Le compagnon Antoine Galindo va être transfere en France – Intensifions la campagne pour sa libération !

Nous vous informons que la date à laquelle prend fin la peine de prison notre compagnon Antonio Nieto Galindo en Espagne se rapproche et qu’un Mandat d’Arrêt Européen (MAE) lui sera appliqué par l’État français.

A cet effet, la CNT-AIT convoque un acte d’appui et de solidarité pour la libération immédiate d’Antoine Nieto Galindo à MADRID le LUNDI 23 décembre, devant l’Audition Nationale C / GARCÍA GUTIÉRREZ, 1, de 12 heures à 14 heures. Nous y appelons tous les syndicats de la CNT-AIT, ainsi que d’autres groupes apparentés qui souhaitent faire preuve de solidarité avec le compagnon.

SITUATION ACTUELLE DU COMPAGNON ANTONIO NIETO GALINDO

En ce moment, le camarade Antoine est toujours emprisonné dans la prison de Murcie II, en attendant de terminer sa peine qui se termine le 3 janvier 2020. Cependant, la justice a déjà rédigé une Ordre pour qu’il soit transféré en détention préventive à Madrid en attendant d’être remis aux autorités françaises. Il y a une volonté de l’appareil judiciaire et du Tribunal National, ainsi qu’Interpol, de livrer notre compagnon Antoine malgré tout recours judiciaire qui pourrait être présenté. En outre, l’appareil judiciaire a présenté de nombreux obstacles à la défense.

 Nous vous informons que la date à laquelle prend fin la peine de prison notre compagnon Antonio Nieto Galindo en Espagne se rapproche et qu’un Mandat d’Arrêt Européen (MAE) lui sera appliqué par l’État français.

A cet effet, la CNT-AIT convoque un acte d’appui et de solidarité pour la libération immédiate d’Antoine Nieto Galindo à MADRID le LUNDI 23 décembre, devant l’Audition Nationale C / GARCÍA GUTIÉRREZ, 1, de 12 heures à 14 heures. Nous y appelons tous les syndicats de la CNT-AIT, ainsi que d’autres groupes apparentés qui souhaitent faire preuve de solidarité avec le compagnon.

SITUATION ACTUELLE DU COMPAGNON ANTONIO NIETO GALINDO

En ce moment, le camarade Antoine est toujours emprisonné dans la prison de Murcie II, en attendant de terminer sa peine qui se termine le 3 janvier 2020. Cependant, la justice a déjà rédigé une Ordre pour qu’il soit transféré en détention préventive à Madrid en attendant d’être remis aux autorités françaises. Il y a une volonté de l’appareil judiciaire et du Tribunal National, ainsi qu’Interpol, de livrer notre compagnon Antoine malgré tout recours judiciaire qui pourrait être présenté. En outre, l’appareil judiciaire a présenté de nombreux obstacles à la défense.

Récemment, Antoine a participé à une visioconférence avec SIRENE (Interpol) où il a été informé de la réactivation d’un MAE déjà déposé par la France. Cette procédure est pour le moins intriguante : le juge Garzón en Espagne – après un an de recherche – n’a pas trouvé la peine pour laquelle la France souhaite appliquer ce Mandat d’arrêt.
Compte tenu de cette situation, Antoine va bien et lors des dernières visites des compagnons, il était en forme et disposé à poursuivre le combat.
Nous encourageons tout le monde à aller à la concentration pour soutenir notre compagnon Antonio Nieto Galindo
LIBERTÉ IMMÉDIATE POUR ANTONIO NIETO GALINDO !
LIBERTÉ POUR TOUS LES PERSONNES EMPRISONNÉES !
A BAS LES MURS DES PRISONS !
Secrétariat du Comité Pro-prisonnier de la Région Levant CNT-AIT

Plus d’infos sur le blog de la campagbe pour la libération d’Antoine :

https://libertegalindo.noblogs.org/qui-est-nieto-galindo/

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Qui est Nieto Galindo ?

