TECHNIQUES DE LUTTES

Ce texte (qui est issu d’une brochure) est en fait la compilation de 20 ans d’expérience des militants de la CNT-AIT en terme de luttes en entreprise. Parce que nous sommes convaincus, et ntore pratique le démontre, qu’il y a d’autres alternatives pour la lutte en entreprise que de se présenter aux élections professionnelles. Nous sommes persuadés – et l’expérience le montre – que l’action directe paye, et plus que la médiation et la représentation.

Ce texte cherche à faire découvrir ou populariser les techniques de lutte syndicale car dans toute bataille, il faut partir de quelques idées fortes :

Porter à l’adversaire plus de coups qu’il ne peut vous en porter, voire lui porter des coups qu’il ne peut rendre.

Analyser le rapport de force :

-  Numériquement, combien nous sommes ;
-  L’impact sympathie/rejet de la lutte par les autres salariés, par la population ;
-  Les contraintes financières, c’est à dire les moyens en fric pour continuer la luttes.

Eviter l’épuisement des forces, des luttes dures d’emblée peuvent être une faiblesse : le patronat a, dans sa gestion, programmé ce type d’effets sporadiques : production transférable, reprise de production ailleurs, stocks, jaunes, intérim, réserves financières, etc.

Savoir stopper une lutte, éviter le jusqu’au-boutisme quand on n’est pas en situation favorable. Continuer à occuper minoritairement l’entreprise finit par offrir au patron des mécontents manœuvrables contre les grévistes. Les pertes de salaires sont telles que la reprise d’une lutte deviendra difficile. L’écœurement joue contre la mobilisation.

Prévoir des solutions de replis, de luttes ou de revendications.

Analyser l’histoire, la stratégie, les buts des forces en jeu : Bourgeoisie/salariés (patronat dur ou modéré, salariés plutôt revendicatifs ou pas) Organisation/luttes (si les syndicats sont plutôt mous ou radicaux, si les luttes bénéficient d’expérience autonome, etc.)

LES LUTTES SE DEFINISSENT PAR LES CATEGORIE SALARIALE, LEUR TERRITORIALITE OU ENCORE PAR LEUR CONTENU :

Catégories salariales : Luttes des OS, des ouvriers qualifiés, des postiers ou des infirmières, des IATOSS ou des enseignants etc…, appelées luttes catégorielles. Si la luttes est le fait de toute une entreprise ou établissement et porte sur des revendications pour l’ensemble du personnel, la lutte est inter-catégorielle.

Territorialité : Si la lutte a lieu dans un seul établissement, c’est une lutte au niveau du site. Exemples : luttes au CHU de Caen, à Moulinex, Caen.

Une lutte au niveau du groupe se situe sur plusieurs sites mais au sein d’un même groupe. Exemple : luttes au niveau du groupe Renault.

La lutte peut être celle d’un secteur d’activité (branche). Exemples : secteur santé, chimie ou métallurgie. Une lutte peut avoir lieu sur l’ensemble des secteurs d’activité et des sites.

Contenu : Le contenu revendicatif de la lutte peut être matériel (salaires, retraites, condition et temps de travail, Sécu …), politique (retrait d’une loi, critique d’une politique anti-sociale, conquête de nouveaux droits syndicaux, constitution de contre pouvoirs salariés dans une entreprise …). Il peut aussi évidemment mélanger les 2 aspects : par exemple, simplification et homogénéisation par le haut d’une grille de qualification dans une branche donnée. Cette revendication matérielle permet également de favoriser l’unification des travailleurs de cette même branche et donc d’ouvrir des perspectives de luttes plus importantes.

Les luttes peuvent aussi être menées tout simplement en solidarité avec d’autres luttes.

LES DIFFERENTS TYPES DE LUTTE :

-  La protestation verbale : c’est le type de lutte le plus simple.

-  La pétition : c’est un écrit dénonçant, réclamant, exprimant un désaveu, un désir. La pétition peut quelque fois influencer, faire obtenir de menus avantages le plus souvent illusoires et démagogiques. Certains syndicats ne faisant ou ne voulant rien faire, ils se dédouanent par une pétition à des fins électorales ou pour avoir bonne conscience

-  Le débrayage : c’est la cessation d’activité pendant une courte durée maximum quelques heures. Le débrayage exprime déjà un mécontentement plus grand, la naissance d’une certaine radicalité. Le débrayage est utilisé comme pression pour des négociations sur des effets à court terme ou des revendications mineures. Exemple : manque de chauffage, problèmes de primes, de salissures ou de casse-croûte etc.

-  La grève perlée : débrayage d’une partie du personnel puis reprise tandis qu’une autre partie débraye et ainsi de suite. Avantage : perte de salaire minimum par individu tandis que l’établissement est pratiquement paralysé et que l’employeur paie ses salariés devenus peu productifs voire inactifs. L’employeur tentera de faire travailler les non grévistes, l’encadrement, ou les intérimaires. Si cela ne s’avère pas suffisant, il fermera l’entreprise pour un temps, c’est le lock out qui lui évite de verser des salaires à des gens inactifs.

-  Le coulage : freiner la production en étant le moins productif possible.

-  La grève du zèle : application stricte ou excessive des consignes et des règlements entravant le bon fonctionnement de la production.

-  La grève limitée : les salariés cessent le travail pour une durée limitée.

-  La grève illimitée : cessation du travail par les salariés jusqu’à ce que ceux-ci décident de reprendre le travail. Avantage : exprime une certaine radicalité, une participation à la lutte, bloque tout ou partie de la production. Inconvénient : perte de salaire importante pour les grévistes. L’établissement peut continuer à produire avec des intérimaires, des non grévistes. La production peut être réalisée sur un autre site.

-  Le piquet de grève : mise en place de barrages pour empêcher les non grévistes de pénétrer dans l’établissement pour réaliser l’ouvrage. Les conditions matérielles du piquet sont souvent déplorables : pas d’abris, soumis aux intempéries. Une partie des non grévistes arrivent parfois à pénétrer dans l’établissement ou bloqués à l’intérieur ils continuent d’assurer la production.

-  La grève avec occupation : les grévistes investissent le secteur visé, évacuent les non grévistes, détournent à leur profit la logistique : salles de réunions, réfectoires, dortoirs, photocopieuses, téléphones et véhicules.

-  yLa lutte intra muros : se limite à l’intérieur de l’établissement.

  La lutte extra muros : aller envahir et occuper tel établissement ou une administration favorable à l’employeur : Direction Départementale du Travail et de Emploi, justice, mairie, local de parti politique, siège d’un journal, Chambre de Commerce et d’Industrie, quartier résidentiel des cadres ou de l’employeur, entreprise où a été transférée la production.

LA LUTTE DOIT CHERCHER LA COMPLICITE ET LE SOUTIEN DE LA POPULATION, EXPLIQUER LES REVENDICATIONS ET EVITER DE GENER LE PLUS POSSIBLE LES SALARIES ET/OU LES USAGERS.

  La manifestation de ville : elle fait découvrir le conflit, popularise la lutte, maintient la pression, permet de jauger le rapport de force.

  La manifestation nationale voire internationale obéit aux mêmes règles que celle de ville mais à une plus grande échelle.

