Équateur: bref bilan et perspective des journées de la lutte prolétarienne en octobre 2019, dans le feu des derniers événements et des débats à cet égard

Malgré les faiblesses évidentes de notre mouvemen, ce qui s’est passé en Équateur au cours des onze jours de PARO (blocage) national a été une véritable révolte prolétarienne avec des colorations insurrectionnelles qui a réussi à défier et à faire reculer l’État bourgeois qui contrôle ce territoire. Le mouvement a fait ce qu’il a été en capacité de faire, ce que l’état des forces réellement existantes permettait de faire, ni plus ni moins : concrètement, grâce aux rues gagnées dans la lutte jour après jour, nuit après nuit, obliger le gouvernement du Président Moreno à abroger partiellement le décret exécutif n ° 883, paquet de mesures d’austérité capitaliste dite du « paquetazo ». Mais, comme le disait Marx, un pas en avant du mouvement réel vaut plus qu’une douzaine de programmes politiques.

Cette victoire partielle du 13 octobre (avec une certaine saveur amère de défaite pour nos morts et pour la permanence du gouvernement actuel de voleurs et d’assassins et de ses réformes du travail néfastes) a été le résultat de toutes les actions directes de masse menées depuis le 3 octobre. : on a pris des institutions gouvernementales, occupé des puits de pétrole, coupé des routes, organisé des marches et des cacerolazos (concerts de casseroles), érigé des piquets de grève et des barricades. On a pillé des magasins, incendié des commissariats de police et des chars de guerre, capturé et retenu des policiers et des militaires. Tout cela à fait fuir le président à Guayaquil. La Commune de Quito a été instaurée en tant qu’épicentre du Paro national …

Équateur: bref bilan et perspective des journées de la lutte prolétarienne en octobre 2019, dans le feu des derniers événements et des débats à cet égard


« Le prolétariat s’est jeté dans la lutte des classes par sa propre nature de classe salariée et exploitée, sans qu’il n’ait eu besoin que personne lui apprenne quoi que ce soit. Il lutte parce qu’il doit survivre. Lorsque le prolétariat devient une classe révolutionnaire consciente, confrontée au parti du capital, il est nécessaire d’assimiler les expériences de la lutte des classes, de s’appuyer sur des conquêtes historiques, aussi bien théoriques que pratiques, et de surmonter les erreurs inévitables, corriger de manière critique les erreurs commises, renforcer nos positions politiques en prenant conscience de leurs insuffisances ou de leurs lacunes et de compléter notre programme, et en fin de résoudre les problèmes non résolus en leur temps : il faut tirer les leçons de l’histoire elle-même.
Et cet apprentissage ne peut se faire que dans la pratique de la lutte des classes des différents groupes d’affinités révolutionnaires et des diverses organisations du prolétariat. »

Agustín Guillamón. Le prolétariat et les classes sociales, aujourd’hui (2013)

En dépit des faiblesses, des contradictions, des fardeaux idéologiques et des erreurs pratiques qui ont été présentes dans le véritable mouvement social qui s’est joué pendant les récentes journées d’octobre de cette année en Équateur, à savoir: le manque de radicalité et d’autonomie par rapport à l’État capitaliste, l’acceptation du dialogue et de la négociation avec le gouvernement, la demande d’intermédiation de l’ONU, la division entre certains dirigeants et certaines bases du mouvement indigène, le pacifisme de certains secteurs de ce mouvement, le renoncement aux mesures d’action directe, l’évocation de nouvelles élections gouvernementales, l’absence de certains secteurs de travailleurs, la présence de certains politiciens opportunistes qui cherchaient à pêcher dans la rivière rebelle, les discours et symboles nationalistes et populistes, le manque de clarté, d’organisation et d’offensive …

Malgré cela, ce qui s’est passé en Équateur au cours des onze jours de PARO (blocage) national a été une véritable révolte prolétarienne avec des colorations insurrectionnelles qui a réussi à défier et à faire reculer l’État bourgeois qui contrôle ce territoire. Le mouvement a fait ce qu’il a été en capacité de faire, ce que l’état des forces réellement existantes permettait de faire, ni plus ni moins : concrètement, grâce aux rues gagnées dans la lutte jour après jour, nuit après nuit, obliger le gouvernement du Président Moreno à abroger partiellement le décret exécutif n ° 883, paquet de mesures d’austérité capitaliste dite du « paquetazo ». Mais, comme le disait Marx, un pas en avant du mouvement réel vaut plus qu’une douzaine de programmes politiques.

Cette victoire partielle du 13 octobre (avec une certaine saveur amère de défaite pour nos morts et pour la permanence du gouvernement actuel de voleurs et d’assassins et de ses réformes du travail néfastes) a été le résultat de toutes les actions directes de masse menées depuis le 3 octobre. : on a pris des institutions gouvernementales, occupé des puits de pétrole, coupé des routes, organisé des marches et des cacerolazos (concerts de casseroles), érigé des piquets de grève et des barricades. On a pillé des magasins, incendié des commissariats de police et des chars de guerre, capturé et retenu des policiers et des militaires. Tout cela à fait fuir le président à Guayaquil. La Commune de Quito a été instaurée en tant qu’épicentre du Paro national …

 Avec de telles actions, nous avons fait plus en 11 jours qu’en 11 ans. 11 jours de rupture partielle, temporaire et précaire, mais réelle, de la normalité capitaliste, notamment au sein des manifestations mêmes. Rupture du travail salarié et de la circulation des marchandises (en quelque sorte un réel paro / arrêt, blocage), de la propriété privée et de l’argent, qui ont été remplacés par la solidarité et la gratuité (dans les centres de collecte et les cuisines communautaires). Tout était accompagné à tout moment par la discussion et la prise de décision collective dans les assemblées, et la légitime défense des barricades contre la répression brutale des chiens de garde des riches et des puissants en uniforme.

En un mot, pendant ces onze jours de Blocage national, les exploités et les opprimés en lutte de ce pays ont créé et vécu des embryons de communisme et d’anarchie; embryons spontanés, chaotiques, contradictoires, localisés, de courte durée, mais réels. Tout cela n’était pas une mince affaire, c’était un événement historique avec un écho mondial, étant donné que les masses prolétariennes de la campagne et la ville de cette « moitié du monde » (1) étaient endormies ou inactives depuis tant d’années, et que maintenant elles ne le sont plus. Nous avons explosé comme un volcan et nous sommes encore chauds. Et les anticapitalistes autonomes qui sont une part de ce mouvement également.

Les morts et les blessés au combat par le terrorisme d’État ne sont pas une petite chose non plus. Ce n’étaient pas des « morts accidentelles », c’était des crimes d’État (2). Ni pardon ni oubli ! Par conséquent, les nier ou les minimiser est irrespectueux et même un signe de cynisme contre eux, leurs proches et leurs compagnons. Une attitude moche et repoussante, qui vient non seulement de la droite, mais aussi de certains membres de la gauche locale. Bien au contraire, le minimum à faire dans ces moments « d’après-guerre » de classe  (car il s’agissait bien d’une guerre de classe, qui n’est pas encore terminée) est de se solidariser avec les compagnons détenus et les familles des compagnons tombés; de dénoncer et de s’opposer activement au terrorisme de l’État / du gouvernement meurtrier, qui opère actuellement une répression sélective pour se venger des membres des organisations sociales ayant participé au blocage. Il est donc important de faire attention, de rester en alerte et d’éviter de nouvelles mesures d’austérité maquillées et « ciblées » (par un nouveau décret exécutif).

Soyons également attentifs au début des privatisations pour nous y opposer, ainsi qu’aux mobilisations annoncées d’ici la fin du mois contre les réformes du travail pour plus de flexibilité / précarisation encore en vigueur. Nous devons maintenir la mobilisation et l’organisation sociale qui a vu jour spontanément afin de « l’accumuler », de la radicaliser et de la généraliser à moyen et long terme dans une perspective autonome et révolutionnaire. En ce sens, cela ne fait que commencer. La lutte continue. Jusqu’à la fin. Parce qu’il ne s’agit pas de survivre moins mal, mais bien de vivre pour de vrai. Et il ne s’agit pas de changer de maître, mais de ne plus en avoir.

C’est le mécontentement des besoins quotidiens concrets, et non une idéologie préconcue ou une autre, qui a conduit la classe ouvrière à faire face à la classe patronale et à son État. Au sein de cette lutte, des minorités conscientes (agissantes), organisées et actives émergent et se développent, Elles s’efforcent de maintenir vive la mémoire (ouvrière), les leçons et la flamme rouge et noire de la révolution prolétarienne.
Mais c’est une chose d’être révolutionnaire et de se «salir les mains» dans la lutte de classe réelle et contradictoire, d’être là «où les pommes de terre brûlent», de vivre la solidarité et la combativité de notre classe prolétarienne dans notre chair, d’apporter et d’apprendre le plus possible possible (aussi bien dans les barricades que dans les centres de collecte et les assemblées), toujours avec autonomie et criticité, en même temps qu’avec humilité et sans préjugés idéologiques ni embrouilles personnelles ou groupusculaires ;

Et c’est une autre chose que de se dire révolutionnaire dans le confort de son  canapé, face à son de l’écran ou sur son  bureau ou même sur un bout de trottoir, avec en plus une idéologie eurocentriste / raciste, ouvriériste, pacifiste et puriste qui se prétend « communiste » et « internationaliste ». Ou avec une idéologie « marxiste-léniniste-maoïste » à « l’avant-garde ». Ou d’une idéologie nihiliste ou « je m’en foutiste/n’importenawak » « anarchiste » (3). Ça n’a pas d’importance. La révolution sociale n’est pas un fait idéologique, mais un fait réel et matériel, donc impur et contradictoire, qu’il faut savoir assumer en tant que tel tout en combattant côte à côte avec les masses et les autres minorités, car c’est la façon de faire contre l’ennemi de classe commun lorsque la guerre sociale éclate comme elle a éclaté ici.

