#CORONAVIRUS [FICHE Numéro 7] Masques gratuits ! A bas les profiteurs ! Fatigués mais pas abattus

Voici la Fiche n°7 des travailleurs de la santé de la CNT-AIT. n’hésitez pas à la partager que ce soit par voie électronique ou par voie papier ! Seule la lutte paye !

téléchargeable en PDF :

Masques gratuits pour toutes et tous ! À bas les profiteurs et leurs complices !

– Fatigués mais pas abattus !

– bulletin international

Masques gratuits pour toutes et tous !

À bas les profiteurs et leurs complices !


Ce même Etat, qui a été infoutu AVANT la crise de constituer un stock stratégique de masque, qui a été incapable PENDANT la crise de faire face laissant les personnels soignants improviser – souvent avec l’aide de réseaux de solidarité de base – des solutions de masques cousus « maison », vient MAINTENANT de donner le feu vert aux enseignes commerciales pour nous VENDRE ces mêmes masques, et vient de définir leur prix : 0,95 €.

Or Comme on peut le voir sur les catalogues professionnels publiés il y a un mois, les masques chirurgicaux c’était moins de 10 euros la boite de 50 masques, soit 20 centimes l’unité… (du côté des hôpitaux de l’APHP, les prix d’achats étaient de 3 cts pour un FFP1 et 15 cts pour un FFP2). Les marges étaient déjà à ce moment très confortable.

Mais cela c’était avant la spéculation… Le ministre de l’Économie, par la voix de sa secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher (le Ministre a même pas le courage de l’annoncer lui-même qu’il envoie ses second couteaux …), a annoncé que le prix des masques chirurgicaux qui seront vendus par les hypermarchés dans le cadre du déconfinement sera « plafonné » à 95 centimes d’euro l’unité. Drôle de plafonnement, près de 500 % d’augmentation possible !

Laisserons-nous le sacrifice de tant de travailleurs servir aux profits de la grande distribution qui s’est emparée de ce produit vital pour la santé publique ? NON !

Masques gratuits pour toutes et tous !


À bas les profiteurs et leurs complices !


Travailleurs de la santé de la CNT-AIT


=========================================

Fatigué mais pas abattu


… Compte tenu de la situation ds nos hôpitaux et de notre état de fatigue,, nous les soignants, où plus de 3000 agents malades du Covid à l’ AP HP sur Paris,, dont certains hospitalisés en réanimation comme les malades,, et de la venue annonciatrice de la seconde vague devant arriver très prochainement … Beaucoup de médecins ne s ‘ attendent pas à une soit-disante « légère baisse » avant septembre’. EN FAIT ILS N ‘EN SAVENT RIEN … Les hôpitaux sont encore pleins contrairement à ce que l’on vous raconte danss les médias…  mais il faut vous rassurer pour retoruner au boulot et refaire tourner l’économie …

Des affiches sont d’ ores et déjà collées sur les sièges des consultations avant le déconfinerment total du 11 mai, ça va être joli dans nos hôpitaux.. Déjà la direction. Nous fournit des boîtes de masques complètement nuls qu’il faut à chaque fois réajuster sur notre visage ! C’est à croire qu’ils les ont eu au rabais leurs masques pourris, dont leur date de péremption a dépassé depuis longtemps. .. Sachez-le ils n’en n’ont rien à foutre de vous et de nous, nous sommes que de la chair à Patron.. Les médecins ne sont pas entendus dans leurs réflexions… Les malades continuent toujours à dégringoler dans les longs séjours de l’AP HP. Nos heures sont flexibilisées dans nos services, services toujours éclatés… mais on ne se laisse pas abattre : on continue de se faire entendre dans le service, de dire ce qu’on pense, bref de lutter ! La lutte c’est la vie.

===========================

Bulletin International

Nous venons de publier un Bulletin d’information international, compilation de textes écrits par des Travailleurs de la santé qui présentent comme dans différents pays ils font face à la crise Covid 19, dans une perspective anarchosyndicaliste. On peut le télécharger en ligne

http://blog.cnt-ait.info/post/2020/05/01/BULLETIN-AIT ou le demander par mail à contact@cnt-ait.info


facebook : @chats.noirs.turbulents / @cnt.ait.toulouse

Bulletin d’Information – Special Covid19 SRAS2 – Travailleurs de la santé

Bulletin d’Information – Special Covid19 SRAS2 – Travailleurs de la santé

La pandémie de Coronavirus touche tous les pays et va avoir un impact – direct ou indirect – sur la vie de milliards de personnes. Il est important malgré la crises que nous traversons de conserver notre esprit critique, pour essayer de comprendre comment nous sommes arrivés dans cette situation, comment faire face, et comment imaginer des solutions pour après la crise.

L’AIT est l’Association internationale des travailleurs. Elle regroupe des travailleurs qui se reconnaissent dans les principes, tactiques et finalités de l’anarchosyndicalisme dans le monde entier. Nous voulons contribuer à ce travail de réflexion critique collective, Par ce bulletin, nous avons rassemblés les textes produits par des groupes de l’AIT qui sont actifs dans le secteur de la santé et des soins. Il ressort de ces articles que globalement la situation est la même partout : manque de moyens, manque de formation, personnels sacrifiés par une impréparation des services de santé qui ont été détruit depuis plusieurs années au nom de l’efficacité managériale et de la rentabilité financière. On voit en effet aujourd’hui l’efficacité de ces restructurations … Cette désorganisation et ce chaos même ne sont pas les fruits du hasards, ils ne sont pas dus aux anarchistes, ils sont le résultat de l’action combiné de l’Etat et du Capitalisme. Pour sauver l’humanité, nous n’avons pas d’autre choix que de nous organiser collectivement pour en finir avec l’Etat et le Capitalisme.

Si vous souhaitez continuer à recevoir ce bulletin, contacter votre section de l’AIT de votre pays ou bien le secrétariat  de l’AIT : secretariado@iwa-ait.org

« L’Anarchie est la plus haute expression de l’ordre. « (E RECLUS)
Finissons-en avec le chaos de l’Etat et du Capitalisme !

