COMMERCE : NON AU TRAVAIL DU DIMANCHE

Nous relayons une initiative de nos compagnons de l’initiative Anarcho Syndicaliste (ASI, Anarhosindikalistička inicijativa – ASI) de Serbie, mais qui pourrait tout à fait s’appliquer en France

Anarhosindikalistička inicijativa – ASI

Au cours des années précédentes, notre site a publié à plusieurs reprises des interviews écrites et vidéo avec des travailleurs du secteur des services en Serbie. Ces entretiens détaillent les conditions de travail inhumaines dans ce secteur: les salaires sont généralement minimes, parfois inférieurs au minimum; les heures supplémentaires sont implicites, souvent non rémunérées; les emplois eux-mêmes sont trop pénibles et avec de courtes pauses. Il est également à noter que les patrons n’emploient jamais suffisamment de travailleurs pour faire encore plus de profit, et le harcèlement par les patrons et les gestionnaires est quotidien. La situation est similaire ou presque identique dans l’ensemble du secteur, et pas seulement dans les magasins individuels ou les chaînes de vente au détail.

La pandémie du coronavirus nous a montré que le travail des vendeurs, des commerçants et des autres employés de magasin est essentiel, mais aussi que le travail des supermarchés le dimanche, même tous les week-ends, n’est pas nécessaire [1]. Les patrons veulent forcer le commerce à travailler chaque jour afin de récolter le plus de profit possible, et leurs associés de l’État les soutiennent en cela, élevant hypocritement les travailleurs en héros, et en même temps permettant qu’ils soient toujours plus exploités.

Pour cette raison, les travailleurs du commerce – qui eux aussi ont des familles, des amis, le désir et le droit de prendre régulièrement des vacances du travail – sont obligés de travailler le week-end, ainsi que pendant les vacances.

Le temps et l’expérience ont montré que seule l’organisation de travailleurs peut forcer les patrons et l’État à améliorer les conditions de travail, et en réponse aux mauvaises conditions mentionnées, un groupe s’est formé: «Au moins le dimanche et les jours fériés, civils ou religieux, soyez chez vous, pas dans les magasins! ». Le groupe compte déjà plus de 35 000 travailleurs, et leur demande est claire – pas de travail le dimanche et les jours fériés!

Notre initiative soutient pleinement les actions et la lutte de ce groupe de personnes, ainsi que de tous les travailleurs du secteur des services. Nous vous invitons tous à rejoindre le groupe et à soutenir leur combat, pour commencer par BOYCOTTER le dimanche! Nous vous informerons de la poursuite de la campagne et des autres actions sur notre site Internet dans la période à venir.

La solidarité est notre force! N’achetez pas le dimanche!

https://www.facebook.com/groups/528340608070888

[1] En France, le secteur de la distribution alimentaire – le seul ouvert pendant le confinement – n’a pas eu à souffrir de la crise, au contraire. Ils ont fait des chiffres historiques, tout segment de marché confondu. les études consommateurs ont par ailleurs démontrés que les consommateurs avaient étalés sur tous les jours de la semaine leurs courses, et pas seulement le week-end, de façon à éviter d’être dans de grandes concentrations d’individus. Cela montre bien que les consommateurs sont capables de s’autoréguler et non de s’agglutiner le week-end dans les magasins, dès lors que l’on sort de la trilogie infernale métro-boulot-dodo auquel on ajoute shopping.

Bulgarie : solidarité face à la répression contre les syndicats de soignants

La Bulgarie aussi a été touchée par le COVID et là as aussi les infrastructures et les conditions de travail étaient déjà très dégradées avant la crise (un vaste mouvement de grève des hôpitaux s’est déroulé en 2019).

Les syndicats de soignants – dont nos compagnons de l’ARC (confédération autonome des travailleurs) – ont dénoncé pendant la crise le manque de moyens et la gestion catastrophique de la crise par l’Etat.

Aujourd’hui l’Etat cherche à mettre la pression sur les syndicats de soignants, de façon à les faire taire.

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<< Ces derniers jours, nous avons été témoins d’une attaque sans précédent contre nos amis de l’Union des médecins spécialistes bulgares (SBMS) et de sa structure à Pirogov. Des médecins spécialistes ont été convoqués par la police à la demande de la direction de l’hôpital, où ils devaient fournir une liste de noms des membres du syndicat.

Nous pensons qu’il est inacceptable que la police soit utilisée par les employeurs comme un outil pour faire pression sur les organisations de travailleurs.

Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé, ni pour Pirogov, où la direction a engagé il y a seulement quelques mois une procédure disciplinaire contre la présidente de la section SBMS de l’hôpital, ni pour le reste du pays où les militants de syndicats indépendants sont constamment sous pression et répression des directeurs d’organismes d’État ou privés.

Pour nous défendre, nous avons besoin d’unité et de solidarité, et en elles est notre force.