De toute évidence, ici et partout, il reste beaucoup à faire pour la révolution communiste anarchiste dans le monde proprement dit, même si les conditions et les forces n’existent pas. Mais quelque chose commence après une longue léthargie historique. La lutte prolétarienne émergente et actuelle en Équateur (les masses indigènes font partie des masses prolétariennes des campagnes, ce n’est pas « un secteur non exploiteur » (comme le disent certains). De plus les masses prolétaires de la cité nous sommes aussi sortis pour participer à la lutte) fait partie d’une vague internationale de luttes prolétariennes (Haïti, Hong Kong, France, Algérie, Irak, etc.) qui jour après jour clôt aujourd’hui un cycle historique de contre-révolution (avec partout à l’ordre du jour des mesures d’austérité et de répression étatique). Ces luttes prolétariennes émergentes ouvrent un nouveau cycle de montée et d’intensification de la lutte de classe, au milieu de la crise capitaliste mondiale actuelle.

Le rôle des minorités révolutionnaires dans tout cela est, comme toujours, de contribuer de toutes les manières au développement de l’autonomie et de la rupture prolétarienne, c’est-à-dire de contribuer à ce que les exploités et les opprimés puissent se libérer complètement et à la racine du Capital et de l’État avec leurs propres têtes et leurs propres mains; et que nous nous réappropriions le programme invariant de la révolution sociale, forgée au cœur de la lutte historique du prolétariat mondial, pour qu’il se concrétise une fois pour toutes : abolition et suppression de la propriété privée, abolition du travail salarié (sous toutes ses formes). ), abolition de la valeur, de l’argent, des classes, de l’État, du marché, des patries, des races et des genres, ainsi que toutes les autres formes de séparation et d’oppression entre les êtres humains et la nature, afin de vivre en communauté et dans la liberté réelle.

Mais cela n’est possible qu’en prenant part à de véritables luttes sociales, en se mettant à la tâche, en faisant des erreurs et des succès, en faisant de faux pas et en faisant des pas fermes, des avancées et des revers, des victoires et des défaites ; être une partie active et liée des masses en révolte, de la classe exploitée et opprimée dans la lutte pour ses besoins matériels. Et à partir de là (et non par idéologie, confort ou cynisme) pouvoir retirer et appliquer les leçons empiriques et théoriques apprises, pour pouvoir à partir de là critiquer et dépasser en pratique, nos faiblesses et nos contradictions avec la perspective claire et ferme de mener la révolution à son terme, c’est-à-dire de renverser tout ce système d’exploitation, de misère et de mort.

Par conséquent, à partir de la résistance et de la dignité que seule la lutte peut donner, nous disons : pour nos morts et pour nos vies, pas une minute de silence, une vie entière de combat ! La solidarité est notre meilleure arme et elle les fera trembler encore !

Les prolétaires énervés de la région équatorienne pour la révolution communiste anarchiste mondiale.

Kito, le 17 octobre 2019

http://proletariosrevolucionarios.blogspot.com/2019/10/ecuador-breve-balance-y-perspectiva-de.html


(1)    la signification littérale d’ « equateur ». de même la référence aux volcans est une référence à la géographie de ce pays où sont présents de nombreux volcans actifs …

(2)    La ministre dela police a dit en conférence de presse que les 8 morts officiels avaient en fait été victimes d’accidents de la circulation et non des forces de répression, malgré les preuves que certains sont morts sous les coups ou les balles …

(3)   « valverguiste » dans le texte

Anarquistas equatorianos sobre recentes protestos sociais

Isso ainda não acabou, apenas começou.

Os longos dias de apresentações nos mostraram que existe assistência mútua e que a utopia libertária ainda está viva. Por vários dias, o Parque El Arbolito e seus arredores se transformaram em um lugar onde as pessoas se protegiam, se alimentavam, se cuidavam, se tratavam e se ajudavam. Alimentos, remédios e roupas foram transportados continuamente e, nas barricadas, a Guarda Popular repeliu os ataques policiais e removeu qualquer bomba de gás lacrimogêneo que pudesse representar uma ameaça para irmãos e irmãs dentro do parque.

Isso ainda não acabou, apenas começou.

Os longos dias de apresentações nos mostraram que existe assistência mútua e que a utopia libertária ainda está viva. Por vários dias, o Parque El Arbolito e seus arredores se transformaram em um lugar onde as pessoas se protegiam, se alimentavam, se cuidavam, se tratavam e se ajudavam. Alimentos, remédios e roupas foram transportados continuamente e, nas barricadas, a Guarda Popular repeliu os ataques policiais e removeu qualquer bomba de gás lacrimogêneo que pudesse representar uma ameaça para irmãos e irmãs dentro do parque.

E, ao mesmo tempo, havia mãos para preparar comida dos produtos que eles traziam, nunca faltava comida, pão; a cada passo, alguém lhe oferecia água, suco, frutas ou uma cesta de alimentos, dando-lhe as boas-vindas e inspirando-o a continuar a luta. Era possível ver longas cadeias de pessoas passando pedras para construir e fortalecer barricadas. E com o grito de « Doutor! » a equipe se apressou para ajudar os camaradas feridos na luta.

Assim, cada um de nós ajudou e contribuiu para o campo de batalha, em cadeia, na construção de um teto sobre nossas cabeças, na cozinha, na equipe médica e em qualquer outro lugar, o que tornou esse desempenho possível.

Vivemos em uma luta de classes e conseguimos perceber que existem parasitas que buscam seu próprio interesse e estão facilmente prontos para matar ou usar todo o poder à sua disposição (a polícia e o exército) para preservar e proteger seus privilégios.

E também percebemos que não precisamos deles, percebemos que eles são nossos inimigos. Também aprendemos que ninguém, absolutamente ninguém, pode confiar na polícia, e que, assim como a burguesia é nossos inimigos e nunca pode ser um povo, assim como aqueles que usam uniformes e lutam ao lado tirano.

Mas, antes de tudo, percebemos que um discurso popular dá resultados, que organização e esforço podem mudar as coisas e que aqueles que estão no topo têm medo de nós – têm medo porque sabem do que somos capazes. E agora eles terão ainda mais medo de nós, porque também sabemos disso.

Permanecemos alertas e críticos, pois esta é apenas uma pequena demonstração do que ainda temos que alcançar. Agradeço a todos os camaradas que lutaram nas trincheiras com convicção e sem conhecer o cansaço, sem ter tempo para se sentar ou dormir.

Podemos descansar e dormir esta noite com a consciência limpa, mas amanhã a luta continuará. E sabemos que chegaremos a ela com a convicção e a coragem que mostramos nesta batalha. Nada está terminado, está apenas começando.

Anarquistas de Quito

https://caosan.wixsite.com/caos/post/anarquistas-equatorianos-sobre-recentes-protestos-sociais?

Texto original em espanhol: http://cnt-ait.info/2019/10/14/el-arbolito-es/

Tradução para o francês: http://cnt-ait.info/2019/10/14/el-arbolito-fr/

Tradução para o inglês: http://cnt-ait.info/2019/10/14/el-arbolito-en/

Tradução para o italiano: http://cnt-ait.info/2019/10/20/el-arbolito-it/

COMMUNIQUE OF SOLIDARITY WITH THE ECUADORIAN PEOPLE (ULET-AIT)

Bogotá (Colombia) 10/09/2019

COMMUNIQUE OF SOLIDARITY WITH THE ECUADORIAN PEOPLE

The pressures made by the International Monetary Fund have led to the reduction of wages by up to 20% and the elimination of taxes on the importation of agricultural machinery and raw materials. The increases in the price of fuel impacted the public transport sector who led the demonstrations on October, 3d. On October, 4th, students and workers joined the movement, so the demonstrations in the city of Quito took on an insurgent nature.

The indigenous communities decided to join the movement and reach the city of Quito, joining forces with the workers and students, since the transport union ceased its struggle once the transport rates increases had been agreed by false representatives of that union.

Bogotá (Colombia) 10/09/2019

COMMUNIQUE OF SOLIDARITY WITH THE ECUADORIAN PEOPLE

The pressures made by the International Monetary Fund have led to the reduction of wages by up to 20% and the elimination of taxes on the importation of agricultural machinery and raw materials. The increases in the price of fuel impacted the public transport sector who led the demonstrations on October, 3d. On October, 4th, students and workers joined the movement, so the demonstrations in the city of Quito took on an insurgent nature.

The indigenous communities decided to join the movement and reach the city of Quito, joining forces with the workers and students, since the transport union ceased its struggle once the transport rates increases had been agreed by false representatives of that union.

These are the first manifestations after 15 years of calm. This calm in the force of the people originated with the government of Rafael Correa who neutralized the popular demonstration using the inhuman state apparatus of capital and neoliberal measures.

Today, the popular uprising has led the government of Lenin Moreno to flee to Guayaquil, the second economic center of Ecuador. On the other hand the demonstrators showed their capacity to fight, taking for a short period of time the building of the National Assembly of Ecuador. The state has wanted to oppress demonstrations through arbitrary detentions, the use of excessive force in violation of international treaties and the blockade of human rights organizations and the Red Cross.

