Cologne: démonstration contre l’urgence infirmière

06/09/2020, ASN, https://asnkoeln.blackblogs.org/2020/09/06/koeln-demo-gegen-pflegenotstand/

Travailleurs de la santé de tous les pays, unissez-vous !

L ‘«Alliance de Cologne pour plus de personnel dans les services de santé»  (Kölner Bündnis für mehr Personal im Gesundheitswesen) a organisé une manifestation de protestation avec des centaines de participants le samedi 5 septembre 2020. Après une assemblée au centre-ville, devant la cathédrale, la manifestation est passée par le quartier central jusqu’à «l’Institut d’économie allemande». Des discours ont également été prononcés devant la maison de retraite médicalisée St.Vincenz-Haus située à proximité, contre les conditions de travail et de vie dramatiques (d’ailleurs déjà bien avant la pandémie corona) dans le système de santé patriarcal et orienté vers le marché.

De nombreuses infirmières et infirmiers généralistes comme gériatriques, ainsi que d’autres professionnels, mais aussi des initiatives de santé basées sur la solidarité ainsi que des patients concernés, ont participé à la manifestation, qui avait pour devise «Mettre les applaudissements dans la rue ! La rebellion des infirmières maintenant! » Seule la première partie de ce programme a pu être réalisée, mais cela pourrait néanmoins être le début de nouvelles actions de protestation urgentes dans cette branche socialement vitale. Car ni les belles promesses électorales, ni les primes ponctuelles misérables n’apaiseront la colère des collègues, pas plus qu’elles n’amélioreront les conditions précaires des soins hospitaliers, ambulatoires ou même des soins privés.

L’appel à la manifestation proclamait :

«Le coronavirus tient fermement sous son contrôle le monde entier et notre vie quotidienne. Ce danger pour la vie est systémique ! Le virus se diffuse largement et de plus en plus de personnes tombent malades, parce qu’elles doivent travailler, produire et vivre dans des conditions dangereuses, que ce soit dans les maisons de retraite (comme tout récemment avec une résidence gériatrique privée à Cologne-Rodenkirchen), dans des foyers d’abris pour réfugiés (comme en juillet dans le foyer de Cologne-Porz), ou encore dans des usines (comme dans les ateliers de découpe Tönnies) ou dans des logements exigüs.

La vie de tous les jours est le problème! Le Covid-19 est un amplificateur …

Beaucoup de choses ont été dites sur l’épidémie mondiale de coronavirus, sur le système de santé et sur de l’importance non seulement du personnel médical, mais aussi du personnel infirmier. Il y a eu des applaudissements pour eux, et des politiciens de tous les partis ont chanté leurs louanges dans les talk-shows télévisés. Seulement les belles paroles à elles seules ne sont d’aucune aide contre la pénurie flagrante de personnel, contre le manque de matériel de protection, contre la privatisation des soins infirmiers pour les malades et les personnes âgées. Les mots superficiels n’augmentent pas les bas salaires. Que ce soit les  infirmière auxiliaire en soins gériatriques, les infirmières gériatriques en soins ambulatoires, les nettoyeurs de l’hôpital ou les infirmières en travail posté, aucune d’entre elle n’a reçu a un euro de plus grâce aux applaudissements. Sans parler du fait qu’aucun des collègues épuisés par les heures supplémentaires n’a été libéré de sa permanence ou du stress de la gestion infirmière et des chefs de service ou d’entreprise.

Dans le secteur de la santé, il y a la compression des coûts, la stagnation des investissements et des modernisations, un équipement inadéquat, des pénuries de personnel horribles, des salaires médiocres, un stress incroyable et la pression du temps de travail pour les infirmières. Il en résulte parfois un traitement des patients éthiquement questionnable ! Nous voulons et nous devons changer cela ! Tout le monde parle d’un retour à la normale, mais nous ne pouvons pas simplement revenir à la mauvaise situation antérieure. Nous devons changer réellement ! Le système de santé doit maintenant être planifié de manière judicieuse et raisonnable, maintenant ! Il ne doit pas être basé sur une simple rentabilité économique. Les soins de santé nécessitent des installations proches des habitations des gens, basées sur les besoins de la population, avec un personnel suffisant et de bonnes conditions de travail, du temps pour les patients et pour la repos réparateur. Ces tâches appartiennent au secteur public et doivent être socialisées à terme !»

Cependant, il ne faut pas s’appuyer sur la gouvernance par l’État, car l’Etat a poussé à la privatisation des établissements de santé pendant des décennies, refusant en même des soins médicaux complets aux migrants sans droit de séjour. Il y a un besoin urgent de changement fondamental dans la solidarité. Non seulement dans le secteur de la santé, mais aussi dans le domaine plus large des soins et de l’assistance (activités encore largement féminines) que ce soit au sein du ménage, de la famille, des amis et du quartier. Et nous avons besoin de lieux de travail auto-organisés dans lesquels les tâches sociales sont conçues conjointement – au-delà de la logique capitaliste du profit, dépassant l’hétéronomie et l’exploitation.

Réseau Anarcho-Syndicaliste de Cologne (ASN Köln)

Extrait du Bulletin d’info international « un autre futur pour la santé »#2

Ukraine: Pflegepersonal fordert bessere Arbeitsbedingungen

Die Gesundheitsarbeiter*innen der französischen CNT-IAA haben einen Bericht von Anarchist*innen aus der Ukraine zum Arbeitskampf im Gesundheitswesen veröffentlicht:

In der Ukraine, wie in Frankreich:
Ein würdiges Einkommen für das Gesundheitspersonal!

Auch in der Ukraine hat die Politik der Privatisierung des Gesundheitswesens große Schäden angerichtet. Das Gesundheitspersonal hat kürzlich eine Bewegung gestartet, um gegen die Finanzierungspolitik und für menschenwürdige Löhne zu kämpfen. Den kämpfenden Gesundheitsarbeiter*innen, wo immer sie sich auf der Welt befinden, möchten wir unsere volle internationalistische Solidarität versichern!

„Im Jahr 2020 mussten alle ukrainischen Ärzt*innen und das Gesundheitspersonal an einer neuen Front kämpfen, um die Pandemie einzudämmen. Und es überrascht nicht, dass der größte Feind der Nachkommen des Hippokrates nicht das Virus war, sondern unsere eigene ukrainische Regierung. Die Beamt*innen und Oligarch*innen im Gesundheitswesen, welche die Arbeit ihrer Vorgänger*innen fortsetzen, zerstören weiterhin die öffentliche Versorgung zugunsten der privaten Medizin. Sie tun dies mit solchem Zynismus, dass es bald keine qualifizierten Krankenpfleger*innen und Ärzt*innen in der Ukraine mehr geben wird und dass ihre Arbeit keine Wertschätzung mehr erfährt.