CAMPAGNE ANTONIO GALINDO :

EMPECHONS SON EXTRADITION VERS LA FRANCE !

Antoine Nieto Galindo est l’un des plus anciens prisonniers en Espagne. Il est enfermé dans les prisons espagnoles depuis plus de 48 ans. Il a été condamné pour avoir volé des banques dans les années 70, pendant la transition post-franquiste. Il a aussi été un des initiateurs du mouvement autonome des prisonniers COPEL.

Il devrait sortir de prison le  3 janvier 2020. A cette date il aura passé plus de 42 ans en cellule. en prenant en compte remise de peine et liberation provisoire.
Alors qu’il est atteint d’un cancer, la justice française réclame son extradition pour lui faire purger deux peines complémentaires pour des attaques de banques en France. (à noter qu’aucune des actions de Antonio Galindo n’a fait couler de sang).

 Cette demande est monstrueuse et inacceptable ;  une fois de plus la constante répressive de l’appareil d’Etat sur l’être humain est à l’œuvre !!!

Extraits remaniés (traduction)  de la lettre d’Antonio mars 2019

Je m’appelle  Antonio Nieto Galindo. Sur la demande des copains et copines  de “Despertares Revolucionarios” de Mula, Murcia, je vais essayer de faire un récit à grands traits sur ce que supposeêtre un prisonnier en Espagne…

Je suis entré  et ai connu la  prison  début février 1971 – prison de Barcelone- et  remis en liberté le 22 de mai  1977, suite à l’amnistie – « indulte général » appliquée en Espagne, aux milliers de prisonniers du COPEL (coordination des prisonniers en Lutte)-, « indulte » obtenue suite à notre lutte,( automutilations, grèves de faim et rébellion sur les toits des prisons),
De nouveau incarcéré le 9 février 1979 jusqu’à maintenant,  je sortirai   le 3 janvier  2020.

Le code pénal espagnol prévoit que la peine maximale d’un condamné est de 40 ans pour délits de terrorisme ; avec ou sans délit de sang, peu importe, le condamné achèvera les 40 ans. Je n’ai commis aucun délit de sang.

Comme c’est mon cas en Espagne, il y a  plus au moins 300 prisonniers pour délits mineurs, qui accomplissent une condamnation à perpétuité sous forme déguisée, beaucoup plus que dans beaucoup de pays de la Communauté Européenne.

Et l’Espagne se dit un Etat  de droit démocratique, Sans blague !

Je serai libéré le 3 janvier de 2020 mais je resterai à la disposition de l’ “Audience Nationale” qui, au-delà de 10 jours, délai pour tout recours,  me livrera aux autorités françaises ; en effet, elle a  accepté la demande d’extradition afin accomplir une condamnation jugée par contumace ; ce qui fait que, à mon âge 66 ans, atteint d’un cancer de prostate, j’ai un billet assuré pour mourir dans une prison française, si on n’ annule pas cette demande et si « on me donne » à la police et la justice françaises.

Antoine, 16/03/2019. » 

UN CRI POUR ANTOINE NIETO, ANARCHISTE PRISONNIER DEPUIS 40 ans : LIBERTÉ

Antoine est emprisonné à la prison de Murcie. Cela depuis plus de 40 ans et bien que cela semble invraisemblable, c’est le chiffre exact. Toute la vie derrière les barreaux. Le 3 janvier 2020, il aura fini de purger sa peine en Espagne, mais par un mandat d’arrêt européen, ils ont l’intention de le transférer en France.

En 1998, il a en effet été jugé en France mais en son absence, car la Justie espagnole ne l’a pas autorisé à être présent à son propre procès ! Il a donc été condamné par contumace. Avec tous les médias et les systèmes informatiques de tous types dont elles disposent, comment les forces de répressions ont-elles pu faire croire qu’elles ignoraient qu’il était emprisonné en Espagne ? Le fait est que des vautours charognards attendent qu’il finisse sa peine ici pour l’envoyer se faire exterminer dans une prison française. Nous devons donc nous serrer les coudes : nous ne pouvons pas laisser l’État meurtrier et tortionnaire s’en tirer à bon compte.