For this reason we turn to the international proletariat, we believe that the grouping under the banners of solidarity between peoples, without borders, is a weapon of high power that we have in our favor. Our call is to unity, the Latino people – and in this specific case, the Ecuadorian people – can no longer carry alone the consequences of this neoliberal fascist policy that aims to give our economy more and more to the oligarchy despots and the IMF, responsible for the misery that afflicts so much to the workers.

The social struggle that is developing in Ecuador does not obey to any political party. This struggle is born of solidarity between peoples who recognize themselves as brothers, fueling the libertarian fire that knows no barriers which cloud the horizon.

This communiqué is signed by anarchist and libertarian organizations that do not claim to be the voice of the Ecuadorian people, but they do feel the struggle as if it were their own.

U.L.E.T – AIT (10/12/2019).

CNT-AIT (France)

http://uletsindical.org/imagenes/comunicadoecuador.pdf

Press realase in Spanish : http://cnt-ait.info/2019/10/16/ulet-ecuador-es/

Press realase in French : http://cnt-ait.info/2019/10/16/ulet-ecuador-fr/

ECUADOR : « Who financed the indigenous movement? »

There are people who are dreaming of monsters:
Who financed the indigenous movement?

During the 11 days of the National Strike, an imaginary of a strike financed by correismo (from Correa, the former President of Republic of Ecuador, who is currently hidden in Beligium in order to escpe the trial for corruption …) was built, and then after they said it was Maduro pulling the strings. … it seemed that the media had a clear script, in order to keep Lenin Moreno as President and build the necessary elements to convince the people that an attempted coup d’etat was going on..

But what is the reply to the question “who financed the indigenous movement for eleven days ?”

There are people who are dreaming  of monsters:
Who financed the indigenous movement?

During the 11 days of the National Strike, an imaginary of a strike financed by correismo (from Correa, the former President of Republic of Ecuador, who is currently hidden in Beligium in order to escpe the trial for corruption …) was built, and then after they said it was Maduro pulling the strings. … it seemed that the media had a clear script, in order to keep Lenin Moreno as President and build the necessary elements to convince the people that an attempted coup d’etat was going on..

But what is the reply to the question “who financed the indigenous movement for eleven days ?”

It is she. Yes, she : Doña Carmita, the seamstress of the ascent to La Gasca, she financed the indigenous movement. Without networks, without formal political preparation, she gathered the family to prepare sandwiches, because she knows that her brothers in Cotopaxi are at the occupation headquarters and they should be hungry. They must also be cold, that’s why she brought the warmest blanket she gets/ And also  the son’s strong shoes, those with a sturdy floor so they can walk. And a little cut-off cloth to put bicarbonate water on it so that the tear gas can not hurt them.

Other had financed too : the families of Guayllabamba that gathered the communities to gather the best avocados, because the food is richer if you  put avocado on the locro (andes’s corn stew), but also quintals of pickles for a salad, and of onion for the soup of fideo, and also water agüita. So they are not thirsty.

And the students of Tena who picked up medicines, because there is a lack of paracetamol and band-aid … then they came with a pick-up truck with bandages, cotton, tape.
The neighborhood of Toctiuco, La Comuna, Las Casas also had financed the movement. From there, families went down to cook, so they never lack rice and hot caldito, they came with their cutting board and the sharpest knife to prepare the best mince-meat.

That is the monster that Moreno dreams of, a town that rose to sustain the National General Strike. That monster is the neighbor who took the broom to sweep, that monster is the hairdresser, the mason, the seamstress, the baker’s association that did not stop making bread, hundreds of boxes of breads of all kinds, injertos (graft bread), mestizos (mixed bread), manitas (small hands bread), empanadas …

That monster is awake Mr. Moreno and is in your nightmare. ”

By: Milena Almeida

Original text in spanish : http://cnt-ait.info/2019/10/16/finance-es

Translation in French : http://cnt-ait.info/2019/10/16/finance-fr

ECUADOR : ¿Quién sostuvo al movimiento indígena?

Hay quienes sueñan con monstruos:
¿Quién sostuvo al movimiento indígena?

Durante los 11 días de Huelga Nacional se construyeron imaginarios de una huelga financiada por el correismo, luego fue Maduro. …parecía que los medios tenían un guión claro, mantener a Moreno y construir los elementos necesarios para convencer al pueblo que se fraguaba un intento de golpe de Estado.

Pero la pregunta a responder ¿quién sostuvo durante once días al movimiento indígena?

Hay quienes sueñan con monstruos:
¿Quién sostuvo al movimiento indígena?

Durante los 11 días de Huelga Nacional se construyeron imaginarios de una huelga financiada por el correismo, luego fue Maduro. …parecía que los medios tenían un guión claro, mantener a Moreno y construir los elementos necesarios para convencer al pueblo que se fraguaba un intento de golpe de Estado.

Pero la pregunta a responder ¿quién sostuvo durante once días al movimiento indígena?

« Hay quienes sueñan con monstruos:
¿Quién sostuvo al movimiento indígena?

Durante los 11 días de Huelga Nacional se construyeron imaginarios de una huelga financiada por el correismo, luego fue Maduro. …parecía que los medios tenían un guión claro, mantener a Moreno y construir los elementos necesarios para convencer al pueblo que se fraguaba un intento de golpe de Estado.

Pero la pregunta a responder ¿quién sostuvo durante once días al movimiento indígena?

Doña Carmita, la costurera de la subida a La Gasca, ella financió al movimiento indígena, sin redes, sin preparación formal en la política, reunió a la familia para preparar unos sanduchitos,porque sabe que en la central están sus hermanos de Cotopaxi y han de tener hambre, y han de tener frío también, por eso lleva la cobijita más abrigada, los zapatos fuertes del hijo, esos de planta resistente para que caminen y unoa trapitos cortaditos para ponerles agua bicarbonato para que no les haga mal las bombas lacrimógenas.

Y financiaron las familias de Guayllabamba que reunieron a las comunidades para reunir lo mejores aguacates, porque la comidita es más rica si le ponen aguacate al locro, pero también quintales de pepinillos para una ensaladita, y cebolla para la.sopita de fideo, y agüita para que no tengan sed.

Y los estudiantes de Tena que recogieron medicinas, porque falta paracetamol y zablón… luego era un camioncito con vendas, algodón, esparadrapo.

Financiaron los barrio de Toctiuco, La Comuna, Las Casas, de allí bajaron familias a cocinar, para que nunca les falte arrocito y caldito caliente, ellas venían con su tablita de picar y el cuchillo más afilado para preparar el mejor picadillo.

Ese es el monstruo con el que sueña Moreno, un pueblo que se levantó para sostener la Huelga Nacional. Ese monstruo es el vecino que cogió la escoba para barrer, ese monstruo es la peluquera, el albañil, la costurera, el gremio de panaderos que no dejó de elaborar pan, cientos de cajas de panes de todo tipo, injertos, mestizos, manitas, empanadas…

Ese monstruo está despierto señor Moreno y está en su pesadilla.

Por: Milena Almeida

Traducción en francés : http://cnt-ait.info/2019/10/16/finance-fr

Traducción en inglés : http://cnt-ait.info/2019/10/16/finance-en

EQUATEUR : « mais qui finance le mouvement indigène? »

Il y en a qui rêvent de monstres:
« mais qui finance le mouvement indigène? »

Au cours des 11 jours de la grève nationale, s’est développé l’imaginaire d’une grève qui était financée d’abord par les partisans de Correa (ex président Equatorien, grand ami de Mélenchon et en fuite pour échapper aux poursuites suite à des sandales de corruption), puis ensuite par Maduro, le président Vénézuélien … il semble que les médias avaient un scénario assez clair : maintenir Lénine Moreno au pouvoir et construire les éléments nécessaires pour convaincre le peuple qu’une tentative de coup d’État était en cours.

La question qui brulait les lèvres était donc « Mais qui a financé le mouvement indigène pendant ces onze jours ? »

Il y en a qui rêvent de monstres:
« mais qui finance le mouvement indigène? »

Au cours des 11 jours de la grève nationale, s’est développé l’imaginaire d’une grève qui était financée d’abord par les partisans de Correa (ex président Equatorien, grand ami de Mélenchon et en fuite pour échapper aux poursuites suite à des sandales de corruption), puis ensuite par Maduro, le président Vénézuélien … il semble que les médias avaient un scénario assez clair : maintenir Lénine Moreno au pouvoir et construire les éléments nécessaires pour convaincre le peuple qu’une tentative de coup d’État était en cours.

La question qui brulait les lèvres était donc « Mais qui a financé le mouvement indigène pendant ces onze jours ? »

La réponse c’est elle. Oui, elle, Doña Carmita, la couturière de la côte de La Gasca, qui a financé le mouvement indigène. Sans réseau, sans préparation formelle en politique, elle a réuni la famille pour préparer des sandwichs, car elle sait que ses frères du Cotopaxi sont au centre ville et qu’ils doivent avoir faim. Ils doivent avoir froid aussi, c’est pourquoi elle a apportée sa couverture la plus chaude, les chaussures renforcées du fils, ceux qui ont une semelle solide pour pouvoir marcher. Et aussi quelques bandelettes de tissu coupé pour les imbiber d’eau bicarbonatée, afin que le gaz lacrymogène ne puisse pas leur nuire.

Parmi les financiers ont compte aussi les familles de Guayllabamba qui ont réuni les communautés pour rassembler les meilleurs aquacates (avocats), car la nourriture est plus savoureuse si on y rajoute de l’aquacate dans le locro (ragout de maïs andin), mais aussi des quintaux de concombres pour la salade, et d’oignon pour la soupe de fideo et d’eau pour ne pas avoir soif.