Table des matières

L’organisation des travailleurs soignant en temps de pandemie (SolFed, Grande-Bretagne, 2020-04-10)    2

Le triage de guerre, le confinement et le rôle de la classe ouvrière (CNT-AIT, Espagne, 2020-04-03)    3

Les travailleurs de la santé: chair à canon du Coronavirus ? (SolFed, Grande-Bretagne, 2020-04-08)    5

Chaos dans les hôpitaux, contre l’absence de sens … Partageons les expériences. Déclaration de la Section Santé de la CNT-AIT de Madrid (CNT-AIT, Espagne, 2020-03-28)    7

Les élections professionnelles ne protègent pas les syndicalistes, elles sont un leurre et un piège! Non à la répression contre les travailleurs du secteur de la santé! (CNT-AIT, France, Espagne, 2020-04-07)    10

MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE, L’ACTION DIRECTE PAYE ! (CNT-AIT, France, 2020-04-07)    11

LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS ! (CNT-AIT, France, 2020-04-05)    11

L’entraide en action : exemples d’actions concrètes des sections de l’AIT (BASF-IWA Bangladesh, ZSP-IWA Pologne, Mars 2020)    12

Ce système nous rend malades (Secrétariat de l’AIT , 2020-03-16)    13

Position de la Confédération des travailleurs autonomes de Bulgarie sur la pandémie mondiale et l’introduction de l’tat d’urgence (ARC, Bulgarie, 2020-03-13)    15

#CORONAVIRUS : QUAND LES POLITICIENS PARLOTENT, LES TRAVAILLEURS TRINQUENT ! (CNT-AIT, France, 2020-03-08)    15

In English : http://cnt-ait.info/2020/05/01/information-bulletin/

En Español : http://cnt-ait.info/2020/05/08/boletin/

ETRANGE PREMIER MAI 2020 …

Étrange premier mai…

Pas de manif, pas de muguet, pas d’apéro entre potes, ils doivent bien rigoler Jupiter et son copain Roux de mes deux. Un premier mai comme ça, ils n’osaient même pas en rêver. Ce virus de merde, plus à droite, tu meurs. Heureusement, le 8 mai, nous regarderons de nos fenêtres défiler les rescapés de l’armée française, en oubliant bien sûr qu’à cette date en 1945, cette même armée massacrait à Sétif. Nous aurons aussi l’ascension, où enfin en liberté provisoire nous pourrons comme Jésus, nous envoyer en l’air.

Quant aux syndicats et aux partis de « gôche », incapables de réaction, pas la moindre mini-manif, même en respectant la « distanciation », pas de dépôt de gerbe devant les monuments aux morts du travail, pas de drapeau rouge aux fenêtres de la Maison du Peuple, pas d’Internationale vibrante dans la rue, pas de slogans vengeurs, juste de la contestation virtuelle, après le télé-travail, c’est la télé-lutte des classes qui vient de naître, c’est à gerber. Les casserolades ou autres guignolades insoumises n’effraieront même pas les pigeons. A la place de leurs adhérents, je craindrai de me faire tirer par les pieds, nuitamment par le fantôme de la classe ouvrière…

J’aurai surtout peur de la réaction de mes petits enfants, dans quelques années, lorsqu’ils demanderons :

« Où tété Pépé, le 1 er mai 2020, et toi mère-grand, que faisais-tu ce jour là ?

    J’étais chez moi, con-finé et regardais sur ma tablette, vociférer Monsieur Martinez…

    Sur ce ridicule morceau de plastique tout noir ? Wouarf ! Vous étiez vraiment nuls…

Car eux, ils auront retrouvé la libre parole, la belle écriture, qu’ils s’enverront des lettres d’amour, se bécoteront sur les bancs publics, inventeront des poèmes, joueront de la musique, lirons sur des livres en papier, vivront quoi …

Et nous, nous regarderons s’ouvrir notre tombe en regrettant, mais un peu tard, d’avoir oublié de nous battre…


Riton 1 er mai 2020

Pendant ce temps à Auch …

Les compagnons de la CNT-AIT ont bravé le virus du Corona et celui de la Grippe Aviaire (les poulets …) en mettant le nez dehors en ce premier Mai 2020 pour dire « on est là ». (dans les respects des règles sanitaires : on veut être en forme pour la révolution qui viendra, espérons le)

Il n’y avait pas une âme en ville, sauf quelques égarés cherchant désespérement où ils pourraient acheter leur brin de muguet.

Petit tour devant les permanences syndicales et autres maison du peuple, fermées à double tour et même pas une affichette ou un drapeau à la fenêtre … C’était bien la peine que la CGT chouine parce que la Mairie voulait la mettre dehors …

Les travailleurs de la santé: chair à canon du Coronavirus?

Traduction d’un texte d’un compagnon de la section britannique de l’AIT, Solidarity Federation, qui montre que les problème sont partout pareil. Il s’agit donc bien d’un problème structurel inhérent au Capitalisme et à l’Etat, donc il faut nous débarrasser pour sauver l’Humanité !

===========================

Les travailleurs de la santé: chair à canon du Coronavirus?

Par Manchester Solfed

Quiconque a déjà travaillé dans le secteur de l’aide sociale, ou l’a côtoyé, sait à quel point les employeurs de ce secteur tentent d’exploiter leur personnel et à quel point ils le traitent mal. Les travailleurs de la santé ont longtemps eu le sentiment d’être mal considérés par les autorités locales et le gouvernement, jusqu’à ce que les politiciens locaux et nationaux les qualifient récemment de « peu qualifiés ». Ce phénomène a commencé à faire la une de la presse nationale et à se propager dans l’opinion publique et n’a jamais été aussi évident que pendant la crise actuelle du coronavirus, où les employeurs ont fait preuve d’un mépris total pour la sécurité non seulement de leurs travailleurs, mais aussi des personnes qui utilisent leurs services.

Les travailleurs de la santé ont fait preuve d’un engagement et d’une compassion sans faille envers les personnes dont ils s’occupent en continuant à se rendre au travail pour les soutenir chaque jour malgré les risques, certains travailleurs allant jusqu’à rester sur leur lieu de travail, laissant leur famille à la maison, afin de contribuer à protéger du virus les personnes dont ils s’occupent.

Entre-temps, les employeurs de la santé ont montré leur engagement et leur compassion habituels envers leurs employés en les traitant aussi mal que possible afin de protéger les marges bénéficiaires. La plupart des soignants n’ont jamais eu droit à des indemnités de maladie et ne reçoivent que des indemnités de maladie légales (SSP), et cela a continué pendant la crise actuelle.