  L’intox : produire rumeurs, informations en tout genre pour fragiliser l’adversaire.

  Le discrédit : rendre publiques des critiques sur la qualité des produits ou services de l’établissement.

  Le sabotage : (voir cahier de l’anarcho-syndicalisme n°15 : « Le sabotage » par Emile Pouget) Cette vieille méthode de lutte est toujours pratiquée bien que non médiatisée. Elle doit être manipulée par des individus conscients des risques ou de l’effet catastrophique à terme de certaines destructions pouvant entraîner la fermeture de l’entreprise. Peut être qu’une graduation doit être introduite pour éviter des problèmes néfastes. Le sabotage est une arme très efficace, peu coûteuse pour les grévistes, très nocive pour l’employeur. Il faut toujours conserver à l’esprit que la lutte doit nuire à l’employeur mais pas aux usagers salariés eux-mêmes, ex : les services publics, les transports, EDF, santé, alimentation, etc.

  La ré appropriation : reprise sous le contrôle des salariés de biens produits par l’entreprise c’est-à-dire par eux-mêmes.

  La vente sauvage : vente par les grévistes des stocks de l’entreprise pour constituer un trésor de guerre qui les indemnisera.

  La production sauvage : les grévistes utilisent les machines de l’entreprise pour produire des biens qu’ils vendent directement à la population en en réduisant le prix ce qui satisfera tout le monde et apportera des liquidités aux grévistes.

  Le travail sauvage : utilisant leurs propres outils les grévistes réparent fabriquent ou rendent des services aux particuliers moyennant finances. Exemples les coiffeurs de Rennes qui, sur une place publique coupèrent les cheveux. L’argent payé pour ce service allait à la caisse de grève. En Australie, les chauffeurs de tramway, pendant une grève mirent les trams en circulation gratuitement pour la population.

  Le boycott : sur demande des salariés en lutte dans une entreprise, ne pas utiliser ou acheter telle production ou tel service fournis par cette même entreprise. Exemple : le comité de lutte appelle la population à ne pas consommer telle marque de produit tant que les revendications ne sont pas satisfaites.

  La désobéissance civile : refus d’appliquer, de se soumettre aux lois de l’Etat. Exemple : soutenir et aider des personnes réprimées. Ne pas payer l’impôt, refuser de présenter ses papiers d’identité, de faire l’armée… etc.

  La grève généralisée : situation de grève touchant tout un secteur ou plusieurs secteurs de production ou bien une région, un pays ou un groupe de pays.

  La grève générale : grève intercatégorielle, intersectorielle sur un territoire donné région, pays, international. Action consciente et concertée, ce qui la différencie de la grève généralisée. C’est l’arme voulue, souhaitée, défendue par les anarcho-syndicalistes. C’est l’acte ou toute une masse, qu’elle le sache ou non, s’anarchosyndicalise. En effet, à ce stade, les gens en lutte entendent défier leurs adversaires. Ils ne s’en remettent pas au verdict des urnes, ni au gouvernement qui en est issu, ni aux promesses à venir. Les gens en lutte, s’appuyant sur l’action directe, entendent ici et maintenant faire aboutir leurs revendications. La grève générale marque et exprime l’affrontement de classes clairement. Si elle est massive, le rapport de force est optimum et d’autres choix peuvent apparaître.

  La grève générale insurrectionnelle : les grévistes, pour diverses raisons, deviennent émeutiers, barricadiers. Partout le peuple en armes se soulève ouvrant la perspective d’une possible expropriation des capitalistes.

  La grève générale expropriatrice : les grévistes, maîtres de la rue, s’emparent des moyens de production, d’échange, de communication. Les entreprises, le commerce, les administrations sont placés sous le contrôle des comités de luttes. C’est le prélude à un changement social profond d’où, à notre avis, devrait sortir le communisme libertaire.

QUELQUES CONSEILS

Voici donc présentés un certain nombre de techniques de luttes faisant partie de la culture syndicale. Il appartient à chacun d’en juger l’usage. Mais je pense que chaque technique doit correspondre à l’enjeu. Inutile de déployer de gros moyens pour un petit enjeu. Exemple : pour une petite revendication, le débrayage, la grève perlée, le coulage, le zèle sont suffisants.

Si cela s’avérait insuffisant, graduer le passage à des luttes plus radicales. Toujours maintenir la pression, aller crescendo car partir fort puis revenir en arrière marque une faiblesse que l’adversaire sait analyser et travailler.

Se méfier des faux radicaux, analyser si ceux qui propagent le radicalisme sont sincères, même s’ils ont raison ou tort sur le moment. Ceux qui poussent à un conflit dur non adapté, tentent soit de jouer dur pour coller avec les grévistes afin d’obtenir leur confiance et, par la suite, tuer la lutte, ou bien, sachant que l’échec est assuré, veulent capitaliser en terme d’élection la sympathie obtenue. S’ils sont de mèche avec l’adversaire, ils feront éclater un conflit dur aboutissant à un échec qui pèsera lourd quand une attaque du patron (restructuration, licenciements, etc.) sera à l’ordre du jour car les pertes de salaire subies ne permettront pas aux travailleurs de redémarrer un conflit.

Analyser les rapports de force. Exemple : la proximité d’élections syndicales ou politiques qui poussent les pouvoirs publics à éviter des conflits,

Analyser le niveau de mécontentement de l’opinion publique ou encore la situation financière et économique des établissements où les grévistes veulent agir.

Examiner l’état des stocks, s’ils sont importants, l’employeur pourra continuer à vendre ses produits et, parallèlement, baisser sa masse salariale (salaires versés) pour des raisons de grève. En revanche, des stocks faibles ou périssables le gênent beaucoup. Attention à l’annualisation du temps de travail (flexibilité) qui l’avantage suivant la loi d’annualisation, l’employeur peut faire faire plus d’heures de travail que la durée légale hebdomadaire et, de fait, reproduire plus rapidement ses stocks et honorer les commandes en retard suite au conflit (voir le cahier de l’anarcho-syndicalisme n°5 : « Réflexion sur le chômage »).

Examiner l’état des commandes, l’importance des réserves financières, les possibilités de transfert de production sur un autre site. On peut préparer le terrain d’une lutte en utilisant, combinés ou pas, la grève perlée, le zèle, le coulage, le sabotage, l’absentéisme pour réduire la production.

Eviter la répression en faisant en sorte que les grévistes ne soient pas identifiés, que l’adversaire ignore le plus possible qui est qui et qui fait quoi. Occulter si possible le nombre de personnes en conflit, les dates et lieux de leurs réunions. Décider au tout dernier moment des actions pour éviter les divulgations.

Opter pour un comité de lutte plus large que les seules sections syndicales. Le comité de grève, lieu unitaire, doit être géré par l’assemblée générale des grévistes.

Multiplier les commissions : médias, bouffe, propagande, finance, production sauvage, travail sauvage. Cela oblige l’adversaire à multiplier l’intervention de jaunes contre les grévistes.

Appliquer la démocratie directe des assemblées générales souveraines pour éviter qu’un petit groupe s’empare de la lutte à des fins autres que celles décidées par l’A.G.