Et les étudiants de Tena qui ont collecté des médicaments, parce qu’il y avait un manque de paracétamol et de pansements … alors ils sont arrivés avec une camionnette des bandages, du coton, du ruban adhésif.

les quartiers de Toctiuco, La Comuna, Las Casas ont également financé. De là, les familles sont descendues pour cuisiner, pour que jamais ne manquent le riz et les caldito bouillants, elles sont venues avec leurs planches à découper et leurs couteaux les plus affutés pour préparer la meilleure viande hachée.

Voilà le monstre dont rêve Lénine Moreno, une ville qui s’est élevée pour soutenir la grève nationale. Ce monstre c’est le voisin qui a pris le balai pour nettoyer, ce monstre c’est le coiffeur, le maçon, la couturière, la corporation des boulangers qui n’a jamais cessé de faire du pain, des centaines de caisses de pains de toutes sortes, des injertos (« greffés »), des mestizos (« métis »), des manitas (« petites mains »), des empanadas …

Ce monstre s’est réveillé Monsieur Moreno et il est votre cauchemar. « 

Par: Milena Almeida

Original en espagnol : http://cnt-ait.info/2019/10/16/finance-es

Traduction en anglais : http://cnt-ait.info/2019/10/16/finance-en

COMUNICADO DE SOLIDARIDAD CON EL PUEBLO ECUATORIANO (ULET-AIT, CNT-AIT F)

Bogotá D.C. 09/10/2019

COMUNICADO DE SOLIDARIDAD CON EL PUEBLO ECUATORIANO

Las presiones realizadas por el Fondo Monetario Internacional han conllevado a la reducción de salarios hasta en un 20% y la eliminación de impuestos en la importación de maquinaria y materias primas agrícolas. Las alzas en el precio del combustible impactaron el sector del transporte público quienes encabezaron las manifestaciones el 3 de octubre, para el día 4 de octubre se unieron los estudiantes y obreros, por lo que las manifestaciones en la ciudad de Quito tomaron un carácter insurgente.

Las comunidades indígenas decidieron unirse al movimiento y llegar a la ciudad de Quito, uniendo fuerzas con los obreros y estudiantes, ya que el gremio de transportadores ceso su lucha una vez fueron incrementadas las tarifas del transporte acordadas por falsos representantes de dicho sector.

Bogotá D.C. 09/10/2019

COMUNICADO DE SOLIDARIDAD CON EL PUEBLO ECUATORIANO

Las presiones realizadas por el Fondo Monetario Internacional han conllevado a la reducción de salarios hasta en un 20% y la eliminación de impuestos en la importación de maquinaria y materias primas agrícolas. Las alzas en el precio del combustible impactaron el sector del transporte público quienes encabezaron las manifestaciones el 3 de octubre, para el día 4 de octubre se unieron los estudiantes y obreros, por lo que las manifestaciones en la ciudad de Quito tomaron un carácter insurgente.

Las comunidades indígenas decidieron unirse al movimiento y llegar a la ciudad de Quito, uniendo fuerzas con los obreros y estudiantes, ya que el gremio de transportadores ceso su lucha una vez fueron incrementadas las tarifas del transporte acordadas por falsos representantes de dicho sector.

Estas son las primeras manifestaciones después de 15 años, dicha calma en la fuerza del pueblo se originó con el gobierno de Rafael Correa quien neutralizo la manifestación popular haciendo uso de los aparatos estatales inhumanos propios del capital y de las medidas neoliberales. El alzamiento popular ha llevado al gobierno de Lenin Moreno a huir a Guayaquil segundo centro económico de Ecuador, por su parte los manifestantes mostraron su capacidad de lucha tomándose por un corto periodo de tiempo las instalaciones de la Asamblea Nacional de Ecuador.

El estado ha querido oprimir las manifestaciones mediante detenciones arbitrarias, el uso de fuerza desmedida violando tratados internacionales y el bloqueo a organismos de derechos humanos y cruz roja.

Por esta razón nos dirigimos al proletariado internacional, creemos que la agrupación bajo las banderas de la solidaridad entre pueblos, sin fronteras, es un arma de alto poder que tenemos a nuestro favor. Nuestro llamado es a la unidad, el pueblo latino y en este caso específico ecuatoriano no puede seguir cargando con las consecuencias de esta política fascista neoliberal que pretende entregarles cada vez más nuestra economía a las déspotas oligarquías y al FMI, responsables de la miseria que aqueja tanto a los trabajadores.

La lucha social que se está desarrollando en Ecuador no responde a ningún partido político, esta lucha nace de la solidaridad entre pueblos que se reconocen como hermanos, avivando el fuego libertario que no conoce barreras que nublen el horizonte. Este comunicado lo firman organizaciones anarquistas y libertarias que no pretenden ser la voz del pueblo ecuatoriano, pero si sienten la lucha como si fuera propia.

U.L.E.T – AIT

CNT-AIT (Francia)

12/10/2019

http://uletsindical.org/imagenes/comunicadoecuador.pdf

Communicado en Frances : http://cnt-ait.info/2019/10/16/ulet-ecuador-fr

Communicado en Ingles : http://cnt-ait.info/2019/10/16/ulet-ecuador-en/

COMMUNIQUE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE EQUATORIEN (ULET-AIT)

Bogotá (Colombie) 09/10/2019

COMMUNIQUE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE EQUATORIEN

Les pressions exercées par le Fonds monétaire international ont conduit à une réduction des salaires allant jusqu’à 20% et à la suppression des taxes sur l’importation de machines agricoles et de matières premières. Les augmentations du prix du carburant ont touché le secteur des transports publics, qui ont initié les manifestations le 3 octobre. Les étudiants et les travailleurs ont rejoint le mouvement le 4 octobre. Les manifestations dans la ville de Quito ont alors pris un caractère insurrectionnel.

Les communautés indigènes ont décidé de rejoindre le mouvement et de descendre sur la ville de Quito en unissant leurs forces aux travailleurs et aux étudiants, alors que la corporation des transporteurs avait cessé leur lutte une fois que fut acceptée par les faux représentants, l’augmentation des tarifs conventionnés

Bogotá (Colombie) 09/10/2019

COMMUNIQUE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE EQUATORIEN

Les pressions exercées par le Fonds monétaire international ont conduit à une réduction des salaires allant jusqu’à 20% et à la suppression des taxes sur l’importation de machines agricoles et de matières premières. Les augmentations du prix du carburant ont touché le secteur des transports publics, qui ont initié les manifestations le 3 octobre. Les étudiants et les travailleurs ont rejoint le mouvement le 4 octobre. Les manifestations dans la ville de Quito ont alors pris un caractère insurrectionnel.

Les communautés indigènes ont décidé de rejoindre le mouvement et de descendre sur la ville de Quito en unissant leurs forces aux travailleurs et aux étudiants, alors que la corporation des transporteurs avait cessé leur lutte une fois que fut acceptée par les faux représentants, l’augmentation des tarifs conventionnés

Ce sont les premières manifestations en Equateur depuis plus de 15 ans. Ce calme de la force populaire avait été obtenu par le gouvernement de Rafael Correa en neutralisant les manifestations populaires, utilisant l’appareil d’État inhumain (…). Mais aujourd’hui, le soulèvement populaire a conduit le gouvernement de Lénine Moreno à fuir vers Guayaquil, deuxième centre économique de l’Équateur. En revanche, les manifestants ont montré leur capacité à se battre en prenant possession pour une courte période des bâtiments de l’Assemblée nationale équatorienne. L’État a voulu opprimer les manifestations par des détentions arbitraires, par le recours excessif à la force en violation des traités internationaux et n entravant les organisations de défense des droits humains et de la Croix-Rouge.
Pour cette raison, nous nous tournons vers le prolétariat international. Nous pensons que le regroupement sous la bannière de la solidarité entre les peuples, sans frontières, est une arme de grande puissance que nous avons en notre faveur. Notre appel est à l’unité, le peuple d’amérique latine – et dans ce cas spécifique le peuple équatorien – ne peut continuer à supporter seul les conséquences de cette politique néolibérale fasciste qui vise à donner de plus en plus notre économie aux despotes de l’oligarchie et au FMI, responsable de la misère qui afflige tant les travailleurs.

La lutte sociale qui se développe en Équateur n’obéit à aucun parti politique, elle est née de la solidarité entre des peuples qui se reconnaissent comme frères, alimentant le feu libertaire qui ne connaît aucune des barrières qui obscurcissent l’horizon.

Ce communiqué est signé par des organisations anarchistes et libertaires qui ne prétendent pas être la voix du peuple équatorien, mais ressentent la lutte comme si elle était la leur.

U.L.E.T – AIT (10/12/2019)

CNT-AIT (France)

http://uletsindical.org/imagenes/comunicadoecuador.pdf

Communiqué en espagnol : http://cnt-ait.info/2019/10/16/ulet-ecuador-es/

Communiqué en anglais : http://cnt-ait.info/2019/10/16/ulet-ecuador-en/

El Anarquismo y los comienzos del 1ero de Mayo en Ecuador

Publicamos este artículo sobre la historia del Primero de Mayo en el Ecuador y las raíces libertarias de este hito de la clase obrera mundial. Este artículo es parte de una serie de trabajos de recuperación de la memoria histórica en función del fortalecimiento de un proyecto popular, revolucionario y libertario para el presente, en el cual están trabajando varios compañeros en distintos puntos de América Latina.


