PERDRE AVEC LES SYNDICATS OU GAGNER LES GILETS JAUNES

Il paraît que l’économie française va mal. Pourtant la bourse ne s’est jamais aussi bien portée et les salaires des grands patrons augmentent rapidement. Ce qui va mal, ça, c’est sur, c’est la situation de tous ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter des actions. Clairement, les salariés ne sont pas à la fête, les licenciements, les délocalisations, les fermetures d’usines se multiplient, l’intérim, le travail précaire ou à temps partiel avec des salaires de misère deviennent la règle.

Les avancées sociales que nos anciens avaient conquises de haute lutte sont remises en question : limitation des indemnités prud’homales, durcissement considérable des conditions pour avoir droit aux indemnités chômage, etc., etc., et maintenant (de nouveau) le gouvernement s’attaque aux retraites. Ce sont toujours les mêmes arguments qu’on nous ressort : déficit, concurrence internationale, productivité insuffisante, etc. et au final ce sont toujours les couches les plus pauvres de la population qui doivent payer. Et ça fait des lustres que ça dure.

Quelque soit le gouvernement, de droite ou de gauche, à chaque fois c’est le même scénario : les représentants de l’état, les patrons, les dirigeants des syndicats représentatifs se mettent autour d’une table ; ça discute, ça feint de s’engueuler. Les syndicats disent leur colère, surenchérissent, se divisent. Les plus revendicatifs organisent quelques manifs pour faire monter la pression… les patrons lâchent quelques bribes par rapport au projet initial ; les syndicats crient victoire… ça aurait pu être pire. Au final, ce sont des droits en moins pour les salariés, les chômeurs, les pauvres, des conditions de vie, de travail plus difficiles. Alors, il faudrait peut-être se poser des questions, s’interroger sur la stratégie employée par ceux qui sont censés défendre les intérêts des travailleurs.

C’est ce qu’on fait les gilets jaunes. Ils se battent depuis 1 an et pour imposer leurs

revendications, ils ne font confiance qu’à leurs luttes, ils refusent de confier à qui que ce soit le soin de les défendre. La démocratie directe, l’action directe ce sont les seules règles qu’ils reconnaissent et ça marche.

Rien d’étonnant, donc si de plus en plus de travailleurs syndiqués viennent se mêler aux cortèges de gilets jaunes et si dans certaines entreprises (par exemple au techno-centre SNCF de Châtillon) les travailleurs se lancent dans la lutte sans demander l’avis des syndicats. Eux ont compris la réalité du système dans lequel nous vivons, ils ont compris que les lois réglementant le travail ont été faites comme toutes les autres lois par les membres de la classe dirigeante pour servir les intérêts de cette classe.
Ne faisons confiance qu’à nos luttes.
Grève,blocage et sabotage !

Il paraît que l’économie française va mal. Pourtant la bourse ne s’est jamais aussi bien portée et les salaires des grands patrons augmentent rapidement. Ce qui va mal, ça, c’est sur, c’est la situation de tous ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter des actions. Clairement, les salariés ne sont pas à la fête, les licenciements, les délocalisations, les fermetures d’usines se multiplient, l’intérim, le travail précaire ou à temps partiel avec des salaires de misère deviennent la règle.

Les avancées sociales que nos anciens avaient conquises de haute lutte sont remises en question : limitation des indemnités prud’homales, durcissement considérable des conditions pour avoir droit aux indemnités chômage, etc., etc., et maintenant (de nouveau) le gouvernement s’attaque aux retraites. Ce sont toujours les mêmes arguments qu’on nous ressort : déficit, concurrence internationale, productivité insuffisante, etc. et au final ce sont toujours les couches les plus pauvres de la population qui doivent payer. Et ça fait des lustres que ça dure.

Quelque soit le gouvernement, de droite ou de gauche, à chaque fois c’est le même scénario : les représentants de l’état, les patrons, les dirigeants des syndicats représentatifs se mettent autour d’une table ; ça discute, ça feint de s’engueuler. Les syndicats disent leur colère, surenchérissent, se divisent. Les plus revendicatifs organisent quelques manifs pour faire monter la pression… les patrons lâchent quelques bribes par rapport au projet initial ; les syndicats crient victoire… ça aurait pu être pire. Au final, ce sont des droits en moins pour les salariés, les chômeurs, les pauvres, des conditions de vie, de travail plus difficiles. Alors, il faudrait peut-être se poser des questions, s’interroger sur la stratégie employée par ceux qui sont censés défendre les intérêts des travailleurs.