Die Gehälter der Ärzt*innen stehen nach wie vor in keinem Verhältnis zu den Risiken. Und es ist kaum zu glauben, aber das durchschnittliche Einkommen von Ärzt*innen in der Ukraine liegt unterhalb des Durchschnittslohns! Nach Angaben des Gesundheitsministeriums, beträgt das Monatsgehalt einer Ärzt*in im Schnitt etwa 9.000 Griwna (260 Euro) und 7.000 Griwna (203 Euro) für erwerbstätige Krankenschwestern, sowie 5.000 Griwna (144 Euro) für Berufsanfänger*innen.

Deshalb dürfen wir Anarchist*innen heute nicht abseits stehen und wir unterstützen den Kampf derer, die uns alle verteidigen und unsere Solidarität benötigen! Die Aktivist*innen von ‚Black Flag‘ [Чорний Стяг] und ‘Aktion des Volkes‘ [Народна Дія] haben sich den Krankenpfleger*innen angeschlossen, um gegen die gesellschaftliche Unterdrückung des öffentlichen Gesundheitswesens durch die neoliberale Regierung zu demonstrieren.

Foto: Demonstration in Lviv am 16.12.2020


Bei ihrer Aktion [am 16.12.2020 in Lviv] haben die Krankenpfleger*innen folgende Forderungen gestellt:

1. Finanzierung des Gesundheitswesens mit mindestens 7% des Bruttoinlandsproduktes

2. Erhöhung der Gehälter ab 01.01.2021 für medizinisches Personal auf das Niveau von 23.000 Griwna [644 Euro] für Ärzt*innen, 17.000 Griwna [491 Griwna] für Krankenpfleger*innen und 12.000 Griwna [346 euro] für medizinisches Personal im Anerkennungsjahr

3. Garantierte Ansprüche auf Versicherungsleistungen bei Berufskrankheiten für das an COVID-19 erkrankte Gesundheitspersonal (bei Verdacht auf einen Zusammenhang zwischen Krankheit und Berufstätigkeit)

4. Offenlegung der Ausgaben, Einnahmen und Budgets von medizinischen Einrichtungen (transparente Buchhaltung), sowie ein Recht, die Leitung medizinischer Einrichtungen kollektiv zu wählen

5. Einführung eines staatlichen Programms zur Bereitstellung von Wohnraum für medizinisches Personal“

Quelle: http://cnt-ait.info/2021/01/07/lviv-sante/
Übersetzung: Anarcho-Syndikalistisches Netzwerk – ASN Köln (CC:BY-NC)

https://anarchosyndikalismus.blackblogs.org/2021/01/08/ukraine-pflegepersonal-fordert-bessere-arbeitsbedingungen/

Kontakt zu Black Flag Ukraine:
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Frankreich: Vor der totalen Privatisierung des Gesundheitswesens

Die Arbeiter*innen im Gesundheitssektor der anarchosyndikalistischen CNT-IAA in Paris (Cochin, Broca, Hôtel-Dieu) berichten, dass die Covid-19-Krise deutlich den baufälligen Zustand der öffentlichen Gesundheitsversorgung in Frankreich aufgezeigt hat.

Doch dies ist kein Betriebsunfall: Es handelt sich um eine bewusste Politik, die seit Jahrzehnten ausnahmslos von allen Regierungen verfolgt wurde, sowohl von rechten als auch von linken. Sie alle haben Zehntausende von Betten gekürzt und [Präsident] Macron hat nur die Kürzungspolitik [seiner Vorgänger] Holland, Sarkozy, Chirac und sogar Mitterrand fortgesetzt.

Ihr Ziel ist es, dem französischen Gesundheitssystem ein Ende zu bereiten. Dieses hat zwar seine Unzulänglichkeiten, hat aber vor allem den großen Vorteil, allgemein zugänglich und solidarisch zu sein. Unter dem Vorwand, ein „Loch im System der sozialen Sicherheit“ zu schließen, wird eine schleichende Privatisierung vorbereitet, welche die Politiker*innen zugunsten der privaten Versicherungen planen.

Die Geldgeber*innen hoffen, die Covid-Krise nutzen zu können, um dem öffentlichen Gesundheitssystem in Frankreich den vernichtenden Todesstoß zu geben. Ihre Kampagne zur Beeinflussung der öffentlichen Meinung ist in vollem Gange. In diesem Sommer bezahlten sie eine ganzseitige Anzeige in der führenden Zeitung Le Monde, um die Privatisierung des Gesundheitswesens voranzutreiben. Auf den Fernsehbildschirmen erscheinen reihenweise Pseudo-Expert*innen, um ihr giftiges Süppchen einer „Liberalisierung“ des öffentlichen Gesundheitswesens anzupreisen…

Doch es gibt ein Land, welches bereits diese Privatisierung umgesetzt hat, von der sie träumen: Spanien. Aber heute ist Spanien das Land in Europa, in dem die Covid-19-Katastrophe am schlimmsten ist. Tausende Menschen kamen zu Hause oder in Altenheimen um’s Leben, weil es keinen Platz mehr in den Krankenhäusern gab. Das öffentliche Gesundheitswesen und das Pflegepersonal stehen kurz vor dem Zusammenbruch, denn es fehlt an Ausstattung, Betten und Personal.

Nachfolgend reproduzieren wir einen Text  (PDF) unserer Genoss*innen vom Gesundheitssyndikat der CNT-AIT Barcelona, welche über den Alptraum des aktuellen Gesundheitssystems in Spanien berichten.