Quiconque a déjà travaillé dans le secteur de l’aide sociale, ou l’a côtoyé, sait à quel point les employeurs de ce secteur tentent d’exploiter leur personnel et à quel point ils le traitent mal. Les travailleurs de la santé ont longtemps eu le sentiment d’être mal considérés par les autorités locales et le gouvernement, jusqu’à ce que les politiciens locaux et nationaux les qualifient récemment de « peu qualifiés ». Ce phénomène a commencé à faire la une de la presse nationale et à se propager dans l’opinion publique et n’a jamais été aussi évident que pendant la crise actuelle du coronavirus, où les employeurs ont fait preuve d’un mépris total pour la sécurité non seulement de leurs travailleurs, mais aussi des personnes qui utilisent leurs services.

Les travailleurs de la santé ont fait preuve d’un engagement et d’une compassion sans faille envers les personnes dont ils s’occupent en continuant à se rendre au travail pour les soutenir chaque jour malgré les risques, certains travailleurs allant jusqu’à rester sur leur lieu de travail, laissant leur famille à la maison, afin de contribuer à protéger du virus les personnes dont ils s’occupent.

Entre-temps, les employeurs de la santé ont montré leur engagement et leur compassion habituels envers leurs employés en les traitant aussi mal que possible afin de protéger les marges bénéficiaires. La plupart des soignants n’ont jamais eu droit à des indemnités de maladie et ne reçoivent que des indemnités de maladie légales (SSP), et cela a continué pendant la crise actuelle. Les travailleurs ont déclaré avoir subi des pressions pour aller travailler et faire des changements même s’ils s’isolent chez eux, soit parce qu’ils sont eux-mêmes tombés malades, soit parce qu’un membre de leur famille est malade ou qu’il les protège, et certains de ceux qui vivent dans un ménage avec un membre de la famille à haut risque et qui veulent s’isoler pour les protéger, se sont fait dire qu’ils ne pourront même pas bénéficier du SSP et ne seront pas payés, car ce n’est pas eux qui sont malades.

Le personnel soignant a également été contraint de fournir des justificatifs de maladie pour toutes les périodes d’auto-isolement dues à des symptômes de coronavirus, malgré les conseils du gouvernement selon lesquels il suffit de fournir un justificatif d’isolement, qui peut être demandé en ligne pour alléger la pression sur les cabinets médicaux, et bien sûr le fait que toutes les absences de 7 jours ou moins peuvent être auto-certifiées.

Les messages contradictoires du gouvernement sur la rémunération des travailleurs qui se protègent pour des raisons de santé ont conduit à une confusion totale quant à savoir si le personnel soignant qui se protège à domicile pendant 12 semaines a le droit d’être mis à pied selon le programme du gouvernement et de recevoir au moins 80 % de son salaire normal.

Certains travailleurs disent que leur employeur a accepté de les mettre à pied tandis que d’autres rapportent qu’on leur a dit qu’ils ne recevraient le SSP que pendant 12 semaines. Certains employés ont même été informés qu’ils seront mis en congé pour être informés plus tard que leur employeur ne le fera pas.

Pour les employés à bas salaire qui touchent le salaire minimum et n’ont souvent pas d’économies, la perspective de bénéficier du SSP, qui n’est actuellement que de 94,25 £ (107,20 €) par semaine, pendant au moins 12 semaines sans savoir quand cela sera terminé, est assez décourageante et peut ne pas être abordable pour beaucoup.

Le manque d’équipements de protection individuelle (EPI), tels que gants, masques et tabliers, ainsi que de désinfectant pour les mains et d’équipements de nettoyage pour le personnel soignant, est un scandale national et expose le personnel soignant et les personnes dont il s’occupe à un risque massif de contracter ou de propager, sans que ce soit leur faute, le coronavirus.

La situation est devenue si désespérée que les entreprises ont essayé de s’approvisionner en EPI auprès de bars à ongles et de vétérinaires locaux, jusqu’à 80% des fournisseurs affirmant ne pas disposer d’EPI adéquat. Un rapport inquiétant a été publié par le syndicat GMB en Écosse concernant un foyer de soins qui enferme l’EPI dans un placard à l’écart du personnel.

Le personnel soignant a reçu des conseils variables, voire inexistants, sur la manière et le moment d’utiliser l’EPI, certains se faisant dire par leur employeur que certains EPI ne seront fournis que si l’utilisateur présente des symptômes de coronavirus et qu’il doit effectuer des soins personnels, malgré le fait que le virus semble être extrêmement contagieux, facilement transmissible et se propageant à un rythme rapide, et qu’au moment où l’entreprise décide de fournir des EPI, il peut être trop tard.

L’absence de tests de dépistage du coronavirus signifie également que le personnel soignant doit isoler pendant 14 jours sans savoir si lui-même ou une personne avec qui il vit est porteur du virus et qu’il risque de subir des pressions de la direction pour reprendre le travail, sans savoir s’il est toujours malade ou s’il l’a été.

Le coût humain même du manque de ressources du gouvernement et des pratiques négligentes des entreprises de soins est tragiquement démontré dans tout le pays alors que le nombre de décès augmente et que le virus se propage. Une maison de soins de Glasgow a perdu 16 résidents après la propagation du coronavirus dans le service et une autre à Liverpool a également été durement touchée, où 9 résidents sont morts, la directrice de la maison ayant déclaré que deux tiers de son personnel étaient malades. Plusieurs travailleurs de la santé à travers le pays sont malheureusement décédés.

Les travailleurs de la santé ont décrit leur état actuelle comme étant de la « chair à canon », une expression qui vient d’un conflit armé où les soldats, historiquement issus de milieux pauvres et ouvriers, étaient envoyés en première ligne et étaient considérés comme jetables. La similitude ici est qu’une fois de plus, la classe ouvrière est considérée comme remplaçable et les patrons et les politiciens ne se soucient guère de son bien-être tant que le travail est effectué et que des services sont fournis ou que des profits sont réalisés.