C’est ce qu’on fait les gilets jaunes. Ils se battent depuis 1 an et pour imposer leurs

revendications, ils ne font confiance qu’à leurs luttes, ils refusent de confier à qui que ce soit le soin de les défendre. La démocratie directe, l’action directe ce sont les seules règles qu’ils reconnaissent et ça marche.

Rien d’étonnant, donc si de plus en plus de travailleurs syndiqués viennent se mêler aux cortèges de gilets jaunes et si dans certaines entreprises (par exemple au techno-centre SNCF de Châtillon) les travailleurs se lancent dans la lutte sans demander l’avis des syndicats. Eux ont compris la réalité du système dans lequel nous vivons, ils ont compris que les lois réglementant le travail ont été faites comme toutes les autres lois par les membres de la classe dirigeante pour servir les intérêts de cette classe.

Ne faisons confiance qu’à nos luttes.

Grève,blocage et sabotage !

texte tiré de « Un autre futur ! » supplément au journal Anarchosyndicalisme !, à télécharger, photocopier en douce au bureau (A4 recto / verso) et diffuser à la machine à café, salle de repos, réfectoire, boite aux lettres des voisins, laverie, et partout oú il vous plaira 🙂

5 décembre : LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANT ! (Tracts et Analyse post-manif)

Ci joint des propositions de tracts pour diffuser avant, pendant et après le 5 décembre …

60 ans c’est déjà trop tard ! (Tract A5) Télécharger 60 ANS C EST DEJA TROP TARD

La retraite on veut en profiter vivant (argumentaire 4 pages A4) Télécharger LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANTS

Et toi tu fais quoi le 5 décembre ? (tract A5) Télécharger CNT-AIT_5-Decembre PDF

Perdre avec les syndicats ou gagner avec les gilets jaunes / Comment faire grève sans syndicat ? (tract A5 recto/verso) PERDRE AVEC LES SYNDICATS OU GAGNER AVEC LES GILETS JAUNES

Grève générale définitive, CNT-AIT Paris

Quelques slogans :

Les actionnaires nous coûtent un pognon de dingue !

Grève générale définitive !

Tous en grève jusqu’à la retraite !

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CNT-AIT Toulouse6 décembre, 14:30 ·

Sans surprise la mobilisation du 5 décembre a été massive dans tout le pays.

À Toulouse, les autorités parlent de 35 000 manifestants, les syndicats 100 000 ; mais ce qui est important ce sont les milliers de personnes qui sont restées dans la rue après le départ du cirque syndical, de leurs camions et de leurs ballons. Ces personnes connaissaient par avance le rôle d’auxiliaire du pouvoir des bureaucraties syndicales. Comme eux, nous ne faisons aucune confiance en ces appareils qui demain vont tenter de négocier des miettes.

Continuons la lutte,

Rendez-vous ce samedi à 14 heures à Jean-Jaurés.

L’Union toulousaine de la CNT-AIT, le 5/12/2019

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On achève bien les Gilets Jaunes ?

Comme il était prévisible , (cf communiqué du 28/11/2019), un des buts inavoués du cirque actuel était de liquider le mouvement GJ dans ce qu’il contenait de dangereux pour le Pouvoir. et d’en remettre les dépouilles aux seuls vrais « révolutionnaires » que sont les gauchistes qui savent alterner défroque post-moderne et chasuble syndicale .

A Toulouse ceux-ci se sont vite approprié le site facebook des GJtoulousains ( 50000 personnes suivent ce lien) il ont avancé assez prudemment jusqu’à maintenant aujourdhui ils se lâchent , au lieu de poser clairement et honnêtement la question de savoir s’il faut rejoindre les syndicats (parcequils craignent la réponse négative ) voici ce qu’ils nous font :

Ils appelent ce Samedi à un rassemblement des GJ place du Capitole à 10 heures , sur cette place du Capitole se tient actuellement le marché de Noel , il ne faut pas être le général Giap pour comprendre que l’heure et le lieu rendent ce truc improbable. On voudrait crever les gens qu’on ferait pas pire .