In Spanien hat das Krankenhauspersonal den traditionellen Gewerkschaften vertraut, in dem Versuch diese fatale Entwicklung einzudämmen. Sie haben bei den Betriebsratswahlen für sie gestimmt und sie hörten auf die Gewerkschaftsfunktionäre, die ihnen rieten vernünftig zu sein. Die Arbeiter*innen sollten bloß an dem einen oder anderen Aktionstag teilnehmen, ohne ihren Kampf mit dem von anderen Branchen zu verbinden. Die Beschäftigten des Gesundheitswesens waren bei all den Runden Tischen, Verhandlungsrunden und anderen „Rettungsabkommen“ nur bloße Zuschauer*innen, damit die Gewerkschaftsfunktionär*innen in ihrem Namen und an ihrer Stelle verhandeln konnten. Kurzum, ein gerechtfertigter Aufstand des Gesundheitspersonals wurde von den klassischen Gewerkschaften mit schönen Worten und kurzlebigen Wahlversprechen betäubt. Das kann uns in Frankreich auch passieren…

Das Krankenhauspersonal des PA-HP [Klinikverbund „Assistance publique – Hôpitaux de Paris“], das seine Arbeitsstunden nicht mehr gezählt hat, kann jetzt nicht mehr! Wir sind weder Superheld*innen, noch Soldat*innen, die man opfert! Neben dem drohenden Burn-out sind einige Bereiche besonders stark von Covid-19 betroffen, einige Abteilungsleiter*innen haben bereits gekündigt. Die Lage ist dramatisch. Warum machen sich die Gewerkschaften schweigend zu Mittäter*innen?

Es ist an der Zeit, dass sich das ändert! Für kämpferische Vollversammlungen!

Angesichts der Untätigkeit aller Gewerkschaftsstrukturen können wir nur auf uns selbst zählen. Organisieren wir uns als Kollektive und rufen wir zu kämpferischen Vollversammlungen aller Mitarbeiter*innen auf, um gemeinsam über die aktuelle Situation zu diskutieren. Und darüber nachzudenken, was wir gemeinsam tun können – unabhängig von jeder traditionellen Partei oder Gewerkschaft.

Mehr Betten, mehr Personal und anständige Löhne!
Rücknahme des Abkommens von Ségur [zwischen Gewerkschaften und Gesundheitsministerium]!

Für ein allgemeines, vergesellschaftetes und solidarisches Gesundheitssystem! Es lebe das Soziale!

Kontakt: cntaitcochin@gmail.com

https://anarchosyndikalismus.blackblogs.org/2020/10/03/frankreich-vor-der-totalen-privatisierung-des-gesundheitswesens/

[Germany] Protest march against health care crisis in Cologne

September 06, 2020, ASN, https://asnkoeln.blackblogs.org

The “Cologne Alliance for More Personnel in Health Service” (Kölner Bündnis für mehr Personal im Gesundheitswesen, http://gesundheitsbuendnisse-nrw.de/buendnisse/koeln/) organized a protest demonstration with hundreds of participants on Saturday September 5, 2020.

Following an assembly nearby the Cathedral, the demonstration crossed St. Cunibert district headed for the “German Economic Institute”. Speeches were also given in front of the nearby residential care and nursing home St. Vincenz-Haus, against the dramatic working and living conditions (not just since the corona pandemic) in the market-driven and patriarchal healthcare system.

Many Practical and Geriatric Nurses (of different genders), as well as other occupational groups, but also solidarity-based health initiatives and concerned patients, took part in the protest which ended in a park nearby Theodor-Heuss-Ring. The motto of the demonstration was: “Take the applause to the streets! Care rebellion now!” [https://gesundheitsbuendnisse-nrw.de/aktuelles/pflegeaufstand-jetzt/]. While only the first part of that has been carried out, maybe this event could be the beginning of further, urgently needed protests in an industry, which is vitally important for society.

High-sounding election promises or shabby pay-offs can neither appease the angry colleagues, nor can the precarious conditions of inpatient, outpatient or private care be improved by this.

As the call for demonstration stated:

The coronavirus has the world and our daily life under control. This danger to life is systematic! The virus spreads wider and more people get sick, because they have to work, produce and live under dangerous conditions in retirement homes (e.g. in a private geriatric residence in Cologne-Rodenkirchen, see our report [https://anarchosyndikalismus.blackblogs.org/2020/05/01/koeln-protestaktionen-am-ersten-mai/]), in refugees shelters (e.g.as in a migrants accommodation in Cologne-Porz), in factories (such as the meat packer Tönnies) or in cramped tenement houses.

Everyday life is the problem! Covid-19 intensifies it!

A lot has been said about the global coronavirus epidemic: about the healthcare system and how important not only the medical staff is, but the nurses as well. There was applause for them and politicians from all parties praised them in talk shows. However, words alone do not help against blatant staff shortage, lack of protective equipment, privatization of nursing and care for sick and elderly persons, and shallow words do not rise low wages. Be it nursing assistants in inpatient care, geriatric nurses in outpatient care, hospital cleaners or nurses on shift work – not one of them received a single penny from the applause. Let alone that none of the overtime exhausted colleagues have been relieved from permanent filling in or from stressful nursing management and company bosses (…).

In health care, there is cost pressure, stagnation in investments or restructuring, inadequate equipment, horrific staff shortages, poor pay, unbelievable stress and time pressure for nurses, resulting in ethically questionable treatment of patients! We want to change this and we have to! Everyone is talking about a return to normality, but we cannot just go back to a previously bad situation. We have to make a change! Public health needs to be planned wisely and reasonable, right now. And it shall not be based on mere economic profitability. Health care needs supply facilities close to homes, based on people’s needs, with sufficient staffing and good working conditions, time for patients and relaxation. These tasks belong to the public sector and are to be socialized in the long run!”

However, there is no need to rely on State governance, as the state has been pushing for privatization of health facilities for decades, thereby denying full medical service for migrants without residence permit. There is an urgent need for a fundamental change in solidarity. Not only in health industry, but also in a wide field of care work (still predominantly female) concerning households, families, friends and neighbourhoods. And we need self-organized workplaces where social tasks are created collectively – beyond the capitalist logic of profit, overcoming heteronomy and exploitation.

Anarcho-Syndicalist Network Cologne (ASN Köln)

Frankreich: Das Bildungssystem in der Gesundheitskrise

Im Bildungssystem und überall – Die Gesundheitskrise beweist das strukturelle Versagen von Staat und Kapitalismus

Seit dem Beginn der Ausgangssperre müssen wir Arbeiter*innen im landesweiten Bildungsystem unseren Auftrag unter neuen beruflichen Bedingungen erfüllen, auf die wir nicht vorbereitet waren. Wir haben uns organisiert, trotz der widersprüchlichen Anordnungen unserer Vorgesetzten und trotz ihrer völligen Unfähigkeit, für unsere Sicherheit vorzubeugen und diese zu garantieren.

schwarze Katze

Wir arbeiten weiterhin daran, unseren Bildungsauftrag umzusetzen und neu zu bestimmen. Trotz aller pädagogischer Vorschriften, die manchmal – wie in der Akademie von Créteil – erst drei Wochen nach Beginn der Quarantäne am letzten Tag vor den Ferien erlassen werden. Einige unserer Kolleg*innen sind bei der Ausübung ihrer unverzichtbaren Aufgaben erkrankt, weil sie nicht den notwendigen Schutz bekommen hatten, um ihre körperliche Unversehrtheit zu erhalten.