Inutile d’envoyer des personnes discuter avec le patron, le directeur, le conseil d’administration. Inutile d’envoyer les délégués du personnel et autres personnes soi-disant spécialistes de la négociation. Elles ne servent à rien sinon à vous faire croire à leur utilité ou vous obliger à la délégation de pouvoir et vous persuader de la nécessité des syndicats réformistes. La bourgeoisie sait utiliser et utilise des outils pour analyser un malaise. Ex : que la production ralentisse ou que la mauvaise qualité de l’ouvrage, l’absentéisme ou le sabotage augmentent, elle conclura très vite que les salariés sont mécontents même si elle le nie ou le cache. Qu’une grève éclate ne nécessite en rien que les soi-disant représentants élus des salariés se précipitent devant la direction pour le lui dire, elle le sait, elle sait même ce qu’elle proposera aux grévistes. Le délégué du personnel ne sert à rien.

Envoyez à la presse, à la population ou à l’employeur par courrier signé du comité de lutte vos revendications.

Si l’employeur veut négocier ou proposer ou satisfaire les revendications, qu’il fasse connaître ses propositions par la presse, par voie d’affichage ou prise de parole devant les salariés. Le comité répondra par écrit. Inutile d’envoyer des délégués négocier, ils risquent fort de se contenter de miettes ou de défendre leurs idées plutôt que les vôtres surtout s’il s’agit d’élus des syndicats réformistes.

Obligez l’adversaire à signer un accord de non répression suite au conflit. Le contraindre au paiement des jours de grève. Il faut tenter de minimiser les incidences financières du conflit pour les salariés, de cette façon, si le patron tente de contre-attaquer, les salariés, non affaiblis, pourront déclencher un nouveau conflit.

Dans cette logique, faites des collectes, des concerts, des fêtes de soutien financier. Agissez sur les mairies, les aides sociales, les caisses de secours (Sécu, ASSEDIC, Comités d’Entreprise, etc.) pour trouver du fric.

LEGALISME – ILLEGALISME

Il faut user le plus possible de la légalité et éviter ainsi des problèmes de répression éventuelle. Mais nous devons constater que la légalité s’accommode mal de nos intérêts. Très vite, pour satisfaire leurs objectifs, les travailleurs doivent agir illégalement : piquets de grève, occupations, production sauvage. Mais nous devons en analyser froidement les avantages et les répercussions. Vous découvrirez très vite que la loi légitimée par l’Etat n’est pas neutre et sert l’intérêt de la bourgeoisie.

Partant de l’idée de Bakounine « Le droit n’est que le fait illustré par la force », deviendra légal ce que nous imposerons.

VIOLENCE – NON VIOLENCE

A l’occasion ce n’est pas forcément l’une ou l’autre, ça peut être les deux un conflit plutôt pacifique avec des poussées violentes et vice versa.

Tantôt un conflit non violent et déterminé peut être efficace, tantôt ce sera le contraire. Une bonne manifestation massive et sage peut être efficace mais une manifestation violente peut l’être tout autant. C’est une question de contexte et de choix des gens en lutte.

Toutefois, se méfier de la violence et de qui la provoque (si ce sont les grévistes ou les adversaires).

Les anarcho-syndicalistes sont partisans d’un monde sans violence, sans armes tel est leur but.

Hélas, nous constatons que la résistance agressive active des salariés est légitime face à la violence de la bourgeoisie : exploitations, licenciements, guerres, prisons, pollutions.. .etc.

S’ORGANISER

Nous devons aussi penser le mode d’organisation adéquat pour lutter. Le syndicalisme actuel de gauche défend-t-il réellement les intérêts des travailleurs ou quels autres intérêts ? Est-il adapté à la lutte, la défend-t-il, n’introduit-il pas des modes de concertation, de médiation favorables à la bourgeoisie ? Pacifie-t-il ? Faut-il radicaliser ? Les protections juridiques des élus sont-elles efficaces ? Les élus syndicaux sont-ils bien protégés ?

Apparemment, vu les milliers d’entre eux qui ont été licenciés, non. De fait, élu ou pas, protégé ou pas, participer à des actions illégales vous expose aux licenciements. Donc les protections dans ce cadre ne servent à rien.

Pire, essayer de se protéger par les moyens légaux conduit les adeptes de ces pratiques à respecter la loi favorable aux patrons, à ne pas participer aux luttes sortant du cadre légal donc à défendre la légalité bourgeoise et à être contre-révolutionnaire.

Jouer le double langage, légaliste en façade et illégaliste dans les faits, n’est souvent pas tenable car les élus syndicaux ou politiques, consciemment ou inconsciemment, sont obligés de défendre le cadre légal donc de le renforcer et de taire leurs critiques pour obtenir les protections légales dues à leur mandat. Surtout que, par la suite, le cadre légal offrant des avantages à l’individu, il devient difficile de le rejeter (voir cahier de l’anarcho-syndicalisme n°10, « A propos des institutions représentatives du personnel »).

Et puis, n’ayez crainte, si la lutte menace la bourgeoisie, celle-ci saura faire fi des lois et renverra les élus de toute sorte méditer sur le droit.

Un militant anarcho-syndicaliste

(publication initiale sur internet : mardi 28 mars 2006)

Version en arabe / العربية : http://cnt-ait.info/2019/10/05/technique-ar

Version en portugais / portuguêse : http://cnt-ait.info/2019/06/05/tecnicas-de-luta

Version en anglais / in english : http://cnt-ait.info/2019/12/21/methods-of-struggle-anarchosyndicalist-tactics/

De n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, la rage est un cri qui vient de l’intérieur …

Le 6 janvier dernier, Cédric Chouviat est mort à Paris dans les mêmes circonstances que Georges Floyd à Minneapolis. Lui aussi a croisé une patrouille de police qui l’arrête pour un motif futile. Lui aussi se retrouve étranglé.  Lui aussi est mort sur le bitume, après avoir crié ces derniers mots : « je ne peux plus respirer ! »

Il n’y a pas de « hasard » : les policiers, où qu’ils soient, répètent des gestes techniques qui leur sont enseignés et les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Mais il ne s’agit pas de former la police pour qu’elle devienne « citoyenne », « respectueuse » ou qu’elle utilise des techniques plus « douces ». Le problème avec la police n’est pas technique, il est structurel. La police, comme force de répression de l’Etat, est le problème.

Ces morts ne sont pas « accidentelles », elles sont les conséquences d’un système autoritaire basé sur la discrimination sociale, souvent aggravé de racisme.

De n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, la rage est un cri qui vient de l’intérieur …

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http://blog.cnt-ait.info/post/2020/01/09/CIRCULE-OU-CREVE

LE NOUVEAU MONDE C’EST « CIRCULE OU CREVE » …

Cédric Chouviat était de ceux qui se lèvent tôt pour gagner leur vie dans un monde étouffé de normes inapplicables et où l’exploitation des travailleurs se développe derrière un discours qui nous vante sans cesse l’uberisation du travail.

Il était livreur dans une de ces capitales où la bourgeoisie règne en maitre, où les petites mains du capitalisme ne doivent faire que passer, où un « auto-entrepreneur » ne trouve plus de place pour garer son fourgon.