Imagen de la Huelga del 15 de Noviembre de 1922, Guayaquil, Ecuador


El Anarquismo y los comienzos del 1ero de Mayo en Ecuador

El mito cristiano murió manso, triste, desolado, en el vilipendio de la cruz; los cuatro
ahorcados de Chicago subieron al patíbulo, altaneros frente a sus verdugos,
orgullosos de sus ideas, y gozosos de su triunfo, ante el instante
supremo de la muerte, no tuvieron el lamento quejumbroso
de Cristo; “padre mío todo se ha cumplido”, sino el gesto
heroico del hombre que finca sus ideales de bienestar
y armonía humanas en el futuro libertario.

Tribuna Obrera. V época. # 9. Guayaquil, 1924.

El desconocido aporte histórico y combativo del Anarquismo ecuatoriano.

Recordar a los héroes del proletariado ecuatoriano, mostrarlos, honrarlos -que no quiere decir santificarlos-, reconocerlos, no resulta fácil, requiere además de tiempo y esfuerzo, cuidar que el mundo nuevo que llevamos dentro del corazón quiera salir del pecho.

Este pequeño texto, forma parte de un estudio más grande desde la militancia actual sobre el Anarquismo ecuatoriano y su protagonismo en las luchas populares. Sus militantes, gremios, periódicos, revistas, y demás componentes que conformaron aquella legión rojinegra de hombres y mujeres; aquellos que pensaban que la construcción de una sociedad justa no era una bonita utopía anclada en libros, no tenían “otras formas de resistir”, comprendían que la única forma de resistir y luchar era al lado de su clase. No habían visiones pequeñoburguesas, ni luchas divisionistas, era la definición y el hecho de asumir su clase, el comienzo del proceso vencedor.

Con el pasar de los años, la sinvergüencería y negligencia de muchos cobardes cobijados bajo la bandera roja o tricolor –que a la final da lo mismo-, han ocultado y usurpado a nuestros camaradas no solo la tierra que los cubrió, las detenciones y torturas de las que fueron víctimas sino que se desconocen a estos valerosos obreros que jamás pidieron algo a cambio por su servicio a la causa de los trabajadores; jamás pidieron o pensaron en cambiar las cosas desde las urnas o la imposición, por ello es justo mostrar al pueblo la lucha de estos, nuestros abuelos.

Reconstruir la historia de estos héroes y heroínas, es buscar en el viejo baúl del olvido; sus referencias y pistas han sido rescatadas del resguardo celoso del tiempo y del polvo. Tomando en cuenta una cantidad positiva de referencias desde las ideas libertarias[1] y un buen número de aportes bibliográficos, se construyó este texto. Con el tiempo iremos teniendo más datos, pero para ser tal vez el primer estudio histórico desde lo ácrata, se muestra valiente, orgulloso y firme al arrojarse a tremenda aventura.

1ero de Mayo: cinco anarquistas asesinados por luchar y conseguir las ocho horas de trabajo para los obreros del mundo.

Aún recuerdo con gran lucidez, aquella ocasión en el temprano primer grado de primaria, cuando en el gran y viejo pizarrón verde, con tiza blanca y amarilla se retraba el 1ero de Mayo. Para aquel tiempo, no tenía ni la más mínima idea de que era el Anarquismo o quiénes eran los anarquistas. Tampoco conocía, que éstos eran quienes habían ofrendado sus vidas a la idea más bella por el bien de su clase, aquel fatídico 11 de noviembre de 1886.

Engel ya la dijo el día de su muerte: « ¿Cabe a un hombre, que ha abrazado una causa tan gloriosa como la nuestra desear vivir por ella cuando puede morir por ella? »

El miedo ante tan cruel relato, hizo en mi pequeño cerebro brotar imágenes de madres con niños en brazos huyendo de las balas asesinas, policías con bayonetas en mano destajando a los trabajadores, olor a pólvora, gritos y llantos. Transcurridos ya muchos años, buscando entre libros el ansia redentora, enterarme de su significado, mismo que debe ser re significado en honor a los mártires de Chicago y la idea que estos llevaron hasta el día de su muerte.

Gran parte de la militancia anarquista de Estados unidos se encontraba en Chicago, al punto que la Internacional[2] « editaba cinco publicaciones en la ciudad –un diario en alemán, dos semanarios en alemán un semanario bohemio y una revista quincenal en inglés, Alarm. La circulación conjunta de estas cinco publicaciones era superior a los 30.000 ejemplares »[3]. La migración trajo consigo las ideas a una ciudad caracterizada por la brutalidad de su policía y la lucha obrera. Ya en 1886, se luchaba por las 8 horas de trabajo[4] y la Internacional encabezaba este gran movimiento. La lucha llegaba a extremos cada vez más provocadores, los obreros no tenían otra opción que reaccionar violentamente contra la represión. August Spies, uno de los anarquistas asesinados, militante de la Central Labour Union, llamaba al uso de la contraviolencia revolucionaria.

« Llamamos urgentemente a la clase trabajadora a armarse para hacer frente a los explotadores con el único argumento que puede ser efectivo: ¡la violencia! »

Se acercaba el 1ero de mayo, el ambiente se caldeaba. La empresa McCormick Harvester Works había despedido a sus trabajadores y contratado esquiroles y pistoleros para su protección. El primero de mayo se declararon cinco mil huelgas. El 3 de mayo se produce un enfrentamiento entre obreros y policías, muriendo varias personas. Al día siguiente se organiza un mitin en Haymarket Square, cerca de 200 policías rodean la plaza y disuelven violentamente la protesta[5]. De pronto es arrojada una bomba, los obreros disparan, caen 7 policías muertos y un número tres veces más grande de manifestantes, este dato nunca fue publicado con exactitud, tampoco se sabe, si fueron los anarquistas quienes lanzaron la bomba[6] o los agentes provocadores de la policía.

Enseguida comenzó la caza de anarquistas, Parsons, director de Alarm, y Spies, director de Die Arbeiter Zeitung, son encarcelados. En total siete fueron juzgados por homicidio sin determinar si ellos fueron los autores de la bomba. Fueron sentenciados por sus ideas anarquistas. Su sentencia fue dada únicamente por sus ideas revolucionarias.

Cuatro anarquistas son ahorcados, Louis Lingg se suicida en prisión con un cartucho de dinamita[7]. Sus funerales fueron el 12 de noviembre, cerca de veintiocho mil trabajadores los acompañaron, doscientos cincuenta mil flanquearon su despedida hacia la gloria eterna. Merito de estos, y de la clase obrera son las ocho horas de trabajo.

Los comienzos del 1ero de Mayo en Ecuador.

Hace casi un siglo, en Ecuador se comenzó a recordar y en algunos casos a celebrar el 1ero de Mayo. Sin duda, en el país no pasó por alto el crimen de Chicago, « es más, se sabe que es la jornada de ocho horas de trabajo, por lo que la clase obrera combate en esta ocasión »[8]. Se comenta en el ambiente intelectual, se hace noticia, pero tendrán que pasar algunos años hasta que los trabajadores ecuatorianos retomen la antorcha de los héroes de Haymarket.

Con la victoria de la Revolución Liberal en junio de 1895, encabezada por el General Eloy Alfaro « se formalizó el poder en las manos de la burguesía agro exportadora »[9]. El control ideológico estaba en manos de la Iglesia , con el estallido de junio, se crearon organismos que reemplazaron en mayor o menor medida a la institución eclesiástica. Se fundó la Junta de Beneficencia del Guayas, logias masónicas, sociedades de artesanos y trabajadores[10], se construyeron escuelas laicas, etc. Este proceso se concentró principalmente en la costa y su centro Guayaquil, donde la Iglesia había perdido fuerza, cosa que contrarrestaba en la sierra, donde su poder era aún considerable. Es así como la Revolución Liberal , comenzaría el andar hacia la constitución de un Estado y sociedad burguesa. Con este antecedente, la clase obrera comenzó a formarse a la par de un pobre proceso de industrialización. Esta separación en los administrativo e ideológico marcó el desarrollo económico, y diferenciará la costa de la sierra en lo posterior, y sobre todo ejercería vital influencia en la aparición de los primeros grupos anarquistas y socialistas.

A pesar del triunfo liberal, y su proyecto constitucional « muy poco o nada –se-adelantó en materia laboral »[11], sin embargo se diferenció notablemente de las constituciones anteriores cuya orientación fue conservadora. Se redacta ya la disposición sobre las ocho horas de trabajo, pero esto no pasa de ser letra muerta, no hay una adecuada reglamentación y la patronal opone feroz resistencia. El trabajador ecuatoriano se encontraba esclavizado por doce o más horas diarias, no tenía día de descanso y no poseía derecho alguno en caso de despido, accidente laboral, y su salario era extremadamente miserable.

En 1894, en un artículo llamado “Pobre pueblo”, José Peralta describe de forma muy interesante la situación de la clase desposeída ecuatoriana:

« El proletario es el paria de la República : nace para servir; ni esperanza para el corazón, ni luz para la mente, ni elevación para el alma, le ofrece la sociedad en cambio de sus desvelos. Para el proletario la Patria no existe; la fraternidad es mentira, la libertad un sarcasmo, la igualdad una blasfemia »[12].

Para 1911, comienza a celebrase el 1ero de mayo y tiene como centro Guayaquil; según José Buenaventura Navas, esto se da « por iniciativa del señor Rafael Ramos M, entonces Presidente de la Sociedad Abastecedores de Mercado”,-y- se celebró por primera vez en carácter íntimo, la Fiesta del Trabajo ». Participan numerosos representantes de sociedades obreras[13], pero reduciéndose a un acto « festivo (…), reservado únicamente a la vanguardia obrera »[14].

