « allez voir votre médecin qu’il vous mette en arrêt maladie »

Le sentiment des collègues est que nous sommes sacrifiés sur l’autel de la rentabilité et de la production, que nous sommes de la chair à canon. Une colère froide semble traverser les ateliers, personnes n’a envie de rigoler, surtout quand nous savons que les grands donneurs d’ordre sont en télétravail. Macron a dit que c’est la guerre, il n’a pas complètement tort … Messieurs les officiers de la direction donnent des ordres depuis leur maison en télétravail et les ouvriers-soldats sont priés de monter au front du travail pour se sacrifier.

Comment tout ça va évoluer je n’en sais rien, mais en tout cas rien de ce qui vient de la direction n’est pris au sérieux, nous sommes conscients que nous prenons des risques pour notre santé et celle de nos proches. Mais que vaut la vie des ouvriers de l’industrie ou du bâtiment qui partent au boulot la peur au ventre, pour produire des trucs qui ne sont pas essentiel et urgent, dans la situation sanitaire dans laquelle nous vivons.

Ce que nous vivons est un mépris magistral de ce que nous sommes dans la société.

Il faudra s’en souvenir pour après, pour que tout cela change …

Icare

L’Odyssée Pélicane est une feuille d’info et de liaison entre les travailleurs du secteur aéronautique. Elle ne vit que par vos contributions, vos informations, vos encouragement , vos coups de gueule, votre soutien. N’hésitez pas à partager cette feuille avec vos collègues.

Un tsunami économique et social s’annonce dans le secteur aéronautique. Nous ne pourrons nous en sortir que collectivement.

L’entraide, la solidarité et la lutte sont notre force !

Pour tout contact :contact@cntaittoulouse.lautre.net

Facebook : @cnt.ait.toulouse / @chats.noirs.turbulents

CONFINE A AIRBUS …

L’ODYSEE PELICANE : Feuille d’info à parution irrégulière des travailleurs de l’aéronautique d’orientation anarchosyndicaliste

Sur la feuille de route de cette livraison

– CONFINE A AIRBUS … Témoignage d’un salarié d’Airbus sur la façon dont est organisé le travail dans les ateliers

– FACE AU CORONAVIRUS : BOEING, AIRBUS … MEME COMBAT ! Témoignage d’un salarié de Boeing USA

– RAPPEL : SUR LA RESPONSABILITE DE LA SECURITE AU TRAVAIL

CONFINE A AIRBUS ….

Témoignage d’un salarié d’Airbus sur la façon dont est organisé le travail dans les ateliers

« J’ai été réquisitionné, malgré un courrier que j’ai envoyé pour faire valoir mon droit de retrait car je ne me sentais pas en sécurité. Sans compter que je pourrai être potentiellement dangereux pour les autres : comme il n’y a pas de tests, si ça se trouve j’ai le virus et je ne le sais pas !
Ce qui m’a étonné, c’est que le 15 mars  Macron en appelle au « restez chez vous, mais airbus reste ouvert ! Et le 17 mars, soit deux jours après l’appel à se confiné, Airbus ferme à midi. Une semaine plus tard, voilà la réouverture du site, avec des moyens de protection que rêverait d’avoir les aides-soignantes, les travailleurs dans les EPHAD, les infirmières libérales, les généralistes, etc…. Des masques chirurgicaux pour tous (à changer tous les 6 heures ! quel luxe !), des courriers d’informations pour appliquer les gestes barrières, des portes ouvertes pour éviter les contacts et bien des choses qui sont décrites dans le tract de la CNT-AIT, mais toujours pas les fameux robinets non manuels pour éviter de se re-contaminer les mains après les avoir lavées…

Mais comment est-ce possible qu’en une semaine Airbus ait pu se procurer un stock suffisant de masques,  de blouses jetables et du gel hydralcooliques alors que l’Etat n’a rien de tout ça depuis plusieurs semaines ? On pourrait se poser la question : quels autres secteurs économiques ont reçu des masques pour faire tourner la machine infernale (la pompe à fric).Je me sent plus en sécurité sur mon lieu de travail que quand je dois faire des course. D’ailleurs le personnel des grandes surfaces est très exposé  et on ne leur fournit pas d’EPI à eux. La crise sanitaire n’est pas terminée. »

FACE AU CORONAVIRUS : BOEING, AIRBUS … MEME COMBAT !