Le quai Branly et l’avenue de Suffren appartiennent à ces beaux lieux de Paris interdits aux gilets jaunes, à ces avenues qui transpirent le fric et où les travailleurs ne sont que tolérés, des endroits dans lesquels la police est là pour faire appliquer une ségrégation sociale au quotidien.

Ce 3 janvier à l’angle de ces deux artères Cédric Chouviat comme il en avait le droit a voulu filmer les policiers qui contrôlaient son activité de livreur.

Cela leur a déplu, ils ont infligé une clé d’étranglement et un placage ventral meurtrier qui lui ont fracturé le larynx.

Cédric Chouviat est mort victime de toute cette bestialité sociale, il était le père tranquille de cinq enfants et avait quarante et un ans.

L’Assemblée de la CNT-AIT de Toulouse, le 8 janvier 2020

II. La mise en place d’une santé publique anarchiste

LA SANTE PAR LA REVOLUTION, LA REVOLUTION PAR LA SANTE

LES ANARCHOSYNDICALISTES ET LA SANTE PENDANT LA REVOLUTION ESPAGNOLE (1936-1938)

Nous continuons notre série sur l’oeuvre de Santé publique des anarchosyndicalistes pendant la Révolution espagnole .

Le premier volume ( LIEN ) était consacré aux mesures prises en urgence face à un évènement sanitaire et politique, imprévu et brutal, en l’occurrence une Révolution. Nous avons vu comment les anarchosyndicalistes ont dû faire face, dans l’urgence, pour prendre en main le système de santé publique, alors qu’ils manquaient de personnel qualifié et de matériels, et qu’ils devaient en plus affronter une guerre civile. Le fait que les anarchosyndicalistes se soint préparés, idéologiquement et pratiquement, pendant des dizaines d’années, à cette éventualité, y compris dans le domaine sanitaire, leur a permis de faire preuve des qualités requises pour le gestion des crises sanitaires : anticipation, préparation (preparadness), réactivité. Ainsi il n’y eu pas dans le camp républicain d’effondrement du système sanitaire, il n’y eu pas d’épidémie par exemple, au grand étonnement des délégations de la Croix Rouge et du Comité d’Hygiène de la Société des Nations venus inspecter sur place.

Dans ce second volume, nous abordons la question de quelle politique de santé publique de long terme a été mise en place par les anarchosyndicalistes une fois le temps  de l’urgence absolue réglée. Car c’est un fait significatif que – même si la situation sanitaire a toujours été sous une tension très critique du fait de la guerre civile – les anarchosyndicalistes ont malgré tout essayé d’ébaucher ce que ce serait une Santé publique « d’après crise » :  universelle, au service de la population,  mettant l’accent sur la prévention,  socialisée et décentralisée.

Des réformes structurelles ambitieuses et visionnaires – qui ne furent mises en place parfois que plusieurs dizaines d’années après dans nos « démocraties libérales » – furent initiées : laïcisation des services de santé et d’assistance, socialisation, médecine préventive, légalisation de l’avortement, réforme de la psychiatrie, approche intégrée de la santé (concept « One health ») … Cette vision culmina avec le Congrès National de la Santé de 1937 qui equissa une proposition de concept de Santé publique d’un point de vue anarchiste, qui reste d’une actualité brûlante. La santé y est en effet décrite comme un état total de bien être, physique, mental et social, définition que l’OMS reprendra à son compté mais sans vraiment mettre l’accent sur le domaine social …

Ce second volume contient des traductions d’articles d’époque ou d’articles universitaires, dont certains pour la première fois en Français comme le décret sur l’avortement de 1936 en Catalogne, l’analyse retrospective de Federica Montseny sur son action dans le domaine de la santé ou encore l’oeuvre de  de Félix Martí Ibáñez, qui écrivit une psychanalyse de la Révolution Espagnole en plein coeur de l’action en 1937, et qui peut toujours nous servir comme support de réflexion et de débat sur les objectifs et l’organisation d’un mouvement révolutionnaire.

Vos commentaires et remarques sont toujours les bienvenus,

Bonne lecture !

La brochure fait 104 pages, au forma A5. Elle peut être téléchargée ici :

On peut aussi la commander au format papier en envoyant un mail à contact@cnt-ait.info, prix 8 Euros, frais de port compris.

INTRODUCTION : la Santé par la Révolution, la Révolution par la Santé

– L’anarchisme espagnol dans le débat sur la santé en Espagne: santé, maladie et médecine (1930-1939)

1.Introduction: le débat autour de la santé, de la salubrité et de l’hygiène
2. La CNT et le concept de médecine sociale
3. Le discours anarchiste sur les «maladies sociales»
4. Le problème de santé pendant la guerre civile : la CNT et le contrôle de la santé catalane
5. Conclusions

– Vers une définition de la Santé Anarchiste : le Congrès National de la Santé de mars 1937

Finalité : la santé d’un point de vue anarchiste
Principe : Le système de santé d’un point de vue anarchiste
Tactiques : mise en œuvre des principes pour atteindre la finalité

– La santé dans la Révolution sociale et libertaire de 1936

La culture sanitaire dans le mouvement libertaire
La Révolution en Catalogne et son impact sur le système de santé
La Révolution à Valence et son impact sur le système de santé
La Révolution en Aragon et son impact sur le système de santé

– La Santé et l’Assistance Sociale pendant la Guerre Civile par Federica MONTSENY (1986)

Organisation du Ministère
Santé
Le Comité d’Hygiène de la Société des Nations
Assistance Sociale
Invitation du Comité d’Hygiène de la Société des Nations
Création de l’Office Central d’Evacuation et d’Assistance aux Réfugiés
Le problème de l’avortement
La lutte contre la prostitution
Considérations finales

– Histoire de l’avortement en Espagne: le décret de la Generalitat de Catalogne, DECEMBRE 1936.

De l’infanticide à l’avortement
L’Espagne des années 1930
Félix Martí Ibáñez
Le Décret sur l’interruption artificielle de grossesse
L’idéologie du décret sur l’interruption artificielle de la grossesse
L’application du décret d’interruption artificielle de la grossesse
Influence du décret sur l’interruption artificielle de la grossesse en Espagne
En synthèse

– Y a-t-il eu des avortements légaux en Espagne pendant la Révolution ? Les entraves des médecins à la mise en place du Décret de 1936

– Décret de la réforme de l’avortement approuvé en 1936 par la Generalitat de Catalogne.

– Psychologie et Anarchisme dans la Guerre Civile espagnole : l’œuvre de Félix Martí Ibáñez

Données biographiques
Martí-Ibáñez et la psychologie avant la guerre civile
La réforme de la psychiatrie pendant la guerre civile
Psychanalyse de la guerre civile
Le travail psychologique d’un exilé

Annexes

#CORONAVIRUS [FICHE Numéro 7] Masques gratuits ! A bas les profiteurs ! Fatigués mais pas abattus

Voici la Fiche n°7 des travailleurs de la santé de la CNT-AIT. n’hésitez pas à la partager que ce soit par voie électronique ou par voie papier ! Seule la lutte paye !

téléchargeable en PDF :

Masques gratuits pour toutes et tous ! À bas les profiteurs et leurs complices !