En 1913, esta celebración deja de ser íntima y se realiza en forma pública en Cuenca, Riobamba, Quito[15] y Guayaquil. Esto se debe a la proliferación de sociedades obreras y periódicos, uno de ellos es “El 1ero de Mayo”, editado en Guayaquil, órgano del “Comité de propaganda 1ero de Mayo” y que textualmente dice lo siguiente.

« El Comité “Primero de Mayo”, creado con el objeto de celebrar la Fiesta del Trabajo, no ha trepidado en proseguir sus labores porque desde su iniciación, ha encontrado, tanto en las Sociedades Obreras, cuanto en el pueblo en general (…) espera que todas las Sociedades obreras, Gremios, etc., concurran al Gran DESFILE CÍVICO que se verificará el próximo, 1ero de mayo a las 7:00 a efecto de manifestar que desde ese solemne acto marcharemos unidos por los lazos de fraternidad para alcanzar el alto ideal de nuestra grandeza »[16].

En Guayaquil los obreros dejan su puesto de trabajo y salen a las calles, apedrean los tranvías que no acatan el paro. Las asociaciones obreras y mutuales de Guayaquil se congregarán en la Gran Asamblea de Trabajadores[17], « convocada por la Confederación Obrera del Guayas a iniciativa de la (…) Sociedad Hijos del Trabajo con el plausible objeto de discutir y aprobar medidas inmediatas relacionadas con los graves problemas que confrontaba la clase trabajadora »[18].

Los trabajadores portuarios resuelven lo siguiente:

1.- Buscar el medio para conseguir la unión de la clase trabajadora para bien del obrerismo.

2.- Estudiar la manera de combatir el analfabetismo y la vagancia.

3.- Alcanzar leyes que protejan al obrero.

4.- Establecer cooperativas de consumo[19].

La Sociedad de Carpinteros, en este mismo año logra con el apoyo de la Sociedad “Hijos de Vulcano” las ochos horas de trabajo.

En 1914 el Comité 1ero de Mayo sigue funcionando, y cercana esta fecha se dirige a las autoridades provinciales para que no se trabaje este día. El pedido es negado. En 1915, el Comité 1ero de Mayo se halla presidido por el Dr. Carlos Rolando –« representante del “Centro Abdón Calderón”- que (…) resuelve (…), dirigirse directamente al Presidente de la República para solicitar que la fecha sea declarada día festivo en todo el país »[20]. La simpatía por el gobierno de Leónidas Plaza era poca, los sectores radicales le brindaban fuerte oposición, la guerrilla liberal liderada por Carlos Concha lucho fieramente en Esmeraldas desde 1913 a 1916. Con mucho que perder, tuvo que ceder a esta iniciativa y decretar el 23 de abril de 1915 al « 1ero de mayo de cada año feriado para los obreros del Ecuador ». Esta victoria, no solo fue una necesidad de ceder políticamente en aquel contexto, sino que fue obtenida fundamentalmente con la lucha y perseverancia del movimiento obrero. Para esta fecha, el periódico El Cacahuero, vocero de la Sociedad Cosmopolita de Cacahueros “Tomas Briones”, gran bastión y semillero de la organización obrera anarquista, señala:

« …triunfo de ellos, que en todas partes recuerdan los mártires de Chicago, después de 29 años de luchas incesantes. Guayaquil obrero ha festejado dignamente tal fecha, y aunque todavía no consigue la realización de sus ideales, sigue en su camino de fatigas, mejorando día a día »[21].

El sucesor de Plaza, fue Alfredo Baquerizo Moreno, representante de los intereses particulares y anti populares. Su política fue la conciliación entre la clase obrera y la burguesía, acude a cuanta reunión obrera puede, e incluso se hace invitar. El 1ero de mayo de 1916, dirigiéndose a los obreros en tono conciliador dice lo siguiente: « La vida para nosotros, y la vida para nosotros todos, reclama justicia de un derecho igual para el rico y para el pobre; para que el que atesora y para el que trabaja su pan de vida diaria ». El 11 de septiembre de 1916[22], el Congreso, aprueba pagos por horas extras, las ocho horas vuelven al debate siendo aprobadas. Pero lo irónico es que a pocos días de dictada esta ley, vuelve a suceder lo que en 1906, la ley es letra muerta. Por esto, los « conductores y vagoneros de carros urbanos de Guayaquil tienen que declarase en huelga para exigir su cumplimiento (…) aún en 1919, los obreros gráficos de Quito[23] tienen que realizar un paro para conseguir el aumento de salarios y la efectividad de las ocho horas de trabajo (…) en 1934 el 90% de los obreros de las fábricas de Quito trabajan once horas diarias »[24].

El Anarquismo ecuatoriano levanta la bandera del 1ero de Mayo entre los obreros.

La influencia de las ideas anarquistas es indiscutible, « abrieron una brecha en la conciencia de las clases populares con su accionar y su prédica »[25]. Desde finales del siglo XIX y comienzos del XX, ya se puede encontrar indicios de propaganda libertaria. El Pabellón Rojo en 1899 (Guayaquil) aplaudía la propaganda por el hecho[26], en 1901 los anarquistas argentinos de la Protesta recibían la Sanción , publicación editada en Quito, Luis Alfredo Martínez en “A la Costa” (1904), obra precursora del realismo social, influenciada por el liberalismo, muestra en Salvador -el personaje principal de la obra- un filo anarquista, muy parecido a nuestros primeros ácratas.

« La realidad de la vida, los furibundos ramalazos de la suerte, las amarguras y humillaciones diarias, la ruina de mi hogar y de mis modestas aspiraciones, la falta de trabajo honrado para con él ganar un pobre pan para los míos, esa educación pésima que nos han dado a todos, a pretexto de catolicismo, todo eso reunido contribuye para el cambio o contradicción que hallas en mí. Soy, pues socialista; aún más, anarquista de corazón; porque me sublevo contra tanto vicio, contra tanta farsa, contra tanto lodo y podredumbre… »[27]

Ya en la primera década del siglo XX aparecen las primeras organizaciones anarquistas. Guayaquil[28] fue su raíz, especialmente por estar más influenciado por las teorías revolucionarias al ser una ciudad porteña. En el continente, la iniciativa de organizarse bajo los postulados libertarios fue logro de muchos migrantes, el caso de Ecuador si bien resta mucho como el de Argentina, Brasil u otros países donde fue tremendamente grande, la influencia del Anarquismo vino del otro lado del mundo, los trabajadores inmigrantes, aunque pocos, dejan sentir su influencia a través de las organizaciones anarquistas[29]. En 1910, el Centro de Estudios Sociales (CS) -según Ycaza- distribuía la Protesta (Argentina), Solidaridad (USA) y Claridad (Chile)[30], en 1911 ya constaban en el catálogo de la Librería Española , textos de importantes teóricos libertarios como: Bakunin, Malatesta, Kropotkin, etc. Los mismos que son adquiridos y empleados para la conformación de grupos anarquistas que con el pasar del tiempo irían clarificando sus ideas. En 1920 aparece el Centro Gremial Sindicalista (CGS), editor de El Proletario.

Con este pequeño antecedente, los anarquistas en el puerto comienzan a difundir el 1ero de Mayo en su real significado, para ello llenan sus periódicos con planas repletas de información sobre los mártires, enfatizando en que estos eran anarquistas. Lo paradójico es que incluso en aquella fecha los demás medios obreros parcializaban la noticia, se hablaba del 1ero de Mayo y sus logros, se hablaba incluso de los mártires, pero no se visibilizaba completamente su vinculación anarquista; si bien esto era por falta de información o mala fe, no lo sabemos completamente aún.[31]

El Proletario, menciona entre sus páginas explícitamente el origen del 1ero de Mayo, incluso aplaude la tradición de la propaganda por el hecho, en aquellos años en auge, tanto en Europa como en el cono sur del continente.

« ¡Sombras inmortales del Proletariado Universal! ¡Manes de Euno y Espartaco y de todos los rebeldes que con sus cadenas han azotado, el rostro de sus propios verdugos, de todos esos mártires que con su sangre y desde su calvario riegan la simiente de la libertad, loados seáis! ¡Revólveres sagrados de Czolgosz, de Angolo Bresei y de Pedro Mathue Cousidó, puñal bendito de Caserío, filosofías augustas de Pablas de Salvador, de Ravachol y Angiolillo, yo os saludo! (…) ¡En pie con la frente erguida y los brazos alzados saludemos la Magna Fecha del Proletariado, y unidos juremos ser libres, porque así y solo así podrá flamear, victorioso, el Perdón Rojo en la cima más alta del planeta, a despecho de amos y verdugos, de Judas y de lacayos! »[32]

Cabe mencionar que uno de los principales militantes anarquistas, José Alejo Capelo Cabello, que con su ejemplo y tenacidad colaboró en la conformación de los primeros grupos anarquistas y sindicatos de orientación libertaria, escribía fervorosamente en El Proletario.

Otro de los medios libertarios de gran importancia y que presto gran espacio al contenido sobre el 1ero de Mayo fue Tribuna Obrera, periódico de « Ideas y Combate », órgano de la combativa Asociación Gremial del Barrio del Astillero (AGA), fuerte de organización anarcosindical, que con gran galanteo poético enamoraba y arengaba el corazón de los obreros portuarios. En esta ocasión, harán mención tanto al 1ero de Mayo, como la matanza del 15 de Noviembre de 1922, tomando en cuenta que este número salió apenas siete meses luego del indiscriminado asesinato en Guayaquil, vale la pena imaginar las condiciones reinantes y la peligrosidad a la que nuestros camaradas tuvieron que enfrentarse.

