Catégorie : TRAVAILLER PLUS ? POUR QUOI ? PRODUIRE ? COMMENT ? (3)

LES LIMITES DES EXPERIENCES AUTOGESTIONNAIRES

(Dossier réalisé initialement en 2007) 1. Tower Colliery : l’écueil de l’autogestion capitaliste En 1992, John Major poursuit la politique de fermeture des mines britanniques initiée par Thatcher : Le site gallois de Tower Colliery fait partie de la charrette. Les mineurs protestent, puis en 1994, 174 d’entre eux décident de racheter la mine avec […]

LE SALARIAT ET SES CONSEQUENCES

(Première publication : août 2007, MàJ : décembre 2019)
« Usine à la campagne », « small is beautiful », « P.M.E. à visage humain », ¨start-up conviviale »…, durant les dernières décennies, les promoteurs du libéralisme nous affirmaient que le monde économique serait composé de petites unités décentralisées et conviviales. Mensonge et imposture, nous sommes en fait dans une étape historique qui est le contraire des discours lénifiants. Nous sommes entrés dans une période d’accélération des fusions, des rachats, des absorptions. Les mêmes promoteurs du libéralisme qualifient cela de globalisation nécessaire pour faire face à la compétition économique internationale.
Cette globalisation est largement entamée pour la construction et le transport aérien, l’industrie pharmaceutique, l’informatique, les produits bancaires… et demain, même chose pour l’automobile, les télécommunications etc… Le capitalisme est en train de constituer des conglomérats universels qui n’ont rien à envier aux anciens combinats des temps anciens du capitalisme sauvage ou d’État. La compétition va être féroce. Que pèseront les fournisseurs de travail, c’est-à-dire les salariés, c’est-à-dire nous ? Peu de chose, ou plus exactement un paramètre, une pesanteur, une contrainte financière froidement banalisée.

TRAVAILLER, POUR QUOI FAIRE ?

(Tract initialement diffusé en 2007 pendant le mouvement étudiant)

A celui qui vous dira qu’il s’est enrichi par le travail, demandez : « De qui ? »
LE TRAVAIL, C’EST LA SANTÉ (DES PATRONS)

L’aliénation par le travail, c’est le sentiment du travailleur de ne pas se reconnaître dans ce qu’il produit. De plus, le travail produit plus de valeur que le travailleur n’en retire en échange. En effet, Le commis de cuisine d’un quatre étoiles qui cuisine des plats qu’il n’aura jamais les moyens de se payer, l’ouvrier du bâtiment qui construit des villas qu’il ne pourra jamais habiter ou le travailleur à la chaîne qui assemble des pièces de voitures qu’il ne pourra jamais conduire sont tous des exemples vivants de l’aliénation par le travail, véritable cause du mal-être généralisé de notre société malade et obstacle à notre volonté d’émancipation. Et pourtant nos sociétés occidentales ne sont pas les plus mal loties.