Wir erfüllen diese Aufgaben jedoch trotz der Hierarchie im Bildungswesen, welche bewusst die sozialen Probleme unserer Schüler*innen ignoriert:
– Unterbringung in beengten und manchmal ungesunden Räumen;
– katastrophale Bedingungen (Isolation, Gesundheitsgefahren, Hunger) von Jugendlichen, die von sozialen Diensten abhängig sind, welche seit Jahren abgebaut wurden;
– häufiges Fehlen von Computerausstattung und Internetanschluss, welche die Fortsetzung eines sozialen Lebens auf Abstand und die Aufrechterhaltung einer pädagogischen Verbindung ermöglichen.

Wir fordern daher, dass unverzüglich folgende Maßnahmen ergriffen werden:
– Schutz des in den Schulen arbeitenden Personals;
– Aufstockung der Budgets von Sozialdiensten, um eine gute menschliche Betreuung der Jugendlichen, sowie die Verbesserung ihrer intellektuellen und materiellen Versorgung zu ermöglichen (Einkauf besserer Lebensmittel, Bücher, Spiel);
– sofortige und bedingungslose Anerkennung aller Migrant*innen ohne Papiere;
– unmittelbare Ausstattung mit neuer Computerausrüstung und 4G-Verbindung, um die gesamte Bevölkerung kostenlos versorgen zu können, damit alle Schüler*innen ihr unveräußerliches Recht auf Bildung garantiert bekommen und alle die Möglichkeit bekommen, ihre sozialen Anbindung aufrechtzuerhalten;
– sofortiger und völlig kostenloser Zugang zum Internet für alle in Frankreich ansässigen Personen. Das Internet muss als Gemeinwohl und öffentliche Dienstleistung betrachtet werden und sollte frei zugänglich sein, ohne jegliche Anforderungen an technische Ausstattung oder persönlicher Identifikation.

Es versteht sich von selbst, dass diese Maßnahmen, die ein Existenzminimum darstellen, nach der Gesundheitskrise, die wir jetzt durchleben, noch ausgeweitet werden müssen.

Einige Arbeiter*innen im landesweiten Bildungssystem

CNT-IAA

contact [at] cnt-ait.info;
http://cnt-ait.info;
http://cntaittoulouse.lautre.net
FB : @chats.noirs.turbulents @cnt.ait.toulouse

Quelle: http://blog.cnt-ait.info/post/2020/04/EDUCATION
Übersetzung: ASN Köln, https://asnkoeln.wordpress.com/ (CC:BY-NC)

Danke schoen ! https://anarchosyndikalismus.blackblogs.org/2020/04/10/frankreich-das-bildungssystem-in-der-gesundheitskrise

Arbeiter*innen in der Luftfahrt: Weiterproduzieren? Ja, aber für wen und warum?

Arbeiter*innen der französischen CNT-IAA, die in der Luftfahrtproduktion tätig sind, haben folgendes Flugblatt verfasst:

Die Pandemie wütet auf der ganzen Welt weiter. Alle sind betroffen – Alte, Junge, Kassierer*innen, Ärzt*innen. Sogar die jetzigen Abgeordneten und ehemalige Minister*innen… Der Präsident der Französischen Republik hat deutlich gemacht: Wir sind im Krieg und um diesen Krieg zu gewinnen müssen wir zuhause bleiben. Der Staat werde alle voll entlohnen, die Schutz suchen.

Ja, aber erneut zeigt sich, dass die Versprechen von Politiker*innen nur heiße Luft sind. Uns wird gesagt, dass Regieren bedeutet Voraussicht walten zu lassen: Doch sie waren nicht in der Lage genug Vorräte anzulegen für Masken, Tests und Medikamente, die uns jetzt helfen könnten die Ausbreitung dieser Krankheit zu bewältigen. Als Präsident Macron allen Arbeiter*innen versprochen hat, daß sie bei Arbeitsausfall ohne Rücksicht auf die Kosten entlohnt würden, hat er die Folgen davon nicht vorhergesehen.

Das Ergebnis ist nun, dass sie nachgerechnet haben und jetzt nicht länger für die Kosten ihrer Improvisation aufkommen wollen. Und dass sie nun uns bitten, für die Risiken ihrer Dummheit zu mit unserer Gesundheit und vielleicht sogar mit unserem Leben zu bezahlen, wenn wir wieder zurück an die Arbeit gehen.

Als Mitarbeiter*innen der Luftfahrt-Industrie in „Okzitanien“ [Südfrankreich] haben wir daher E-Mails von unserer Personalabteilung bekommen, in der wir gebeten werden wieder an die Arbeitsplätze zurückzukehen, um das Unternehmen zu retten. Ihr Hauptargument? Hier ein Auszug der empfangenen Mail:

„Obwohl der Staat mitgeteilt hat, dass Ihre Einkommen während der vorübergehenden Arbeitslosigkeit gesichert sind, muss das Unternehmen die Löhne weiterhin zahlen und es nicht klar, ob wir diese vom Staat ersetzt bekommen.“

Mit anderen Worten: Weil die Chefs dem Staat nicht zutrauen sein Versprechen zu halten, werden wir angefragt einzuspringen. Um das Loch in der Unternehmenskasse zu füllen, welches die Kurzarbeit gerissen hat. Und wir sollen alle Risiken dabei tragen!