Mieux alors que depuis un an le rassemblement GJ se tient à Jean Jaurés à 14 heures l’appel traditionnel a disparu de ce site des GJ pour faire place à ..plus rien ? plus rien sauf un rancart qui circule à St Senin à 13 heures soit tout proche du lieu de RDV donné par les syndicats à savoir Arnaud Bernard à 14 heures .

….

Autre fait , une rubrique « GJ and co » figurait en bon place du site IAATA. Cette rubrique qui donnait le RDV du 7 décembre pour Jean Jaurés à 14 heures semble avoir disparu ce jour pour laisser place à celle d’ une grève générale fantasmée par nos totos en perte d’autonomie .

Bref on a beau voir venir la pourriture ce n’est pas pour autant qu’on s’habitue à son odeur .

Des gilets jaunes rouges et noirs

RETRAITES : MASSACRES A LA TRONCONNEUSE (LA DEMOGRAPHIE A BON DOS …)

Retraites : massacre à la tronçonneuse (la démographie a bon dos …)

A entendre la propagande gouvernementale depuis plus de 25 ans, il semblerait que les habitants de ce pays ont contracté une sacrée mauvaise habitude. Un vice. Une tare même : figurez-vous qu’ils se sont mis dans la tête de vivre pendant leur retraite ! Un comble ! Selon un rapport officiel, chaque année ces gredins grignotent « 2 à 3 mois d’espérance de vie supplémentaires à partir de 60 ans ». Aussi, « aujourd’hui, les Français peuvent espérer vivre jusqu’à 77 ans et les françaises jusqu’à 84 ans » et cela alors qu’au bon vieux temps, « en 1950, l’espérance de vie était de 66 ans. ». Cette moyenne cache d’énorme injustices : l’espérance de vie d’un manoeuvre n’a rien à voir avec celle d’un cadre supérieur… or, ils doivent cotiser aussi longtemps l’un que l’autre ! Une petite « anomalie » qui laisse de marbre nos dirigeants…

Une situation aussi inacceptable ne saurait durer. Mis, par une opinion publique tatillonne, dans l’impossibilité de renouveler annuellement son exploit de la canicule de 2003 (15 000 décès « anticipés », comme on l’a dit joliment au Ministère de la santé), confronté à un virus de la grippe H1N1 qui devait marcher « comme en 14 » (plus précisément comme en 18) mais qui s’est avéré aussi inconséquent que les prévisionnistes des agences de notation, le gouvernement a décidé de prendre le taureau (à moins que ce ne soit un autre animal tout aussi cornu…) par les cornes. Avec des larmes de crocodile dans la voix, après avoir constaté que « Notre système des retraites » « est au cœur de la solidarité nationale » et que « tous les Français y sont très attachés », il nous présente « la » solution : nous obliger à travailler plus, plus vite, plus fort, plus longtemps.

Retraites : massacre à la tronçonneuse (la démographie a bon dos …)

A entendre la propagande gouvernementale depuis plus de 25 ans, il semblerait que les habitants de ce pays ont contracté une sacrée mauvaise habitude. Un vice. Une tare même : figurez-vous qu’ils se sont mis dans la tête de vivre pendant leur retraite ! Un comble ! Selon un rapport officiel, chaque année ces gredins grignotent « 2 à 3 mois d’espérance de vie supplémentaires à partir de 60 ans ». Aussi, « aujourd’hui, les Français peuvent espérer vivre jusqu’à 77 ans et les françaises jusqu’à 84 ans » et cela alors qu’au bon vieux temps, « en 1950, l’espérance de vie était de 66 ans. ». Cette moyenne cache d’énorme injustices : l’espérance de vie d’un manoeuvre n’a rien à voir avec celle d’un cadre supérieur… or, ils doivent cotiser aussi longtemps l’un que l’autre ! Une petite « anomalie » qui laisse de marbre nos dirigeants…

Une situation aussi inacceptable ne saurait durer. Mis, par une opinion publique tatillonne, dans l’impossibilité de renouveler annuellement son exploit de la canicule de 2003 (15 000 décès « anticipés », comme on l’a dit joliment au Ministère de la santé), confronté à un virus de la grippe H1N1 qui devait marcher « comme en 14 » (plus précisément comme en 18) mais qui s’est avéré aussi inconséquent que les prévisionnistes des agences de notation, le gouvernement a décidé de prendre le taureau (à moins que ce ne soit un autre animal tout aussi cornu…) par les cornes. Avec des larmes de crocodile dans la voix, après avoir constaté que « Notre système des retraites » « est au cœur de la solidarité nationale » et que « tous les Français y sont très attachés », il nous présente « la » solution : nous obliger à travailler plus, plus vite, plus fort, plus longtemps.

