15 JOURS APRES… (12 novembre 2005)

samedi 12 novembre 2005

UNE CRISE DE SOCIETE :

Dans un premier temps le pouvoir a été déstabilisé : les deux jeunes footballeurs, Zyed et Banou ne sont pas morts par hasard, ils sont morts à cause d’un choix de société. C’est la politique sécuritaire du pouvoir qui a été remise en question par la légitimité et l’ampleur de la révolte. Les associations, les partis et les syndicats de la gauche et de l’extrême gauche ont tout fait pour étouffer le mouvement de contestation spontané parti de Clichy le 27 Octobre 2005. Voilà par exemple la position de la direction du PCF le 3 novembre : « rétablir l’ordre est une urgence extrême. Les responsables des violences et des dégradations doivent être sanctionnés … » ou « la violence au quotidien dans ces quartiers est peut être le fait de voyous ou de trafiquants » Arlette Laguiller LO (3/11/05). ou encore « la vague de révolte et de violence qui secoue aujourd’hui les banlieues et les quartiers populaires suscite une inquiétude profonde parmi la population… » Alain Krivine (3/11/05). Ces propos allaient dans la droite ligne de la manoeuvre du pouvoir. De tels discours ont permis de faire avaler à la population l’état d’urgence qui est à l’opposé des valeurs prétendument défendues par ces organisations.

STRATEGIE DE LA TENSION :

C’est pour faire oublier la crise de société et les graves problèmes sociaux mises en évidence par la révolte de la Toussaint que le gouvernement a choisi de faire monter la pression dans les cités. Il va utiliser les média pour mettre en oeuvre un spectacle pyrotechnique autour des voitures brûlées. La «  violence » dont il est le responsable direct va lui servir à détourner la réflexion sur le nécessaire changement de société. Le débat sur les problèmes sociaux se cantonne à un débat sur la « violence » lui-même réduit à sa plus simple expression : un comptage de voitures brûlées dont on serait bien en peine de trouver quelqu’un capable de nous en certifier l’exactitude et l’origine.

PERSPECTIVES :

Les problèmes contre lesquels la populations des banlieues s’est soulevée reste malheureusement entiers et vont certainement s’aggraver. Se sont des problèmes sociaux, économiques et de sociétés qui nous concernent tous et dont les enjeux sont essentiels. Face à cela qu’observent-on ? Les syndicats n’ont appelé à ce jour à aucune grève de solidarité alors même que la discrimination au travail est au coeur du problème. Les partis politiques PC, LO, LCR, qui ont dans un premier stigmatisé le mouvement emploient maintenant le double langage afin de ramasser quelques voix dans les quartiers pour les prochaines élections. Quant au PS, il a carrément justifié et approuvé l’état d’urgence. Les associations sont surtout préoccupées de toucher l’argent des subventions pour elles mêmes. Tous montrent par là que nos problèmes ne les intéressent pas et qu’ils ne poursuivent que leurs objectifs de carrière. Ne comptons que sur nous-mêmes, nous vous proposons :


  de tirer un bilan provisoire du mouvement pour savoir où l’on va. Pour cela rendez-vous Mercredi 16 Novembre 2005 à 20h30 rue Saint-Jean (Quartier des Carmes)

  d’organiser la solidarité avec les inculpés incarcérés , rendez-vous Lundi 13h30 allées Jules Guesdes devant le TGI.

CNT-AIT
7 rue St Rémésy 31000 Toulouse
05 61 52 86 48

DESOBEISSANCE ! RESISTANCE !

jeudi 10 novembre 2005

CONTRE LE TOTALITARISME, DESOBEISSANCE CIVILE MASSIVE !

Il y a quelques jours l’Etat déclarait illégale la grève des transports marseillais.

Mardi 8 novembre il décrète l’Etat d’urgence.

Devant les revendications des salariés, devant la colère des populations de banlieues, l’Etat ne se soucie pas de satisfaire les aspirations légitimes des ouvriers et des jeunes, il défend le capitalisme.