Pendant trop longtemps, les soignants ont été décrits comme peu qualifiés et ils restent parmi les travailleurs les moins bien payés du pays, mais récemment, nous avons pu constater leur dévouement et leur courage dans la lutte contre le coronavirus. Une main-d’œuvre composée en très grande majorité de femmes et de travailleurs migrants, qui a beaucoup à voir avec l’exploitation dont ils ont fait l’objet, a montré à quel point ils sont essentiels, tandis que les patrons et les personnes en position d’autorité ont démontré une fois de plus à quel point ils sont incompétentes et lâches avec les PDG, directeurs et cadres supérieurs des entreprises de soins qui travaillent en toute sécurité depuis leur domicile mais qui attendent du personnel de première ligne qu’il prenne d’énormes risques.

Lorsque, espérons-le, nous sortirons de cette crise, il est évident que le secteur des soins doit être complètement transformé pour travailler pour les personnes qui ont besoin de ses soins et les personnes qui les fournissent, plutôt que dans l’intérêt du profit. Le système tel qu’il est aujourd’hui ne peut tout simplement pas continuer. Si vous souhaitez vous organiser sur votre lieu de travail et améliorer vos conditions de travail, contactez la Solidarity Federation et nous vous aiderons.

Pour tenir bon #4 : Contrainte versus bon sens…

Contrainte versus bon sens…


Les gouvernements mondiaux et en particulier le nôtre, donnent depuis longtemps l’impression de naviguer à vue. La gestion désastreuse de la crise actuelle en plus d’être inhérente au capitalisme, est une conséquence flagrante des politiques du « en même temps », du ni oui ni non, du j’avance et je recule (je vous ferai grâce du reste du couplet), du protégeons la nature et engraissons ses assassins, bref de l’imprévision totale et du mépris pour ceux qui depuis des lustres tiraient le signal d’alarme. Élevés dans le mythe de leur toute puissance, les maîtres du monde, forts éloignés des problématiques de vie quotidienne de chacun d’entre nous, pensaient détenir un pouvoir absolu sur l’ensemble du vivant. Patatras, le virus débarque. Panique à bord. Pas de vaccin, pas de sérum, pas d’infrastructures hospitalières adaptées, des soignants exsangues, des scientifiques en pleine controverse. Que faire Mon Dieu ? Même les églises sont fermées et l’eau bénite prohibée… La seule solution reste l’incarcération à domicile de la moitié de la population mondiale et l’attente du remède miracle ou de la fin du monde.

Si le confinement demeure en effet l’ultime façon d’appréhender la chose, pour qu’il soit efficace et accepté, il faut qu’il soit compris, et pour qu’il soit compris il faut qu’il soit expliqué. Je doute de la capacité et de la volonté de nos gouvernants à s’improviser professeurs de sagesse. Il est beaucoup plus aisé pour eux de contraindre et de verbaliser. Pourtant nombreux sont les témoignages dans nos histoires personnelles des bienfaits d’une pédagogie bien conçue s’appuyant sur l’intelligence et le bons sens de chaque individu. Expliquez à un enfant pourquoi il est nécessaire de se laver les mains avant d’aller à table, il le comprendra et à son tour l’expliquera aux autres et plus tard à ses propres enfants. Sanctionnez-le pour l’avoir oublié, il vous en voudra et ne cherchera qu’à tricher.

J’ai les souvenirs durant mon enfance de ces vacances en totale liberté que je passais hors de la surveillance familiale, dans une bourgade lomagnole où nous nous retrouvions, une ribambelle de garnements à troubler la quiétude estivale des anciens. Lorsque la limite de la décence était atteinte, un adulte venait nous rappeler à l’ordre et le garde champêtre n’avaient nul besoin d’interrompre sa sieste ni les pandores leurs interminables parties de manille. La société semblait avoir alors une formidable capacité à s’auto-réguler. Plus tard dans nos parcours de militants, combien furent utiles les conseils de nos vieux compagnons pour nous éviter de tomber dans les pièges tendus ou d’autres moins conscients se sont enlisés.

Dans mes activités professionnelles et parfois pour des raisons plus personnelles, j’ai été amené à assister à des procès en correctionnelle, d’y voir comparaître d’éternels récidivistes pour la même infraction et des juges incapables de réaliser que la sanction qu’ils prononceraient ne servirait à rien tant qu’il n’aurait pas convaincu de son sens. Victor Hugo, ou peut-être un autre a dit « ouvrir une école c’est fermer une prison », quoiqu’il en soit l’éducation sera toujours plus efficace que la répression.

Mais pour connaître ce temps-là, il faudra avoir changé de monde. Si nous restons vivants et cultivons notre intelligence, ce sera peut-être pour demain…


Riton 28 03 20

ACHAT DE MATERIEL : LE GOUVERNEMENT INDIQUE CLAIREMENT SES PRIORITES …

Ne croyez pas que – malgré l’impréparation et la désorganisation totale dont il a fait preuve jusqu’ici – l’Etat  ne continue pas de s’occuper de nous et de notre futur. Le 3 mars dernier, le gouvernement a passé un appel d’offre de plus de 3 642 000 euros (trois millions six centre quarante deux mille euros), pour acheter … devinez quoi ? Des masques ? du gel hydroalcoolique ? des médicaments ? Non, du gaz lacrymogène… et l’Etat est prévoyant, puisque le marché est renouvelable, dès fois qu’il épuise le stock plus vite que prévu. Voilà ou est passé l’argent public  – nos impôts –  qui aurait pu servir à acheter des masques , des respirateurs, qui aurait évité de fermer des lits dans les hôpitaux et de déconsidérer le personnel soignant !
  Mais n’oublions pas que Macron , Castaner et et leur clique étatique on plutôt choisi de soigner le personnel soignant en le gazant   Information, à  diffuser sans modération   Ni oubli , ni pardon, #ETAT_ASSASSIN Attention les yeux !
Transmis par CNT-AIT 82

Avis No 20-31056, publié le 01/03/2020

Acquisition d’aérosols lacrymogènes au profit de la police nationale et de la gendarmerie nationalehttps://www.boamp.fr/avis/detail/20-31056/officiel?fbclid=IwAR19M4-9MK-FAiPk4L0S2x-A2EK-kLHBQc-1I6joW9Snnyu76WOCmPqcLio

Le triage de guerre, le confinement et le rôle de la classe ouvrière

Nous diffusons ci après un texte écrit le 3 avril 2020 par nos compagnons du Syndicat interco de la CNT-AIT Union d’Albacete, et de sa section syndicale à la résidence pour personnes âgées Alábega, ainsi qu’un appel à la solidarité avec des compagnons du syndicat CNT-AIT de l’EHPAD de …, toujours en Espagne.

