#CORONAVIRUS / INDE : DECLARATION ET REVENDICATIONS DES AMIS DE L’AIT -MEM

MUKTIVADI EKTA MORCHA – Bhopal (Amis de l’AIT)

Déclaration et demandes concernant l’impact de la pandémie de Covid-19

Le coronavirus et l’effet du verrouillage / confinement mis en œuvre sans une planification appropriée et adéquate s’avèrent fatals pour la classe ouvrière.

Rien qu’à Delhi, plus de cent mille travailleurs doivent rester chez eux sans salaire en raison du verrouillage. En plus de cela, en raison de la fermeture des moyens de transport en commun tels que les trains et les bus inter-États, de nombreux travailleurs doivent retourner dans leurs villages à pied en marchant sur des centaines de kilomètres! Cette crise est tout aussi grave au Madhya Pradesh (province dont la capitale est Bhopal).

Les agents de santé sont au premier plan de cette crise. En raison de la négligence de l’appareil gouvernemental, ils ne disposent même pas d’équipement de protection adéquat.

En dehors de cela, les travailleurs fournissant toutes sortes de services essentiels à la population sont également confrontés à un danger constant.

Le Muktivadi Ekta Morcha (MEM, Font Libertaire de solidarité, amis de l’AIT en Inde) et les travailleurs demandent au gouvernement central de New delhi et à celui du Madhya Pradesh une protection et des soins spéciaux pour ces travailleurs précaires et courageux.

Nos revendications :

1.    Les entreprises et le gouvernement devraient veiller à ce que les travailleurs du secteur informel, qu’importe si leur entreprise leur accorde ou non le statut de «travailleur», reçoivent une compensation mensuelle de 7 000 roupies [84 euros soit 2,8 euros par jours]

2.    Des équipements de sécurité de haute qualité – masque, gants, etc. – doivent être fournis à tout le personnel de livraison, au personnel de nettoyage et aux travailleurs employés dans tous les services essentiels.

3.    Au cours de cette épidémie – et même après – les travailleurs comme les travailleurs du nettoyage et ceux de la livraison doivent obtenir le statut de travailleur régulier (sous contrat) et leurs salaires doivent être augmentés ; les tarifs  de courses et des services doivent leur permettre de ne pas avoir à travailler pendant 12 heures pour subvenir à leurs besoins.

4.    Une allocation mensuelle minimale devrait également être accordée aux travailleurs en situation irrégulière ou au chômage.

5.     Des rations alimentaires, du carburant, des médicaments et des soins devraient être fournies immédiatement et gratuitement à toutes les familles des travailleurs et à leurs personnes à charge.

Télécharger le PDF : MEM 2020-03-27

कोरोनावायरस और बगैर समुचित व पर्याप्त व्यवस्था के लागू किए गए लॉकडाउन का असर मजदूर वर्ग पर घातक साबित हो रहा है। सिर्फ दिल्ली में ही एक लाख मजदूरों को काम बंद होने के कारण घर पर बिना पगार बैठना पड़ रहा है। यही नहीं, रेल व अंतर्राज्यीय बस जैसे सार्वजनिक यातायात के साधनों के बन्द किए जाने की वजह से बहुत सारे मजदूरों को सैकड़ों किलोमीटर पैदल अपने गाँव वापस लौटना पड़ रहा है! यह संकट मध्य प्रदेश में भी उतना ही गंभीर है।

स्वास्थ्य कर्मचारी इस संकट में सबसे अगली लाइन में खड़े हैं। सरकारी तन्त्र की लापरवाही के कारण उनके पास पर्याप्त सुरक्षा साधन भी नहीं हैं। इसके अलावा, तमाम तरह की ज़रूरी सेवाएँ लोगों तक पहुँचाने वाले मज़दूर भी लगातार खतरे का सामना कर रहे हैं।

मुक्तिवादी एकता मोर्चा उनके साथ मिलकर केंद्र व मध्य प्रदेश सरकार से इन असुरक्षित और बहादुर मजदूरों के लिए विशेष सुरक्षा और देखभाल की मांग करता है।

हमारी माँगें:

1. कंपनियां और सरकार यह सुनिश्चित करे कि अनौपचारिक क्षेत्र के मजदूरों को, चाहे उनकी कंपनी उन्हें ‘मजदूर’ का दर्जा देते हों या नहीं, मासिक 7000 रुपए का कामबंदी मुआवजा मिले।

2. उच्च गुणवत्ता वाले सुरक्षा गियर – मुखौटा, दस्ताने आदि – सभी डिलीवरी कर्मियों, सफाई कर्मियों और सभी आवश्यक सेवाओं में कार्यरत मजदूरों को मुहैया कराया जाए।

3. इस महामारी के दौरान – और आगे भी – सफाई और डिलीवरी कर्मियों जैसे मजदूरों को नियमित मजदूर का दर्जा मिले और उनकी पगार, डिलेवरी रेट्स और बूस्ट रेट्स बढ़ाएं जाएँ ताकि उन्हें अपने घर को चलाने के लिए 12 घंटे काम ना करना पड़े।

4. अनियमित रोज़गार वाले या बेरोज़गार मज़दूरों को भी न्यूनतम मासिक भत्ता दिया जाए।

5. सभी मज़दूरों के परिवारों और उन पर आश्रित व्यक्तियों को मुफ्त राशन, ईंधन, दवाएँ व देखरेख तत्काल मुहैया कराया जाए।

Dr Felix Navarro, Présent !

Il y a trois ans, le 28 février 2017, notre compagnon, Felix, nous quittait.

Celui que nous appelions affectueusement « Papy », Dr Felix Navarro pour l’Etat civil, était un expert de santé publique de dimension
internationale, expert notamment des questions d’addictologie et de santé infantile. Il était passionné de prévention et l’éducation à la santé, s’investissant sans compter dans la diffusion de la culture scientifique en matière de santé auprès d’un public large et varié, professionnellement auprès des étudiants Toulousains et du  personnel de l’Education nationale, mais aussi auprès des compagnons de la CNT-AIT ou encore des réfugiés syriens. Par son combat acharné, et avec l’aide seul du petit noyau des militants de la CNT-AIT de Toulouse, il a contribué de manière décisive à faire reconnaitre  le déni de grossesse par la machine judiciaire française, ce qui permet aujourd’hui que des femmes ne soient pas victimes de la double peine en étant jetées en prison après avoir subi un traumatisme
personnel indicible.

Dans cette période de pandémie virale, alors que la faillite de l’Etat en matière de politique de santé publique est désormais plus que jamais
évidente pour tout le monde, l’esprit rationnel et combattif du Dr Navarro, Papy, continue de nous inspirer.

Des compagnons de la CNT-AIT de Toulouse et d’ailleurs

Félix, à la conquête du bonheur.


«  Nous sommes des révoltés de toute les heures, des hommes vraiment sans Dieu, sans maître, sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme moral ou matériel, individuel ou collectif, c’est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les
amants passionnés de la culture de soi-même. »

Citation de Fernand Pelloutier (1867-1901)

Quand il voulait exprimer brièvement ce que cela signifiait d’être anarchosyndicaliste, c’était ces mots de Pelloutier qu’il utilisait.