Aux USA il n’est pas rare de travailler au delà de 70 ans …

FAIBLESSE DE L’ARGUMENT DEMOGRAPHIQUE

Martelé depuis des années par les médias, histoire de bien préparer l’opinion publique, c’est un argument démographique qui nous est présenté comme incontournable. Un bel exemple de pensée unique : « déséquilibres financiers très importants, en raison du vieillissement de la population française » peut-on lire sur le site de la Fonction publique, tandis que le Conseil d’Orientation des Retraites enfonce le clou : « les déficits annoncés résultent de la hausse de notre espérance de vie».

Un tel argument a pour lui d’être simple, « à la portée de tout le monde ». Présenté tel quel, il semble imparable : il y a de plus en plus de personnes âgées, donc, proportionnellement moins d’actifs pour « financer » chaque retraité. C’est MA-THE-MA-TI-QUE… nous répètent en boucle les présentateurs des chaines d’infos en continue, de BFM à LCI en passant par FranceInfo et Cnews. Sauf que C’EST FAUX !, tout simplement parce que la question démographique fait partie d’un ensemble économique et ne peut être comprise et traitée séparément de son contexte.

S’en tenir au seul argument démographique, c’est tout d’abord feindre ignorer que la productivité a sacrément augmenté : quand un tailleur (un métier typique des années 50, la fameuse époque où nous n’avions que 66 ans d’espérance de vie…) mettait plusieurs jours à fabriquer un seul costume, quelques dizaines d’ouvrières en sortent maintenant sur une chaîne des milliers en moins de 24 heures… autrement dit, il y a certes moins d’actifs pour chaque retraité, mais chaque actif produit beaucoup plus !

LES ACTIONNAIRES NOUS COUTENT UN POGNON DE DINGUE !

Deuxièmement, ne parler que de démographie en comparant la situation antérieure à l’actuelle, c’est faire comme si la répartition des richesses produites était restée stable entre ces deux périodes. Or, ce n’est pas du tout le cas. La proportion de la production (richesse) qui revient aux actifs (travailleurs) n’a cessé de baisser, celle des capitalistes (actionnaires) n’a cessé d’augmenter. En trente ans ces derniers ont pris plus de 10 % de toute la richesse produite, en plus de ce qu’ils prenaient déjà ! Rien qu’en 2018, les seuls actionnaires du CAC40 (les 40 plus grosses entreprises françaises) se sont accaparés 57 milliards d’Euros, autant qui n’ont pas été versés aux actifs ni aux retraités, soit plus de 13% de plus qu’en 2017 !

Si les capitalistes n’avaient pas pris une part croissante « du gâteau », si la proportion était restée ce qu’elle était en 1981, il n’y aurait pas de problème de financement des retraites, papy boom ou pas !

Travailler plus vieux, pour chômer plus jeune !

Enfin, la lecture en détail des rapports officiels révèle, par-ci par-là, des informations bien utiles. Ainsi, peut-on lire que si « l’ensemble des régimes de retraite et de chômage » est maintenant déficitaire, en un temps tout de même pas très lointain, « en 2008, ces régimes disposaient d’un excédent global de 4 milliards d’euros ». Que s’est-il passé entre temps ? La crise qui « leur a coûté environ 21 milliards en 2010 ». Et oui, « on » a bien trouvé de l’argent pour les banques, mais maintenant, ce même « on   » veut nous faire payer « le principal et les intérêts » !
Loin de découler, comme un long fleuve tranquille, d’une nécessité démographique, le « massacre des retraites » résulte clairement d’un choix cynique. A terme, l’objectif du pouvoir est de liquider TOUTES les retraites telles qu’elles sont aujourd’hui (et qui reposent sur une certaine solidarité) pour obliger tout un chacun à tenter de « protéger » sa future vieillesse en confiant sa retraite au privé, aux assureurs, au banquiers… qui ont amplement prouvé, aux USA par exemple, qu’ils « jouent » avec cet argent quitte à plumer totalement le dépositaire !
En 1981, 74 % de la richesse produite en France allait aux salariés. En 2009, cette proportion était tombée à 65 %. (Source : INSEE). C’est à ceux qui empochent la différence qu’il faut présenter la facture des retraites, pas aux salariés !