Um uns zu beruhigen, haben die Chefs nun Kreide gefressen und sie schwärmen uns von all den tollen Maßnahmen vor, die sie uns anbieten wollen: Desinfektionsmittel, Alkoholgel, tägliche Reinigung der Sanitäranlagen, kleine Arbeitsgruppen, Vorschriften für sicheres Abstandhalten, Maskentragen bei Bedarf…

So viele Nettigkeiten, bloß damit wir wieder schuften gehen. Aber es ist keine Rede davon, kontaktlose Handwaschbecken einzubauen, obwohl nur diese verhindern würden, dass die Wasserhähne weiterhin Übertragungswege bleiben…

Als Unterstützung für ihre Anfrage hat das Management einen Brief beigelegt, der von drei Minister*innen unterschrieben war: Lemaire [Wirtschaft], Pénicaud [Arbeit] und Véran [Gesundheit]. Darin jammern sie: „Es ist wichtig, dass die Herstellerfabriken weiter auf französischem Staatsgebiet produzieren können.“ Dieser Brief stammt von Minister*innen des selben Staates, von dem unser Chef uns selbst gesagt hat, dass er ihm nicht zutraut, seine Versprechen zu halten…

#STAAT=MÖRDER #GEWERKSCHAFT=VERRÄTER

Da das Personalmanagement nicht komplett dumm ist, weiß es daß wir nur mäßiges Vertrauen in das Versprechen des Staates und seiner Vertreter*innen haben. Also haben sie, um uns endgültig zu überzeugen, ein Schreiben von den Gewerkschaften (CFE-CGC, CFDT und FO Metall) unterzeichnen lassen. Diese bestätigen, dass ein „außerordentliches Gemeinsames Beratungskomitee (CSE) es befürwortet, daß unter den zusammen vereinbarten Bedingungen an den Arbeitsplatz zurückgekehrt werden soll.“

Mit anderen Worten: Die Gewerkschaften haben sich mit den Chefs darauf geeinigt, wie wir weiter ausgebeutet werden sollen. Damit zeigt sich mal wieder, was wir schon länger sagen, daß die Gewerkschaften bloß dazu da sind, über die Länge unserer Ketten zu verhandeln – oder nun die Dichte unserer Masken!

Eines sollte klar sein: Wir sind nicht gegen das Herstellung oder Verarbeitung von Gütern und auch das Risiko macht uns keine Angst. Aber wenn es bedeutet, daß wir unsere Gesundheit und die unserer Familien auf’s Spiel setzen sollen, dann möchten wir, dass dies etwas NÜTZLICHES für alle ist. Angesichts der jetzigen Pandemie und der zum Stillstand gekommenen Weltwirtschaft, was ist da noch die Bedeutung und Nützlichkeit eines Arbeitsalltags?

Wir würden einer Rückkehr an den Arbeitsplatz zustimmen, auch angesichts der Risiken, aber nur um medizinische Ausrüstungen, Beatmungsgeräte, Krankenhausbetten, Masken und Desinfektionsmittel herzustellen – kurz: alle Dinge, die wirklich benötigt werden und einen gesellschaftlichen Nutzen bringen. Wird AIRBUS und seine Vertragspartner*innen weiterhin militärisches Gerät herstellen und montieren?

Es sind wir Arbeiter*innen, die den gesamten Reichtum produzieren. Und wir haben gemeinsam die Macht diesen Wahnsinn zu stoppen, vor allem durch unsere Arbeitsverweigerung oder einen Generalstreik. Dann können wir alle Produktionsmittel selbst übernehmen und weiter für einen gemeinsamen Nutzen arbeiten.

UNSER LEBEN IST MEHR WERT ALS IHRE PROFITE!

Luftfahrt-Arbeiter*innen der CNT-IAA, 29.03.2020

contact [at] cntaittoulouse.lautre.net
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Facebook: @ cnt.ait.toulouse / @ chats.noirs.turbulents

Übersetzung: Anarcho-Syndikalistisches Netzwerk – ASN Köln, https://asnkoeln.wordpress.com/

Aufruf zum Solidaritätsstreik gegen CoV-19

„Klassensolidarität bedeutet zu vermeiden, dass unsere Kolleg*innen, dass unsere Nachbar*innen, unsere Familien kontaminiert sind. Man muss also die Arbeitsplätze verlassen, die Arbeit verlassen, sei es durch Zurückbehaltung der Arbeit oder durch Streik.“

Coronavirus: Wenn Politiker*innen labern, müssen Arbeiter*innen leiden!

Die französische Basisgewerkschaft CNT-IAA hat zur aktuellen Coronavirus-KriseFolgendes veröffentlicht:

Anders als bei H1N1 [„Schweinegrippe“-Pandemie] im Jahr 2009 haben viele Kolleg*innen im Gesundheitswesen bisher keine FFP2-Masken erhalten, die sie zur Versorgung der Patient*innen benötigen. Der Staat hatte zwar zwei Monate Zeit, um Vorräte für diese unverzichtbaren Schutzmaßnahmen anzulegen, aber offenbar hat er nichts unternommen. Ein Arzt sagte dazu:

„Unseren Patient*innen nicht die Hand zu geben, reicht nicht aus. Es schützt uns nicht vor Luftverunreinigung. Es muss deutlich gemacht werden, dass der Mangel an FFP2-Masken schnell zu einem Mangel an Pflegepersonal führen kann, wenn sie unter Quarantäne gestellt werden müssen – mit allen damit verbundenen Konsequenzen.“

Es sind also klare Haushaltsentscheidungen getroffen worden: Einerseits bezahlen wir für die ganzen politischen Gipfeltreffen, Konferenzen und Kriegsräte, die theatralisch in Szene gesetzt werden. Andererseits werden aber die Arbeiter*innen im Gesundheitswesen ohne Schutz gelassen.

Verknappung von FFP2-Masken – Dritte Phase der Coronavirus-Epidemie

Wie wir bereits zuvor angedeutet haben, gibt es die für den Schutz der Arbeiter*innen unerlässlichen Bestände leider nicht. Die Minister Buzyn und Veran haben uns angelogen und tun dies weiterhin. Bei den paar Millionen Masken, die verteilt wurden, handelt es sich lediglich um chirurgische Masken, die nicht vor Ansteckung schützen. Der Beginn von Phase 3 ist die Verlegung von Coronavirus-Patient*innen vom Krankenhaus in die Stadt. Ärzt*innen und Krankenpfleger*innen werden also ungeschützt mit hochgradig ansteckenden Patient*innen arbeiten müssen. Ein Recht auf Arbeitsverweigerung ist für sie jedoch ethisch unmöglich.

Die leitenden Verwaltungspolitiker*innen, die uns ebenso absurde, wie unnütze Regeln vorgeben, können wir nur als „Schweinehunde“ bezeichnen! Sie haben reichlich Vorräte an LBD-Gummigeschossen und (Tränengas)Granaten. Und die Regierung hatte am 16. Juni 2019 anscheind noch genügend Zeit, um 25 Millionen Patronen für Sturmgewehre und 40 000 Sprenggranaten zu bestellen. Offensichtlich hat der Staat nicht dieselben Sorgen, wie die Bevölkerung.