Par conséquent, nous sommes solidaires de nos amis de SBMS et disons: « Une attaque contre un est une attaque contre tous! »

Confédération des travailleurs autonomes (APK)

Syndicat AXA (Association des appareils chimiques)

Association des syndicats démocratiques (АДС) – Transports publics

Association professionnelle des spécialistes des TI (ПАИС)

SERBIE : Les employés des restaurants « McDonald’s » menacés de réduction de salaire jusqu’à 20%

Anarhosindikalistička inicijativa – ASI

Le groupe « Nicefood », dont le directeur est également propriétaire du restaurant « McDonald’s », et qui compte plus de 900 employés dans toute la Serbie, a décidé de réduire les salaires de tous les employés à partir du 1er juin 2020, en raison de l’épidémie de coronavirus.

Les travailleurs de cette entreprise sont obligés de signer une avenant sur la réduction de salaire ou alors ils seront licenciés. En plus de réduire les salaires, les employés subissent également une réduction du nombre important de points, qui sont la base des primes. Le processus pour gagner des points prend du temps et nécessite diverses formations et tests sur plusieurs mois, voire des années.

Les travailleurs de l’industrie de la restauration rapide ont de toute façon de bas salaires et dans les restaurants « McDonald’s », les employés ne reçoivent pas d’argent pour les heures supplémentaires, ce qui est quotidien, car l’entreprise cherche à embaucher le moins de travailleurs possible afin d’économiser. En conséquence, les employés sont constamment sous pression pour travailler plus longtemps, afin de répondre aux exigences inhumaines de l’entreprise. En conséquence, les blessures au travail (en particulier les brûlures) sont très courantes.

Cette attitude envers les employés est absolument inacceptable! Les travailleurs de ces restaurants sont harcelés tous les jours, et ils arrivent à peine à joindre les deux bouts et sans réduire leurs salaires, maintenant ils doivent faire face à cela, tous sous le chantage qu’ils seront licenciés s’ils se rebellent contre ce vol du patron!

De cette façon, notre initiative exprime sa solidarité avec les travailleurs de «McDonald’s» et les appelle à lutter contre la réduction des salaires et des points qu’ils ont gagnés grâce à leur travail! Si vous travaillez à « Meku » ou dans un autre restaurant de restauration rapide, vous pouvez nous contacter via la page Facebook ou par téléphone pour publier votre histoire et aider à organiser la lutte pour de meilleures conditions de travail.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3221718011182528&id=409935899027434

« Direktna akcija » (Action directe) de Novembre 2019

Nouveau numéro de « Direktna akcija » (Action directe), le bulletin de l’Initiative AnarchoSyndicaliste de Serbie (ASI-AIT).

Au menu :
– La revanche du système (au sujet de Julian Assange)
– Lexique du pouvoir
– la lutte des conducteurs de bus de Pancevo
– La pyramide de l’ordre capitaliste
– Défense collective contre les expulsions locatives
– La lutte des habitants de Rakita contre les projets de microcentrales hydroélectriques
– Déclaration de programme anarchosyndicaliste
– Les choses que votre patron ne veut pas que vous sachiez

Nouveau numéro de « Direktna akcija » (Action directe), le bulletin de l’Initiative AnarchoSyndicaliste de Serbie (ASI-AIT).

Au menu :
– La revanche du système (au sujet de Julian Assange)
– Lexique du pouvoir
– la lutte des conducteurs de bus de Pancevo
– La pyramide de l’ordre capitaliste
– Défense collective contre les expulsions locatives
– La lutte des habitants de Rakita contre les projets de microcentrales hydroélectriques
– Déclaration de programme anarchosyndicaliste
– Les choses que votre patron ne veut pas que vous sachiez

Direktna Akcija

PROPAGANDNI MESEČNIK ANARHOSINDIKALISTIČKE INICIJATIVE

NOVA SERIJA BR.2 SEPTEMBAR/OKTOBAR 2019.

– Država: наставак
– Borba vozaca JKP Аутотранспорт
– Kolektivna одбрана
– Solidarnost je nužna i predstavlja naše najjace oružije u borbi protiv tlacitelja!
– Stvari koje tvoj gazda ne želi da знаш
– Programska deklaracija ASI / АСИ

Svakome ko pomogne sa više od 500dinara slacemo Direktnu Akciju na kucnu adresu u narednih šest meseci.


Direktna akcija nastavlja tradiciju casopisa “Hleb i sloboda”, ciji je prvi broj štampan 1905, u Beogradu.

Serbie : La lutte des chauffeurs de JKP Autotransport (Pancevo)

Récemment, nous avons assisté à un nouvel exemple de lutte des travailleurs pour améliorer les conditions de travail, qui s’est vite terminée, mais qui a montré les opportunités et les difficultés pour les luttes des travailleurs en dehors des syndicats officiels.