– Fatigués mais pas abattus !

– bulletin international

Masques gratuits pour toutes et tous !

À bas les profiteurs et leurs complices !


Ce même Etat, qui a été infoutu AVANT la crise de constituer un stock stratégique de masque, qui a été incapable PENDANT la crise de faire face laissant les personnels soignants improviser – souvent avec l’aide de réseaux de solidarité de base – des solutions de masques cousus « maison », vient MAINTENANT de donner le feu vert aux enseignes commerciales pour nous VENDRE ces mêmes masques, et vient de définir leur prix : 0,95 €.

Or Comme on peut le voir sur les catalogues professionnels publiés il y a un mois, les masques chirurgicaux c’était moins de 10 euros la boite de 50 masques, soit 20 centimes l’unité… (du côté des hôpitaux de l’APHP, les prix d’achats étaient de 3 cts pour un FFP1 et 15 cts pour un FFP2). Les marges étaient déjà à ce moment très confortable.

Mais cela c’était avant la spéculation… Le ministre de l’Économie, par la voix de sa secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher (le Ministre a même pas le courage de l’annoncer lui-même qu’il envoie ses second couteaux …), a annoncé que le prix des masques chirurgicaux qui seront vendus par les hypermarchés dans le cadre du déconfinement sera « plafonné » à 95 centimes d’euro l’unité. Drôle de plafonnement, près de 500 % d’augmentation possible !

Laisserons-nous le sacrifice de tant de travailleurs servir aux profits de la grande distribution qui s’est emparée de ce produit vital pour la santé publique ? NON !

Masques gratuits pour toutes et tous !


À bas les profiteurs et leurs complices !


Travailleurs de la santé de la CNT-AIT


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Fatigué mais pas abattu


… Compte tenu de la situation ds nos hôpitaux et de notre état de fatigue,, nous les soignants, où plus de 3000 agents malades du Covid à l’ AP HP sur Paris,, dont certains hospitalisés en réanimation comme les malades,, et de la venue annonciatrice de la seconde vague devant arriver très prochainement … Beaucoup de médecins ne s ‘ attendent pas à une soit-disante « légère baisse » avant septembre’. EN FAIT ILS N ‘EN SAVENT RIEN … Les hôpitaux sont encore pleins contrairement à ce que l’on vous raconte danss les médias…  mais il faut vous rassurer pour retoruner au boulot et refaire tourner l’économie …

Des affiches sont d’ ores et déjà collées sur les sièges des consultations avant le déconfinerment total du 11 mai, ça va être joli dans nos hôpitaux.. Déjà la direction. Nous fournit des boîtes de masques complètement nuls qu’il faut à chaque fois réajuster sur notre visage ! C’est à croire qu’ils les ont eu au rabais leurs masques pourris, dont leur date de péremption a dépassé depuis longtemps. .. Sachez-le ils n’en n’ont rien à foutre de vous et de nous, nous sommes que de la chair à Patron.. Les médecins ne sont pas entendus dans leurs réflexions… Les malades continuent toujours à dégringoler dans les longs séjours de l’AP HP. Nos heures sont flexibilisées dans nos services, services toujours éclatés… mais on ne se laisse pas abattre : on continue de se faire entendre dans le service, de dire ce qu’on pense, bref de lutter ! La lutte c’est la vie.

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Bulletin International

Nous venons de publier un Bulletin d’information international, compilation de textes écrits par des Travailleurs de la santé qui présentent comme dans différents pays ils font face à la crise Covid 19, dans une perspective anarchosyndicaliste. On peut le télécharger en ligne

http://blog.cnt-ait.info/post/2020/05/01/BULLETIN-AIT ou le demander par mail à contact@cnt-ait.info


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LA SANTE PAR LA REVOLUTION, LA REVOLUTION PAR LA SANTE

LES ANARCHOSYNDICALISTES ET LA SANTE PENDANT LA REVOLUTION ESPAGNOLE (1936-1938)

Premier Volume : Un exemple de réponse anarchosyndicaliste à une crise sanitaire et politique soudaine et  inédite


Les questions de santé ont joué un très grand rôle dans la structuration de la pensée anarchiste en Espagne, depuis son apparition à la fin du XIXème siècle, et les professionnels de santé, médecins, infirmières, aides-soignants, pharmaciens … ont joué un rôle très actif tant du point de vue idéologique, théorique que pratique et organisationnel.

Ce phénomène n’est pas exclusif à l’Espagne. Dans tous les pays où les idées libertaires ont pris racine, il est courant de trouver des professionnels de la santé parmi ses militants . C’est même logique : les médecins et autres agents de santé ont été les témoins directs des effets de la révolution industrielle sur les conditions de vie et de travail du prolétariat. Il est fréquent que dans leurs publications ils proposent des mesures en solution à ces problèmes de santé, véritables épidémies sociales. Certains considèrent même que la seule thérapie possible est la transformation radicale de la société.

Mais en Espagne, la participation des « sanitarios » dans le mouvement libertaire à connue des proportions véritablement structurantes. Le livre « la finalité de la CNT-AIT, le Communisme Libertaire », véritable boussole de référence du mouvement anarchosyndicaliste espagnol, n’a-t-il pas été écrit par le médecin Isaac Puente, dont Federica Montseny – future ministre anarchiste de la santé – a pu dire : « indiscutablement, le docteur Isaac Puente fut le principal inspirateur des réalisations collectives de la Révolution espagnole ».

La spécificité du mouvement anarchiste espagnol,  particulièrement dans le secteur de la santé, est qu’il a tenté de mettre en application, sur une grande échelle géographique, les principes anarchistes et de les confronter à  la réalité, même si ce fut dans les conditions effroyables d’une guerre civile, qui rendait les problèmes de santé encore plus aigus (blessés de guerre, réfugiés, pénuries de personnels et de matériel, risque d’épidémies, …).

Témoin de cette intense participation des professionnels de santé dans le mouvement anarchiste espagnol, la presse libertaire espagnole, dont le nombre de titres continue de surprendre les historiens et les militants actuels, a recueilli un grand nombre d’articles, d’informations, de courriers des lecteurs et de conférences données par des professionnels de la santé dans les centres libertaires et les athénées (centre sociaux libertaires). Cela ne signifie pas que tous les auteurs de ces articles, pas même la majorité sûrement, partageaient l’intégralité des idées anti-autoritaires des journaux dans lesquels ils s‘exprimaient, mais ils savaient que c’était là le moyen le plus direct de rapprocher leurs idées de la partie la plus active du prolétariat. Il y eu des influences réciproques entre le mouvement anarchosyndicaliste et les mouvements populaires de santé d’autres obédiences – socialiste notamment – tant et si bien que lors de la Révolution de 1936, la vision globale de l’organisation de la santé révolutionnaire était globalement partagée, dans le sens anarchiste d’un système de santé socialisé (pas forcément étatisé), universel, laïque et gratuit, avec un système de santé intégré, laissant une plus grande part à la prévention.