Alle Arbeiter*innen, vor allem im öffentlichen Nahverkehr oder in Supermärkten, müssen jetzt also von ihren Arbeitgeber*innen stündliche Pausen einfordern, um sich die Hände zu waschen oder mit Desinfektionsgel zu reinigen. Falls ihnen dies nicht gewährt wird, sollten sie von ihrem Recht auf Zurückbehaltung ihrer Arbeitskraft Gebrauch machen.

Recht auf Zurückbehaltung der Arbeitskraft

Ein Mangel an gemeinsamer oder persönlicher Schutzausrüstung ermöglicht nämlich das Recht auf den Rückzug der Arbeitsbereitschaft, wie im Artikel L4131-1 des französischen Arbeitsgesetzbuchs festgelegt:

„Der Arbeitnehmer hat den Arbeitgeber unverzüglich über jede Arbeitssituation zu unterrichten, bei der er berechtigten Grund zu der Annahme hat, dass sie eine ernste und unmittelbare Gefahr für sein Leben oder seine Gesundheit darstellt, sowie über jeden Mangel, den er in den Schutzsystemen feststellt. Er darf sich aus einer solchen Situation zurückziehen. Der Arbeitgeber darf von einem Arbeitnehmer, der von seinem Widerrufsrecht Gebrauch gemacht hat, nicht verlangen, dass er seine Tätigkeit in einer Arbeitssituation wieder aufnimmt, in der noch immer eine ernste und unmittelbare Gefahr besteht, die insbesondere aus einem Mangel des Schutzsystems resultiert.“ [1]

Aktivist*innen der CNT-IAA

Quelle: http://blog.cnt-ait.info/post/2020/03/06/CORONAVIRUS

Übersetzung: ASN Köln, https://asnkoeln.blackblogs.org (CC:BY-NC)

[1] vgl. im deutschen Recht: §273 BGB, sowie BAG, Urteil vom 13.03.2008, Az.: 2 AZR 88/07

Coronavirus: Wenn Politiker*innen labern, müssen Arbeiter*innen leiden!

Die französische Basisgewerkschaft CNT-IAA hat zur aktuellen Coronavirus-KriseFolgendes veröffentlicht:

Anders als bei H1N1 [„Schweinegrippe“-Pandemie] im Jahr 2009 haben viele Kolleg*innen im Gesundheitswesen bisher keine FFP2-Masken erhalten, die sie zur Versorgung der Patient*innen benötigen. Der Staat hatte zwar zwei Monate Zeit, um Vorräte für diese unverzichtbaren Schutzmaßnahmen anzulegen, aber offenbar hat er nichts unternommen. Ein Arzt sagte dazu:

„Unseren Patient*innen nicht die Hand zu geben, reicht nicht aus. Es schützt uns nicht vor Luftverunreinigung. Es muss deutlich gemacht werden, dass der Mangel an FFP2-Masken schnell zu einem Mangel an Pflegepersonal führen kann, wenn sie unter Quarantäne gestellt werden müssen – mit allen damit verbundenen Konsequenzen.“

Es sind also klare Haushaltsentscheidungen getroffen worden: Einerseits bezahlen wir für die ganzen politischen Gipfeltreffen, Konferenzen und Kriegsräte, die theatralisch in Szene gesetzt werden. Andererseits werden aber die Arbeiter*innen im Gesundheitswesen ohne Schutz gelassen.

Verknappung von FFP2-Masken – Dritte Phase der Coronavirus-Epidemie

Wie wir bereits zuvor angedeutet haben, gibt es die für den Schutz der Arbeiter*innen unerlässlichen Bestände leider nicht. Die Minister Buzyn und Veran haben uns angelogen und tun dies weiterhin. Bei den paar Millionen Masken, die verteilt wurden, handelt es sich lediglich um chirurgische Masken, die nicht vor Ansteckung schützen. Der Beginn von Phase 3 ist die Verlegung von Coronavirus-Patient*innen vom Krankenhaus in die Stadt. Ärzt*innen und Krankenpfleger*innen werden also ungeschützt mit hochgradig ansteckenden Patient*innen arbeiten müssen. Ein Recht auf Arbeitsverweigerung ist für sie jedoch ethisch unmöglich.
Die leitenden Verwaltungspolitiker*innen, die uns ebenso absurde, wie unnütze Regeln vorgeben, können wir nur als „Schweinehunde“ bezeichnen! Sie haben reichlich Vorräte an LBD-Gummigeschossen und (Tränengas)Granaten. Und die Regierung hatte am 16. Juni 2019 anscheind noch genügend Zeit, um 25 Millionen Patronen für Sturmgewehre und 40 000 Sprenggranaten zu bestellen. Offensichtlich hat der Staat nicht dieselben Sorgen, wie die Bevölkerung.
Alle Arbeiter*innen, vor allem im öffentlichen Nahverkehr oder in Supermärkten, müssen jetzt also von ihren Arbeitgeber*innen stündliche Pausen einfordern, um sich die Hände zu waschen oder mit Desinfektionsgel zu reinigen. Falls ihnen dies nicht gewährt wird, sollten sie von ihrem Recht auf Zurückbehaltung ihrer Arbeitskraft Gebrauch machen.

Recht auf Zurückbehaltung der Arbeitskraft

Ein Mangel an gemeinsamer oder persönlicher Schutzausrüstung ermöglicht nämlich das Recht auf den Rückzug der Arbeitsbereitschaft, wie im Artikel L4131-1 des französischen Arbeitsgesetzbuchs festgelegt:
„Der Arbeitnehmer hat den Arbeitgeber unverzüglich über jede Arbeitssituation zu unterrichten, bei der er berechtigten Grund zu der Annahme hat, dass sie eine ernste und unmittelbare Gefahr für sein Leben oder seine Gesundheit darstellt, sowie über jeden Mangel, den er in den Schutzsystemen feststellt. Er darf sich aus einer solchen Situation zurückziehen. Der Arbeitgeber darf von einem Arbeitnehmer, der von seinem Widerrufsrecht Gebrauch gemacht hat, nicht verlangen, dass er seine Tätigkeit in einer Arbeitssituation wieder aufnimmt, in der noch immer eine ernste und unmittelbare Gefahr besteht, die insbesondere aus einem Mangel des Schutzsystems resultiert.“ [1]

Aktivist*innen der CNT-IAA

Quelle: http://blog.cnt-ait.info/post/2020/03/06/CORO  https://asnkoeln.blackblogs.org (CC:BY-NC)
[1] vgl. im deutschen Recht: §273 BGB, sowie BAG, Urteil vom 13.03.2008, Az.: 2 AZR 88/07

Iran: Aktivistin Neda Naji aus Haft entlassen

Wie die französische CNT-IAA mitteilt, berichten iranische Genoss*innen von der Haftentlassung der Gefangenen Neda Naji. Die anarchistische Studentin, die sich auch für die Rechte von Arbeiter*innen einsetzt, und ist nun gegen Auflagen freigelassen worden.