Léon

4 pages d’argumentaire sur les retraites « La retraite on veut en profiter vivant ! » à télécharger ici, pour photocopier (en douce au bureau … sabotage !), diffuser à vos collègues, voisins, amis, famille, …

60 ANS, C’EST DEJA TROP TARD !

60 ans, c’est déjà trop tard !

Trop tard pour les suicidés au travail, Trop tard pour les malades du travail, Trop tard pour les accidentés du travail, Trop tard pour les usés au travail, Trop tard pour les précaires du travail, Trop tard pour les exclus du travail.
Reculer l’âge de la Retraite, c’est SUPPRIMER LA RETRAITE pour encore plus de morts à la tâche !

La mort de l’Esclave au profit du Patron, La mort de la Culture au profit du Spectacle, La mort de la Nature au profit de la Modernité, La mort du Pauvre au profit du Riche.

Aussi, dès que les clowns au visage plâtré de sérieux politique diront d’une voix de notaire que « 60 ans, c’est encore jeune »,
Mettons-nous tous en grève, tout de suite, à la base : il n’y a que cela qui les fera céder !

60 ans, c’est déjà trop tard !

Trop tard pour les suicidés au travail, Trop tard pour les malades du travail, Trop tard pour les accidentés du travail, Trop tard pour les usés au travail, Trop tard pour les précaires du travail, Trop tard pour les exclus du travail.

Reculer l’âge de la Retraite, c’est SUPPRIMER LA RETRAITE pour encore plus de morts à la tâche !

La mort de l’Esclave au profit du Patron, La mort de la Culture au profit du Spectacle, La mort de la Nature au profit de la Modernité, La mort du Pauvre au profit du Riche.

Aussi, dès que les clowns au visage plâtré de sérieux politique diront d’une voix de notaire que « 60 ans, c’est encore jeune »,

Mettons-nous tous en grève, tout de suite, à la base : il n’y a que cela qui les fera céder !

L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes.

Assemblées générales et autonomie populaire !

CNT-AIT Anarchosyndicalisme ! http://blog.cnt-ait.info

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Photocopie, diffusion sous forme de tract, affiche, autocollant etc … vivement encouragée ! (D.I.Y. !)

RETRAITES : TOUT DE SUITE ET BEAUCOUP !

Retraites : Tout de suite et beaucoup !

Tu trimes toute ta vie, tu te retrouves à la retraite, et t’es comme un c…

Encore heureux si t’as un viatique pour t’accompagner jusqu’à la mort au cas où entre l’atelier, le bureau et le dimanche (autrefois) férié, t’aurais eu l’occase de trouver ce qui te plaît dans cette fichue vie! Quelque chose comme le soleil, la mer, la pluie, les réverbères, la menuiserie, le jardin, la peinture, les poissons exotiques, le violon, les voyages (ah, les voyages !), le regard de ceux que tu aimes, tiens même le sourire de ceux que tu pourrais ne pas aimer… enfin quoi des choses, y’en a plein … encore faut il avoir le temps d’en apercevoir pendant ces quarante années de labeur dans les geôles du Capital.