Quand personne ne croit plus aux promesses des politiciens et aux mensonges des médias, quand les matraques et les prisons sont insuffisantes à maintenir l’ordre des marchands de misère et de mort, quand tout cela ne suffit pas se dresse alors le spectre du totalitarisme.

La mascarade du vote Chirac, soit disant rempart contre le fascisme, trouve maintenant sa conclusion.

Ce que nous n’avons pas su faire en 2002, ne pas voter et lutter, il nous faudra le faire en 2005.

La défense de la liberté et de la dignité humaine sont trop importantes pour la laisser aux politiciens.

DESOBEISSANCE !

RESISTANCE !

Des militants anarcho-syndicalistes de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) de Paris Banlieue

CONTRE LE FASCISME, DESOBEISSANCE MASSIVE, GREVE GENERALE

mercredi 9 novembre 2005

Il y a quelques jours l’Etat déclarait illégale la grève des transports marseillais.

Mardi 8 novembre il décrète l’Etat d’urgence.

Devant les revendications des salariés, devant la colère des populations de banlieues, l’Etat ne se soucie pas de satisfaire les aspirations légitimes des ouvriers et des jeunes, il défend le capitalisme.

Quand personne ne croit plus aux promesses des politiciens et aux mensonges des médias, quand les matraques et les prisons sont insuffisantes à maintenir l’ordre des marchands de misère et de mort, quand tout cela ne suffit pas se dresse alors le spectre du fascisme.

La mascarade du vote Chirac, soit disant rempart contre le fascisme, trouve maintenant sa conclusion.

Ce que nous n’avons pas su faire en 2002, ne pas voter et lutter, il nous faudra le faire en 2005.

La défense de la liberté et de la dignité humaine sont trop importantes pour la laisser aux politiciens.

TOUS EN GREVE !

TOUS DANS LA RUE !

CNT-AIT
7 rue St Rémésy 31000 Toulouse
05 61 52 86 48

RASSEMBLEMENT POPULAIRE

SAMEDI 12 NOVEMBRE

15H, PLACE DU CAPITOLE

Pour parler de tout cela, nous vous proposons une rencontre débat jeudi 10 novembre, à 20 heures, à la CNT-AIT, 7 rue St Rémésy à Toulouse(près des Carmes) avec des habitants des quartiers (Mirail).

Nous serons aussi présents aux rassemblements Place du Capitole, tous les soirs à 22h

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SITUATION A TOULOUSE REYNERIE

DIMANCHE 06/11/2005


Distribution de 1000 tracts sur les marchés en solidarité avec la révolte des banlieues. A la Reynerie les parents sont dans la rue pour protéger les gosse de la présence de 300 CRS armés . Affrontements rue de Kiev

LUNDI 07/11/2005


4000 tracts sont distribués en ville pour appeler a manifester et a faire gréve Ces tracts sont bien reçus . Une vingtaine de compagnons qui distribuaient vers 21H ont été pris pour « des bandes de jeunes circulant au centre ville » (FR3 edition 23 Heures )

Pendant ce temps, ) la Reynerie des militants de la CNT AIT sont également présents avec les adultes on évoque une manifestation au centre ville ..

MARDI 08/11/2005


Distributions de tracts a la fac, lycées,… Présence au tribiunal (comparutions immédiates) Une délégation de femmes est partie a la préfecture Rassemblement 18 heures place ABBAL

Fait nouveau : La CNT AIT n’est plus seule a distribuer des tracts en ville , un groupe de personnes a appelé a un rassemblement pour 22hoo hier soir 08/11/2005 : 300 manifestants étaient présents devant la mairie de Toulouse Moitié des militants libertaires et autonomes , moitié de jeunes, dont un de la Reynerie qui a pris la parole au mégaphone .

Absence totale des gauchistes et autres politicards. Egalement : Les lycéens (Jeunes libertaires CNT AIT) tractent et appelent a la gréve dans les lycées.