On nous ballade avec la soit disant compétition entre Boeing et Airbus. En tout cas sur la question du Coronavirus ils sont sur la même longueur d’onde. Témoignage d’un compagnon anarchosyndicaliste américain qui bosse dans un site d’assemblage Boeing aux USA, qui nous a envoyé ce message de solidarité :

« Dans mon atelier, il y a eu plusieurs cas avérés de Covid-19, et MEME APRES CA ils ne veulent pas renvoyer tous les travailleurs à la maison. Tous les salariés des services administratifs et des bureaux sont en télétravail, mais ceux de la chaîne de production nous devons rester au travail (si nous voulons être payés). Nous avons l’option de rentrer chez nous, mais nous ne serons pas payés. Et oui, car nous sommes une entreprise « Union Shop » (1)
Or Boeing dit qu’il font « absolument tout » pour nous garder en sécurité, (en fait ce n’est « absolument pas tout », sinon nous serions à la maison), et nous n’avons rien entendu de la part des syndicats, nous ne savons pas si ils essayent de faire quoi que ce soit pour nous. »

Aux US dans les entreprises qui appliquent le système « Union shop »la syndicalisation est obligatoire. C’est le cas de la plupart des grandes entreprises privées US, comme Boeing. Comme les dockers en France l’embauche ne peut se faire que si vous êtes membre d’un syndicat reconnu, auquel vous devez obligatoirement cotiser de manière continue. Si vous démissionnez du syndicat et cessez de verser vos cotisations syndicales, le patron vous licencie …

C’est le syndicat qui négocie pour vous votre contrat de travail dans tous ses détails. Vous êtes ainsi tenu d’obéir au syndicat pour ce qui est de vos horaires de travail, planning, etc. Le syndicat sert de RH en quelque sorte. Et donc dans le cadre du Coronavirus, si les syndicats ne disent rien, en vertu de la réglementation « union shop », les travailleurs ne peuvent pas quitter leur poste sauf à être considéré en abandon de poste, non payés et peut être licenciés Et bien sûr le Syndicat ne vous défendra pas puisque vous aurez agi de manière autonome …

Aux US comme en Europe : #ETAT_ASSASSIN #PATRONS_TERRORISTES   #SYNDICATS_COLLABOS

RAPPEL : SUR LA RESPONSABILITE DE LA SECURITE AU TRAVAIL

Pour mémoire, cet extrait du Code du travail que beaucoup de secteurs ont bafoué. Le responsable de la sécurité physique ET mentale dans la boite, c’est l’employeur. Hors de question de signer des décharges de responsabilité !
Article L4121-1 
L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent :
1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l’article L. 4161-1 ;

2° Des actions d’information et de formation ;

3° La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

TRAVAILLEUR DE L’AERONAUTIQUE : PRODUIRE OUI MAIS POUR QUI ? POUR QUOI ?