Cette citation, il avait choisi de la traduire en espagnol pour le  premier meeting anarchosyndicaliste qui eut lieu après la mort de Franco. Ce 27 Mars 1977, un rassemblement massif avait été organisé par la CNT-AIT espagnole renaissante. Sans doute parce que la loi définitive  d’amnistie ne fût votée qu’en octobre, sans doute parce qu’ils n’avaient pas eu de passeport, et sans doute aussi à cause d’une certaine prudence héritée d’une longue clandestinité, les dirigeants de la CNT-AIT en exil avaient envoyé Félix en éclaireur pour les représenter.

Ce jour-là, dans les arènes de San Sebastian de Los Reyes à Madrid, la présence de trente mille voix entonnant les hymnes anarchistes sans aucune intervention policière signa réellement la fin de la dictature. Félix était alors âgé de 24 ans et cette expérience le marqua pour toute sa vie. Tous ceux qui l’ont approché ont eu droit, au mois une fois, à sa description homérique de ces journées où, sous les couleurs du drapeau rouge et noir, toute une foule d’hommes et de femmes de tous les âges s’est enivrée d’une liberté perdue depuis près de 40 ans.

Dans le film « Furia Libertaria », nous pouvons ainsi le voir à la tribune composée de ceux qui, en prenant tous les risques, ont reconstruit la CNT-AIT intérieure. Il y a, là, Juan Gomez Casas, José Luis Garcia Rua, et il y a aussi des militants de la résistance libertaire tel Fernando Carballo. Ce dernier a défié Franco toute sa vie, et il le paye en sortant le dernier des geôles franquistes où il aura passé 26 ans, et Carballo prend la parole pour clamer que, en prison, il n’existe ni prisonniers politiques ni prisonniers de droit commun, il n’y a que des prisonniers sociaux. A la suite, les premiers comités de prisonniers COPEL
verront le jour.


Parler de Félix, c’est se remémorer l’histoire contemporaine de ce mouvement pour lequel il a tant oeuvré des deux côtés des Pyrénées et,
parler de cette histoire, c’est aussi pointer combien ces temps-là étaient emplis de joie et d’espoir.

Espoir, c’est justement le nom du périodique dans lequel il va collaborer dès son adhésion dans la CNT-AIT française dans l’après mai 68. Il aimait à
résumer ces journées, « une révolution sans révolutionnaires » disait-il « où tous les jours nous faisions le tour de la ville sans autre perspective que celle de recommencer le lendemain ». Dans les années qui suivent, la jeunesse dans son ensemble va profiter de cette libération. La contestation était à la joie, mais avec la joie, on ne fait que la moitié du chemin ; car, pour changer de société, il faut aussi de la volonté. A la différence de beaucoup d’autres, Félix a
compris que le bonheur ça se conquiert.

Espoir, donc, parce que depuis 1961, lors d’un autre état d’urgence susbséquent à la guerre d’Algérie, les journaux de la CNT en exil avaient été interdits par le pouvoir gaulliste.*1 Espoir était le fruit d’un malicieux pragmatisme. En 1962, il devient l’organe de la CNT-AIT française alors pratiquement inexistante mais qui avait l’avantage de ne pas être frappée d’interdiction. Les pages extérieures étaient rédigées
en français mais le reste l’était en espagnol à destination de la nombreuse militance de l’exil, laquelle était la vraie cible de Espoir.

Le rouge et le Noir, la joie et la volonté, l’interdit et l’autorisé, l’espagnol et le français, la ministre anarchiste. La première femme qui fut ministre en Europe était anarchiste et elle se nommait Federica Montseny. A la fois oxymore idéologique et monument historique, elle était alors réfugiée à Toulouse et dirigera la rédaction de Espoir, et
si « j’ose dire », c’est sous son aile que Félix prendra la plume.

Comme Espoir est un hebdomadaire, c’est chaque semaine sous les pseudonymes de Peilharot (chiffonnier en toulousain) ou de Xavier Frolan
(anagramme de Félix Navarro) que, pendant des années, il va alimenter les colonnes du journal confédéral. Cette expérience éditoriale lui
servira par la suite pour développer une presse anarchosyndicaliste  spécifiquement française.

Comme les vieux, de plus en plus vieux, nous quittaient, Espoir cessa de paraître en 1982. Les temps qui suivront seront moins drôles et moins
enthousiastes. En Espagne, la machination criminelle de la Scala  marquera le début d’une autre époque, celle des scissions. D’autres
fantômes viennent agiter la société.

En ce nouveau siècle, nos idées sont à la peine, et non seulement nous avons encore des maîtres de plus en plus vils et insolents, mais, sous un autre nom, voilà Dieu qui fait son retour. Le ciel s’assombrit, c’est le temps des épreuves. Et de façon insensible, Félix est devenu Papy.

Traverser une épreuve, que le lecteur veuille bien un instant s’arrêter sur cette expression ; tous ceux et celles qui ont connu un coup du sort, un coup du patronat ou un coup d’État, tous ceux qui ont eu à affronter une affaire juridique ou un drame, savent en quoi cette situation est semblable à celle d’une traversée. Il faut faire face à de tels dossiers comme nous prenons la mer, nous nous embarquons pour une
aventure dans laquelle il faudra surmonter bien des difficultés imprévues, des orages, des voies d’eau, des avaries et des trahisons ; de multiples obstacles seront à vaincre pour arriver au bout. Nous n’arrivons pas à l’autre rive d’un océan d’une seule enjambée, pas plus que nous n’enjambons le destin, nous le traversons d’une rive à l’autre. Et pour de tels voyages, Félix était l’équipier idéal.

Que ce soit pour défendre les travailleurs du bâtiment, ceux de l’éducation, les salariés des maisons de retraite, ceux de Utopia, les
ouvriers de Nataïs, des aide-soignantes ou des employés de commerce, que ce soit des cas individuels ou dans des luttes collectives … que cela se termine aux prud’hommes, en correctionnelle ou aux assisses, Félix
prenait tous ces cas à cœur quelle que soit les juridictions. Comme il a blanchi sous le poids des procès et des tracasseries, les plus jeunes
l’ont donc surnommé « papy ».

Tous ceux et celles qui l’ont connu à de tels moments savent que face aux vents mauvais de l’exploitation éhontée et aux déferlantes de
mauvaise foi, ce papy-là faisait preuve, dans la tempête, d’autant de courage que le marin le plus intrépide.

Nous avons vu cet homme, déjà malade, qui, de toujours, fut de faible constitution, frileux et casanier, répondre à l’appel d’une famille
plongée dans une tragédie. Nous l’avons vu traverser la France en plein hiver, entrer dans le tribunal d’une ville qu’il ne connaissait pas, y
défier le président de la cour d’assises, prendre la parole, contredire des experts aussi ignorants que prétentieux, et défendre ainsi brillamment une femme qu’il n’avait jamais vu. Tel était Papy. Tel il restera dans nos coeurs.