Les conducteurs de la société JKP Autotransport de Pančevo ont présenté à la direction de la société, fin août, une demande d’augmentation de salaire. Le salaire moyen des conducteurs est jusqu’à présent d’environ 45 000 dinars (380 euros) et leur demande était de porter le salaire net à 70 000 dinars (600 euros), sous la menace d’une grève le lundi 2 septembre si leur demande n’est pas satisfaite. « Nous demandons une augmentation de salaire en fonction du travail que nous effectuons. Une attention particulière est accordée aux mauvaises conditions de travail : les bus sont en très mauvais état, les salaires sont insuffisants, le coût de la vie est en augmentation constante. »,. Les arguments des chauffeurs sont complètement justifiés, même si leurs salaires peuvent être légèrement supérieurs à la moyenne en Serbie, ils sont encore trop bas pour couvrir le coût de la vie. Cela est particulièrement vrai si les travailleurs ont une famille, des enfants dont il faut payer les études, une personne sans emploi à charge, un loyer à payer, situations qui sont très courantes. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreux conducteurs ont quitté l’entreprise cours des dernières années et que les salariés sont passés de 170 à 120 à en peu de temps.

Récemment, nous avons assisté à un nouvel exemple de lutte des travailleurs pour améliorer les conditions de travail, qui s’est vite terminée, mais qui a montré les opportunités et les difficultés pour les luttes des travailleurs en dehors des syndicats officiels.

Les conducteurs de la société JKP Autotransport de Pančevo ont présenté à la direction de la société, fin août, une demande d’augmentation de salaire. Le salaire moyen des conducteurs est jusqu’à présent d’environ 45 000 dinars (380 euros) et leur demande était de porter le salaire net à 70 000 dinars (600 euros), sous la menace d’une grève le lundi 2 septembre si leur demande n’est pas satisfaite. « Nous demandons une augmentation de salaire en fonction du travail que nous effectuons. Une attention particulière est accordée aux mauvaises conditions de travail : les bus sont en très mauvais état, les salaires sont insuffisants, le coût de la vie est en augmentation constante. »,. Les arguments des chauffeurs sont complètement justifiés, même si leurs salaires peuvent être légèrement supérieurs à la moyenne en Serbie, ils sont encore trop bas pour couvrir le coût de la vie. Cela est particulièrement vrai si les travailleurs ont une famille, des enfants dont il faut payer les études, une personne sans emploi à charge, un loyer à payer, situations qui sont très courantes. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreux conducteurs ont quitté l’entreprise cours des dernières années et que les salariés sont passés de 170 à 120 à en peu de temps.

Bien que des représentants de deux grands syndicats jaunes existent déjà au sein de la compagnie JKP de Pančevo, les conducteurs, apparemment conscients de la nature frauduleuse de ces syndicats servant les intérêts du patron et de l’État, ont décidé de s’auto-organiser. Ainsi, le 2 septembre, en l’absence de réponse positive de la part de la direction, 49 d’entre eux ont présenté des certificats d’absence temporaire du travail (congé de maladie) jusqu’à nouvel ordre. Il convient de garder à l’esprit que, en outre, 20 autres conducteurs étaient en vacances. C’est ainsi que cette démarche créative et cette méthode de combat ont permis aux conducteurs qui ne font pas partie d’un syndicat « représentatif » et donc interdits de faire grève légalement de suspendre le travail sans pouvoir en supporter légalement les conséquences. Cela a complètement paralysé les transports en commun à Pančevo, puisque seulement un quart des trajets prévus ont effectivement été réalisés.

La direction a immédiatement compris que les chauffeurs étaient sérieux et a été forcée de réagir. Bien sûr, comme toujours, les patrons l’ont fait en utilisant les méthodes les plus odieuses et en essayant de tromper et d’effrayer les travailleurs rebelles afin de continuer à garder pour eux seuls leur grosse part du gâteau. Au cours des entretiens, les travailleurs ont été informés que « les conditions économiques ne permettaient pas d’augmenter leurs salaires » et se sont vus offrir une aide de 10 000 dinars par mois (85 euros) jusqu’à la fin de l’année. Les chauffeurs ont refusé catégoriquement cette aumône, mais une série d’intimidations par les médias ont suivi, répandant le mensonge selon lequel ce mouvement obligerait l’entreprise à faire faillite, que tout le monde perdrait son emploi et que le transport serait alors pris en charge par une entreprise privée. Des syndicats jaunes officiels, connus pour avoir calmé et sapé toutes les grèves précédentes, et pour avoir conclus des accords favorables aux patrons, ont condamné cette grève et condamné les grévistes, affirmant qu’ils cherchaient intentionnellement à provoquer une procédure de faillite. Malheureusement, les chauffeurs ont cédé à la pression et ont accepté l’aide ponctuelle offerte.