Neda Naji war 2019 gemeinsam mit 50 anderen Personen wegen Teilnahme an einer nicht genehmigten Demonstration am Ersten Mai festgenommen und zu fünfeinhalb Jahren Gefängnisstrafe verurteilt worden. Die feministische Aktivistin und Schauspielerin hat 303 Tage unter miserablen Bedingungen in Haft verbracht. Am 06. Juli war sie von einer Wärterin und einer anderen Gefangenen verprügelt worden, weil sie sich hartnäckig weigerte, einen Schleier zu tragen.

Mit ihr sind nun alle 35 Festgenommenen vom Ersten Mai freigelassen worden, wobei Neda vermutlich aufgrund ihres feministischen Engagements (zusätzlich zu ihrem Einsatz für die Rechte der Arbeiter*innen) besonders diskriminiert wurde. Der Kampf für die Freilassung aller Gefangenen in der Islamischen Republik Iran geht weiter, einschließlich unseres anarchosyndikalistischen Kollegen Soheil Arabi.

Quelle: http://blog.cnt-ait.info/post/2020/02/29/Neda-NAJI

Übersetzung: Anarchosyndikalistisches Netzwerk – ASN Köln (CC:BY-NC)

Chile: Nicht wie Marx, eher wie Bakunin

Wie die französische Basisgewerkschaft CNT-IAA Anfang Dezember 2019 mitgeteilt hat, gibt es Neuigkeiten von der Anarchistischen Gruppe Germinal aus der chilenischen Provinzhauptstadt Concepción. Folgenen Brief haben sie in Englisch übersetzt und veröffentlicht:

Liebe Genoss*innen,

[nach einem Monat krasser Kämpfe] ist hier in Concepción noch niemand von unseren Mitstreiter*innen in Polizeigewahrsam oder im Gefängnis, obwohl es in den ersten Wochen des Kampfes einige Verletzte durch Gummigeschosse gab.
Bei uns konnte eine starke, dauerhafte Präsenz auf den Straßen und auch in den Nachbarschaften, wo selbstbestimmte Versammlungen organisiert und gut besucht wurden. Dabei war die Art der Organisierung sehr interessant, auf sehr anarchistische Weise. Bis zum heutigen 03. Dezember war es möglich eine starke Auseinandersetzung zu führen ohne nachzugeben, und zwar überall gleichermaßen: in Santiago, Valparaiso, Iquique, Tocopilla, Puerto Montt – man kann sagen fast im ganzen Land.

Demonstration in Santiago de Chile, 08.12.2019 (Foto: B1mbo, commons.wikimedia.org)

Ich sende dir einen Text, den wir am Anfang des Volksaufstands verfasst haben und der immer noch höchst aktuell ist. Vor allem heute, da die Regierung hervorgehoben hat, dass ihre Feinde, welche für die Brände und Plünderungen verantwortlich seien und die nun die Straße übernommen haben, die Anarchist*innen seien. Und daher soll eine Unterdrückungskampagne gegen Gruppen und Einzelpersonen gestartet werden.

Grupo Anarquista Germinal (Concepción/Chile, 04.12.2019)

Wie die französische Basisgewerkschaft CNT-IAA Anfang Dezember 2019 mitgeteilt hat, gibt es Neuigkeiten von der Anarchistischen Gruppe Germinal aus der chilenischen Provinzhauptstadt Concepción. Folgenen Brief haben sie in Englisch übersetzt und veröffentlicht:

Liebe Genoss*innen,

[nach einem Monat krasser Kämpfe] ist hier in Concepción noch niemand von unseren Mitstreiter*innen in Polizeigewahrsam oder im Gefängnis, obwohl es in den ersten Wochen des Kampfes einige Verletzte durch Gummigeschosse gab.
Bei uns konnte eine starke, dauerhafte Präsenz auf den Straßen und auch in den Nachbarschaften, wo selbstbestimmte Versammlungen organisiert und gut besucht wurden. Dabei war die Art der Organisierung sehr interessant, auf sehr anarchistische Weise. Bis zum heutigen 03. Dezember war es möglich eine starke Auseinandersetzung zu führen ohne nachzugeben, und zwar überall gleichermaßen: in Santiago, Valparaiso, Iquique, Tocopilla, Puerto Montt – man kann sagen fast im ganzen Land.

Demonstration in Santiago de Chile, 08.12.2019 (Foto: B1mbo, commons.wikimedia.org)

Ich sende dir einen Text, den wir am Anfang des Volksaufstands verfasst haben und der immer noch höchst aktuell ist. Vor allem heute, da die Regierung hervorgehoben hat, dass ihre Feinde, welche für die Brände und Plünderungen verantwortlich seien und die nun die Straße übernommen haben, die Anarchist*innen seien. Und daher soll eine Unterdrückungskampagne gegen Gruppen und Einzelpersonen gestartet werden.

Grupo Anarquista Germinal (Concepción/Chile, 04.12.2019)

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Chile: „Ich weiß nur, das ist nicht Marx. Es ist eher Bakunin“ [1]

Jetzt ist die Zeit der nachbarschaftlichen und gleichberechtigten Organisationen und Kollektive. Die Regierung hat nicht verstanden, dass dies ein Kampf ist, der schon lange begonnen hat, bevor die Demokratie zurückkehrte.[2] Denn es ist ein Kampf, in dem wir alle uns erhoben haben: Kleinbäuer*innen (pobladores), Studierende, Arbeiter*innen, erwerbslose Eltern, Kinder und Jugendliche, die alle eine neue Verfassung anstreben, die jeden miteinbezieht.[3]

Doch letztendlich haben wir eine Verfassung bekommen, die auf der Ebene der politischen Parteien abgeschlossen wird, welche niemand anderen miteinbeziehen als sich selbst. Darüber hinaus haben sie gesetzliche Abkommen getroffen, die ihnen nützen und damit auch dem großartigen Schicksal des Landes. Bereits Ende der 1980er, dass dies eine Parteidiktatur ist, denn der einzige Weg der anerkannt und erlaubt ist, um Stellvertretung auszuüben bzw. ein*e Stellvertreter*in zu sein, ist durch die politischen Parteien.