Le matin du 28 Février 201 7, Félix « Papy » a traversé l’épreuve ultime, il a traversé ce que les grecs, de façon allégorique, appelaient le Styx, un fleuve que l’on traverse seul, et à jamais.

Les Compagnons de la CNT-AIT de Toulouse.

1 . Le 02 novembre 1961, un décret émanant du gouvernement dirigé par Michel Debré, et signé Roger Frey, interdit les principales publications de l’exil espagnol : Solidaridad Obrera, CNT, España libre et El Socialista. Pour contourner cette interdiction, Solidaridad Obrera et CNT seront « hébergées » par la CNT-AIT française et paraîtront dès lors sous les titres « Le Combat syndicaliste » (Paris) et « Espoir » (Toulouse), publications bilingues. Notre journal « Anarchosyndicalisme ! » est le continuateur de ces deux titres.

EN FRANCE ON N’A PLUS D’USINE DE MASQUES …

En France, on n’a plus d’usine de masques, Mais on a des usines de chars, de missiles, de sous-marins, de gaz lacrymo et de LBD … Reconversion des usines d’armement en usines de produits utiles à TOUS : matériel médical, masques, tests … MAINTENANT ! CNT-AIT  Anarchosyndicalisme !   contact@cnt-ait.info

#CORONAVIRUS : PARTAGES D’EXPERIENCES POPULAIRES CONTRE LE CORONAVIRUS ET CONTRE LA POLITIQUE CRIMINELLE DES GOUVERNEMENTS

FICHE Numéro 4 (2020-03-22)

« Il n’est pas de sauveur suprême, producteurs sauvons nous nous-même » (L’Internationale)

SOMMAIRE :

– EN COREE, LA POPULATION S’ORGANISE SANS AVOIR BESOIN AU RECOURS DE L’ETAT NI DE LA POLICE POUR FAIRE RESPECTER LES MESURES DE SANTE PUBLIQUE :

– CONSEILS DE HONG KONG: REFLEXIONS SUR LE VIRUS DE WUHAN ET PARTAGE D’EXPERIENCE ANTI-EPIDEMIQUE AVEC DES AMIS D’AUTRES REGIONS

– BULGARIE : ENTRE-AIDE, AUTO ORGANISATION, AUDACE !

– PALESTINE : LES VILLAGEOIS DE BIL’IN ORGANISENT DES MESURES POUR PREVENIR L’INFECTION PAR LE CORONOVIRUS

– LES CHAUFFEURS DE TAXI DE BARCELONE S’ORGANISENT POUR TRANSPORTER GRATUITEMENT LES PROFESSIONNELS DE SANTE  VERS LES CENTRES HOSPITALIERS

– MONTRÉAL : GRÈVE DES LOYERS À PARTIR DU 1er AVRIL 2020

– LES CHAUFFEURS DE BUS DE DETROIT SE SONT MIS EN GREVE POUR GAGNER DES PROTECTIONS CONTRE LE CORONAVIRUS … ET ONT GAGNE

Télécharger la fiche PDF : CORONAVIRUS_FICHE_4

EN COREE, LA POPULATION S’ORGANISE SANS AVOIR BESOIN AU RECOURS DE L’ETAT NI DE LA POLICE POUR FAIRE RESPECTER LES MESURES DE SANTE PUBLIQUE

Message reçu d’un compagnon anarchosyndicaliste de Corée :
« Les habitants de Daegu (1) ont partagé des denrées alimentaires, offert des logements et des fournitures à l’équipe médicale, fait les courses pour les autres, aidé les voisins tout au long de la quarantaine.
Les pharmacies et les médecins de ville ont offert leur service volontairement et gratuitement pour l’effort de désinfection et de traitement, tandis que les hôtels et les hébergements ont proposé d’accueillir des médecins et du personnel médical en provenance du reste du pays.

Il n’y a pas d’émeutes, pas d’inflation artificielle, pas d’exode de masse, pas de stockages en masse, pas de bagarres dans les files aux magasins, pas de victimisation mais juste du silence et du mal à maintenir la vie dans les conditions.

Au milieu des souffrances, j’espère que la crise sera encore une occasion pour ma ville natale chérie de redécouvrir sa dignité, sa solidarité et sa civilité comme nous l’avons toujours eu, mais dont nous n’étions pas conscients jusqu’à présent. La vie est difficile, mais elle continue à être forte dans les montagnes parmi les habitants de Daegus, et je souhaite aux autres endroits affectés les mêmes efforts anti-infectieux vigoureux et auto-organisés de façon ordonnée. »

(1)    ville préfecture de 3 millions d’habitants, dans le Sud-Ouest de la Corée.

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CONSEILS DE HONG KONG: REFLEXIONS SUR LE VIRUS DE WUHAN ET PARTAGE D’EXPERIENCE ANTI-EPIDEMIQUE AVEC DES AMIS D’AUTRES REGIONS

L’épidémie mondiale vient de commencer, mais la réponse est lente partout. Des amis de Seattle ont suggéré que nous partagions l’expérience de la prévention civile des épidémies l’autre jour. Je viens d’écrire une petite partie de ce que je sais / participe, afin que les personnes intéressées par d’autres régions puissent se référer à ce qui peut réellement être fait et à certaines méthodes de base de prévention des épidémies.

Notre réseau international ne cherche pas seulement des solutions pour Hong Kong. Nous avons également la possibilité de partager en retour notre expérience avec des amis à l’étranger.

[Partie I: Aspects pratiques: que faire / essayer de faire]

– LES MASQUES SONT NÉCESSAIRES et, par conséquent, de nombreux activistes, militants et particuliers aident à se fournir des masques en quantité car le gouvernement de Hong Kong ne prend aucune mesure.

– ARRÊTEZ LES RASSEMBLEMENTS et essayez d’organiser les communications en ligne malgré un impact énorme sur notre lutte. Plusieurs groupes organisateurs [des révoltés de Hong Kong] ont décidé d’arrêter les mobilisations majeures pendant la pandémie, car nous ne voulons pas créer de risque d’infection de masse. De nombreux lieux de travail organisent le travail à domicile et tout le monde évite de manger à l’extérieur. C’est aussi mon conseil pour vous.

– AUGMENTEZ LA SENSIBILISATION de la communauté. Des messages erronés comme «c’est juste une autre grippe», «le taux de mortalité est bas», «les masques n’aident pas» sont extrêmement nuisibles pour le public et l’empêchent de prendre des mesures efficaces. Il sera crucial d’avertir le public des risques et de fournir des informations pratiques.

– INFORMEZ TOUT LE MONDE Les informations sont particulièrement importantes pour les minorités linguistiques car les informations qu’elles reçoivent ne sont souvent pas actualisées et détaillées. En janvier, certains d’entre nous ont préparé des informations en indonésien et en anglais pour permettre aux travailleurs migrants de connaître la situation.