Au cas où t’aurais pas les poumons brûlés et que t’aurais encore tous tes doigts, ton petit pécule vieillesse il pourrait te servir à faire quelque chose qui te plaît enfin, tiens même ne rien faire du tout si c’est ça que t’aimes – sauf que y’a pas grand-chose dans ta bourse de retraité. Pourtant si tu additionnes tout ce que ton travail a rapporté au patron pendant tes quarante ans de galérien, tu devrais être multimillionnaire. Mais ça marche pas comme ça. C’est une autre histoire que la nôtre; celle de l’arnaque de ces deux derniers siècles : dès ta naissance t’es formaté pour accepter le travail -sois prolo et tais-toi (ou ne parle pas trop fort, on pourrait t’entendre) quand t’as l’âge requis, tiens disons que t’es né en Europe, bien conforme avec un père et une mère comme il se doit, que t’as fait quelques études (y paraît que l’université, maintenant, c’est accessible à tous), et que t’as vingt ans. Là, t’es sur le marché et tu y vends ta force de travail. Ta force de travail, c’est toi : une fois ta force vendue, tu vas au chagrin.

Retraites : Tout de suite et beaucoup !

Tu trimes toute ta vie, tu te retrouves à la retraite, et t’es comme un c…

Encore heureux si t’as un viatique pour t’accompagner jusqu’à la mort au cas où entre l’atelier, le bureau et le dimanche (autrefois) férié, t’aurais eu l’occase de trouver ce qui te plaît dans cette fichue vie! Quelque chose comme le soleil, la mer, la pluie, les réverbères, la menuiserie, le jardin, la peinture, les poissons exotiques, le violon, les voyages (ah, les voyages !), le regard de ceux que tu aimes, tiens même le sourire de ceux que tu pourrais ne pas aimer… enfin quoi des choses, y’en a plein … encore faut il avoir le temps d’en apercevoir pendant ces quarante années de labeur dans les geôles du Capital.

Au cas où t’aurais pas les poumons brûlés et que t’aurais encore tous tes doigts, ton petit pécule vieillesse il pourrait te servir à faire quelque chose qui te plaît enfin, tiens même ne rien faire du tout si c’est ça que t’aimes – sauf que y’a pas grand-chose dans ta bourse de retraité. Pourtant si tu additionnes tout ce que ton travail a rapporté au patron pendant tes quarante ans de galérien, tu devrais être multimillionnaire. Mais ça marche pas comme ça. C’est une autre histoire que la nôtre; celle de l’arnaque de ces deux derniers siècles : dès ta naissance t’es formaté pour accepter le travail -sois prolo et tais-toi (ou ne parle pas trop fort, on pourrait t’entendre) quand t’as l’âge requis, tiens disons que t’es né en Europe, bien conforme avec un père et une mère comme il se doit, que t’as fait quelques études (y paraît que l’université, maintenant, c’est accessible à tous), et que t’as vingt ans. Là, t’es sur le marché et tu y vends ta force de travail. Ta force de travail, c’est toi : une fois ta force vendue, tu vas au chagrin.

Ça, tu vas me dire, c’est à l’ancienne. Aujourd’hui c’est pas évident de la vendre sa force de travail. Bon, t’as pas tout à fait tort, mais t’as pas tout à fait raison non plus. Parce que j’ai pas dit que tu la vendais une fois pour toutes ta force de travail. J’ai pas dit non plus qu’en France, par exemple, les mômes ne travaillent pas. Y’en a. T’en connais et moi aussi.

où en étais-je ? Ah oui. Le viatique de la vieillesse quand t’as embauché (hypothèse) à vingt ans et que tu pars à la retraite à soixante et quelques et que t’as plus de quarante ans d’aliénation dans les pattes et dans la tronche.

En plus, faut le dire, t’es fatigué. Dame, t’as plus tes jambes de vingt ans. Ces jambes-là tu les a données au patron, il y a belle lurette. Et qu’est-ce que t’as eu en échange ? Ça, t’as été choyé, on peut pas dire la paye tous les mois, les indemnités Assedic parfois, les congés payés, des primes occasionnelles et une partie de ton salaire socialisé dans les différentes caisses de solidarité, dont ta mirifique retraite. Faudrait quand même pas se plaindre, non ? Une fois que t’es plus bon à rien pour le Capital, estime-toi heureux qu’il continue de ponctionner encore ceux qui travaillent pour t’assurer des revenus ! Mais… tu ne récupéreras jamais ce que le patron s’est mis lui dans la poche sur ton dos, sur tes heures de travail, sur tes heures de fatigue, tes heures d’ennui, de déprime pendant ces quarante longues années de ta vie, et tu ne récupéreras ni tes rêves ni ta santé ni ton énergie.