Les faits qui sont dénoncés par les compagnons anarchosyndicalistes espagnols sont exactement les mêmes qu’en France. Cela montre bien que le problème est systémique, que ce chaos est généré par l’organisation sociale actuelle, et uq’il faut en finir avec l’Etat et le Capitalisme, cela devient une question de survie de l’Humanité.

============

Le triage de guerre, le confinement et le rôle de la classe ouvrière

Les membres du Syndicat interco de la CNT-AIT Union d’Albacete, et de sa section syndicale à la résidence pour personnes âgées Alábega, nous nous adressons à l’ensemble de la classe ouvrière afin de faire connaître la lutte que notre organisation anarcho-syndicaliste mène contre le Direction provinciale de la protection sociale d’Albacete.

Ce n’est pas la première fois que la CNT-AIT a dénoncé les services minimalistes mois en place par l’État et par les entreprises dans ce secteur, à leurs résultats insuffisantes, et ce malgré les dispositions légales en vigueur (arrêté du 04/06/2013, du ministère de la Santé et des Affaires Sociales par lequel les conditions minimales des centres pour personnes âgées en Castille et Manche sont réglementées, modifiant  l’arrêté de 2001). Ce n’est pas une question de paperasse, de ce côté-là lis ont tout ce qu’il faut …

La situation était si grave dans les résidences que l’urgence sanitaire, produite par le COVID-19, a mis en évidence le manque d’attention sanitaire dont disposent les personnes âgées. Cette situation n’était pas et n’est pas une situation isolée, ou limitée à l’instant présent, bien au contraire; Dans de nombreuses résidences, la situation se maintien malgré tout, grâce aux efforts importants déployés par le personnel, et ce malgré des charges de travail importantes, malgré le manque de personnel, le manque d’équipements techniques, et surtout la forte consommation d’anti-inflammatoires par le personnel [pour tenir. Ce qui est fortement déconseillé médicalement]. Cependant, la crise sanitaire de COVID-19 a fait éclater la précarité qui se vivait dans ce type de service, et à rendu évidente que tout repose sur effort des travailleurs.
En fait dans les résidences pour personnes âgées, il n’y a qu’un seul problème, que nous pourrions bien appeler la tristement célèbre « entreprise de gestion gériatrique ». Au cours de ces années, les services minimaux des résidences, en plus d’être insuffisants, n’ont pas pu satisfaire les besoins des personnes âgées, principalement parce que les services minimaux avaient été sanctionnés par les coupures programmées pour soutenir les bénéfices et la rentabilité des entreprises gestionnaires, dans un moment où on assiste à un vieillissement de la population. On estime qu’environ 75% des personnes de plus de 65 ans souffrent de maladies chroniques et 20% de maladies mentales.

Cette situation d’abandon n’est pas différente du reste de l’Etat. Le système capitaliste et son idéologie individualiste ont non seulement renforcé l’appareil d’État mais ont généré une déstructuration de la société, en particulier dans le secteur de la santé et des soins, de la solidarité et du soutien mutuel. Une déstructuration sociale qui a engendré, d’une part, un isolement social, et d’autre part, le renforcement du modèle économique de la gestion privée des soins des maisons de retraite.

Au 26 mars, sur les 4366 personnes décédées en Espagne, 1 517 provenaient de résidences de personnes âgées, avec un pourcentage total d’au moins 37% des personnes décédées dans toute l’Espagne. Dans la seule communauté de Madrid, au moins 1 065 personnes sont décédées de ce type de résidence.

Le vieillissement de la population a développé dans notre pays un secteur économique qui voit augmenter ses bénéfices visant à exploiter le négoce des vétérans de la classe ouvrière. L’activité de ces centres est extrêmement rentable. Au cours de l’année 2020, il était prévu que ces groupes d’entreprises voient leurs bénéfices augmenter de 20%. Le capitalisme international non seulement ne répugne pas à ce genre d’entreprise, mais en plus il a réussi à trouver la formule pour exploiter les travailleurs le plus longtemps possible, en continuant de les exploiter une fois qu’ils ne sont plus suffisamment productifs et directement rentables.

L’infâme commerce de la santé est encore plus répugnant lorsque la classe ouvrière se voit obligée d’utiliser ce type de services. L’application des critères capitalistes à la santé n’a rien de nouveau. Lorsque le profit est ce qui compte, il est toujours directement proportionnel aux économies réalisées sur les installations, les soins, le personnel et l’équipement. Même si ils sont mécontents de cette situation, les personnes âgées n’ont qu’une seule garantie pour préserver autant que faire se peut la qualité de leur situation : les travailleurs du secteur de la santé. Cependant, ces travailleurs voient de plus en plus leurs droits bafoués, convention après convention, sans générer aucune améliorations considérables

Le protocole d’admission en USI (Unité de Soin Intensif) est un exemple de l’application de critères capitalistes  énormément mis en œuvre dans les hôpitaux. Le protocole d’intervention, – encore appelé « triage » -, consistant à sélectionner et classer les patients, est utilisé par la médecine d’urgence et de catastrophe. Ce protocole n’aspire pas à satisfaire les besoins de santé de la population, mais à sauver les centres de santé d’une une possible crise. Ces protocoles n’ont de sens que dans une situation de ressources limitées du système de santé actuel. Les critères utilisés par les protocoles de médecine d’urgence ou de catastrophe ne fonctionnent plus avec la maxime de sauver le plus grand nombre de vies, mais avec le critère selon lequel certaines vies sont plus importantes que d’autres.

Ces procédures de sélection et de classification pourraient être qualifiées de triage de guerre, lequel répond principalement au sauvetage du plus grand nombre de troupes utilisables, selon le concept de qualité de vie des patients.

 En tant que personnel de santé membre du Syndicat interco d’Albacete de la CNT-AIT, nous dénonçons ces protocoles – qui pourraient être définis comme des protocoles d’eugénisme social – dirigés contre la population la plus vulnérable. Encore plus parce que si ces protocoles doivent être utilisés, c’est parce que le soutien sanitaire dont dépend la population, a été détruit et qu’il est incapable de supporter la charge de travail actuelle. Par ailleurs, nous disons clairement que c’est l’ensemble des partis politiques qui sont responsables de cette destruction de l’infrastructure sanitaire et il est plus que nécessaire que les responsabilités soient recherchées dans chacun d’eux.