Antoine est emprisonné à la prison de Murcie. Cela depuis plus de 40 ans et bien que cela semble invraisemblable, c’est le chiffre exact. Toute la vie derrière les barreaux. Le 3 janvier 2020, il aura fini de purger sa peine en Espagne, mais par un mandat d’arrêt européen, ils ont l’intention de le transférer en France.

En 1998, il a en effet été jugé en France mais en son absence, car la Justie espagnole ne l’a pas autorisé à être présent à son propre procès ! Il a donc été condamné par contumace. Avec tous les médias et les systèmes informatiques de tous types dont elles disposent, comment les forces de répressions ont-elles pu faire croire qu’elles ignoraient qu’il était emprisonné en Espagne ? Le fait est que des vautours charognards attendent qu’il finisse sa peine ici pour l’envoyer se faire exterminer dans une prison française. Nous devons donc nous serrer les coudes : nous ne pouvons pas laisser l’État meurtrier et tortionnaire s’en tirer à bon compte.

Nous savons tous que leurs lois servent à réprimer les humbles, les exclus, à protéger les puissants, mais ils ignorent leurs propres lois quand il y va de leur intérêt. Depuis qu’Antoine est en prison en Espagne, il n’existe plus officiellement dans la loi d’emprisonnement à perpétuité, mais en fait cette peine inhumaine lui est appliquée secrètement. Nous, ses compagnons libertaires, voulons qu’il sorte maintenant, une fois pour toutes, et que pour les quelques années de vie qui lui  restent ils puisse aller où il le voudra: se promener dans les bois, se mouiller à la mer, dîner avec ses amis, en liberté. Ces sensations simples et des moments fugaces dont vous ne connaissez pas la saveur quand vous en disposez à votre guise, mais qui sont– quand votre liberté vous a été volée et que tout au long de votre vie, vous n’avez vu que du ciment, des barres et des geôliers psychopathes – votre plus grand désir. Est-ce trop demander pour notre compagnon, après plus de 40 ans de prison, qu’il puisse se sentir libre?

Antoine n’a jamais commis de crime de sang. Pourtant le système libère toujours au bout d’un certain temps des meurtriers d’enfants, des prédateurs sexuels, des curés pédophiles ou des militaires assassins. Alors pourquoi cet acharnement sur Antoine ? La raison de ce traitement cruel et humiliant, de ces abus et violences continuels depuis 40 ans, ne s’explique que par l’esprit de rébellion innée d’Antoine qui – même emprisonné – ne s’est jamais plié devant ses geôliers tortionnaires. Cela le Système ne peut pas l’accepter, car il est conçu pour annihiler les individus et leur enlever la chose la plus précieuse de l’être humain: leur désir de liberté.

Au fil des ans, nous avons vu comment les tortionnaires d’État qui – quand ils tuent – ne sont jamais accusés de crime mais simplement d’une erreur policière, avant d’être pardonnés. Ils se protègent toujours entre eux. Parfois, lorsque nous crions «État fasciste» ou «Etat Assassin», ce ne sont pas de simples mots vides de sens. Le Système est constitué « d’êtres » – que dans ce cas nous ne pouvons pas appeler humains – qui forment un cadre dans lequel chacun joue son rôle.

Nous commençons avec le policier lobotomisé, qui répond à la voix de son maître, frappe toujours le faible et s’agenouille devant le puissant.

Nous suivons les agents pénitentiaires, qui sont sadiques ; des psychopathes vêtus d’un uniforme. Ils profitent de l’impunité totale que leur donne le Système et de la couverture des autres abrutis comme eux pour battre le prisonnier, le torturer psychologiquement et, surtout, l’humilier dans toutes ses variantes: mentales, émotionnelles et physiques. Le prisonnier, lorsqu’il tombe entre leurs mains, encourt deux peines simultanées: celle prononcée par le juge et celle qu’il subit de ces geôliers.