– COLLECTEZ ET DISTRIBUEZ DU MATERIEL DE PROTECTION. Tout le monde n’est pas en mesure d’acheter des articles de protection. Il y a des efforts continus pour collecter des masques pour les personnes âgées et les sans-abri. Une tentative intéressante consiste à encourager tous les membres d’une communauté à donner quelques masques, puis à les redistribuer à d’autres. D’autres groupes appellent à réserver des lingettes alcoolisées pour les patients diabétiques qui doivent se nettoyer avant les injections quotidiennes, ainsi que pour les aveugles qui lisent au toucher.

– PROTEGEZ LES PERSONNEL DE PREMIERE LIGNE Veiller à ce que les travailleurs de première ligne soient bien protégés, car ils sont les plus vulnérables à l’infection et reçoivent souvent peu de protection de leurs employeurs. Il y a des tentatives pour obliger les employeurs à fournir suffisamment de masques aux agents de sécurité, aux commerçants et aux agents de nettoyage.

– INSCRIRE LE COVI19 SUR LA LISTE DES MALADIES PROFESSIONNELLES Faite pression pour inscrire le Covi19 comme maladie professionnelle afin d’assurer la responsabilité légale des employeurs d’assurer une protection suffisante contre la maladie. Une protection suffisante ne signifie pas seulement des équipements de protection comme des masques ou des gants. Il comprend également l’organisation correspondante du travail, par exemple le télétravail.

– PREPAREZ LA LUTTE. Préparez-vous à lutter contre le traitement injuste des travailleurs Les entreprises qui licencient. Les patrons forcent-elles les travailleurs à prendre des congés sans solde sous prétexte de perdre leur entreprise pendant la pandémie? Si les travailleurs doivent être mis en quarantaine, seront-ils payés? Ce sont des questions sur lesquelles nous travaillons depuis des mois et c’est le moment pour vous de vous préparer .

[Partie II: Connaissances / préparation mentale: pourquoi nous le faisons]

– NE FAITES PAS CONFIANCE AUX GOUVERNEMENTS car chacun d’entre eux, de la Chine au Japon en passant par les États-Unis, ne dit pas au public le véritable danger de cette maladie, afin d’éviter des impacts négatifs sur LEUR intérêt économique.

Il est important de noter que le succès de Taïwan et de Hong Kong dans la limitation des infections locales est le résultat d’une profonde méfiance du public contre le gouvernement chinois et ses marionnettes à l’OMS. Il y a 17 ans, quand il y a eu l’épidémie de SRAS en Chine, le gouvernement chinois a couvert le problème, avec la coopération totale du gouvernement de Hong Kong qui appelait le public à ne pas paniquer. En conséquence, 299 personnes sont mortes du SRAS. Tirant les leçons de cette expérience, des semaines avant que le gouvernement chinois ne bloque Wuhan, les habitants de Hong Kong et de Taïwan ont commencé à porter des masques, à utiliser du gel hydro alcoolique et à en stocker beaucoup. De nombreux lieux de travail ont décidé d’organiser du télétravail plusieurs semaines avant que le gouvernement de Hong Kong ne fasse de même pour les fonctionnaires. Nous ne paniquons pas. Nous le faisons en raison de l’expérience du SRAS et d’une compréhension claire que le gouvernement ne travaille PAS pour nous.

– NE SURESTIMEZ PAS VOTRE SANTÉ car nous en savons peu sur cette maladie et nous ne sommes pas en mesure de juger si nous allons être infectés. Il est donc toujours préférable d’être prudent.

– INFORMEZ-VOUS SUR LA MALADIE. Documentez-vous plus sur la maladie notamment sur les cas d’infection de masse. Par exemple le cas d’une famille qui s’est infectée dans un restaurant de hot pot [restaurant où tout le monde partage le même plat] à Hong Kong (1 personne en a infecté 10 autres) ; l’église Shincheonji à Daegu en Corée (1 personne en a infecté 300) et les cas de transmission par des canaux inattendus tels que Gouttelettes contenant du virus en aérosol qui a contaminé les travailleurs se déplaçant en bus dans le Hunan, en Chine (1 personne en infectant 13) ou encore la transmission à travers des objets utilisés par des fidèles dans une salle de culte bouddhiste à Hong Kong (1 personne en a infecté 18). Alors vous aurez une idée du danger réel de la maladie et comprendrez que les allégations sur les «masques ne peuvent pas aider et il suffit de se laver les mains» n’ont tout simplement pas de sens. La prochaine étape sera d’apprendre les détails des mesures de protection, notamment les spécifications des masques et la recette du désinfectant à l’alcool fait maison.

– PREPAREZ VOUS AU PIRE. La catastrophe de Wuhan a déjà répétée en Iran, en Italie et dans le bateau de croisière Diamond Princess. Des catastrophes similaires peuvent facilement se reproduire si nous ne prenons pas de mesures efficaces.

J’espère que cela vous aidera, restez en bonne santé.

Au., Hong Kong

Remarque

1.    le «nous» fait référence aux manifestants de Hong Kong en général. La mobilisation rapide des réseaux de manifestants pour travailler à la prévention de la maladie est probablement la contribution la plus inattendue de la lutte.

2.    Nommer le Covi19 comme Wuhan Coronavirus, SRAS ou d’autres noms similaires n’a rien à voir avec la discrimination ou la stigmatisation des gens de Wuhan. C’est un rappel des crimes du gouvernement chinois pour avoir dissimulé la maladie, conduisant à une catastrophe à Wuhan et dans d’autres villes et villages à proximité. Je ne l’appellerai jamais Covid-19 ou tout autre nom qui le blanchirait de cette histoire.

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BULGARIE : ENTRE-AIDE, AUTO ORGANISATION, AUDACE !

Déclaration des compagnons Bulgares du Syndicat de la santé de l’ARC (Confédération Autonome des Travailleurs) [extrait]
Le salut de la population ne peut pas venir d’une administration de type « colonial » qui n’existe que pour piller le territoire et les personnes qui y vivent. L’Etat ne nous fournira aucun soin médical, aucun équipement de protection, aucune nourriture, aucun toit, aucun revenu. Il n’arrêtera même pas de nous voler au travers des impôts, des monopoles, du racket et de la spéculation.

Le salut n’est qu’en trois mots: entraide, auto-organisation, audace! Les soins médicaux ne sont pas assurés par des généraux ni des oligarques, mais par des travailleurs comme nous, risquant souvent leur vie à cause de leur serment d’Hippocrate. L’équipement de protection ne provient pas de conteneurs chinois, mais est fabriqué par des travailleurs comme nous, qui ne devraient pas actuellement travailler en raison de mesures « extraordinaires ». La nourriture ne vient pas des hypermarchés, mais de notre terre, occupée par des Mafias et des Gradés.

Tout ce dont nous avons besoin est le fruit de notre propre travail. Si le pouvoir ne peut pas nous le fournir, au lieu de vendre, notre travail, nous devons nous organiser sans lui et même malgré lui. Les hôpitaux n’ont pas besoin de policiers et les médecins n’ont pas besoin d’un ministre pour travailler.

Economie casino, appel à la loi martiale et couvre-feu : La police cachera-t-elle la dévastation que le modèle néolibéral a causée sur les soins de santé ? La loi martiale camouflera-t-elle le fait que même des décisions organisationnelles simples ne peuvent être prises ?