 L’un des cas les plus aberrants est celui qui a réuni le ministère de la Santé de la Generalité de Catalogne et le Sistema d’Emergències Mèdiques (SEM) (Système d’Urgences Médicales de Catalogne),, lesquels ont  recommandé aux professionnels de la santé de que les unités de soins intensifs (USI) n’accueillent pas les patients de plus de 80 ans dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Cette recommandation politique et sanitaire ne peut être autre que celle issue de ce type de protocoles infâmes.


Depuis le Syndicat interco d’Albacete de la CNT-AIT, nous dénonçons le commerce de la santé et les multinationales de gériatrie, et nous nous battrons pour que notre santé ne soit pas un négoce entre les mains des entreprises, qu’elles soient des Mutuelles, des entreprises privées ou d’Etat. Nous n’allons pas leur permettre d’amasser leur fortune avec notre sang. ==================== LICENCIEE DE L’EPHAD POUR AVOIR REFUSEE … DE VOTER AUX ELECTIONS PROFESSIONNELLES !!! Nos compagnons de la CNT-AIT de Tolède nous informent d’un conflit avec l’EHPAD « Notre-Dame de la Nativité » dans la ville de Guadamur.
Le 19 février, notre collègue, infirmière et affiliée du syndicat CNT-AIT à Tolède, a été licenciée de la résidence Nuestra Señora de la Natividad, pour avoir informé l’entreprise qu’elle n’était pas prête à subir de nouvelles menaces et contraintes à participer aux élections syndicales qui devaient avoir lieu dans l’entreprise.

Le patron avait déjà choisi son représentant, un travailleurs vendu à la direction, et tout le monde était contraint de voter pour lui sous menace de licenciement. La compagne a refusé de jouer cette mascarade infâme, d’autant plus que par essence les anarchosyndicalistes ne participent pas aux élections professionnelles. Cela a donc entraîné son licenciement par la direction de l’entreprise.

cet acte odieux, en pleine crise du Coronavirus, est une menace pour notre collègue et pour la classe ouvrière, violant les droits fondamentaux et la liberté d’association.
Ici c’est notre campagne qui est licenciée pour avoir refusé de collaborer. Dans le Nord de la France, c’est une élus syndicale de SUD qui s’est cru protégée par son statut syndical mais qui a été mise à pied pour avoir dit tout haut des vérités que la direction ne voulait pas entendre.On le voit, en Espagne comme en France, les patrons veulent des travailleurs dociles et à leur botte, et les élections professionnelles servent juste à donner l’illusion de la démocratie.
Seule la construction d’un rapport de force, basé sur l’autoorganisation des travailleurs en dehors de tout schéma institutionnel, permettra de gagner l’autonomie, préalable nécessaire à nos victoires contre l’exploitation.

A notre compagnon Rafa « Rinconada » Estévez

Rafa Estévez, Rafa « Rinconada » pour ses compagnons, a été la 7ème victime du Coronavirus à Seville, c’est aussi la plus jeune des victimes de Séville à ce jour. Il avait 37 ans. Il vient de décéder, ce dimanche 22 mars, à l’hôpital Virgen Macarena.

Marié, sans enfant, Rafa était un communiste libertaire, qui se battait pour survivre et pour partager ses idées avec le plus grand nombre. Il était infirmier auxiliaire de formation, même si comme beaucoup de travailleurs de sa génération il cumulait les petits boulots entre deux périodes de chômage : cueillette des oranges, travail dans l’hôtellerie … Dernièrement il travaillait dans une entreprise de transformation de volailles. « Il était un type particulier, si par particulier nous entendons ce qui va au-delà de la norme habituelle ». « Un gars qui travaille dur partout où il allait, fort, éveillé et ouvert avec les gens, des qualités qui sont très appréciées », a écrit son ami. Rafa était originaire de La Rinconada, et venait justement de publier un livre, fruit de dix ans de recherches, sur le Communisme Libertaire dans sa ville natale pendant la Révolution Espagnole.  Il laisse une marque profonde sur les groupes anarchistes de la région, où il était bien connu. « Il était toujours en première ligne, il était très en avant, très courageux, et aussi un gars très gentil », explique Fernández, qui a écrit sa nécrologie dans La voz del sur.
Il a longtemps été membre du syndicat anarchiste CNT-AIT quand il habitait à La Chiclana. Même si, du fait de l’absence de syndicat anarchosyndicaliste à Séville, il n’ était plus affilié, il restait en contact avec les compagnons. L’anarchisme a été, selon Fernández, « le grand leitmotiv de sa vie, car si Rafa souhaite qu’on se souvienne de quelque chose, c’est d’être un fidèle ambassadeur des idées qui ont marqué son chemin de vie ». Il était un grand lecteur de théoriciens anarchistes classiques, tels que Proudhon, Bakounine, Malatesta ou Kropotkine, dont les idées le « dotaient d’un corpus de valeurs, de principes et de fondements moraux et sociaux qui, dès le plus jeune âge, donneraient un sens à son existence ». Il avait créé une petite édition/distribution de livres, dont les exemplaires étaient reliés par lui-même et vendus au prix coûtant, « sans aucun bénéfice ». Il distribuait ses livres sur la Plaza del Pumarejo, d’abord, puis à côté du Parlement. « C’était un fait familier de le voir chaque samedi matin avec sa table pleine de livres pendant que d’autres avec leurs poussettes pour les courses s’arrêtaient et regardaient avec curiosité. Vous le trouviez toujours heureux et prêt à discuter avec n’importe qui. » Il avait également un blog, Black on Black.

La cas de Rafa est hélas représentatif de la dramatique situation sanitaire actuelle, du fait de l’effondrement du système de santé : après des appels infructeux le 12 mars aux services des urgences, il réussit à parler à un interlocuteur qui minimisa son cas. Devant son insistance, il reçu des soins à domicile avec injonction de rester à la maison. En Espagne comme en France, le nombre de lits est insuffisants … Pourtant il était potentiellement à risque du fait de son asthme chronique. Deux jours après, son état devenant critique c’est son père qui l‘emmène lui-même à l’hôpital où malgré le dévouement du personnel il est décédé le 22 mars. L’hôpital n’a pas jugé utile de tester le père … faute de tests.