« Dejémosles a los responsables de la hecatombe del 15 de noviembre que tiemblen. Dejémosles que torturados por el propio remordimiento de sus conciencias; con los ojos llenos de espanto, donde quiera vean al obrero convertido en juez inexorable, pidiéndoles estrecha cuenta de sus crímenes. (…) Procuremos vencerles, y libre de ellos seremos hombres, y entonces formando una legión inmensa y poderosa venceremos al monstro sangriento del capitalismo. Mientras tanto, inclinémonos reverentes, al recordar la memoria gloriosa de los mártires de Chicago. »[33]

En 1923, Tribuna Obrera se erguía como vanguardia entre la prensa obrera; dato curioso es el siguiente, puesto que desmiente a muchos autores, sobre el supuesto de que el Anarquismo únicamente se ancló en Guayaquil. En el número siete de Tribuna Obrera de la segunda quincena del mes de julio de 1923, el obrero riobambeño Zoilo L. Valencia en conjunto con otros obreros de esta ciudad, dirige una carta a la redacción de Tribuna Obrera, « solicitando extendáis hasta los hijos de la altiva sierra, vuestro titánico vocero, el mismo que algún día no lejano, será sino nuestro salvavidas, al menos, el que calmará en algo nuestra dolorosa situación. »

En 1924 Tribuna Obrera, en su número nueve, el 1ero de Mayo vuelve a ser parte de sus grandes hojas. Como es costumbre entre los periódicos libertarios se hace una extensa cobertura histórica, literaria, pero sobre todo dirigido al acontecer nacional. En esta ocasión, los libertarios señalan un curioso caso sucedido en Quito. La elección de la “Reina del Trabajo” será objeto de dura crítica.

« Allí tenéis a los obreros de Quito en una descomunal lucha por sacar triunfante a la reina del trabajo que será consagrada en un día en que el capitalismo yankee sacrificó, hace treintaisiete años a cuatro trabajadores que luchaban por el triunfo de la justicia. No creáis que esta reina haya hecho algo en pro de la clase obrera, no creáis que ella represente a la mujer altiva y luchadora como Rosa Luxemburgo, Luisa Michel o Emma Goldman (…) Bien, obreros quiteños, seguid con las fiestas y jaranas, que el Capitalismo nos acorrala más y más. »

El control por parte del conservadurismo habría aún de mantener a los obreros quiteños bajo su yugo. El 1ero de mayo de 1932, obreros y estudiantes tratan de realizar el tradicional desfile del 1ero de mayo pero son « atacados bárbaramente por la policía, el Batallón “Yaguachi” y grupos de compactados bonifascistas[34](…). (…) hay centenares de heridos y las calles quedan cubiertas de sangre »[35]. Aquellos que logran escapar al primer embate de la represión se refugian en la Casa del Estudiante, sin embargo son brutalmente maltratados. Al día siguiente el ambiente anti obrero no ha cambiado mucho, « al grito de ¡Viva Cristo Rey!, ¡Viva el señor Bonifaz! Y ¡Abajo los comunistas y socialistas! », se reprime sin cuartel.

Anexo a la propaganda y denuncia libertaria, el Anarquismo ecuatoriano como sus similares en el continente, también se mescló con el arte popular y las diferentes expresiones culturales autóctonas. He aquí una muestra del Poeta Obrero, José Alejo Capelo Cabello.

Camarada
hoy, primero de mayo
vibrará tu optimismo
comulgarás conmigo
en el sagrario rojo de nuestras almas plenas.
Mirarás los astros lejanos
vigilando el silencio de los horizontes.
Los todos potros del viento
traerán a tu oído
la canción torturada de todos los suburbios.
Millares de antenas cordiales
llevarán por el mundo
el más fervoroso saludo augural.
Y dentro de ti mismo, camarada,
en tu sangre en tu pecho y en tus músculos
palpitará el futuro…

También entre sus heroicas páginas, el periódico libertario –quizás con mayores números en la historia anárquica de este país- escribe sobre el 1ero de Mayo. « Luz y Acción », está dirigido por otro gran organizador libertario, Alejandro Atiencia.

« El mundo es nuestro, nos pertenece porque todo lo hemos producido nosotros, levantemos nuestro espíritu y cual los mártires de Chicago marcharemos a nuestro futuro. En este día para todos los rebeldes del mundo un saludo alentador. ¡Salud! »[36]

El tiempo de nuestros camaradas no fue tan diferente al nuestro. Aún existimos, los que desde muy temprano tenemos que levantarnos con desgano para vender caramelos o tabacos en las esquinas, manejar el bus de alguien más, ir a la agencia de banco, lavar sus carros, pasar plantado en la oficina, cuidar sus propiedades, es decir, seguimos haciendo ricos a otros con nuestro trabajo. Los anarquistas apoyamos la lucha por una vida plena, libre, digna en la que podamos ser felices. Debemos tomar conciencia de que la única posibilidad real de cambio está en cada uno de nosotros, en darnos cuenta de la explotación de la que somos víctimas, de que el fruto de nuestro trabajo nos pertenece y que en la lucha por alcanzar la felicidad está en acercarnos al otro, conociéndonos, queriéndonos, compartiendo aquello que nos causa dolor y proponiendo las salidas posibles a esta forma de vida cargada de lágrimas, de dolor, de tristeza, de ira, de rabia, rescatando el amor, la solidaridad, la pasión, las risas, la inocencia.

« …hasta aquí esta reseña incompleta, esto como balance aproximado de esa labor tesonera y heroica de agitación (…) Tal era la influencia y el acerbo ideológico que, en cierto grado tenía hacia el comunismo libertario, el gran movimiento obrero »[37].

Hemos llegado al final de este pequeño recuento. El 1ero de Mayo es un día de lucha y combate popular, no es una fiesta o un día sin sentido. Debemos quitarnos la venda puesta por las instituciones. Hay que dejar de fiarse de los líderes sindicales, cuyos colores rojos y verdes se mezclan en un espectáculo de tecnocumbia en la Plaza San Francisco de Quito. Recuperemos el 1ero de Mayo, en su verdadero color y en su verdadera esencia.

¡Recordar nuestra historia, es recordar la justeza de nuestra misión!
¡Honor y gloria a los héroes del proletariado ecuatoriano!
¡Viva el Comunismo Anarquista!

Grupo Anarco Comunista “Hijos del Pueblo”