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PALESTINE : LES VILLAGEOIS DE BIL’IN ORGANISENT DES MESURES POUR PREVENIR L’INFECTION PAR LE CORONOVIRUS :

Sœurs et frères notre cher village de Bil’in (1) :

Suite à une réunion des représentants des institutions villageoises et de l’organisation du village et d’un groupe de villageois et de médecins qui s’est tenue ce soir au siège du conseil, dans le but d’explorer les moyens de lutter contre le virus et de le combattre et de protéger notre village et nos familles, il en a résulté une série de résolutions et de recommandations, notamment:

– Mise en place d’un comité d’urgence pour suivre la crise.
L’objectif est de prévenir et cela dépend de la responsabilité individuelle et collective. C’est très possible à mettre en place à la condition de la coopération et de la responsabilité e chacun. Les participants ont souligné que la sensibilisation des citoyens sera le premier moyen d’arrêter le virus ; il a été souligné qu’il n’a pas besoin de paniquer et de craindre le plus grave.

Annulez toutes les formes de rassemblements et d’activités dans le village immédiatement et sans hésitation.

– Conversion de la Salle Municipale en clinique d’urgence spéciale.
Une hotline téléphonique sera développée ultérieurement par les citoyens pour les orienter et répondre à leurs demandes.

La formation d’une équipe de volontaires d’au moins dix personnes de sœurs et frères qui trouvent en eux-mêmes la capacité et la préparation de servir leur village, se réunira demain  samedi à 18 h avec le Dr Side Balearic Merci de considérer un certain nombre de ses conseils, idées et mécanismes de travail. En parallèle une invitation à une autre réunion est lancée à tous les médecins et infirmières du village demain à midi.

Veillez à ne pas vous mélanger de quelque manière que ce soit et évitez de quitter le village, sauf pour la plus grande nécessité.

Annulez tous les arrangements au village pour les délégués étrangers [qui participent aux rassemblements pacifiques contre le mur du vendredi] pendant la période d’urgence et adoptez des méthodes de communication sûres même entre amis et membres de la famille, telles que rester à distances lors des livraisons,  ne pas se serrer la main, etc.

Faisons de cette étape une opportunité de succès et d’innovations à d’autres niveaux, en profitant de la période d’urgence déclarée dans la construction, l’agriculture, la lecture et autres.

Le Conseil fournira, en coopération avec les personnes fiables et dans la mesure du possible, des outils de stérilisation et d’hygiène autant que possible pour les espaces publics et les voitures publiques.

Unissons nos efforts pour franchir cette étape en toute sécurité.

(1) Bil’in est un village de Palestine où depuis 15 ans les villageois et les activistes israéliens d’Anarchistes contre le mur organisent ensemble chaque vendredi une manifestation pacifique de protestation contre le mur de séparation et contre les colonies. =====================

LES CHAUFFEURS DE TAXI DE BARCELONE S’ORGANISENT POUR TRANSPORTER GRATUITEMENT LES PROFESSIONNELS DE SANTE  VERS LES CENTRES HOSPITALIERS

Info transmise par des Taxi de la CNT de Barcelone

Les citoyens ont répondu à la pandémie de coronavirus avec solidarité. Le secteur des taxis de Barcelone, durement frappé par la crise sanitaire, et dans sa vocation de service public a décidé de donner un coup de main en transportant gratuitement  ceux qui sont en première ligne contre le virus, les professionnels de la santé.

L’initiative a été créée par la communauté pakistanaise des chauffeurs de taxi, mais le réseau de bénévoles s’est développé jour après jour. Après avoir créé un groupe WhatsApp avec cinquante professionnels, ils ont maintenant plus d’une centaine de nationalités différentes. Ils se rendent eux-mêmes dans les hôpitaux et les cliniques externes pour signaler ce service et laisser les téléphones de contact lors des réceptions hospitalières. « Le personnel de santé travaille de longues heures pour arrêter la pandémie de coronavirus et nous avons pensé que nous pourrions aider en facilitant le transport gratuit de la maison au travail et retour », explique Asim Gordal, un chauffeur de taxi d’origine Pakistanaise, qui habite en Catalogne depuis 17 ans.

Dans certains cas, le personnel de santé propose de payer même pour l’essence, mais il le rejette poliment: « Le secteur des taxis est solidaire, nous sommes un service public et nous voulons aider comme nous l’avons déjà fait après les attentats de la Rambla ». Le groupe est composé de chauffeurs de différents pays. « La solidarité ne comprend pas les frontières », explique Martin Kirakosyan, chauffeur de taxi arménien qui n’a pas hésité non plus à rejoindre cette cause. « C’est un honneur d’aider les professionnels de la santé, ils ont tout notre soutien et c’est le moins que nous puissions faire », explique Martin, qui vit à Barcelone depuis deux décennies.

Ce qui ne fait aucun doute, c’est que les remerciements rendent les journées supportables plus difficiles pour les chauffeurs de taxi. Ceux qui ont décidé d’aller travailler reconnaissent qu’il n’y a pas de peur, mais ils ont donc pris un minimum de mesures préventives. À l’intérieur du véhicule, les bouteilles d’alcool ou de gels antiseptiques demandés ne manquent pas. « Il est inclus dans le service, je le propose à mes clients », explique Martin, qui ne porte pas de masque car il ne les trouve pas, mais il porte des gants. « J’ai également un spray désinfectant pour les ceintures et les poignées de porte », dit-il. « Ce serait bien si l’administration incluait des mesures telles que la désinfection générale de toutes les voitures », affirme ce chauffeur de taxi.

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MONTRÉAL : GRÈVE DES LOYERS À PARTIR DU 1er AVRIL 2020

Les pauvres, les sans-emploi, les précaires, les sans-papiers, les travailleurs en CDD ou autre, nous tous et toutes qui joignons les deux bouts un mois à la fois — nous ne serons pas en mesure de payer notre loyer ce 1er avril. Beaucoup d’entre nous avions déjà de la difficulté à payer le loyer avant que cette crise ne frappe, et accumulons probablement déjà du retard. Dans une perspective d’action directe et de solidarité sociale, TOUTES ET TOUS les locataires peuvent refuser de payer leur loyer ce 1er avril.

Même si vous avez les moyens de payer votre loyer, vous joindre à la grève est essentiel pour soutenir ceux et celles qui ne le peuvent pas. Nous devons être une masse critique de gens à participer afin de rendre la situation intenable et d’empêcher les autorités de nous réprimer.
Ensemble :

• Arrêtons de payer nos loyers ;

• Bloquons les expulsions et les rénovictions [expulsions pour rénovations] ;

• Rendons disponibles les logements vacants — incluant Airb’nb, appartements vides et hôtels — pour héberger les itinérant ou les gens sans logement sécuritaire.

L’urgence du moment en appelle à une action collective décisive. Protégeons-nous et prenons soin de nous et de nos communautés. Maintenant plus que jamais, nous devons refuser l’endettement et l’exploitation. Les locataires ne doivent pas être forcés de payer le prix d’une crise sanitaire collective.