Dimanche, le jour de sa mort, ses compagnons lui ont adressé un dernier adieu, chantant l’hymne anarchiste de la CNT-AIT, « A las barricadas » (Aux barricades), depuis les balcons et les fenêtres de leurs maisons. Ils ne pouvaient pas l’accompagner au cimetière pour cause de quarantaine sanitaire.
Rafa nous continuons le combat pour une monde meilleurs que tu portais dans ton cœur.

Que la terre te soit légère, compagnons.

Les compagnons de la CNT-AIT en France

Dans l’éducation nationale comme partout, la crise sanitaire met en évidence la faillite structurelle de l’Etat et du Capitalisme

Depuis le déclenchement du confinement, nous, travailleuses et travailleurs de l’éducation, devons assurer notre mission dans un contexte professionnel nouveau auquel nous n’étions pas préparés. Nous nous sommes organisés, malgré les injonctions contradictoires de nos chefs et leur totale incapacité à anticiper et à garantir notre sécurité. Nous travaillons à élaborer et définir nos missions malgré des consignes pédagogiques qui tombent parfois – comme dans l’académie de Créteil –
3 semaines après le début du confinement, la veille des vacances. Certains de nos collègues sont tombés malades en assurant leur indispensable mission car ils ne disposaient pas des protections nécessaires à la préservation de leur intégrité physique.

Nous nous acquittons toutefois de ces tâches malgré notre hiérarchie qui volontairement ignore les difficultés sociales auxquelles sont confrontés nos élèves :

–       Confinement dans des lieux exigus et parfois insalubres ;

–       Situations catastrophiques (isolement, insalubrité, faim) des jeunes dépendant des services sociaux eux même exsangues depuis des années ;

–       Absence fréquente de matériel informatique et de connexion internet permettant le maintien d’une vie sociale à distance et le maintien d’un lien pédagogique.

Nous exigeons donc que soient immédiatement prises les mesures suivantes :

–       Protection des personnels en exercice dans les établissements scolaires ;

–       Hausse des budgets des services sociaux afin de permettre un bon encadrement humain des jeunes, ainsi que l’amélioration de leur confort intellectuel et matériel (achat de nourriture de qualité, de livres, de jeux) ;

–       Régularisation immédiate et sans condition de tous les sans-papiers ;

–       Réquisition immédiate de matériel informatique neuf et de clés 4G afin de pouvoir équiper gratuitement toute la population, garantir à tous les élèves leur droit inaliénable à l’éducation, et permettre à tous de maintenir un lien social ;

–       Gratuite immédiate et totale d’internet pour toute personne résident en France. Internet doit être considéré comme un bien commun et un service public et devrait être d’accès libre et gratuite sans condition de ressource ni d’identification. 
Il va de soi que ces mesures constituant un minimum vital devront être prolongées après la crise sanitaire que nous traversons. Des travailleurs de l’éducation nationale
Télécharger en PDF :  CNT-AIT-EDUCATION 2020-04-09
CNT-AIT – Anarchosyndicalisme !

contact [at] cnt-ait.info   http://cnt-ait.info

http://cntaittoulouse.lautre.net



FB : @chats.noirs.turbulents

@cnt.ait.toulouse

suivantes: - Protection des personnels en exercice dans les établissements scolaires ; - Hausse des budgets des services sociaux afin de permettre un bon encadrement humain des jeunes, ainsi que l’amélioration de leur confort intellectuel et matériel (achat de nourriture de qualité, de livres, de jeux) ; - Régularisation immédiate et sans condition de tous les sans-papiers ; - Réquisition immédiate de matériel informatique neuf et de clés 4G afin de pouvoir équiper gratuitement toute la population, garantir à tous les élèves leur droit inaliénable à l’éducation, et permettre à tous de maintenir un lien social ; - Gratuite immédiate et totale d'internet pour toute personne résident en France. Internet doit être considéré comme un bien commun et un service public et devrait être d'accès libre et gratuite sans condition de ressource ni d'identification. Il va de soi que ces mesures constituant un minimum vital devront être prolongées après la crise sanitaire que nous traversons.

#CORONAVIRUS [FICHE Numéro 6] LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS

Fiche numéro 6 des travailleurs de la santé CNT-AIT :

– MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE, L’ACTION DIRECTE PAYE !

 – LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS

– MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE, L’ACTION DIRECTE PAYE !

– DROIT AU DEPISTAGE POUR TOUS LE PERSONNEL HOSPITALIER QUI LE DESIRE (Lettre ouverte de personnels soignant-e-s de l’hôpital Cochin à la direction)

– DES MASQUES ET TESTS POUR TOUTES ET TOUS ! SOLIDARITE CONTRE LA REPRESSION !

===================================

MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE,
L’ACTION DIRECTE PAYE !

Martin Hirsch, l’actuel DIRECTEUR Général de l ‘AP HP, a déclaré sur les radios : Je vois trop de gens dans les rues de Paris courir (autrement dit, faire du sport dans les rues de Paris) et flâner.

Bref, il n’y a pas de mot pour qualifier cet individu abject tout comme Macron et sa vielle qui continuaient à voir trop de monde dans les parcs où ils se baladaient eux même juste avant le confinement total.

Seulement Hirsch… Il oublie de dire qu’il voulait payer à 1,40 de l’heure les élèves infirmiers en 3ème année… Heureusement que ces élèves n’ont pas attendu les syndicats pour se battre … Ils ont organisé une pétition… Pour obtenir la juste valeur de leur travail, car dans les unités covid ils sont doublement exploités…. Utilisés comme des aides-soignants et infirmiers, enfin ils ont obtenu 1400 euros par mois…
====================================================

LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS !

Pratiquer un soin infirmier, faire une toilette, un change, donner à manger… Les soignants ne sont pas des soldats. Nous ne nous sacrifions pas nous-mêmes, c’est #Macron qui nous sacrifie, et avec eux les travailleurs. La seule guerre, c’est la sienne, et c’est une guerre de classe.

Puisque nous ne sommes pas voués à nous sacrifier, nous sommes de plus en plus nombreux à exiger un dépistage pour toutes celles et ceux qui le souhaitent. Nous partageons ci-dessous une pétition qui circule dans certains hôpitaux parisiens à ce sujet.