[1] Sabemos que existieron muchas publicaciones de corte anarquista a finales del siglo XIX e inicios del siglo XX tanto en Guayaquil como en Quito, algunas completamente declaradas y otras, formadas por mezclas muy características de la época. Los datos rescatados para esta investigación, fueron casi en su totalidad encontrados en la Biblioteca Rolando de Guayaquil y la Biblioteca Nacional de la Casa de la Cultura de Quito. Estamos seguros que muchas referencias se han perdido lastimosamente. Este trabajo recopila todas las que tenemos a la mano hasta el día de hoy, esperamos con ansia encontrar nuevas y seguir alimentando este texto.
[2] Cuando hablamos de la Internacional , nos referimos a la Internacional Negra o AIT (Asociación Internacional de los Trabajadores) de carácter anarquista.
[3] WOODCOCK, George. El Anarquismo.1979. Ariel. Barcelona-España. Pág.: 448.
[4] Se trabajaba de 16 a 18 horas diarias antes de la iniciativa de las 8 horas.
[5] Había comenzado a llover y los manifestantes comenzaron a retirarse pacíficamente.
[6] Según la novela “The Bomb” de Frank Harris o James Thomas –seudónimo-, fue un anarquista desconocido el que arrojó la bomba.
[7] La tesis del suicidio de Lingg es dudosa.
[8]ALBORNOZ P, Osvaldo. Breve síntesis. Historia del movimiento obrero ecuatoriano. 1983. Letra Buena. Quito-Ecuador. Pág.: 176.
[9] YCAZA, Patricio. Historia del movimiento obrero ecuatoriano. Pág.: 13. Sobre la Revolución Liberal y su “protagonista principal” se ha generado una imagen -en muchos de los casos- muy lejana a la realidad. Como señala Quintero, en Ecuador: una nación en ciernes. La Revolución Liberal sustancialmente constituyó una conmoción en la cima de la pirámide que dejó casi intactas las bases del edificio social construido a lo largo de varios siglos de herencia colonial, por lo tanto, esta “Revolución”, no fue una revolución para los indios, los negros, a pesar de que muchos de ellos pelearon valientemente en Guamote, Chimborazo; en Cuenca a pedrada limpia se batieron con las fuerzas conservadoras. Este “santo referente” para muchos en la izquierda autoritaria y reformista sigue siendo rescatado sin un profundo análisis a su protagonismo, si bien corresponde a un contexto histórico, como anarquistas no podemos hacer la vista a un lado sobre el impacto y verdadero significado de la Revolución Liberal.
[10] Arturo Roig en su libro “La utopía en el Ecuador”, hace un interesante señalamiento en la diferencia entre las asociaciones y sociedades de la sierra y costa. Con el triunfo liberal, las asociaciones serranas ponen énfasis en su relación con las instituciones propias de la región y en especial con la Iglesia Católica. El “regionalismo” se exacerba. El costeño es percibido como un partícipe del régimen liberal y éste como un representante de los intereses porteños. (…) los serranos aparecen en cambio como los hombres de la iglesia, los aliados de los terratenientes, los trabajadores sumisos y anticuados que aún no han asimilado la ideología de las luces.
[11] PATIÑO P, Carlos. El derecho a la huelga. 1958. Casa de la Cultura Ecuatoriana. Quito-Ecuador. Pág.: 38.
[12] Esta frase no quiere decir en absoluto que Peralta comulgue o haya conocido a profundidad –si es que lo conoció- el ideal libertario. Su postura política fue liberal.
[13] Ya en 1911 se encontraba funcionando la COG (confederación Obrera del Guayas) y demás sociedades obreras, fo hacían de forma mutualista o como sociedades de socorro.
[14] MELGAR B, Edgar. El movimiento obrero latinoamericano I. 1989. Editorial Patria. México DF-México. Pág.: 208.
[15] En Quito se celebró la fiesta del trabajo con un partido de fútbol, una conferencia y una exhibición cinematográfica.
[16] El 1ero de mayo. Guayaquil, abril 20 de 1913. # 2. Año I.
[17] Andrés Miranda, quien seria presidente de la Gran Asamblea de Trabajadores, derivaría posteriormente hacia el Anarquismo.
[18] CAPELO C, José A. El 15 de Noviembre de 1922 (Una jornada sangrienta). 2000. Ediciones “Nueva cultura”. Guayaquil-Ecuador. Pág.: 4-5.
[19] Ibíd. Pág.: 4-5.
[20] ALBORNOZ P, Osvaldo. Breve síntesis. Historia del movimiento obrero ecuatoriano. 1983. Letra Buena. Quito-Ecuador. Pág.: 179.
[21] El Cacahuero. Guayaquil, junio 24 de 1915. # 3. Año II.
[22] Además de las ochos horas y el pago de horas extras, se resolvió el descanso obligatorio los domingos y en fiestas cívicas.
[23] La primera huelga registrada en Quito es la de los sastres (operarios) en 1918. El adelanto en el sentido combativo de las organizaciones costeñas es notable, su primera huelga –registrada- es la de los carpinteros en Guayaquil en 1896.
[24] ALBORNOZ P, Osvaldo. Breve síntesis. Historia del movimiento obrero ecuatoriano. 1983. Letra Buena. Quito-Ecuador. Pág.: 177.
[25] IBARRA C, Hernán. La formación del movimiento popular. 1925-1936. 1984. CEDIS. Quito-Ecuador. Pág.: 34.
[26] PAEZ, Alexei. EL Anarquismo en el Ecuador.1986. Colección Popular 15 de Noviembre. INFOC. Corporación Editora Nacional. Quito-Ecuador- Pág. 20.
[27] MARTINEZ, Luis A. A la costa. Clásicos Ariel. Biblioteca de autores ecuatorianos. Pág.: 108.
[28] El bastión del Anarquismo se encontró en Guayaquil principalmente hasta los años 40, las menciones sobre organizaciones no enfatizarán en la ciudad constantemente.
[29] ROIG, Arturo. La utopía en el Ecuador. 1987. BCE-CEN. Biblioteca básica de pensamiento ecuatoriano. Quito-Ecuador. Pág.: 21.
[30] Creemos que este dato confunde la distribución cronológica de este último periódico con su tenencia en el Centro Socialista y no en el Centro Gremial Sindicalista. En El Proletario del 1ero de mayo de 1922, los anarquistas mencionan: tenemos a la venta el órgano de la Federación de Estudiantes Libertarios de Chile “Claridad” y una gran cantidad de folletos editados por ella misma, que recomendamos a los obreros. Además de los periódicos mencionados se podía encontrar Juventud Libertaria (Chile), Solidaridad (España), etc.
[31] No es de sorprender que en la marcha anual del 1ero de mayo, en nuestros días, la mayoría –incluso aquellos que han asistido a la misma por más de treinta años- no tengan idea de su origen y su color rojo y negro. En cuanto a la respuesta, nos inclinamos que siempre fue mala fe negar a nuestros mártires la pertenencia anárquica.
[32] El Proletario. Guayaquil, mayo 1ero de 1921. # 17. Año I.
[33] Tribuna Obrera. Guayaquil, mayo de 1923. # 5. Año I.
[34] La CON (Compactación Obrera Nacional), fundada en 1931 apoyó a Neptalí Bonifaz –propietario relacionado con los terratenientes y el clero- durante su candidatura presidencial, luego de su descalificación en 1932 por el Congreso Nacional, los compactados fueron la punta de lanza de los bonifacistas, lo que originó la “guerra de los 4 días”. Los choques entre obreros y compactados fueron constantes antes de la descalificación de Bonifaz.
[35] ALBORNOZ P, Osvaldo. Breve síntesis. Historia del movimiento obrero ecuatoriano. 1983. Letra Buena. Quito-Ecuador. Pág.: 184.
[36] Luz y Acción. Guayaquil, febrero 1932. # 32. Año IV.
[37] CAPELO C, José A. El 15 de Noviembre de 1922 (Una jornada sangrienta). 2000. Ediciones “Nueva cultura”. Guayaquil-Ecuador. Pág.: 5.

EQUATEUR : Ce n’est pas fini, cela ne fait que commencer.

Ces longues journées de mobilisation nous ont montré qu’il existe un soutien mutuel et que l’utopie libertaire est toujours vivante, car pendant quelques jours le parc d’El Arbolito et ses environs sont devenus ce lieu, cet endroit où le peuple se défend, se nourrit, est attentif aux autres, se soigne, et a soutenu le peuple. La nourriture, les médicaments et les vêtements sont arrivés sans arrêt, tandis que sur les barricades, la garde populaire résistait aux avances de la police et nettoyait toute bombe lacrymogène pouvant affecter les frères qui se trouvaient à l’intérieur du parc.

D’autre part, il restait encore de nombreuses mains pour préparer la nourriture qui arrivait, la nourriture ne manquait jamais, le pain ne manquait jamais, dans chaque coin, quelqu’un t’offrait de l’eau, du jus, des fruits ou une « tarrina » (barquette) de nourriture, tout en te félicitant et en t’encourageant à continuer. la lutte.

On pouvait voir de longues chaînes de gens déplacer des pierres pour construire et approvisionner les barricades, pendant que aux cris de « Medico ! » La brigade était présente pour mobiliser et aider les camarades blessés au combat.

Ainsi, chacun de nous a apporté et contribué, sur le champ de bataille, dans la chaîne, dans l’abri, dans la cuisine, dans la brigade médicale et dans chacun des lieux qui ont permis la réalisation de cette mobilisation.

Ces longues journées de mobilisation nous ont montré qu’il existe un soutien mutuel et que l’utopie libertaire est toujours vivante, car pendant quelques jours le parc d’El Arbolito et ses environs sont devenus ce lieu, cet endroit où le peuple se défend, se nourrit, est attentif aux autres, se soigne, et a soutenu le peuple. La nourriture, les médicaments et les vêtements sont arrivés sans arrêt, tandis que sur les barricades, la garde populaire résistait aux avances de la police et nettoyait toute bombe lacrymogène pouvant affecter les frères qui se trouvaient à l’intérieur du parc.

D’autre part, il restait encore de nombreuses mains pour préparer la nourriture qui arrivait, la nourriture ne manquait jamais, le pain ne manquait jamais, dans chaque coin, quelqu’un t’offrait de l’eau, du jus, des fruits ou une « tarrina » (barquette) de nourriture, tout en te félicitant et en t’encourageant à continuer. la lutte.

On pouvait voir de longues chaînes de gens déplacer des pierres pour construire et approvisionner les barricades, pendant que aux cris de « Medico ! » La brigade était présente pour mobiliser et aider les camarades blessés au combat.

Ainsi, chacun de nous a apporté et contribué, sur le champ de bataille, dans la chaîne, dans l’abri, dans la cuisine, dans la brigade médicale et dans chacun des lieux qui ont permis la réalisation de cette mobilisation.

Nous vivons la lutte des classes et nous nous sommes rendu compte qu’il existe des parasites qui ne recherchent que leurs propres intérêts et qui n’hésitent pas à tuer ou à utiliser toute la force à leur disposition (policiers et militaires) pour maintenir et défendre leurs privilèges. Et donc nous avons compris que nous n’avions pas besoin d’eux, nous avons compris qu’ils sont nos ennemis.
Nous avons également appris qu’on ne peut jamais faire confiance à la police et que, comme la bourgeoisie, elle est notre ennemie et ne peut jamais être avec le peuple, elle ne peut l’être aussi longtemps qu’elle porte l’uniforme et qu’elle se place aux côtés du tyran.

Mais surtout, nous avons appris que la mobilisation populaire produit des résultats, que l’organisation et les efforts peuvent changer les choses, et que ceux qui sont au sommet nous craignent, ils nous craignent parce qu’ils savent de quoi nous sommes capables, et maintenant ils nous craindront encore plus parce que nous aussi. nous le savons.

Nous restons prudents et critiques, parce que tout cela n’est rien de plus qu’un petit échantillon de ce qui nous reste à accomplir.

PD. Merci à tous les compañeros qui, de leurs tranchées, se sont battus avec conviction et sans repos, sans tomber ni sommeil. Ce soir, nous allons nous reposer et dormir à juste titre, mais cela continue demain et nous savons que nous aurons la même conviction et le même courage avec lesquels nous affronterons cette bataille.

Ce n’est pas fini, cela ne fait que commencer.

Des anarchistes de Quito

Texte original en espagnol : http://cnt-ait.info/2019/10/14/EL-Arbolito-es

Traduction en anglais : http://cnt-ait.info/2019/10/14/EL-Arbolito-en

Traduction en italien : http://cnt-ait.info/2019/10/20/El-Arbolito-it

Traduction en portugais : http://cnt-ait.info/2019/10/17/El-arbolito-pt