• La Régie du logement a suspendu les audiences d’expulsions. Dans le futur immédiat, votre propriétaire ne peut pas vous faire comparaître à la Régie pour vous expulser si vous ne payez pas votre loyer. [En France aussi en raison du coronavirus, la trêve hivernale a été prolongée de deux mois. Concrètement, les expulsions locatives, qui ont atteint un record en 2018, seront donc interdites jusqu’à la fin du mois de mai. Sauf si la justice l’autorise. Dans ce cas, «il n’y aura aucune utilisation de la force publique» et «l’État engage sa responsabilité et doit indemniser le propriétaire», a assuré le ministre du Logement en pointant aussi qu’«à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle».

• Si vous vivez tout de même du harcèlement ou de l’intimidation de la part de votre propriétaire, discutez avec vos voisins d’une réponse collective [IL EST CRIMINEL de chercher à expulser quelqu’un en période de pandémie, et le propriétaire pourrait être poursuivit pour mise en danger de la vie d’autrui].

En dernier recours, si les activités régulières de la Régie recommencent et que vous êtes convoqué à une audience d’expulsion, vous pouvez éviter l’expulsion en payant, sur le coup et en argent comptant, tous les loyers non-payés ainsi que les frais supplémentaires, tant que vous n’avez pas souvent payé votre loyer en retard. Mais si nous sommes assez nombreux à faire grève, nous pourrons nous supporter mutuellement et rendre impossible le déroulement normal des expulsions. De l’information juridique supplémentaire suivra. greve_loyers_mtl@riseup.net

🏴 POUR UN MONDE SANS LA PIRE DES ÉPIDÉMIES : PATRONS, PROPRIOS, FLICS

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LES CHAUFFEURS DE BUS DE DETROIT SE SONT MIS EN GREVE POUR GAGNER DES PROTECTIONS CONTRE LE CORONAVIRUS … ET ONT GAGNE

Face à des protections inadéquates en matière de santé et de sécurité contre les coronavirus dans les transports en commun, les chauffeurs de bus de Détroit ont cessé le travail mardi exigeant que la direction prenne des mesures. Ils ont gagné.
Les chauffeurs de bus de Détroit ont déclaré collectivement mardi matin qu’ils n’iraient pas travailler sans mesures de sécurité.  Le service de bus a été annulé dans toute la ville en raison de «la pénurie de chauffeurs», selon les responsables municipaux.

L’initiative a été prise par les chauffeurs en Assemblée générale. Ils se sont ensuite adressés au syndicat qui les a soutenus. Leur bref arrêt de travail, moins de vingt-quatre heures, a suffi pour qu’ils gagnent sur toutes leurs demandes. Par ailleurs les tickets ne seront pas perçus pendant la durée de la crise des coronavirus, le bus sera donc gratuit.
Glenn Tolbert, président de la section locale 26 du Syndicat Unique des Transports en Commun, s’est entretenu avec Labour Notes alors qu’il conduisait dans la ville ce matin, vérifiant si la direction respectait ses engagements.

« Les passagers entrent et sortent par les portes arrière », a-t-il déclaré. « Il y a très peu d’interaction avec les chauffeurs. »

Tolbert a déclaré que l’un des déclencheurs de l’arrêt était la fermeture lundi de tous les restaurants et cantines, laissant les conducteurs sans endroit pour utiliser les salles de bain ou se laver les mains.

Les chauffeurs se sont rassemblés hier à l’aube dans les deux grands terminaux de bus de la ville. Le vice-président Willie Mitchell a déclaré: «Certains de nos chauffeurs n’étaient pas à l’aise avec la propreté des autocars, ils ne voulaient donc pas aller au travail tant que les choses ne seraient pas plus propres et meilleures.

«Les chauffeurs en ont discuté entre eux, et ils ont juste décidé de ne pas travailler. Ils nous ont appelés et nous ont demandé de les soutenir, et c’est ce que nous faisons. »

Nettoyer

Le maire Mike Duggan a visité les deux terminaux et écouté les plaintes des conducteurs. La ville a accepté de s’assurer que des toilettes sont disponibles, en utilisant des lavabos de campagne avec des désinfectants pour les mains si nécessaire (ce qui a eu pour effet déjà de faire reculer la probable saleté des toilettes …)

Plus de personnel de nettoyage sera embauché, et les protocoles de nettoyage sont spécifiques: «Utilisation d’un nouveau chiffon pour chaque bus, avec désinfection des points de contact élevés avec un désinfectant à 10%.» Les chauffeurs recevront des gants et des lingettes désinfectantes au début de chaque quart de travail, et des masques «sur demande chaque fois qu’ils seront disponibles».

« Cela a pris le nombre d’usagers par surprise », s’est excusé Tolbert, « mais la grève était pour eux. » Il a ajouté que cette action locale donnait l’exemple aux chauffeurs de bus à travers le pays, Tolbert a déclaré: « J’ai reçu des SMS depuis Washington, DC. »

DANS LE BTP COMME PARTOUT : PAS QUESTION DE RISQUER NOS VIES POUR LEURS PROFITS !

Sommaire : – PATRONS DU BTP ENCORE UN EFFORT POUR ETRE REVOLUTIONNAIRES : 100% DU SALAIRE EN CHÔMAGE PARTIEL ! – REFUSEZ DE SIGNER DES DECHARGES DE RESPONSABILITES ILLEGALES ! – LE PATRON N’A PAS LES MAINS PROPRES ? RETRAIT IMMEDIAT !


Nous avons à faire à un gouvernement de CRIMINELS et d’ASSASSINS ! Ils ont fermés des MILLIERS de lit d’hôpital pour des raisons budgétaires. Pour les mêmes raisons budgétaires, ils REFUSENT de payer le chômage partiel aux ouvriers du bâtiment en période d’épidémie. Et ILS OSENT QUALIFIER LES OUVRIERS DU BTP DE PROFITEURS QUI VOUDRAIENT SE TOURNER LES POUCES EN TOUCHANT LE CHOMAGE PARTIEL ! Vous qui nous gouvernez, y a plus de mots pour vous qualifier à ce niveau-là !

Il y a quelques semaines Badinter disait qu’il l ne fallait pas trimbaler la tête d’une poupée à l’effigie de Macron au bout d’une pique, que ce n’était pas gentil… Macron et son équipe de criminels font tout pour qu’on passe de la représentation symbolique à la réalité …

#ETAT_ASSASSIN #NIOUBLI_NIPARDONDes travailleurs de la CNT-AIT

PATRONS DU BTP ENCORE UN EFFORT POUR ETRE REVOLUTIONNAIRES : 100% DU SALAIRE EN CHÔMAGE PARTIEL !