Droit au dépistage systématique pour le personnel hospitalier qui le désire.

Lettre ouverte de personnels soignant-e-s de l’hôpital Cochin à la direction

Nous avons le droit de savoir, nous voulons un test de dépistage Covid pour toutes les catégories de personnel qui le souhaitent.
-Un masque de soins à usage unique type FFP1 coûte à l’AP-HP 3 centimes d’euros. Un masque type FFP2 coûte 15 centimes (sources syndicales). Combien coûte un dépistage-Covid ? Nous ne savons pas et nous ne compterons pas : il s’agit de sauver des vies ! Et nos vies valent plus que de l’argent !

Info : témoignage d’un médecin (pour raison de sécurité il restera anonyme) :

Je ne prendrais pas l’exemple de l’Allemagne. Ils minimisent le nombre de morts en disant que si tu as une autre maladie et le COVID, c’est l’autre maladie qui t’a fait mourir.

Le Japon, Singapour et surtout Hong Kong sont des exemples où la POPULATION avait des masques. Les courbes sont parlantes. […]

Je dirais même plutôt que le fait que la crise ait simplifié la chaîne de décision avec un vrai pouvoir aux équipes terrain a permis une réactivité que nous ne connaissions plus depuis la loi HPST !

Et que les primes annoncées doivent aller maintenant dans les fiches de paye des soignants, car ce sont bien les équipes au front qui prennent en pleine gueule les mesures de précarisation de la fonction publique hospitalière.

Chacun d’entre nous soignant-e-s, IADE(s), IBODE(s), IDE(s), AS, ASH, Kiné-e-s, Techniciens-e-s de Laboratoire à Jean Dausset en virologie ou autres, médecins, chirg (s), cadres, personnels administratifs, agents de nettoyage, agents de sécurité, agents des cuisines, ouvriers des services techniques, brancardiers, manips –radios, diététiciennes … sommes confrontés à cette pandémie, et sommes pour beaucoup d’entre nous au contact du patient, y compris à Broca où la situation s’est aggravée et continue de se dégrader… Pourquoi les médias ne montrent-ils pas les camions frigorifiques garés devant nos hôpitaux ?

« La direction nous répond que nous ne pouvons-nous faire tester qu’en cas de signes apparents alors qu’à ce moment, c’est trop tard » : nous sommes en droit d’être testés !

Nous voulons connaître notre état de santé, pour nous rassurer, mais aussi informer nos proches autant que les malades qu’on soigne ou nos collègues. À notre demande auprès de nos cadres ou médecins du service, nous sommes en droit d’obtenir un test systématique.

Le discours de Macron annonce des « moyens » pour affronter cette nouvelle maladie, mais dans les faits les blouses blanches sont envoyées au front, démunies de tout.

Allons-nous subir le sort des «nettoyeurs» (nom donné aux sacrifiés de Tchernobyl, ceux envoyés avec un linge sur la bouche et une paire de bottes, pour pelleter les gravats vitrifiés de radioactivité)

Après avoir fermé des lits, des services, des hôpitaux, Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP déclare au journal de France 2 : «Je supplie l’ensemble des Français d’appliquer les mesures annoncées». Après sa démolition systématique du système de santé en France, que reste-t-il à Macron et Hirsch ? La supplication.


Nous collègues, de toutes catégories et de tous services, exigeons de la direction de Cochin et Broca un dépistage systématique. Cette question doit être débattue et réglée dans un chsct-l-extraordinaire, sinon, nous irons chercher nous-mêmes notre réponse.

Notre demande est légitime :

Droit au dépistage systématique pour le personnel hospitalier qui le désire.

Je signe la pétition :  http://chng.it/2FtxzHyyb9

A renvoyer à : testcovid.cochin@gmail.com

==================================

DES MASQUES ET TESTS POUR TOUTES ET TOUS ! SOLIDARITE CONTRE LA REPRESSION !

Une aide-soignante de l’hôpital d’Haumont(59) est sanctionnée durement par sa hiérarchie pour avoir simplement demandé à bénéficier de la protection minimale (masques et tests). Comme elle est élue syndicale (SUD) elle pensait de bonne foi être protégée par son statut de représentante syndicale. Erreur … Face à ces demandes de simple bon sens et qui témoignent d’un sens aigu de la santé publique, la direction à réagit en faisant de la politique et l’a mise à pied !!! C’est révoltant et nous assurons cette travailleuse de notre solidarité. Ce cas révoltant est un signal adressé à tous les personnels de santé qui seraient tentés de dire tout haut ce que tout le monde pense sur la façon dont est géré notre système de santé. Nous sommes en guerre paraît-il alors les « troufions » n’ont qu’un droit : celui de mourir au front et surtout de la fermer. Au mieux ils auront le droit à des applaudissements sur des balcons et à des émissions de télé mièvre, pour les morts à une médaille sur leur cercueil, et les survivants auront peut-être une prime de 1000 euros si les finances de l’Etat le permettent encore. (Par ailleurs nous n’avons pas entendu dire que Bernard Arnaut annulait son don de 200 millions d’euros pour notre dame pour le reverser aux soignants). Les intimidations en tout genre ne nous ferons pas taire. Mais il est évident que nous devons désormais faire attention quand nous nous exprimons à ne pas faciliter le travail de la répression en nous rendant trop facilement identifiables. Organisons nous mais discrètement …
Ce cas illustre bien que la soit disant protection syndicale dont sont censés bénéficier les élus et représentants syndicaux est un piège qui se retourne contre eux. Cette protection ne s’applique que quand on est d’accord avec le patron, bref quand il n’y en a pas besoin. Dans le cas contraire, le fait de participer à des élections syndicales, de déclarer des sections, tout cela permet à la direction d’identifier les « meneurs » et autres « rebelles »… en cas de désaccord cela devient un piège qui se retourne contre les travailleurs qui se sont rendus identifiables. Il nous faut renouer avec les traditions de lutte du syndicalisme, qui ne s’embarrassait pas du respect du code du travail, et qui ont pourtant permis d’obtenir les avancées sociales dont nous disposons aujourd’hui et que le système entend bien remettre en cause.

Des travailleurs de la CNT-AIT

Pour recevoir nos précédentes fiches et les futures, ou pour y participer, envoyer un mail à : contact [at] cnt-ait.info