Il est clair pour tous que les personnes qui luttent pour une vie digne ne sont ni coupables ni responsables de la chute des entreprises publiques, ni que l’amélioration de leurs conditions de vie misérables n’y contribuera. La destruction de ces entreprises se déroule devant nos yeux depuis des décennies et il est clair qu’elles sont toujours exécutées par des administrateurs (souvent avec le soutien de responsables politiques), dans le but de privatiser et d’enrichir complètement certains individus.

Bien que les conducteurs n’aient pas réussi à atteindre leur objectif initial, en l’absence d’une meilleure organisation et du soutien des utilisateurs, ils ont montré le pouvoir que la classe ouvrière avait entre ses mains et comment il était possible d’obliger l’État et les patrons à réagir et à faire des concessions. Il est maintenant nécessaire de prendre ces mesures encore plus au sérieux et de créer des conditions d’infrastructure – en créant des syndicats non corrompus et combatifs.

Supporter les luttes [auto-organisées], sans céder, jusqu’au bout !

Borba vozaca JKP Autotransport

Nedavno smo bili svedoci još jednog primera radničke borbe za poboljšanje uslova rada, koja se brzo završila, ali je ukazala na probleme i mogućnosti radničke borbe van zvaničnih sindikata.

Vozači JKP Autotransport Pančevo krajem avgusta su rukovodstvu firme podneli zahtev za povećanjem plata. Dosadašnja prosečna plata vozača je iznosila oko 45.000 dinara, a njihov zahtev je bio da se neto plata poveća na 70.000 dinara, pod pretnjom štrajka od ponedeljka, 2. septembra, ako im se zahtev ne ispuni. ’’ Povećanje plate tražimo shodno poslu koji obavljamo. Posebnu napomenu stavljamo na loše uslove rada i to: autobusi su u jako lošem stanju, neadekvatno se obračunavaju plate, konstantno rastu troškovi života.’’, naveli su u svom zahtevu. Argumenti vozača su potpuno na mestu, i iako su njihove plate možda nešto iznad prosečnih, i dalje su preniske i za puko pokrivanje troškova života. To je posebno tačno ukoliko radnici imaju porodice, decu koja se školuju, izdržavaju nekoga ko nema posao, plaćaju stanarinu, što je sve veoma čest slučaj. To je jedan od važnih razloga zbog koga je mnogo vozača napustilo ATP tokom poslednjih godina, te se njihov broj u kratkom roku smanjio sa 170 na 120.

Iako predstavništva dva velika, žuta sindikata već postoje u ATP Pančevo, vozači su, očigledno svesni prevarantskog karaktera ovih sindikata koji služe interesu gazda i države, odlučili da se sami organizuju. Tako su u drugog septembra, budući da nikakvog pozitivnog odgovora od rukovodstva nije bilo, njih 49 dostavili potvrde o privremenoj sprečenosti za rad (bolovanju) do daljnjeg. Treba uzeti u obzir da je pored toga još 20 vozača bilo na godišnjem odmoru, pa je ovaj kreativan potez i metod borbe, kojim su vozači koji nisu deo „reprezentativnog“ sindikata pa samim tim nisu u prilici da zakonski stupe u štrajk, pronašli način da obustave rad a da zakonski ne mogu da snose posledice zbog toga. Time su uspelida u potpunosti parališu javni prevoz u Pančevu, budući da je samo četvrtina planiranih polazaka zaista i ostvarena.

Rukovodstvu je odmah postalo jasno da su vozači ozbiljni, te su bili prinuđeni da reaguju. Naravno, kao i uvek, to su radili koristeći se najgnusnijim metodama i pokušajima da prevare i uplaše pobunjene radnike, kako bi zadržali svoj masni deo kolača. Na pregovorima je radnicima rečeno kako nema uslova da se povećaju plate, a umesto toga im je ponuđena pomoć od 10.000 dinara mesečno do kraja godine. Vozači su ovo odbili, ali onda je usledila serija zastrašivanja putem medija, pre svega širenjem laži da će firma biti prinuđena da ode u stečaj, da će svi izgubiti posao, a da će prevoz preuzeti privatna firma. Zvanični, žuti sindikati, koji su poznati po umirivanju i podrivanju štrajkova, kao i sklapanju sporazuma koji odgovaraju gazdama, ogradili su se od ovog štrajka i osudili štrajkače, tvrdeći da ovi namerno pokušavaju da izazovu stečajni postpuak. Nažalost, vozači su podlegli pritisku i pristali na ponuđenu jednokratnu pomoći.

Svima je jasno da ljudi koji se bore za dostojanstven život nisu krivi ni odgovorni za propadanje državnih firmi, niti da poboljšanje bednih uslova njihovog života tome neće doprineti. Uništavanje tih firmi nam se odigrava pred očima već decenijama, i jasno je da ih uvek sprovode direktori (često uz podršku političara, u cilju potpune privatizacije i bogaćenja pojedinaca.