Il convient de rappeler qu’à la fin de la guerre civile (en 1939), des milliers de soldats nationalistes qui avaient rejoint les fascistes [franquistes] ont été placés comme gardiens dans les prisons dans toute l’Espagne et que leur travail n’était pas de rééduquer, « conformément aux règles », mais d’exterminer ceux qui avaient eu le malheur de subir la défaite [les Républicains et les Anarchistes]. Depuis lors, ce comportement a été transmis de génération en génération : humiliez le prisonnier et annihilez-le, bien que de manière plus sibylline qu’auparavant.

Les syndicats fascistes et corporatifs des matons se plaignent toujours: « Ce sont les prisonniers qui nous attaquent », « Nous voulons être payés pour nos heures supplémentaires », « Nous voulons plus de personnel » …

Mais cela ne vous suffit pas d’être des psychopathes meurtriers et de jouir du massacre des prisonniers ? Pourquoi voulez-vous des améliorations si déjà l’extermination du détenu vous procure un immense plaisir?

Ensuite, arrive le soi-disant pouvoir judiciaire, qui sont des rats de bibliothèque. Il ont fait dix ans d’étude et un concours public, mais ils ont un poil dans la main et ils ne savent pas ce qu’est la sueur ni la souffrance des autres. Pa contre ils se mettent à dicter des condamnations où, curieusement ce sont les faibles, pas les puissants, qui se font toujours massacrer.

Enfin pour terminer, il y a la caste politique, celle qui approuve les budgets pour faire des dizaines de prisons, qui sont  montés sur les épaules de ceux d’en haut pour mieux les écraser. Ce sont eux qui remplissent leurs poches en volant à pleines mains et qui s’assurent que, quand on parviennent exceptionnellement à prendre un de leur comparse la main dans le sac, à lui assurer des conditions confortables dans le quartier VIP de la prison. On peut citer les cas des Lledoners, Soto del Real ou Ávila, ou encore de Urdangarín [en France on a Balkany …]. Pour eux qui appartiennent à la caste, les tortionnaires se mettent à genoux et peuvent même aller chercher le savon. Les puissants reçoivent les visites qu’ils veulent, font venir de la nourriture du restaurant, ils ont un module isolé du d’autres et des conditions qui ne ressemblent en rien à celles dont nos compagnons souffrent. Nous avons également l’exemple des gendarmes de la Guardia Civil qui ont assassiné des jeunes (Caso Alméria) et qui ont reçu une grande indemnité des fonds réservés de l’État et ont ensuite purgé la majeure partie de leur peine chez eux, en famille.

Antoine ne devrait pas passer une journée de plus derrière les barreaux. Nous devons également prendre soin des nôtres. La campagne de solidarité doit atteindre tous les coins de l’Espagne et de France, et éclabousser le reste de l’Europe. Nous disons toujours que notre meilleure arme est la solidarité, et c’est ce que nous allons faire. Que se multiplient les bannières, les affiches, les graffitis et que le cri « Liberté pour Antoine ! » résonne partout. Nous devons faire de son cas une telle difficulté pour les gouvernements espagnol et français, pour qu’ils finissent par choisir de le libérer. Parce qu’il n’a pas seulement déjà purgé la peine qui lui a été infligée, il l’a déjà purgé plus de dix fois.

POUR ANTOINE NIETO GALINDO, PRISONNIER ANARCHISTE, SEQUESTRE PAR L’ÉTAT TORTIONNAIRE : «LIBERTÉ!»

SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS EN GREVE DE LA FAIM EN ESPAGNE

Chronique de l’acte du 19 octobre 2019 en appui de la grève de la faim des prisonniers et en solidarité avec Antoine Nieto Galindo

Alors que les nationalistes catalan à Barcelone se mobilisent depuis plusieurs semaines pour empêcher que leurs dirigeants adorés n’aillent en prison, l’anarchiste Antoine Nieto Galindo est lui dans les prisons en Espagne (il a aussi connu les prisons de Catalogne …) depuis 40 ans, sans que cela n’ait beaucoup ému ces mêmes nationalistes … On ne las a pas vu brûler de conteneurs poubelles pour dénoncer cette injustice qui va s’accompagner d’une double peine avec son extradition annoncée pour début 2020 …

Malgré les vicissitudes de la politique Catalane, les compagnons de la CNT-AIT de cette région avaient planifiés de longue date pour le 19 octobre un acte de solidarité avec Antoine Galindo et avec les prisonniers qui mènent en ce moment une grève de la faim tournante.

Les anarchosyndicalistes, n’ayant pas l’habitude de se faire dicter leur agenda par des considérations politiques ont donc maintenu sans problème leur acte de protestation, qui s’est déroulé sur la Place des Anges à Barcelone, dans le quartier populaire du Raval, non loin de leur local « la rose de foc », rue Joacquin Costa.

Les compagnons de la CNT-AIT de Catalogne ont rappelé qu’Antoine est le déteteur du triste record européen (et peut être mondial) de plus vieux prisonnier politique (47 ans …). De plus il attend son extradition vers la France début 2020, où il devrait purger une peine d’emprisonnement à perpétuité (voir Communiqué). L’introduction a été réalisée par un compagnon de la CNT-AIT de Catalogne, qui est intervenu pour faire le point sur la situation carcérale avant de passer la parole à d’autres intervenants liés aux différents groupes de soutien aux prisonniers. Sont ainsi intervenus des membres des familles de prisonniers, un compagnon de l’Ateneu Llibertari de Gràcia, un autre de Tokata et deux représentants du CNT-AIT de France venus du Sud Ouest, ainsi que notre secrétaire du Comité Pro-Prisonniers et notre secrétaire général de la CNT-AIT de Catalogne.

Lors de leurs interventions, ils ont présenté de manière réaliste la situation des détenus dans les prisons espagnoles, en replaçant le mouvement actuel de grèves de la faim tournantes des prisonniers anarchistes dans le cadre de leurs 14 revendications présentées ci-dessous. Cette grève tournante est la troisième opération du genre. Elle est effectuée à tour de rôle par différents prisonniers tous les quinze jours. Elle devrait donc durer jusqu’en février de l’année prochaine.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Pendant l’acte, la situation des prisonniers à l’intérieur et la façon dont leurs proches le vivent a été évoquée. Un examen détaillé de l’organisation de leurs revendications au cours des dernières années et un communiqué public d’appui de notre Comité régional en faveur d’Antoine ont été lus. De même, les compagnons de France ont fait le point sur la poursuite du combat des Gilets jaunes en France et de leur criminalisation. Ce mouvement dure depuis  bientôt un an et plus de 3 000 peines de prisons allant de trois mois à quatre ans de prison ont été prononcées pour mater la rébellion.

Nous nous sommes séparés au bout de deux heures, alors que la nuit était déjà tombée depuis longtemps, après avoir rappelé les 14 revendications immédiates des prisonniers en lutte :

1. Eradication de la torture.

2. Abolition des FIES (Fichero de Internos de Especial Seguimiento : fichier des internés en suivi spécial, notre QHS), du régime spécial de punition et d’isolement.

3. Fin de la dispersion géographique.

4. Services médicaux indépendants des autorités pénitentiaires.

5. Libération de tous les prisonniers gravement malades.

6. Que les personnes ayant des problèmes de santé mentale ne soient pas en prison.

7. L’administration de méthadone et de médicaments psychiatriques doit être accompagnée de groupes de soutien et de thérapeutes indépendants.

8. Clarification et délimitation des responsabilités pour tous les compagnons assassinés dans les en prison depuis le début de ce qu’ils appellent la «démocratie».

9. Les salles de classe, les ateliers et les activités doivent s’adresser également aux prisonniers qui sont taxés d’être « irrécupérables ».

10. Que le traitement et les «modules de respect» ne soient pas utilisés pour faire chanter des prisonniers.

11. Cessation des fouilles intégrales des familles et des visiteurs et des rayons X. Liberté de communication par tout moyen, sans limitation ni exigence bureaucratique.