La pandémie continue ses ravages. Tous sont touchés, vieux, jeunes, caissières, médecins, Même des députés actuels ou des anciens ministres… Le Président de la République a été très clair : nous sommes en guerre, et pour gagner cette guerre vous devez rester chez vous. Nous payerons intégralement ceux qui se mettront à l’abri. Oui mais voilà, encore une fois, la parole politique c’est du pipeau. On nous dit que gouverner c’est prévoir : ils ont été infoutus de faire les stocks de masques, de tests, de médicaments qui auraient permis d’endiguer la propagation de la maladie. Macron quand il  a promis que tous les travailleurs seraient payés quel que soit le coût n’avait pas non plus prévu les conséquences. Résultat, maintenant qu’ils ont fait leurs calculs, ils ne veulent plus assumer le coût de leur improvisation, et c’est à nous qu’ils demandent d’assumer les risques de leur nullité en payant avec notre santé et peut être notre vie en retournant au boulot. Les salariés de l’aéronautique « occitane »  nous avons donc reçu des mails de nos chers DRH qui nous supplient de retourner au travail pour sauver la boite. Leur argument principal ? Extrait du mail reçu : « même si l’Etat communique sur le chômage partiel c’est l’entreprise qui  avance les salaires et nous ne sommes pas certains d’être remboursés par l’Etat ». Autrement dit, parce que les patrons ne font pas confiance dans l’Etat pour assurer ses promesses, c’est à nous qu’on demande d’éviter le trou dans la trésorerie que créerait le chômage partiel et de prendre tous les risques ! Pour essayer de nous rassurer, les patrons se font mielleux. Ils nous décrivent toutes les bonnes mesures qu’ils ont mises en place pour nous : désinfectant, gel hydro alcoolique, tournée quotidienne de désinfection des sanitaires, groupes de travail en nombre réduit, protocole pour le respect des distances de sécurité, port du masque si nécessaire … Que de sollicitudes pour nous faire retourner au boulot. Par contre pas un mot sur l’installation de laves mains à commande non manuelle, qui seuls empêcheraient de transformer les robinets en source de re-contamination des mains … Pour appuyer leur demande, les patrons nous joignent un courrier signé de trois ministres, Lemaire, Pénicaud et Véran qui pleurent « il est crucial que les usines de production puissent continuer de travailler sur le territoire français ». Un courrier de ces mêmes ministres d’un Etat dont le patron lui-même nous dit qu’il n’est pas sûr qu’ils respectent leurs promesses …

#ETAT ASSASSIN #SYNDICATS COLLABOS

Comme les DRH ne sont pas complètement cons et savent que nous n’avons qu’une confiance modérée dans la parole de l’Etat et ses représentants, pour finir de nous rassurer ils nous joignent un courrier signé des syndicats (CFE-CGC, CFDT et FO métaux) et nous confirment qu’un « CSE extraordinaire a donné un avis favorable à la reprise dans les conditions que nous avons défini. » Autrement dit les Syndicats se sont mis d’accord avec les patrons sur la façon dont nous allons être exploités. Quand on vous dit que les syndicats sont là pour discuter de la longueur de la chaine ou de l’épaisseur du masque, cela se vérifie une fois de plus ! Soyons clairs : ce n’est pas que nous soyons contre le fait de créer ou de produire, ni que le risque nous fasse peur. Mais quitte à mettre notre santé et celle de nos familles en danger, nous voulons que ce soit UTILE, pour toutes et pour tous. Dans la situation actuelle de pandémie et d’arrêt de l’économie mondiale, quel est le sens et l’utilité de travailler « comme avant » ? Nous voulons bien aller au travail malgré le risque, mais pour produire du matériel médical, des respirateurs, des lits d’hôpitaux, des masques, du gel, bref des choses réellement nécessaires et socialement utiles. AIRBUS et ses sous-traitants vont-ils continuer à fabriquer et monter du matériel militaire ? C’est nous, les travailleurs, qui produisons toutes les richesses. C’est nous qui avons collectivement le pouvoir d’arrêter cette folie en premier lieu en refusant de travailler par le retrait ou la grève générale, et ensuite en reprenant en main les outils des productions et en les faisant fonctionner pour l’intérêt collectif.

NOS VIES VALENT PLUS QUE LEUR PROFITS !

Des travailleurs de l’aéronautique de la CNT-AIT

contact [at] cntaittoulouse.lautre.net http://cntaittoulouse.lautre.net Facebook : @cnt.ait.toulouse / @chats.noirs.turbulents

LA VIE A AIRBUS

Quand une équipe de techniciens Français va à Hambourg pour analyser les méthodes de cablage des Allemands, et qu’ils se font jeter par les travailleurs de ce site à l’appel de leur syndicat ;

Quand, à Toulouse, les travailleurs Français et Allemands en viennent aux mains à cause d’une très grande différence de salaire, avec des syndicats locaux qui jouent sur la fibre chauvine.