Iako vozači nisu uspeli da ostvare prvobitnu nameru, u nedostatku bolje organizovanosti kao i javne podrške, pokazali su moć koju radnička klasa ima u svojim rukama i kako je moguće primorati državu i gazde na reakciju i ustupke. Sada je potrebno još ozbiljnije prići ovakvim akcijama, i stvoriti infrastrukturne uslove – stvaranjem borbenih nekorumpiranih sindikata.

– da se u ovakvim borbama istraje, bez popuštanja, do kraja!

Mlada Bosna

„Svake noći sam snivao da sam anarhista, da se rvem s policajcima.“

Gavrilo Princip, pripadnik Mlade Bosne o vremenu uoči atentata u Sarajevu

Živimo u vremenu koje je začinjeno velikom količinom neistinitih, neproverenih informacija, dnevnopolitičkim žongliranjima istorijskim činjenicama, te bizarnim pokušajima da se uspostave nepostojeće veze između tih činjenica i nedavnih ratova na Balkanu.

„Svake noći sam snivao da sam anarhista, da se rvem s policajcima.“

Gavrilo Princip, pripadnik Mlade Bosne o vremenu uoči atentata u Sarajevu

Živimo u vremenu koje je začinjeno velikom količinom neistinitih, neproverenih informacija, dnevnopolitičkim žongliranjima istorijskim činjenicama, te bizarnim pokušajima da se uspostave nepostojeće veze između tih činjenica i nedavnih ratova na Balkanu.

Zvaničnu istoriju pišu pobednici, i u tom smislu nije čudo da su Gavrilo Princip i drugovi, čitava ta generacija pobunjene jugoslovenske omladine, od strane režimskih intelektualnih pasa stavljeni na stub srama i optuženi za izazivanje Prvog svetskog rata. I, danas, prilikom obeležavanja sto pete godine od atentata na austrougarskog prestolonaslednika Franca Ferdinanda, svedoci smo plasiranja velike količine laži, kao i pokušaja vraćanja i iskorišćavanja revolucionarnih stavova atentatora, od strane režima u Srbiji, stavljajući ih u kontekst srpskog nacionalizma.

Prvi svetski rat bio je unutarimperijalistički sukob koji je odneo gotovo četrdeset miliona života. Tadašnja Bosna i Hercegovina nalazila se u najgoroj poziciji od svih južnoslovenskih zemalja pod austrougarskom vlašću, budući da je u njoj zločinački režim, u narodu poznatiji kao tamnica naroda, uz proboj kapitalizma, zadržao na snazi i feudalne odnose.

Tu je stasavala generacija čiji je pogled na svet izgrađen na mitu o Bogdanu Žerajiću, velikom poštovaocu anarhiste Petra Kropotkina, neuspešnom atentatoru na generala Marijana Varešanina, guvernera Bosne i Hercegovine na koga je Žerajić pucao u junu 1910. godine. „Poslednjim metkom ubio je sebe, dok je general ostao nepovređen. Policija je sa Žerajićevog leša otkinula glavu i zadržala je u policijskoj zbirci kao uzorak glave anarhiste, a trup je tajno sahranila. Omladina je pronašla njegov grob, posećivala ga, kitila cvećem i na njemu se zaklinjala da će raditi na ostvarivanju ideala slobode”, obaveštava nas literatura.

Treba biti svestan da je nacionalizam u tom periodu, kao nov fenomen, bio nedovoljno iskristalisan, te su nacionalne, verske i političke ideje, koje su suprotstavljene – koegzistirale. Tek u trenucima kada bi različite naklonosti dolazile u neposredan međusobni sukob, u svesti ljudi bi se pojavio problem izbora između njih. To važi i za pokret jugoslovenske revolucionarne i nacionalne omladine do 1914. godine.

Nesumnjivo ona je pre svega bila opredeljena za ujedinjenje Južnih Slovena, a i ideje socijalne pravde, federalizma, antiklerikalizma, antiparlamentarizma i anarhizma igrale su takođe primetnu ulogu u formiranju svesti tih mladih generacija u Sloveniji, Hrvatskoj i Bosni i Hercegovini, koje su se tada nalazile pod vlašću Austrougarske monarhije.
„Duh kojim su se ti dječaci opijali bila je fanatična borbena mržnja protiv autoriteta i tiranije – u školi, obitelji, na ulici, i protiv svake vlasti. Za omladinu je to bio smisao politike.“ piše Josip Horvat, istoričar i savremenik dešavanja, opisujući atmosferu koja je u to vreme vladala među pobunjenom omladinom u Zagrebu.

Mladobosanac Danilo Ilić, označen kao jedan od vodećih inspiratora i organizatora atentata, i kao takav osuđen na smrt i ubijen u februaru 1915. godine, do atentata se intenzivno bavio prevođenjem i izdavanjem revolucionarne, socijalističke i anarhističke literature. Pa je tako kao prvu knjigu u svojoj Biblioteci Oslobođenje, u Sarajevu 1913. godine štampao Parisku komunu i ideju države od Mihaila Bakunjina, a odmah zatim, kao drugi naslov u ediciji iste godine i Laž parlamentarizma istaknutog austrijskog anarhiste Pijera Ramija.