12. Que la solidarité ne soit pas criminalisée. Les prisonniers et les groupes de soutien ne font qu’un.

13. Contre l’emprisonnement à perpétuité révisable et camouflé. Pour la restauration du système de réduction des peines.

14. Contre l’impossibilité de se défendre juridique.

Mur par mur, pierre par pierre, nous détruirons toutes les prisons !

Des militants de la CNT-AIT de Catalogne et de France

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS EN LUTTE DE « BURGER-KING » ALBACETE (ESPAGNE)

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS EN LUTTE DE « BURGER-KING » ALBACETE (ESPAGNE)
Soutenus par la CNT AIT d’Albacete, les salariés des 4 restaurants franchisés « Burger-King » de cette ville espagnole sont en lutte pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail, le respect par la direction des contrats de travail, des conventions collectives et plus encore de leur dignité.

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS EN LUTTE DE « BURGER-KING » ALBACETE (ESPAGNE)

Soutenus par la CNT AIT d’Albacete, les salariés des 4 restaurants franchisés « Burger-King » de cette ville espagnole sont en lutte pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail, le respect par la direction des contrats de travail, des conventions collectives et plus encore de leur dignité.

Non paiement des heures supplémentaires, non respect des fiches de poste, contrats de travail illégaux (temps partiels), fraude à la sécurité sociale, sous effectifs, intimidations du personnel (par exemple obligation de se raser la barbe)  etc sont quelques unes des mesures dénoncées.

En fonctionnant en assemblée générale,  sans leader ni représentant, en mettant en pratique les méthodes de lutte anarcho-syndicalistes (démocratie directe, action directe) ces travailleurs ont rendu très difficile la répression contre leur mouvement et leur direction a d’ores et déjà été contrainte d’accepter nombre de leurs revendications. La lutte continue.

Partout dans le monde les travailleurs de « fast food »  sont de plus en plus précarisés, ubérisés,  exploités, méprisés.  Partout, des hommes et de femmes se révoltent contre ce système indigne.

Les employés de « Burger King » Albacete montrent que cette situation n’est pas inéluctable, que la lutte paye.


Travailleurs organisés sans leader ni représentants, patrons emmerdés

La force des travailleurs, c’est la solidarité sans frontières

Burger King le roi de la précarité

CNT AIT Toulouse
http://cntaittoulouse.lautre.net

Solidarité avec les prisonniers en grève de la faim et avec Antoine Nieto Galindo

Samedi prochain, le 19 octobre 2019, à 18h, nous organisons sur la Place des Anges de Barcelone, un acte informatif et solidaire avec les prisonniers en grève de la faim et avec Antoine Nieto Galindo. Antoine, rebelle social et anarchiste, est le plus ancien prisonnier politique d’Europe (et peut être du monde, triste record …) Il est emprisonné depuis plus de 50 ans pour ne pas avoir cédé aux injustices du système pénitentiaire. Bien que gravement malade, ces mêmes injustices carcérales l’empêchent de sortir de prison, ne respectant pas ainsi les lois bourgeoises elles-mêmes. (pour en savoir plus sur la campagne de soutien à Antoine en France : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article983)

Samedi prochain, le 19 octobre 2019, à 18h, nous organisons sur la Place des Anges de Barcelone, un acte informatif et solidaire avec les prisonniers en grève de la faim et avec Antoine Nieto Galindo. Antoine, rebelle social et anarchiste, est le plus ancien prisonnier politique d’Europe (et peut être du monde, triste record …) Il est emprisonné depuis plus de 50 ans pour ne pas avoir cédé aux injustices du système pénitentiaire. Bien que gravement malade, ces mêmes injustices carcérales l’empêchent de sortir de prison, ne respectant pas ainsi les lois bourgeoises elles-mêmes. (pour en savoir plus sur la campagne de soutien à Antoine en France : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article983)