Le gouvernement a annoncé avoir trouvé un accord avec les patrons du BTP pour « la continuité de l’activité ». Sur son site national, la FFB indique que des discussions sont encore en cours. Sauf que nous, les travailleurs, qui allons y aller sur les chantiers on nous a pas demandé notre avis ! Pour nous c’est non dans les conditions actuelles. Certaines fédérations de la FFB, notamment PO 66 et Puy de Dôme 63, sont du même avis. Elles viennent par communiqué d’appeler leurs ouvriers à ne pas reprendre le travail lundi 23 mars 2020 :

« Nous vous recommandons de ne pas reprendre votre activité jusqu’à nouvel ordre.

En attendant les nouvelles mesures gouvernementales, le bénéfice du chômage partiel s’applique au BTP !

Ne cédons pas à la panique en prenant des décisions que nous regretterions un jour. La priorité doit rester la santé de TOUTES ET TOUS ».

C’est un bon début, mais patrons du bâtiment, encore un effort pour être révolutionnaire : assurez 100% du salaire en chômage partiel !

Des travailleurs du bâtiment CNT-AIT

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REFUSEZ DE SIGNER DES DECHARGES DE RESPONSABILITES ILLEGALES !

Il circule sur le net des photos de « décharges de responsabilité que certains patrons du BTP veulent faire signer à leurs ouvriers. Ces documents disent « j’ai été informé des risques liés au COVID-19 et des consignes à respecter sur le lieu de travail. Et en conséquence j’atteste venir exercer mon activité professionnelle de mon propre chef et m’engage à n’exercer aucun recours contre l’entreprise en cas de contamination contre le COVID-19».

Ces attestions sont illégales, sans aucune valeur juridique et ne doivent pas être signée, en aucun cas. C’est le patron qui est responsable de votre sécurité, sa responsabilité est engagée tout le temps.

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LE PATRON N’A PAS LES MAINS PROPRES ? RETRAIT IMMEDIAT !

Le guide gouvernemental du COVID 19 pour les salariés indique que si le patron a mis en place les mesures gouvernementales, le salarié ne peut exercer son droit de retrait.

Les contaminations se font beaucoup par les mains. On nous dit d’ailleurs de ne pas serrer les mains, de ne pas se toucher le visage. Il faut donc avoir les mains propres. Souvent les patrons pensent qu’en fournissant du savon et du gel hydro-alcoolique c’est suffisant. D’un point de vue sanitaire il n’en est rien.

Il y a un risque majeur de RECONTAMINATION par les SURFACES CONTAMINEES que sont les ROBINETS des lavabos pour se laver les mains. Or l’Article R. 4228-7 du Code du travail précise « Des moyens de nettoyage et de séchage ou d’essuyage [des mains] appropriés sont mis à la disposition des travailleurs ».

En période de contamination virale, des moyens appropriés ce sont des lavabos avec des robinets à commande non manuelle (Infra Rouge, commande à pied). Conformément à l’Article L4131-1, vous pouvez exercer votre droit de retrait, par un simple SMS ou un email à votre patron pour « défectuosité du système de protection » et non-respect des mesures gouvernementales et notamment de l’article R228-7 du Code du travail.

Pas de lavabo avec des robinets à commande non manuelle ? Retrait immédiat !

CNT-AIT   –  Anarchosyndicalisme !  -contact@cnt-ait.info

FB : @cnt.ait.toulouse / @chats.noirs.turbulents

#CORONAVIRUS : Chronique d’une débâcle annoncée seconde saison : Un parfum de ligne Maginot

L’affaire s’est mal engagée, un membre de l’État-Major, l’ancienne ministre de la Santé, celle qui succédait à celui qui balançait des vidéos de ses branlettes, a chié dans les bottes de notre Général en Chef. Elle a dit que Macron savait tout et que dans sa grande perception des événements, il a envoyé jour après jour une batterie d’experts nous raconter des salades.

Déjà, Michel Cymes, l’un de nos meilleurs bouffons, Michel qui a inventé l’expression de « grippe un peu costaud » pour décrire une Syndrome Aigu Respiratoire, notre Michel est tombé comme Benjamin au champ d’honneur médiatique, son émission est supprimée, mais ce n’est qu’un au revoir, cet homme pourra être un jour ministre de la Santé… Il en a l’envergure.

Nous sommes au milieu du gué, et avec le confinement, l’administration française est rentrée dans la bataille avec le panache qu’on lui connait. Au diable la raison et la cohérence, place à la furia technocratique. Admirons à quel rythme se succèdent les ordres et les contre-ordres, et comment l’ennemi doit trembler devant tant d’ubiquité, le français doit rester chez soi et en même temps aller travailler.

Hélas, pour le troufion de base, le concept est trop compliqué. Surtout quand le troufion est un membre des forces de l’ordre. Hier, jeudi matin, deux soignants de l’hôpital de Béthune ont écopé d’une amende de 135 euros, parce que bien qu’en possession d’une attestation de justificatif de déplacement permanent, ils n’avaient pas leur attestation de déplacement dérogatoire… Dans la soirée, ce sont des gendarmes qui ont verbalisé des flics dans le 94. Motif, impossibilité de produire une attestation du chef de service et donc de justifier de leur trajet domicile-travail. Halte au feu !

Mais, question logistique rien ne manque, en matière de tampons et paperasses en tous genres, de carnets à souche pour bric-à-brac de procédures, et il y aura des tribunaux prêts à remplir des prisons que le non moins officiel Contrôleur Général des Prisons appelle à vider, parce que ce sont des nids à virus. Certes, il manque toujours des Équipements Individuels de Protection, réclamés depuis trois semaines par des travailleurs des secteurs de la santé, du transport, du commerce et également par les pompiers. Pendant que la bourgeoisie reste en réserve sur l’île de Ré, les travailleurs sont en première ligne, ils sont là, c’est leur métier d’être utiles.

Patience, les EPI c’est encore pour demain, pour Pâques ou bien encore la Trinité. Arriveront-ils avant la fin de l’épidémie ? Le président de la fédération des pharmacies dénonce ce jour « des livraisons de masques insuffisantes et des modèles pas adaptés ». Rassurons-nous, nous avons des chefs à la hauteur de la situation, la preuve, ils ont encore eu une idée. On apprend ce soir que le conseil de l’ordre des vétérinaires a été sollicité, il vient d’envoyer un message aux vétérinaires, afin d’effectuer le recensement des matériels de réanimation et d’intubation disponibles dans leurs cliniques pour animaux…
Attendons la suite et soyons confiants, nous ne serons pas déçus.

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DANS LE BTP COMME PARTOUT : DROIT DE RETRAIT IMMEDIAT !

Nous avons à faire à un gouvernement de CRIMINELS et d’ASSASSINS !

Ils ont fermés des MILLIERS de lit d’hôpital pour des raisons budgétaires.

Pour les mêmes raisons budgétaires, ils REFUSENT de payer le chômage partiel aux ouvriers du bâtiment en période d’épidémie. Et ILS OSENT QUALIFIER LES OUVRIERS DU BTP QUI APPLIQUENT LE DROIT DE RETRAIT DE PROFITEURS QUI VOUDRAIENT SE TOURNER LES POUCES EN TOUCHANT LE CHOMAGE PARTIEL ! Vous qui nous gouvernez, y a plus de mots pour vous qualifier à ce niveau-là !