Cette série de brochures en 4 parties  essaye de mettre en lumière ce qui a animé ces centaines et ces milliers de militants, sur plus d’un siècle : l’aide mutuelle et la solidarité, l’humanisme avant tout. Ils étaient persuadés que la meilleure des thérapies face à une société malade, reste encore la Révolution, sociale et libertaire.

L’objectif de ce travail de compilation de textes, écrits par des militants dans le feu de l’action ou par des universitaires plusieurs décennies après que la passion révolutionnaire soit retombée, n’est pas de se complaire dans la nostalgie d’une Utopie perdue qui ne reviendrait jamais.
Alors que l’Humanité est secouée par une crise sanitaire, qui se transforme en crise politique et économique majeure dont on dit qu’elle annonce un changement d’organisation du Monde ; il nous semble essentiel de revenir sur cette période de la Révolution espagnole dont on sait qu’elle a été l’annonciatrice des bouleversements mondiaux ultérieurs.

Il est de bon ton, chez les commentateurs académiques, universitaires, journalistiques ou politiques, de dire que l’Anarchie est une situation de désordre absolu, et que les Anarchistes sont au mieux de doux rêveurs, au pire de dangereux casseurs. La crise que nous vivons en ce moment avec le Covid 19 nous démontre au contraire que le désordre absolu que nous vivons actuellement n’est pas l’Anarchie mais le chaos, et qu’il  n’est pas le fruit d’une politique anarchiste, mais bien le résultat combiné de l’action du Capitalisme et de l’État.

L’expérience de la CNT-AIT en Espagne nous montre que – confronté à une situation aussi soudaine que celle du Covid-19, les anarchosyndicalistes ont néanmoins réussi à refaire tourner quasi immédiatement le système de santé, et ce alors que la plupart des cadres de santé avait fui et qu’ils manquaient d’absolument tout. La différence vient du fait que si la crise (le Révolution) n’avait pas été prévue par les anarchistes (le facteur déclenchant est venu d’un coup d’état fasciste qui n’avait pas été annoncé), au moins l’avaient ils prédite – et même appelée de leurs vœux – et donc ils s’étaient patiemment organisés, et ce pendant plus de 70 ans, pour être prêt, le jour venu, à faire face.

C’est cela qui manque au Capitalisme et à l’état pour faire face aux épidémies : le sens de l’Histoire. Or on sait qu’en cas d’épidémie, les facteurs clés pour empêcher sa propagation sont la préparation, la détection précoce et la réaction rapide. Et que ce n’est pas en temps de « guerre » que ces aptitudes se préparent.

Les militants anarchosyndicalistes espagnols ont fait la preuve de leur capacité d’anticipation et de préparation et si la révolution espagnole a débouché sur une crise politique majeure puisque Guerre Civile, au moins faut il leur reconnaître qu’elle n’a pas débouché sur une crise sanitaire puisque – du moment que les anarchistes étaient responsables de la santé de la population en zone républicaine, aucune épidémie n’a été à déplorer, et ce au grand étonnement même des meilleurs spécialistes mondiaux qui étaient venus inspecter la situation s’attendant à trouver une situation sanitaire explosive.

Si l’on compare ce que les ouvriers, les paysans espagnols, et quelques médecins et infirmières qui étaient restés ont pu accomplir en si peu de temps en 1936 en temps de guerre, avec les prouesses de 2019 du système de santé des armées françaises, qui coûte des millions d’euros et qui dispose de profusion de matériel et de personnel mais qui n’a pas été foutu de monter une tente barnum avec 30 lits de réanimation en moins de 3 semaines pendant l’épidémie Covid, on ne peut s’empêcher de penser que oui, décidément, l’Anarchie est la plus haute expression de l’Ordre, et qu’il serait souhaitable pour notre santé et le bien-être de l’humanité et de la planète, que l’on prenne exemple sur les révolutionnaires espagnols de 1936 …

La définition anarchiste de la santé est « État total de bien-être, physique, mental et social » ». Pour rétablir l’Harmonie, entre les humains comme avec la Planète, condition sine qua none pour vivre en plénitude de notre santé, nous devons en finir avec le Capitalisme et l’Etat. Il y a urgence.

Des travailleurs de la santé de la CNT-AIT

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CONTENU DE LA BROCHURE :

– INTRODUCTION : la Santé par la Révolution, la Révolution par la Santé    1

– Quelques précurseurs :  critiques anarchistes de la médecine    5

– Bref Panorama historique de la santé anarchiste en Espagne    7

a) Les débuts de la première internationale en Espagne (1870-1900) : les bases rationnelles et scientifiques de l’anarchisme espagnol    7
b) Les apports du néo-malthusianisme et du naturisme (1900-1920)    8
c) Durant la dictature de Primo de Rivera (1923 – 1931) : maturation des apports idéologiques    9
d) La seconde République (1931-1936) : affirmation du  communisme libertaire comme finalité de l’anarchosyndicalisme et remède aux maladies sociales    9
e) La Révolution Sociale (1936-1937) : mise en pratique de 70 ans de préparation conceptuelle et idéologique.    10
f) L’Ordre contre l’Utopie sanitaire et sociale : les communistes puis l’exil, la résistance intérieure, la clandestinité (1938-1975)    10

– Sur le rôle des techniciens en période révolutionnaire    13

– Anarchosyndicalisme et santé à l’arrière et au front : le cas de Valence et de la Colonne de fer  dans la guerre civile espagnole ((1936-1937)    15 – « Santé, performance et activité  » ! L’Organisation Sanitaire Ouvrière, la CNT-AIT et la collectivisation des services médico-sanitaire au déclenchement de la révolution à Barcelone    49

– L’hôpital de campagne de la CNT-AIT de Villajoyosa (Alicante)    54

– « À l’hôpital …»    55

– Les affiches de la CNT-AIT en soutien aux hôpitaux de campagne, témoins de la Révolution et de la guerre d’Espagne    57

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La brochure peut être commandée au format Papier, 8 Euros frais de port compris, chèques à l’ordre de CNT-AIT à adresser à CNT AIT 7 rue St Rémésy 31000 Toulouse

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Autres Volumes de la série :

I.    Un exemple de réponse anarchosyndicaliste à une crise sanitaire et politique soudaine et  inédite

II.    La mise en place d’une santé publique anarchiste :
–    La Santé et l’Assistance Sociale pendant la Guerre Civile par Federica MONTSENY ;
–    Psychologie et Anarchisme dans la Guerre Civile espagnole : l’œuvre de Félix Martí Ibáñez
–    Histoire du décret sur l’avortement de 1936

III.    Du serment d’Hippocrate à la Révolution sociale : des femmes et des hommes engagées pour la Santé et la Révolution (deux tomes) [En préparation]

IV.    L’hygiène et l’éducation à la santé : pour une pratique populaire de santé publique ; innovation médicale pendant la révolution et la Guerre d’Espagne ; L’Internationalisme sanitaire [En préparation]

Boletín de información – Especial Covid19 SRAS2 – Trabajadores de la salud y la atención

La pandemia de coronavirus afecta a todos los países y tendrá un impacto, directo o indirecto, en la vida de miles de millones de personas. Es importante, a pesar de las crisis por las que atravesamos, mantener nuestra mente crítica, tratar de comprender cómo llegamos a esta situación, cómo hacer frente y cómo imaginar soluciones para después de la crisis.