Antoine Nieto Galindo a exproprié des banques, sans avoir commis aucun crime de sang. C’est un ancien membre de la Coordination des prisonniers en lutte (COPEL) [qui à la fin des années 70 anima de nombreuses mutineries dans les prisons espagnoles post-franquistes ]. Aintoine est un combattant irréductible devant un système qui ne fait que punir la pauvreté. Il   a subi d’innombrables mauvais traitements, tortures et isolements de la part de ses geôliers. En outre, il est également prévu qu’il soit extradé en France à la fin de sin ultime peine en Espagne – en Janvier 2020 – pour deux peines de réclusion à perpétuité prononcées en 1998 à l’issue d’un procès auquel n’a pas été autorisé à assister. Il est encore temps que nous obtenions l’arrêt de cette extradition, ainsi que sa libération immédiate et que nous criions aux quatre vents que la lutte se poursuivra jusqu’à la démolition de ces centres d’extermination que sont les prisons.

La grève de la faim tournante est la continuation de celles menées depuis 2018. Elle propose comme lutte collective 14 points basiques qui, sans perdre de vue l’horizon final de l’abolition des prisons, permettraient une existence minimale digne des personnes qui ont eu le malheur de tomber dans le piège de ce système déshumanisant et reproducteur de pauvreté reproductif qu’est l’Institution pénitentiaire.

 La grève de la faim est tournante par tranche de dix jours, à la fin desquels d’autres prisonniers de la même zone géographique pénitentiaire prennent le relais. Cette grève a vocation à durée aussi longtemps que possible. C’est une proposition de combat qui est un signe de la solidarité et de la fermeté qui se répandent, comme une traînée de poudre, parmi le groupe de prisonniers rebelles, devant un système qui cherche à annuler leurs droits et à les écraser brutalement. Face à cette injustice, nous nous joignons à leur clameur, à l’instar d’autres groupes sociaux et libertaires qui soutiennent la lutte de l’extérieur.

Venez participer à toutes les actions et actions de soutien organisées!

Pour les 14 points et l’abolition des prisons !


Non à l’extradition d’Antoine Nieto Galindo!


Liberté pour les prisonniers qui se battent !

CNT-AIT CATALUNYA

Un exemple de lutte anarchosyndicaliste : CNT-AIT Albacete contre BURGER KING

Le Syndicat Interco de la CNT-AIT de Albacete, ont informé l’ensemble du personnel de Burger King d’Albacete du conflit syndical qu’ils ont initié contre la direction de l’entreprise, pour leur violation systématique des droits des travailleurs et des syndicats.

Le syndicat de la CNT-AIT est composé de travailleurs de Burger King et d’autres travailleurs solidaires. Il ne se présente pas aux élections syndicales, ne participe pas au comité d’entreprise et n’a pas de permanent. Il est organisé sous la forme d’une assemblée des travailleurs qui décident par eux même de leurs revendications et de leur stratégie, sans influence politique ni religieuse extérieure.

Le Syndicat Interco de la CNT-AIT de Albacete, ont informé l’ensemble du personnel de Burger King d’Albacete du conflit syndical qu’ils ont initié contre la direction de l’entreprise, pour leur violation systématique des droits des travailleurs et des syndicats.

Le syndicat de la CNT-AIT est composé de travailleurs de Burger King et d’autres travailleurs solidaires. Il ne se présente pas aux élections syndicales, ne participe pas au comité d’entreprise et n’a pas de permanent. Il est organisé sous la forme d’une assemblée des travailleurs qui décident par eux même de leurs revendications et de leur stratégie, sans influence politique ni religieuse extérieure.