REYNERIE

18H00 Les adultes (beaucoup de femmes)se rassemblent place ABBAL les discussions vont bon train

19H00 affrontements intempestifs mais violents entre un groupe de gamins et deux escadrons de gendarmerie mobile. Le discours des habitants va dans la droite ligne de ce qui se disait au comité de soutien aux incarcérés aprés les émeutes du 20 Mars (voir sur ce site « Mon quartier a l’heure du Maréchal » et les articles de la CNT AIT concernant la Reynerie dans les différents Combat Syndicaliste de Midi Pyrénées)

Les habitants se structurent autour de militants CNT AIT , du groupe Femmes,(association de fait non subventionnée… 🙂 et également quelques soeurs franciscaines …Tout ceci va bien a l’encontre des clichés !

22HOO les gardes mobiles font dégager les deux derniers groupes d’adultes (un groupe pour chaque escadron),pour faire place a son Exellence , Mr le ministre de l’Interieur et de l’Ordre Public.

CAPITOLE / 22H-23H30 Un rassemblement regroupe 300 personnes un « pont » s’établit peu a peu entre les habitants du centre et ceux la Reynerie . il est décidé d’être là tous les soirs 22 heures. Pas d’incidents . Des irresponsables 🙂 ont taggé la façade de Son Honneur Mr le Maire, « non a l’Urgence, non a l’Etat ».

AGENDA DE LA RESISTANCE TOUS LES JOURS 18H PLACE ABBAL 22h CAPITOLE

JEUDI 10 NOVEMBRE : RENCONTRE DEBAT AU LOCAL DE LA CNT 7 Rue St REMESY A 20H00

SAMEDI 12 NOVEMBRE GRAND RASSEMBLEMENT 15H CAPITOLE VERS LA GREVE GENERALE !

JOSE (ex avant centre ASSU collége Emile ZOLA)

LA VIOLENCE C’EST L’ETAT ET LE CAPITALISME !

Scène du racisme ordinaire en banlieue

dimanche 6 novembre 2005

LA VIOLENCE C’EST L’ETAT ET LE CAPITALISME !

27 octobre 2005, à Clichy, deux jeunes qui reviennent d’une partie de foot meurent à cause d’un contrôle de police. Ils ont pris peur. Pourquoi ? Parce que les contrôles de police dans les cités sont arbitraires, souvent violents, toujours humiliants et peuvent durer des heures, tout cela sans raison aucune. Zyad (17 ans) et Banou (15 ans) n’ont pas voulu subir cela. Ils en sont morts. Ils ont été immédiatement diffamés par le pouvoir et les médias qui ont montré dans cette affaire, une fois de plus, qu’ils mentent en permanence.

Maintenant, politiciens et médias nous abreuvent sur la violen-ce dans les quartiers populaires. Mais où est la violence ?

La véritable violence, c’est les licenciements massifs qui réduisent les travailleurs à la misère. La violence, c’est la hausse incessante des loyers. C’est le coût de la vie qui nous empêche de satisfaire nos besoins les plus élémentaires (prix du gaz…). La violence, c’est les expulsions de femmes et d’enfants de leur logement. C’est quand la police vient dans les écoles embarquer des enfants « sans-papiers ». La violence, c’est l’oppression étatique et économique.

Dans la situation de crise, de misère économique et sociale, d’oppression étatique qui nous excède tous, les jeunes qui se sont révoltés peuvent être l’étincelle pour une remise en question plus globale de cette société fondamentalement injuste. Il est grand temps de nous attaquer aux véritables causes de la violence que nous subissons. Partout, il faut élargir solidairement la lutte. Organisons, là où c’est possible, des rencontres, des manifestations, des grèves contre la violence de l’Etat et du capital.

CNT-AIT

7 rue St Rémésy 31000 Toulouse

05 61 52 86 48

Permanence tous les samedi à partir de 17 heures

Pour parler de tout cela, nous vous proposons une rencontre débat

jeudi 10 novembre 2005, à 20 heures,

à la CNT-AIT, 7 rue St Rémésy (près des Carmes)

avec des habitants des quartiers (Mirail).