La AIT es la Asociación Internacional de Trabajadores. Reúne a trabajadores de todo el mundo, reunidos en secciones nacionales, que se reconocen a sí mismos en los principios, tácticas y finalidades del anarcosindicalismo. Queremos contribuir a este necesario trabajo de reflexión crítica colectiva sobre la situación.

En este boletín, hemos reunido textos producidos por secciones de la AIT, o grupos cercanos a nosotros, que están activos en el sector de la salud y la atención. De estos artículos se desprende que, en general, la situación es la misma en todas paises : falta de recursos, falta de capacitación, personal sacrificado por la falta de preparación de los servicios de salud que han sido destruidos durante varios años en nombre de la eficiencia gerencial y la rentabilidad financiera. Hoy vemos la efectividad de estas reestructuraciones : un caos total … Esta desorganización e incluso este caos no son fruto del azar, no se deben a los anarquistas, son el resultado de la acción combinada del Estado y el Capitalismo. Para salvar a la humanidad, no tenemos más remedio que organizarnos colectivamente para poner fin al lors responsables que son el Estado y al Capitalismo.

Si desea continuar recibiendo este boletín, comuníquese con su sección de AIT en su país (la lista de contactos se encuentra en http://iwa-ait.org, para España : exteriores@cntait.org ) o contacta con el secretaríado de la AIT :  secretariado@iwa-ait.org

« La anarquía es la máxima expresión del orden » (E RECLUS)
¡Terminemos con el Caos de Estado y Capitalismo!

ÍNDICE :

– Organización de Trabajadores Asistenciales en una Pandemia (Sol Fed, UK, 2020-04-10)    2

– Posición de la Confederación Autónoma de Trabajadores de Bulgaria en relación con la pandemia mundial y la introducción del estado de emergencia en Bulgaria (ARC, Bulgaria, 2020-03-13)    3

– Triaje de guerra, confinamiento y el papel de la clase trabajadora (CNT-AIT, España, 2020-04-03)    4

– Trabajadorxs de Residencias: ¿Carne de cañón para el coronavirus?(SolFed, UK, 2020-04-08)    5

– Incluso (y especialmente) durante una crisis, ¡la acción directa obtiene resultados ! (CNT-AIT, Francia, 2020-04-07)    6

– Contra la insensatez, la experiencia. Análisis situación actual. Sanidad CNT Madrid (CNT-AIT, España, 2020-03-28)    7

– ¡Las elecciones profesionales no protegen a los sindicalistas, son un señuelo y una trampa! ¡No a la represión contra los trabajadores del sector salud! (CNT-AIT, Francia, España, 2020-04-07)    9

– !¡Trabajadores de Sanidad no son soldados! (CNT-AIT, Francia, 2020-04-05)    10

– Apoyo mutuo en acción: AIT presenta ejemplos de solidaridad concreta (BASF-AIT Bangladesh, ZSP-AIT Polonia, marzo de 2020)    11

– Este Sistema Nos Está Enfermando (Secretariado de la AIT, 2020-03-16)    11

– #CORONAVIRUS: MIENTRAS QUE LOS POLÍTICOS PARLOTEAN ¡LOS TRABAJADORES ESTÁN SUFRIENDO!(CNT-AIT, France, 2020-03-08)    14

En Frances : http://cnt-ait.info/2020/05/01/bulletin-ait/

En Ingles : http://cnt-ait.info/2020/05/01/information-bulletin/

Boletim informativo – Special Covid19 SRAS2 – Trabalhadores da saúde e cuidados

A pandemia de coronavírus afeta todos os países e terá um impacto – direto ou indireto – na vida de bilhões de pessoas. É importante, apesar das crises pelas quais estamos passando, manter a mente crítica, tentar entender como entramos nessa situação, como lidar e como imaginar soluções para depois da crise.

A AIT é a Associação Internacional dos Trabalhadores. Reúne trabalhadores em todo o mundo, reunidos em seções nacionais, que se reconhecem nos princípios, táticas e propósitos do anarco-sindicalismo. Queremos contribuir para esse trabalho necessário de reflexão crítica coletiva sobre a situação.

Neste boletim, reunimos textos produzidos por seções da IWA, ou grupos com os quais nos sentimos próximos, que atuam no setor de saúde e assistência. Resulta desses artigos que, em geral, a situação é a mesma em todos os lugares: falta de recursos, falta de treinamento, funcionários sacrificados por um despreparo dos serviços de saúde que foram destruídos por vários anos em nome da eficiência gerencial e da lucratividade financeira. Hoje vemos a eficácia dessas reestruturações … total destruição … Essa desorganização e até esse caos não são fruto do acaso, não são devidos a anarquistas, são o resultado da ação combinada do Estado e do Capitalismo. Para salvar a humanidade, não temos escolha a não ser organizar coletivamente para acabar com o estado e o capitalismo.

Se você deseja continuar recebendo este boletim, entre em contato com a seção AIT em seu país (para o brasil : cobforgs@gmail.com ) ou com o secretariado da AIT: secretariado@iwa-ait.org


baixar em inglês : http://blog.cnt-ait.info/post/2020/05/01/IWA-health

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sumário

– A organização dos profissionais de saúde durante uma pandemia (SolFed, Grã-Bretanha, 10/04 2020) 2

– Triagem de guerra, contenção e o papel da classe trabalhadora (CNT-AIT, Espanha, 2020-04-03) 3

– Trabalhadores da saúde: forragem de canhão do Coronavirus? (SolFed, Grã-Bretanha, 08/04 2020) 5

– Caos nos hospitais, contra a ausência de sentido … Vamos compartilhar experiências. Declaração da Seção de Saúde da CNT-AIT de Madrid (CNT-AIT, Espanha, 28/03 2020) 7

– As eleições profissionais não protegem os sindicalistas, são um engodo e uma armadilha! Não à repressão contra trabalhadores do setor da saúde! (CNT-AIT, França, Espanha, 07/04 2020) 10

– MESMO (ESPECIALMENTE) EM CASO DE CRISE, A AÇÃO DIRETA PAGA! (CNT-AIT, França, 07/04 2020) 11

– OS CUIDADORES NÃO SÃO SOLDADOS! (CNT-AIT, França, 05/04 2020) 11

– Autoajuda em ação: exemplos de ações concretas por seções da AIT (BASF-IWA Bangladesh, ZSP-IWA Polônia, março de 2020) 12

– Este sistema nos deixa doentes (Secretaria da AIT, 16/03 2020) 13

– Posição da Confederação dos Trabalhadores Autônomo da Bulgária sobre a pandemia global e a introdução do estado de emergência (ARC, Bulgária, 2020-03-13) 15

– #CORONAVIRUS: QUANDO OS POLÍTICOS FALAM, OS TRABALHADORES SOFREM ! (CNT-AIT, França, 08/03 2020) 15

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In  French : http://blog.cnt-ait.info/post/2020/05/01/BULLETIN-AIT

In English : http://blog.cnt-ait.info/post/2020/05/01/IWA-health En Español :http://blog.cnt-ait.info/post/2020/05/08/Boletin

Bollettino informativo – Speciale Covid19 SARS2 – Sanita

La pandemia di Coronavirus colpisce tutti i paesi e avrà un impatto – diretto o indiretto – sulla vita di miliardi di persone. È importante nonostante le crisi che stiamo attraversando per mantenere la nostra mente critica, per cercare di capire come siamo entrati in questa situazione, come affrontare e come immaginare soluzioni per dopo la crisi.