Quand tout ceci se produit, inutile de dire que ces syndicats sont les alliés de la direction , qui non seulement désamorce la critique sociale et d’éventuels embryons de lutte, mais aussi, quitte à créer des tensions stupides, divise les salariés entre eux.

Si ces syndicats, qui ont la prétention de défendre les salariés face à la direction n’étaient pas des hypocrites, on n’en viendrait pas à frapper sur le voisin Français ou Allemand, mais il y aurait une union entre exploités.

Pendant que le syndicats (FO, CGC, CFTC, CFDT) « défendent l’emploi » contre la mainmise allemande sur EADS, la productivité et la flexibilité marchent plein pot sur les sites toulousains.Notamment des intérimaires en CDI, en passant sous la coupe des sous-traitants, bossent beaucoup avec des horaires difficiles pour gagner peu en définitive.

Mais ces syndicats trouvent ça tout à fait normal.

Il existe plus de 150 types d’horaires différents sur tous les sites d’Airbus France : 2 x 9 heures ; 3 x 8 h ; samedi, dimanche y compris nuits ; vendredi-samed idimanche ; 6 jours / 7 ; … Là aussi, les syndicats trouvent ça tout à fait normal.

La rentabilité des exploiteurs de la direction, 
qu’ils soient Français ou Allemands se foutent royalement des conditions de travail et des conséquences sur la santé des ouvriers.

Ainsi, après deux ans de crise et dix-huit mois d’annonce du plan « Power 8 », les problèmes à Airbus ne sont toujours pas réglés et se sont toujours les ouvriers, Français, Allemands, Espagnols ou Anglais qui supportent le cynisme de la direction et qui trinquent.

Texte diffusé à Airbus et  tiré de Anarchosyndicalisme ! #107

Disponible en ligne ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/rubrique.php3?id_rubrique=80

Envoi du journal papier sur simple demande à CNT AIT, 7 rue St Rémésy 31000 TOULOUSE

AIRBUS : CHERCHEZ L’ERREUR

Tract distribué Jeudi 24 avril matin au piquet de gréve et bloquage de l’entrée des usines AIRBUS de la Toulouse. Gros bouchons sur les périphériques organisé par les syndicats … A suivre

Tract distribué Jeudi 24 avril matin au piquet de gréve et bloquage de l’entrée des usines AIRBUS de la Toulouse. Gros bouchons sur les périphériques organisé par les syndicats … A suivre ==================================================

CHERCHEZ L’ERREUR

Plan power 8 et compagnie : Conséquence pour les salariés,Conséquences pour le patron et les actionnaires

Dès maintenant :

– Augmentation des cadences sur toutes les chaînes

-Déteriorations des conditions de travail : stress, fatigue, risques d’accident

– Augmentation de la production, donc des profits

Dès 2008 :

– travail de nuit sur l’’A320 Idem + déterioration de la vie familiale et social + risque pour la santé

– Augmentation de la production donc des profits

Bientôt :

– fermeture d’’usines et diminution des effectifs changements de régions, expatriation, licenciements programmmés

– Augmentation de la production, donc des profits

Et n’oublions pas :

– Retard de livraison de l’A380

– Disparition presque totale des primes

– Vente anticipée des actions, gros profits, prétexte pour plus de restructuration

Nous savons tous ou est ‘l’’erreur’’ !

Ce n’est pas aux salariés de payer les pots cassés.

Ce printemps, nous avons su faire ce qu’’il fallait pour obtenir nos primes, par nous mêmes, malgré les syndicats.

L’’année 2008 annonce des grands changements : Flexions-extensions-démission-soumission ou Réflexion- union- rébellion- contestation

A nous de choisir

Des salariés de l’’aéronautique et la CNT-AIT

Pour tout contact : CNT AIT 7 rue St Rémésy 31000 TOULOUSE ou contact@cnt-ait.info