In den 1990ern wurde eine neue Art der Zusammenkunft und des Handelns entwickelt, welche die autoritäre und ausschließende Struktur der traditionellen Organisationen in Frage gestellt hatte. Jedoch mit den Praktiken aus den 1980ern wurden Organisationen aufgebaut, die ganz langsam vom Autoritarismus [4] und von einer verlogenen Führerschaft durchzogen und übernommen wurden (was nicht bedeuten soll, dass es eine „ehrliche“ Führerschaft gibt oder dass sie besser wäre).

Dennoch gibt es noch Organisationen, deren Ziel weiterhin eine inklusive Verfassung ist. Und eben diese haben auch bewusst keine Anführer*innen oder Stellvertreter*innen und schaffen es die gesamte Gesellschaft mit einzubeziehen, die langsam ihre Stärke und ihre Solidarität im Kampf entdeckt.

Diese Auseinandersetzungen der letzten vier Wochen haben es ermöglicht, auf eine aktive und alarmierende Weise die dringenden Forderungen aufzuzeigen. Die haben jedoch nichts mit der Einführung von 30 Dollar teuren U-Bahn-Tickets zu tun, sondern viel mehr mit den Plünderungen, bei denen die gestohlenen Waren an die Bevölkerung zurückgegeben wurden. Oder mit den ausgetrockneten Flüssen, wegen denen viele Leute ihre Tiere nicht tränken oder ihr Getreide nicht gießen können, während ein einziger „Herr“ (señor) viele Hektar Land sehr gut bewässern kann.

Ebenso wie diese Flüsse, deren Strom zurückgekehrt ist, strömt auch die Bevölkerung als ein Ganzes, durch die Sozial- und Basisorganisationen, abseits von den Parteien, welche seit vielen Jahrzehnten ihre Kämpfe gelenkt haben. Die Menschen haben erste Schritte auf dem Weg der Selbstbestimmung gemacht, sind aktiv geworden und sprechen für sich selbst. Ihr Ziel sind grundlegende Veränderungen und dadurch wird das Modell des radikalen Kapitalismus in Frage gestellt.

Stadtteilversammlung in Temuco (Dez 2019)

Als Anarchist*innen sehen wir, dass diese Protestkundgebungen es geschafft haben, eine grundsätzliche Verschiebung der gesellschaftlichen Kämpfe hervorzubringen. Daraus hat sich ein Aufstand entwickelt, der die wirtschaftlichen Symbole angegriffen hat, die für die Unterstützung dieses Systems stehen. Dieses befindet sich nicht in der Krise, sondern im Niedergang. Denn genauso, wie die Liberalen den Sozialismus in Venezuela als ein System bezeichnen, das keine Antworten mehr hat, so verhält es sich mit dem chilenischen Liberalismus, der auch nicht mehr antwortet, denn er ist auf einer ideologischen Vorstellung gebaut, die durch Waffen erzwungen wird und von der Überschuldung der Einzelnen aufrechterhalten wird.

Die Menschen in ihren gleichberechtigten Organisationen und Bezugsgruppen haben es geschafft auf den Straßen zu bleiben angesichts und trotz der bewaffneten Armeen. Und anstatt, daß es weniger Demonstrationen gibt, haben diese noch zugenommen und mehr Leute haben sich aus Protest gegen die Polizeigewalt angeschlossen.

Wir denken, dass es gleichzeitig zu der Aufrechterhaltung der Barrikaden und innerstädtischen Proteste wichtig ist, im Aktivismus weiter zu gehen und wirkliche Basisversammlungen zu organisieren. Damit diese das Vorgehen besprechen und durch Diskussionen die Richtung der Kämpfe vorgeben, gemeinsam mit den Gebieten, die von der Unterdrückung und der Macht des Staates befreit wurden.[5]

Es gibt auch einen Entwurf für ein Grundeinkommen in Chile, mit dem wir vorangehen auf dem Weg zum neuen Aufbau der Gesellschaft: durch mehr Solidarität, mehr Aktionen und mehr Kämpfe.

Der Kampf geht weiter bis alle Politiker*innen weg sind: Alle müssen gehen!
Organisiert euch, um zu kämpfen, nicht um zu führen!

Grupo Anarquista Germinal (Concepción/Chile)

Quelle: http://blog.cnt-ait.info/post/2019/12/04/CHILE-GERMINAL-en

Anmerkungen:

1) Michael Bakunin (1814-1876), anti-autoritärer Anarchist und Mitbegründer der Ersten Internationale; Karl Marx (1818-1883), autoritärer Kommunist und Mitbegründer der Ersten Internationale.

2) Seit dem Putsch am 11. September 1973 gegen den sozialistischen Präsidenten Salvador Allende herrschte General Augusto Pinochet als Diktator bis zur Präsidentenwahl von 1990, blieb aber Oberbefehlshaber des Heeres bis zu seiner Verhaftung 1998 in London.

3) Die diktatorische Verfassung von 1980 wurde zwar 1989 leicht geändert, aber bis ihrer Reform von 2005 gab es keine grundsätzliche Einschränkung der zentralen Macht des Militärs bzw. des Nationalen Sicherheitsrats (COSENA). Am 10.11.2019 kündigte der Innenminister Blumel angesichts von Massenprotesten die Ausarbeitung einer neuen Verfassung an.

4) undemokratische, pragmatisch-reaktionäre Herrschaftsform mit begrenzter Vielfalt und unklarer Weltanschauung, aber fehlender Massenmobilisierung

5) Die Mapuche als größte Gruppe von Ureinwohner*innen des südamerikanischen Landes, kämpfen seit Jahrhunderten für selbstverwaltete Gebiete und politische Anerkennung, vor allem aber gegen Rassismus, Vertreibung und Naturzerstörung.

https://anarchosyndikalismus.blackblogs.org/2019/12/13/chile-nicht-wie-marx-eher-wie-bakunin/