Le syndicat de la CNT-AIT a adressé un écrit à la direction des 4 franchises à Albacete (Tejares, Imaginalia, Albacenter et Autovía 31) la liste des revendications que l’entreprise doit respecter immédiatement.
Le personnel de ces restaurants Burger King dont souffre de mauvaises conditions de travail :

  • non respect des contrats de travail par l’entreprise,
  • contrats de travails qui ne respectent pas les conditions légales,
  • non-respect des fiches de postes
  • non respect des conventions collectives, notamment sur les embauches et les horaires de travail,
  • fraude à la sécurité sociale,
  • sous effectifs, notamment pour le nettoyage, etc …

Le Comité d’entreprise (auquel la CNT-AIT ne participe pas par principe) a également dénoncé cette situation, en parallèle de notre dénonciation directe. L’entreprise a alors commencé à répondre partiellement à nos revendications, en mettant à disposition des vétêments de travail et en revenant dans le cadre de la convention collective, notamment sur le respect des contrats de travail. Mais pour aller plus loin dans la satisfaction de toutes les revendications, il est clair que cela dépendra de l’effort, de l’unité et de l’engagement de l’ensemble des salariés.

L’obligation de donner un « pack » de vêtements de travail à tous les travailleurs, qui fait partie du contrat de travail, n’a pas été remplie pendant longtemps. L’obligation pour le patron consistait à remettre à chaque salarié une casquette, une ceinture, un badge d’identité, deux polos et deux pantalons. Bien que la direction de l’entreprise ne nous ait donné qu’un seul polo et un seul pantalon, elle dit accorder beaucoup d’importance à l’hygiène du personnel. Nous sommes obligés de travailler avec un seul uniforme de travail mais ce n’est qu’un des problèmes les plus visibles pour l’ensemble des travailleurs. Les mensonges de la direction vont jusqu’à la signature de contrats de travail illégaux.

Le problème le plus important est certainement que l’entreprise fait signer des Contrats à Temps Partiel qui sont systématiquement illégaux tout simplement parce que c’est dans l’intérêt exclusif de l’entreprise.

Parmi les irrégularités on peut citer les embauches, le manque de personnel, le non respect de la durée légale du travail et notamment le non-respect de la pause de 12 heures entre deux journées de travail. Les horaires ne sont jamais noté, les travailleurs travaillent donc selon le bon-vouloir de la direction, sans être payés pour les heures supplémentaires. En conséquence, il y a un mal-être généralisé des salariés.

Parmi les mesures plus polémiques, l’Inspection du travail de Barcelone a déclaré anticonstitutionnelle l’obligation édictée par l’entreprise aux salariés de raser leur barbe. Notre syndicat est radicalement opposé à cette mesure dictée par l’entreprise, car elle est utilisée par la direction comme un moyen d’intimidation des travailleurs sur une base disciplinaire.

L’entreprise, qui ne cherche qu’a augmenter à tout prix son bénéfice[ y compris au détriment de l’hygiène et du personnel], n’a aboutit qu’à la fermeture d’un restaurant au mois d’Août par les Services de l’inspection d’Hygiène … Ce qui paradoxalement a du leur faire perdre des milliers et des milliers d’euros.

Face à toutes ces attaques, l’entreprise doit savoir que les travailleurs et les travailleuses de Burger King ne resteront pas les bras croisés.

Nous savons que l’entreprise est très préoccupée par l’intervention de la CNT-AIT dans ce conflit syndical. La direction a fait des recherches pour savoir qui étaient les personnes derrière le sigle CNT-AIT. (Comme la CNT-AIT ne participe pas aux élections ni au Comité d’Entreprise, qu’elle n’a aucun représentant, la direction ne peut pas identifier qui sont les « meneurs » … Pour la bonne raison que le syndicat fonctionnant en assemblée il n’y a pas de « leader » que la Direction pourrait acheter ou intimider …)

C’est pourquoi la CNT-AIT s’est adressée à l’ensemble du personnel de Burger King, pour les encourager à promouvoir une assemblée permanente de travailleuses et travailleurs. Une assemblée où chacune et chacun peuvent participer et s’impliquer dans la lutte, jusqu’à sa conclusion ultime qui sera la fin une fois pour toute de la précarité dans cette entreprise.

Travailleurs organisés, patron emmerdé

La force des travailleurs c’est la solidarité.

Burger King, le roi de la précarité.