AIT è la International Workers Association (Associazione internazionale dei lavoratori). Riunisce lavoratori di tutto il mondo, riuniti in sezioni nazionali, che si riconoscono nei principi, nelle tattiche e negli scopi dell’anarchosindicalismo. Vogliamo contribuire a questo necessario lavoro di riflessione critica collettiva sulla situazione.

Con questo bollettino, abbiamo raccolto testi prodotti da sezioni IWA, o gruppi a cui ci sentiamo vicini, che sono attivi nel settore sanitario e assistenziale. Da questi articoli emerge che nel complesso la situazione è la stessa ovunque: mancanza di mezzi, mancanza di formazione, personale sacrificato da una impreparazione dei servizi sanitari che sono stati distrutti per diversi anni in nome dell’efficienza manageriale e della redditività finanziaria. Oggi vediamo l’efficacia di queste ristrutturazioni … il caos otale … Questa disorganizzazione e persino questo caos non sono il frutto del caso, non sono dovuti agli anarchici, sono il risultato dell’azione combinata dello Stato e del capitalismo. Per salvare l’umanità, non abbiamo altra scelta che organizzarci collettivamente per porre fine allo stato e al capitalismo.

Se desideri continuare a ricevere questa newsletter, contatta la sezione AIT del tuo paese o la segreteria AIT: secretariado@iwa-ait.org

« L’anarchia è la massima espressione dell’ordine ».
(E RECLUS)

Finiamo con il caos di stato e capitalismo!

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CONTENUTO:


– Assistente che si organizza in una pandemia (Sol Fed, Regno Unito, 2020-04-10) 2

– Triage di guerra, contenimento e ruolo della classe operaia (CNT-AIT, Spagna, 2020-04-03) 3

– Lavaratori di sanita : carne foraggio da canonne  al coronavirus? (SolFed, Regno Unito, 2020-04-08) 4

– Di fronte all’attuale follia, ci opponiamo all’esperienza. Dichiarazione della Sezione sanitaria di Madrid CNT-AIT (CNT-AIT, Spagna, 2020-03-28) 6

– Le elezioni professionali non sono protettive per i sindacalisti, sono un’esca e una trappola! No alla repressione contro i lavoratori nel settore sanitario! (CNT-AIT, Francia, Spagna, 2020-04-07) 8

– Anche (e soprattutto) durante una crisi, l’azione diretta ottiene la merce! (CNT-AIT, Francia, 2020-04-07) 9

– Gli operatori sanitari non sono soldati! (CNT-AIT, Francia, 2020-04-05) 9

– Aiuto reciproco in azione: sezioni IWA esempi di solidarietà concreta (BASF-IWA Bangladesh, ZSP-IWA Polonia, marzo 2020) 10

– Questo sistema ci sta facendo ammalare (AIT Secretariat, 2020-03-16) 10

– Posizione della Confederazione autonoma dei lavoratori  della Bulgaria in relazione alla pandemia globale e introduzione dello stato di emergenza (ARC, Bulgaria, 2020-03-13) 12

– Coronavirus: mentre i politici chiacchierano, i lavoratori soffrono! (CNT-AIT, Francia, 2020-03-08)


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Bulletin d’Information – Special Covid19 SRAS2 – Travailleurs de la santé

Bulletin d’Information – Special Covid19 SRAS2 – Travailleurs de la santé

La pandémie de Coronavirus touche tous les pays et va avoir un impact – direct ou indirect – sur la vie de milliards de personnes. Il est important malgré la crises que nous traversons de conserver notre esprit critique, pour essayer de comprendre comment nous sommes arrivés dans cette situation, comment faire face, et comment imaginer des solutions pour après la crise.

L’AIT est l’Association internationale des travailleurs. Elle regroupe des travailleurs qui se reconnaissent dans les principes, tactiques et finalités de l’anarchosyndicalisme dans le monde entier. Nous voulons contribuer à ce travail de réflexion critique collective, Par ce bulletin, nous avons rassemblés les textes produits par des groupes de l’AIT qui sont actifs dans le secteur de la santé et des soins. Il ressort de ces articles que globalement la situation est la même partout : manque de moyens, manque de formation, personnels sacrifiés par une impréparation des services de santé qui ont été détruit depuis plusieurs années au nom de l’efficacité managériale et de la rentabilité financière. On voit en effet aujourd’hui l’efficacité de ces restructurations … Cette désorganisation et ce chaos même ne sont pas les fruits du hasards, ils ne sont pas dus aux anarchistes, ils sont le résultat de l’action combiné de l’Etat et du Capitalisme. Pour sauver l’humanité, nous n’avons pas d’autre choix que de nous organiser collectivement pour en finir avec l’Etat et le Capitalisme.

Si vous souhaitez continuer à recevoir ce bulletin, contacter votre section de l’AIT de votre pays ou bien le secrétariat  de l’AIT : secretariado@iwa-ait.org

« L’Anarchie est la plus haute expression de l’ordre. « (E RECLUS)
Finissons-en avec le chaos de l’Etat et du Capitalisme !

Table des matières

L’organisation des travailleurs soignant en temps de pandemie (SolFed, Grande-Bretagne, 2020-04-10)    2

Le triage de guerre, le confinement et le rôle de la classe ouvrière (CNT-AIT, Espagne, 2020-04-03)    3

Les travailleurs de la santé: chair à canon du Coronavirus ? (SolFed, Grande-Bretagne, 2020-04-08)    5

Chaos dans les hôpitaux, contre l’absence de sens … Partageons les expériences. Déclaration de la Section Santé de la CNT-AIT de Madrid (CNT-AIT, Espagne, 2020-03-28)    7

Les élections professionnelles ne protègent pas les syndicalistes, elles sont un leurre et un piège! Non à la répression contre les travailleurs du secteur de la santé! (CNT-AIT, France, Espagne, 2020-04-07)    10

MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE, L’ACTION DIRECTE PAYE ! (CNT-AIT, France, 2020-04-07)    11

LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS ! (CNT-AIT, France, 2020-04-05)    11

L’entraide en action : exemples d’actions concrètes des sections de l’AIT (BASF-IWA Bangladesh, ZSP-IWA Pologne, Mars 2020)    12

Ce système nous rend malades (Secrétariat de l’AIT , 2020-03-16)    13

Position de la Confédération des travailleurs autonomes de Bulgarie sur la pandémie mondiale et l’introduction de l’tat d’urgence (ARC, Bulgarie, 2020-03-13)    15

#CORONAVIRUS : QUAND LES POLITICIENS PARLOTENT, LES TRAVAILLEURS TRINQUENT ! (CNT-AIT, France, 2020-03-08)    15

In English : http://cnt-ait.info/2020/05/01/information-bulletin/

En Español : http://cnt-ait.info/2020/05/08/boletin/