Catégorie : RETRAITES

PERDRE AVEC LES SYNDICATS OU GAGNER LES GILETS JAUNES

Il paraît que l’économie française va mal. Pourtant la bourse ne s’est jamais aussi bien portée et les salaires des grands patrons augmentent rapidement. Ce qui va mal, ça, c’est sur, c’est la situation de tous ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter des actions. Clairement, les salariés ne sont pas à la fête, les licenciements, les délocalisations, les fermetures d’usines se multiplient, l’intérim, le travail précaire ou à temps partiel avec des salaires de misère deviennent la règle.

Les avancées sociales que nos anciens avaient conquises de haute lutte sont remises en question : limitation des indemnités prud’homales, durcissement considérable des conditions pour avoir droit aux indemnités chômage, etc., etc., et maintenant (de nouveau) le gouvernement s’attaque aux retraites. Ce sont toujours les mêmes arguments qu’on nous ressort : déficit, concurrence internationale, productivité insuffisante, etc. et au final ce sont toujours les couches les plus pauvres de la population qui doivent payer. Et ça fait des lustres que ça dure.

Quelque soit le gouvernement, de droite ou de gauche, à chaque fois c’est le même scénario : les représentants de l’état, les patrons, les dirigeants des syndicats représentatifs se mettent autour d’une table ; ça discute, ça feint de s’engueuler. Les syndicats disent leur colère, surenchérissent, se divisent. Les plus revendicatifs organisent quelques manifs pour faire monter la pression… les patrons lâchent quelques bribes par rapport au projet initial ; les syndicats crient victoire… ça aurait pu être pire. Au final, ce sont des droits en moins pour les salariés, les chômeurs, les pauvres, des conditions de vie, de travail plus difficiles. Alors, il faudrait peut-être se poser des questions, s’interroger sur la stratégie employée par ceux qui sont censés défendre les intérêts des travailleurs.

C’est ce qu’on fait les gilets jaunes. Ils se battent depuis 1 an et pour imposer leurs

revendications, ils ne font confiance qu’à leurs luttes, ils refusent de confier à qui que ce soit le soin de les défendre. La démocratie directe, l’action directe ce sont les seules règles qu’ils reconnaissent et ça marche.

Rien d’étonnant, donc si de plus en plus de travailleurs syndiqués viennent se mêler aux cortèges de gilets jaunes et si dans certaines entreprises (par exemple au techno-centre SNCF de Châtillon) les travailleurs se lancent dans la lutte sans demander l’avis des syndicats. Eux ont compris la réalité du système dans lequel nous vivons, ils ont compris que les lois réglementant le travail ont été faites comme toutes les autres lois par les membres de la classe dirigeante pour servir les intérêts de cette classe.
Ne faisons confiance qu’à nos luttes.
Grève,blocage et sabotage !

5 décembre : LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANT ! (Tracts et Analyse post-manif)

Ci joint des propositions de tracts pour diffuser avant, pendant et après le 5 décembre … 60 ans c’est déjà trop tard ! (Tract A5) Télécharger 60 ANS C EST DEJA TROP TARD La retraite on veut en profiter vivant (argumentaire 4 pages A4) Télécharger LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANTS Et toi tu […]

RETRAITES : MASSACRES A LA TRONCONNEUSE (LA DEMOGRAPHIE A BON DOS …)

Retraites : massacre à la tronçonneuse (la démographie a bon dos …)

A entendre la propagande gouvernementale depuis plus de 25 ans, il semblerait que les habitants de ce pays ont contracté une sacrée mauvaise habitude. Un vice. Une tare même : figurez-vous qu’ils se sont mis dans la tête de vivre pendant leur retraite ! Un comble ! Selon un rapport officiel, chaque année ces gredins grignotent « 2 à 3 mois d’espérance de vie supplémentaires à partir de 60 ans ». Aussi, « aujourd’hui, les Français peuvent espérer vivre jusqu’à 77 ans et les françaises jusqu’à 84 ans » et cela alors qu’au bon vieux temps, « en 1950, l’espérance de vie était de 66 ans. ». Cette moyenne cache d’énorme injustices : l’espérance de vie d’un manoeuvre n’a rien à voir avec celle d’un cadre supérieur… or, ils doivent cotiser aussi longtemps l’un que l’autre ! Une petite « anomalie » qui laisse de marbre nos dirigeants…