Samo je stvar slučaja što Nedeljko Čabrinović, uz Gavrila Principa glavni organizator atentata, nije ušao u istoriju kao tiranoubica – bomba koju je bacio na kola u kojima se nalazio Ferdinand, samo nekoliko trenutaka pre hitaca iz Principovog revolvera, odbila se i eksplodirala sa zakašnjenjem. Nedeljko je bio slovoslagač anarhosindikalističkog lista Komuna koji je u to vreme štampan u Beogradu. On se na suđenju nedvosmisleno izjasnio kao anarhista, govoreći o svojim vezama sa anarhistima i anarhosindikalistima u regionu, i objašnjavajući razvoj svojih stavova od nacionalizma, preko socijalizma do anarhizma.

Često se spekuliše o ulozi u atentatu jedne zakasnele macinijevske figure, srpskog pukovnika Dragomira Dimitrijevića – Apisa, i njegove organizacije Ujedinjenje ili smrt, poznatije pod nazivom Crna ruka. Osim nekoliko posrednih dokaza o kontaktima nekih ljudi iz njegovog okruženja sa mladobosancima, ne postoje nikakvi dokazi koji mogu potkrepiti tezu o njemu kao glavnom inspiratoru i organizatoru atentata.

Mnoštvo materijalnih dokaza i svedočenja savremenika, pokazuju da je atentat bio delo mladih idealista koji, u uslovima odsustva mogućnosti kolektivnog otpora represiji, u tradiciji anarhističke propagande delom, pribegavaju tiranoubistvu kao izrazu težnji Južnih Slovena za slobodom. Čak je i sam pravosudni sistem austrijske vladajuće klase našao da nije moguće dokazati direktnu umešanost državnog aparata Srbije u organizovanju atentata. Dapače, postoje tragovi koji pokazuju da srpska vladajuća garnitura nije bila upoznata sa detaljima atentata, ali da je, očekujući sličan potez, upozoravala Austrougarsku na takvu mogućnost. Stoga su krajnje neprimereni pokušaji uspostavljanja teze o delovanju mladobosanaca kao izvršilaca državne politike Srbije.

Istoriju danas interpretiraju protivnici vrednosti kakve su jedinstvo i sloboda. Upravo zato naša je dužnost da se borimo protiv njihove kriminalne interpretacije tako što ćemo zauzeti čvrst antimilitaristički i antiimperijalistički stav, kako bismo dali svoj doprinos u očuvanju sećanja na jednu generaciju kojoj nikada nisu dozvolili da se oslobodi do kraja.

Ko hoće da živi nek` mre,

Ko hoće da mre nek` živi !

Ко хоће да живи, нек мре,

Ко хоће да мре, нек живи

SERBIE : UN PATRON APPELLE SES SALARIE A RENONCER A LEUR PRIME COVID …

« Smpo » a demandé à ses employés de renoncer à 100 euros d’aide au profit de l’État!

Via Anarhosindikalistička inicijativa – ASI

La direction de l’entreprise « Simpo » fait pression sur ses salariés depuis des jours, afin qu’ils renoncent aux 100 euros d’aide au profit de l’Etat! Cette aide extrêmement modeste, promise à tous les citoyens adultes de Serbie en raison de l’épidémie de coronavirus, ne suffit pas à couvrir les besoins humains fondamentaux, et « Simpo » tente même de la leur retirer de la bouche.

Un employé de « Simpo », en colère et bouleversé, dit dans les médias locaux « qu’il est facile d’être patriote quand on a les poches pleines »!

– Il n’est pas difficile pour les dirigeants de renoncer à 100 euros, c’est une bagatelle pour eux, mais c’est un minimum pour nous les travailleurs de la production aux salaires de misère, c’est de l’argent pour nous après tout, mais il se peut que tous les employés de l’usine refusent l’argent promis, de sorte que plus tard, les dirigeants se vantent du patriotisme des travailleurs de « Simpo ».

Ce comportement imprudent n’a clairement rien de nouveau quand on regarde la situation dans cette usine depuis 2014. « Simpo » devait alors des salaires aux travailleurs, ainsi plus de 400 travailleurs ont poursuivi en justice cet ancien géant, qui a remis sans vergogne des bons d’achat de meubles à certains travailleurs au lieu des salaires.

Mais il faut stopper cela! Les travailleurs ne doivent pas être traités comme les esclaves des patrons qui les utilisent pour faire de la lèche aux politiciens. Les travailleurs doivent se rebeller non seulement contre « Simpo », mais aussi contre le système lui-même qui autorise un tel comportement. Des entreprises comme « Simpo » oppriment et humilient leurs employés depuis de nombreuses années en les exploitant, en les harcelant au travail, sans les payer régulièrement, et maintenant elles enlèvent l’aide ponctuelle promise à tout le monde!