Il y a quelques semaines Badinter disait qu’il l ne fallait pas trimbaler la tête d’une poupée à l’effigie de Macron au bout d’une pique, que ce n’était pas gentil… Macron et son équipe de criminels font tout pour qu’on passe de la représentation symbolique à la réalité …

#ETAT_ASSASSIN #NI_OUBLI_NI_PARDON

Des travailleurs de la CNT-AIT

La réponse du président de la Fédération des Coopératives Ouvrières du Bâtiment au gouvernement criminel :

Coronavirus : Halte au feu !

Non Madame Pénicaud, nous ne sommes ni des défaitistes ni des profiteurs mais tout simplement des gens réalistes qui connaissent leurs métiers, qui ont l’habitude de prendre leurs responsabilités et qui savent bien qu’un chantier est potentiellement un foyer de contagion important car il réunit des professionnels souvent par dizaines, venant de lieux, de métiers et d’entreprises différentes qui coproduisent ensemble en utilisant des moyens en commun. Et, dans ces conditions, il est illusoire d’imaginer quelque barrière sanitaire que ce soit qui puisse être réellement efficace. Alors halte au feu et faites arrêter tous les chantiers car il est de notre responsabilité de faire primer la sécurité des salariés BTP qui évoluent dans un environnement, le chantier, très vraisemblablement favorable à la propagation de l’épidémie. Faites arrêter les chantiers, donnez-nous le temps de nous organiser et, comme nous sommes des gens courageux, nous rattraperons le retard pris le moment venu. Charles-Henri MONTAUT (président de la fédération des SCOP du BTP) ===================

Plus d’info :
Fiche numéro 1 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : QUELQUES PRECAUTIONS DE BASE

Fiche numéro 2 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : DROIT DE RETRAIT / DROIT DE GREVE

Fiche numéro 3 : #CORONAVIRUS : DROIT DE RETRAIT OU DROIT D’ALERTE DGI ?

TRAVAILLEURS DU COMMERCE ET DE LA DISTRIBUTION : DU GEL ET DU SAVON, EST-CE SUFFISANT POUR ETRE EN SECURITE ?

A propos du droit de retrait, bien qu’il n’ait pas son mot à dire au moment de votre mise en retrait, votre employeur pourra a posteriori contester la légitimité de votre retrait en l’assimilant à un abandon de poste et même vous poursuivre. En effet, la brochure gouvernementale sur le droit de retrait en cas de Coronavirus précise que si le patron respecte les consignes gouvernementales vous ne pouvez pas appliquer votre droit de retrait. C’est pourquoi la mise à disposition de savon et de gel NE SUFFIT PAS pour que le patron prétende respecter les consignes. En effet, un risque majeur de RECONTAMINATION par les SURFACES CONTAMINEES vient des robinets d’eau aux lavabos pour se laver les mains. Or l’Article R. 4228-7 du code du travail précise « Des moyens de nettoyage et de séchage ou d’essuyage [des mains] appropriés sont mis à la disposition des travailleurs ». En période de contamination virale, des moyens appropriés ce sont des lavabos avec des robinets à commande non manuelle (IR, commande à pied). Si les lavabos de votre entreprise ne sont pas équipés de commande non manuelle, d’un point de vue sanitaire, vous êtes en mesure de considérer qu’ils ne sont pas appropriés. Et donc de faire valoir votre droit de retrait. Par ailleurs, le droit de grève est toujours en vigueur, c’est un droit constitutionnel qui n’a toujours pas été aboli. Les salariés du privé ont le droit de se mettre en grève, sans préavis ni information préalable. Dans le privé, les salariés n’ont pas besoin de syndicat. Il leur suffit d’être deux salariés au moins et d’avoir des revendications en lien avec le travail, ce qui ne manquait déjà pas avant et en manque encore moins maintenant. L’installation de robinets à commande non manuelle peu en faire partie. ===================

Plus d’info :
Fiche numéro 1 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : QUELQUES PRECAUTIONS DE BASE

Fiche numéro 2 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : DROIT DE RETRAIT / DROIT DE GREVE

Fiche numéro 3 : #CORONAVIRUS : DROIT DE RETRAIT OU DROIT D’ALERTE DGI ?

#CORONAVIRUS : DROIT DE RETRAIT OU DROIT D’ALERTE DGI ? [FICHE Numéro 3]

Dans nos précédentes fiches du 9 mars (1), nous vous donnions des infos sur les mesures de précautions à prendre, et nous appelions au droit de retrait généralisé voire au droit de grève. Il a fallu plus de dix jours et une décision de confinement généralisé pour que les syndicats représentatifs se décident timidement à soutenir le droit de retrait. Pas parce qu’ils sont d’accord mais parce qu’ils risquent d’être débordés par la base (comme on le voit dans le bâtiment) qui ne va pas attendre les directives syndicales pour passer à l’action directe … Pour essayer de garder la main, les syndicats essaient d’orienter les travailleurs vers le droit d’Alerte DGI (Danger grave et Imminent), qui leur permettrai de se remettre en selle.

Le droit de RETRAIT est un droit individuel de chaque salarié. L’article L4131-1 du Code du travail stipule que « Le travailleur alerte immédiatement l’employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection. Il peut se retirer d’une telle situation. L’employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant notamment d’une défectuosité du système de protection.  » Les syndicats n’ont rien à voir là-dedans. Un simple mail ou SMS au patron suffit pour l’exercer.

Le droit d’ALERTE «DGI (Danger grave imminent) est une PROCEDURE longue, lente et complexe. Les travailleurs doivent saisir leur représentant officiel, lequel doit écrire SI IL LE VEUT BIEN sur le registre consacré à cet effet (sous réserve qu’il existe …) l’alerte dans les termes que LUI-MEME choisi (aucune obligation légale de consulter les salariés sur les termes employés). Le registre est transmis au patron qui PEUT CONTESTER immédiatement. Il faut alors organiser SOUS 24 HEURES une réunion qui discutera de l’alerte et à la fin C’EST LE PATRON QUI DECIDE des mesures à mettre en œuvre et qui s’appliquent de fait à tout le monde.

Le droit de RETRAIT est une ACTION DIRECTE des travailleurs, qui décident eux même des mesures qu’ils souhaitent mettre en place (en l’occurrence se retirer du danger). Y A RIEN A NEGOCIER : on se retire MAINTENANT, TOUT DE SUITE et basta.

L’alerte DGI est une INFORMATION de l’EMPLOYEUR (et pas une action), qui le replace dans la position de seul maître à bord de l’entreprise, avec la COLLABORATION des syndicats.

Tous ceux qui vous disent d’appliquer le DGI syndical plutôt que le droit de RETRAIT sont ceux qui demain vous dirons d’accepter de reprendre le travail même en situation dégradée contre une prime de risque qu’ils auront négociée.



(1) Fiche numéro 1 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : QUELQUES PRECAUTIONS DE BASE

Fiche numéro 2 : POUR SE PROTEGER ET EVITER LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS SRAS CoV19 : DROIT DE RETRAIT / DROIT DE GREVE