Une situation aussi inacceptable ne saurait durer. Mis, par une opinion publique tatillonne, dans l’impossibilité de renouveler annuellement son exploit de la canicule de 2003 (15 000 décès « anticipés », comme on l’a dit joliment au Ministère de la santé), confronté à un virus de la grippe H1N1 qui devait marcher « comme en 14 » (plus précisément comme en 18) mais qui s’est avéré aussi inconséquent que les prévisionnistes des agences de notation, le gouvernement a décidé de prendre le taureau (à moins que ce ne soit un autre animal tout aussi cornu…) par les cornes. Avec des larmes de crocodile dans la voix, après avoir constaté que « Notre système des retraites » « est au cœur de la solidarité nationale » et que « tous les Français y sont très attachés », il nous présente « la » solution : nous obliger à travailler plus, plus vite, plus fort, plus longtemps.

60 ANS, C’EST DEJA TROP TARD !

60 ans, c’est déjà trop tard !

Trop tard pour les suicidés au travail, Trop tard pour les malades du travail, Trop tard pour les accidentés du travail, Trop tard pour les usés au travail, Trop tard pour les précaires du travail, Trop tard pour les exclus du travail.
Reculer l’âge de la Retraite, c’est SUPPRIMER LA RETRAITE pour encore plus de morts à la tâche !

La mort de l’Esclave au profit du Patron, La mort de la Culture au profit du Spectacle, La mort de la Nature au profit de la Modernité, La mort du Pauvre au profit du Riche.

Aussi, dès que les clowns au visage plâtré de sérieux politique diront d’une voix de notaire que « 60 ans, c’est encore jeune »,
Mettons-nous tous en grève, tout de suite, à la base : il n’y a que cela qui les fera céder !

RETRAITES : TOUT DE SUITE ET BEAUCOUP !

Retraites : Tout de suite et beaucoup !

Tu trimes toute ta vie, tu te retrouves à la retraite, et t’es comme un c…

Encore heureux si t’as un viatique pour t’accompagner jusqu’à la mort au cas où entre l’atelier, le bureau et le dimanche (autrefois) férié, t’aurais eu l’occase de trouver ce qui te plaît dans cette fichue vie! Quelque chose comme le soleil, la mer, la pluie, les réverbères, la menuiserie, le jardin, la peinture, les poissons exotiques, le violon, les voyages (ah, les voyages !), le regard de ceux que tu aimes, tiens même le sourire de ceux que tu pourrais ne pas aimer… enfin quoi des choses, y’en a plein … encore faut il avoir le temps d’en apercevoir pendant ces quarante années de labeur dans les geôles du Capital.

Au cas où t’aurais pas les poumons brûlés et que t’aurais encore tous tes doigts, ton petit pécule vieillesse il pourrait te servir à faire quelque chose qui te plaît enfin, tiens même ne rien faire du tout si c’est ça que t’aimes – sauf que y’a pas grand-chose dans ta bourse de retraité. Pourtant si tu additionnes tout ce que ton travail a rapporté au patron pendant tes quarante ans de galérien, tu devrais être multimillionnaire. Mais ça marche pas comme ça. C’est une autre histoire que la nôtre; celle de l’arnaque de ces deux derniers siècles : dès ta naissance t’es formaté pour accepter le travail -sois prolo et tais-toi (ou ne parle pas trop fort, on pourrait t’entendre) quand t’as l’âge requis, tiens disons que t’es né en Europe, bien conforme avec un père et une mère comme il se doit, que t’as fait quelques études (y paraît que l’université, maintenant, c’est accessible à tous), et que t’as vingt ans. Là, t’es sur le marché et tu y vends ta force de travail. Ta force de travail, c’est toi : une fois ta force vendue, tu vas au chagrin.