Ainsi, l’ASI exprime sa solidarité avec les travailleurs de « Simpo », les exhorte à ne pas céder à la pression et à ne pas abandonner leur argent!

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3214100035277659&id=409935899027434

Serbie: les anarcho-syndicalistes soutiennent la mobilisation environnementale contre la minicentrale hydraulique de Rakita

Les militants de l’Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI-AIT, section en Serbie de l’AIT – Association internationale des travailleurs) ont pris part à une manifestation à Belgrade contre la construction d’une mini-centrale hydroélectrique le 27 janvier.

Les militants de l’Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI-AIT, section en Serbie de l’AIT – Association internationale des travailleurs) ont pris part à une manifestation à Belgrade contre la construction d’une mini-centrale hydroélectrique le 27 janvier.

L’action avait été appelée par les habitants du village de Rakita, et des milliers de personnes sont venues de toute la Serbie pour participer au rassemblement. Depuis plusieurs mois, les villageois se battent de différentes manières contre des investisseurs, des gardes privés et la police, tentant de sauver leur rivière. La construction d’une mini-centrale hydroélectrique implique la destruction de tout l’écosystème et l’étouffement des conditions de vie des populations. Dans le but d’obtenir le maximum de profits à tout prix, le capital privé bénéficie du soutien total de l’Etat, complice de ce crime contre l’écologie.Les anarcho-syndicalistes ont pris part à la manifestation, et au piquet devant le ministère. Ils ont cherché à attirer l’attention des manifestants et du public sur les aspects de Classe et de Pouvoir du problème. Ils ont déployé une bannière rouge et noire : « L’Etat est un criminel organisé »https://www.facebook.com/borbenisindikat

Solidarnost sa društvenim protestima u Francuskoj: Otpor kapitalizmu, eksploataciji i državi!

MUR iskazuje svoju solidarnost sa protestima u Francuskoj, koji su još jedan primer otpora oholoj eksploataciji sa kojom se suočavaju radnici i radnice širom sveta.
U nastavku želimo objaviti delove teksta koje je poslao CNT-AIT i apel za solidarnost.
Poziv za solidarnost sa narodnim pokretom  »Žuti Prsluci » u Francuskoj:

MUR iskazuje svoju solidarnost sa protestima u Francuskoj, koji su još jedan primer otpora oholoj eksploataciji sa kojom se suočavaju radnici i radnice širom sveta.
U nastavku želimo objaviti delove teksta koje je poslao CNT-AIT i apel za solidarnost.
Poziv za solidarnost sa narodnim pokretom  »Žuti Prsluci » u Francuskoj:

Više od dva meseca, društveni pokret nove vrste potresa Francusku.

Stotine hiljada ljudi, uglavnom iz radničke klase (siromašni ili srednjeklasni radnici, nezaposleni, privremeni radnici, penzioneri,…), okupljaju se kako bi spontano zauzimali javne prostore (a naročito kružne tokove, koji se mogu naći na ulazima u bilo koji grad ili selo u Francuskoj), kako bi iskazali svoji bes i tražili način za prevazilaženje trenutnog političkog sistema. Ove hiljade ljudi su koristile metode borbe poznate anarhosindikalistima: donošenje odluka na skupštinama, odbijanje da imaju vođe ili predstavnike, direktnu akciju (to jest, akciju koju sprovode direktno ljudi koji su uključeni u borbu, i stoga bez političkih stranaka, bez žutih sindikata ili bilo koje druge organizacije izvan skupštine koje bi bile posredne između skupštine Vlasti / Države / Vlade / Šefa). Ovo je autonomni pokret sa raznolikošću taktika i mobilnošću. (Gde  »auto » znači sopstveno, a  »nomno » znači norma, tako da je autonomni pokret onaj koji definiše sopstvena pravila delovanja, van regulatornih i zakonskih okvira). Kako bi se identifikovali, ljudi uključeni u borbu su usvojili žuti prsluk, univerzalni simbol koji čini sve jednakima, i daje vidljivost onima koje vlasti ne žele da vide: siromašnima, onima koji su isključeni iz ekonomskog sistema od strane kapitalizma i globalizacije. Šefovi i kapitalisti su zabrinuti zbog uticaja ovog pokreta na ekonomiju. Procene cene ovih protesta za francusku ekonomiju mere se u milijardama evra. Tokom 2 meseca ove autonomne agitacije, pokret  »Žuti prsluci » je već izborio više društvenog napretka od svih sindikalnih predstavnika i političkih izbora u poslednjih 20 godina.