Allez, faut pas voir tout en noir comme ça. Y’a quand même des trucs chouettes, non ? les copains par exemple. C’est important les copains. Ça, personne peut dire le contraire. Mais tu crois pas qu’avec les copains ce serait plus agréable de passer du temps ailleurs qu’au boulot ?

Le patron nous vole plus que notre argent. Il nous vole notre vie qui doit lui être consacrée.

Lui, il a le capital. Nous on a le travail sauf que le travail n’existe pas sans le capital… et nous voilà coincés dans la machine qui ne remonte pas le temps. Sauf que le capital sans notre travail, il n’existe pas non plus… ah bon ? et ouais ! te dire qu’ils ont besoin de nous…

Mais revenons à nos retraites. tout ce qu’on vient de dire c’est dans le cas où entre vingt et soixante ans t’as tout le temps bossé, et que t’as eu l’occase de développer à côté du boulot des amitiés, des plaisirs, des savoir-faire qui font qu’à soixante berges, fatigué certes, mais encore rêvant, t’as devant toi quelques décennies de plus pour vivre enfin, même si c’est chichement. Une fois de plus, faudrait pas trop se plaindre. Ça pourrait être pire, non? comme de se retrouver avec un loyer de 2 000 euros et une retraite de 1 800 Euros, comme d’aimer lire et d’avoir les yeux tellement abîmés qu’il n’y a que les gros caractères qu’on puisse voir, comme que ta compagne ou ton compagnon doive être hospitalisé(e), comme que… d’accord c’est du mélo. Ah, ça existe?

Allez y’ a encore pire, regarde nos camarades aux Etats-Unis, ils ont même pas leurs 1 800 balles. Car le patron là-bas c’est comme celui d’ici, il est capitaliste, il n’a pas d’état d’âme, il est dans la concurrence et il fait du profit.

Le patron il se moque éperdument de ce que racontent les romans-photos, du moment que ça lui rapporte du fric, et le salaire socialisé ça ne lui en rapporte pas ; d’une manière ou d’une autre c’est une partie de notre salaire qu’il ne nous extorque pas directement. Il aimerait donc mieux que ça devienne du capital. Holà, comment va-t-il s’y prendre ?

Facile, il a l’habitude de te faire bosser, et de se remplir les poches avec ton boulot, ça on l’ a déjà vu tout à l’heure – et ses poches, elles n’ont pas de fond. D’abord il va te demander de bosser cinq ans de plus pour obtenir la même somme dans ton porte-monnaie. Dans notre exemple, t’embauche à vingt ans, tu sors de la mine à soixante-cinq. Cool.

Qu’est-ce que cinq ans de plus à subir dans une vie d’homme et de femme ? 1/15è à 1/16è d’une vie statistique: vraiment pas grand-chose

Comme disait Einstein, le temps, c’est relatif.

Dis, t’en connais beaucoup des collègues qu’ont pu bosser quarante-cinq ans dans la même boîte ? t’en connais beaucoup des collègues qu’ont embauché chez Exploiteur & Co à vingt ans et qui y sont encore à soixante-cinq ans ? T’as pas remarqué que les uns après les autres on nous pré-retraite ou on nous licencie dès qu’on approche la cinquantaine ? Et après débrouille-toi avec les assedics et Pôle Emploi ...

T’as remarqué qu’à Pôle Emploi les trois-quarts des postes proposés ce sont des CDD ?

T’as remarqué comme les agences d’intérim engraissent en ce moment ?

Alors déjà que les quarante ans de boulot faut les trouver entre vingt et soixante ans, je te dis pas en trouver quarante-cinq entre vingt et cinquante ans à coups de contrats d’intérim et de durée très déterminée, ça relève de l’utopie!

Grosso modo, y’ a plus de retraite assurée, même médiocre. Donc il va te falloir non seulement continuer à bosser comme toujours, mais en plus passer directement une partie de ton salaire dans une assurance privée pour tes vieux jours. Comme pour ta bagnole. T’as intérêt à être bien portant si tu ne veux pas payer trop cher ton assurance… et c’est comme ça que ton salaire va devenir du capital.

Futé, non?

Loiseau (texte originalement publié en 2003 …)

en grève jusqu’à la retraite !