Verovatno ste gledali snimke i slike sukoba između žutih prsluka i policijskih jedinica za razbijanje demonstracija svakog vikenda od novembra. Ovi prizori su svakako spektakularni; možemo čak govoriti i o ustanku u Parizu 1. decembra, ili u Tuluzu (gde se nalazi naša glavna grupa u Francuskoj) svakog vikenda. Međutim, moramo gledati dalje od ovakvih prizora i izbegavati hipnozu njima. Sa naše tačke gledišta, u ovom pokretu nisu toliko suštinski važne slike bitaka koje se vrte na internetu i televiziji, već činjenica da su se hiljade ljudi navikle da se redovno sastaju na skupštinama kako bi same donosile odluke, bez političkih partija i spoljnih organizacija, razvijajući sopstvenu politiku i kritikujući kapitalizam i državu.

Strukture moći (kapitalizam, klasa, država) više se plaše ovog impulsa masovnog osvešćenja radnika o svojoj sposobnosti da autonomno deluju, nego što se plaše nasilja. Kako nedelje prolaze, revolt, koji se prvobitno bio fokusiran isključivo na problem poreza na gorivo, proširio se i mogao bi postati potpuno preispitivanje sistema.

Kako bi slomile ovaj pokret, Strukture moći koriste sva dostupna oružja: prvo su pokušale da kažu da je ovo ekstremno desničarski pokret. U ovom smešnom pokušaju da se borba ukalja, Državi je pomogla većina libertarijanskih i levičarskih organizacija, koje su toliko odsečene od radničke klase da nisu sposobne da prepoznaju klasnu prirodu ovog pokreta. Istina je da su u neki gradovima rasisti pokušali da manipulišu pokretom, ali je odmah bilo jasno da su u manjini, a ponegde su i nasilno izbačeni sa protesta.
Potom je vlada pokušala da umiri strasti najavom nekih subvencija za one sa najmanjim platama. Ali ova mera je bila toliko neusklađena sa društvenom realnošću da je delovala kao poniženje. Stoga su Država i Kapitalisti morali skinuti maske i pokazati svoje pravo lice: lice nasilja. Podsetili su nas da „Država ima legitiman monopol nad nasiljem“ i da je Kapitalizam sistem koji funkcioniše na principu dominacije jačeg nad slabijim. Tako je, od početka pokreta uhapšeno nekoliko hiljada pobunjenika, a nekoliko stotina je osuđeno na duge zatvorske kazne, a često je njihov zločin samo to što su bili na ulici i protestovali. Stotine ljudi je ranjeno, nekima su eksplozivne granate otkinule šake ili stopala, drugima su gumeni meci izbili oči ili izbušili obraze.

Aktivisti CNT-AIT-a su od početka bili uključeni u pokret žutih prsluka. U početku smo došli kako bi videli i razumeli šta se dešava. Brzo je postalo jasno da smo među ljudima koji dele našu organizacionu praksu skupština, bez predstavnika, odbijajući političke partije i izbore, tražeći socijalnu pravdu. Tako nam se činilo prirodnim da u potpunosti učestvujemo, ali uvek poštujući naše anarhosindikalističke principe. Naša intervencija takođe ima za cilj da izbaci fašiste i druge štetne političke parazite koji žele da iskoriste ovaj pokret.

Trenutno je mnogo ljudi uhapšeno i osuđeno na zatvor, uglavnom radnika, sa ili bez posla, a najčešće izolovanih ljudi bez novca. Dužnost je anarhosindikalista da izraze solidarnost sa tim zarobljenicima društvene borbe i da zahtevaju njihovo oslobađanje. Zato danas pokrećemo apel za solidarnost. Svaka akcija solidarnosti, čak i simbolična, je dobrodošla.

Žuti prsluci su izdali poziv na štrajk od 5. februara. A CNT-AIT poziva na pridruživanje generalnom štrajku.

Država i kapitalizam su nasilje!

Sloboda zarobljenicima društvene pobune!

CNT-AIT Francuska

contact (at) cnt-ait.info

==============Solidarno do pobede!https://www.facebook.com/borbenisindikat/posts/2285859754768363?__tn__=K-R

===== Translations :
(de) IAA: Solidarität mit den Sozialprotesten in Frankreich

(en) Solidarity with the Social Protests in France: Resistance to Capitalism, Exploitation!and the State!

(es) Solidaridad con las protestas sociales en Francia: ¡Resistencia al capitalismo, explotación y al Estado!

(no) « IAA: Solidarität mit den Sozialprotesten in – Solidarnost sa društvenim protestima u Francuskoj: » CNT-AIT Frankrike: Solidaritet med de sosiale protestene i Frankrike- de «gule vestene»: Motstand mot kapitalismen, utbyttinga og staten

(ru)  Франция: Анархо-синдикалистыподдерживаютдвижение « желтыхжилетов » ивсеобщуюстачку

(sk) „Žlté vesty“ z pohľadu aktívnych účastníkov + solidárna akcia v Bratislave