TRAVAILLER, POUR QUOI FAIRE ?

(Tract initialement diffusé en 2007 pendant le mouvement étudiant)

A celui qui vous dira qu’il s’est enrichi par le travail, demandez : « De qui ? »
LE TRAVAIL, C’EST LA SANTÉ (DES PATRONS)

L’aliénation par le travail, c’est le sentiment du travailleur de ne pas se reconnaître dans ce qu’il produit. De plus, le travail produit plus de valeur que le travailleur n’en retire en échange. En effet, Le commis de cuisine d’un quatre étoiles qui cuisine des plats qu’il n’aura jamais les moyens de se payer, l’ouvrier du bâtiment qui construit des villas qu’il ne pourra jamais habiter ou le travailleur à la chaîne qui assemble des pièces de voitures qu’il ne pourra jamais conduire sont tous des exemples vivants de l’aliénation par le travail, véritable cause du mal-être généralisé de notre société malade et obstacle à notre volonté d’émancipation. Et pourtant nos sociétés occidentales ne sont pas les plus mal loties.

(Tract initialement diffusé en 2007 pendant le mouvement étudiant)

A celui qui vous dira qu’il s’est enrichi par le travail, demandez : « De qui ? »

LE TRAVAIL, C’EST LA SANTÉ (DES PATRONS)

L’aliénation par le travail, c’est le sentiment du travailleur de ne pas se reconnaître dans ce qu’il produit. De plus, le travail produit plus de valeur que le travailleur n’en retire en échange. En effet, Le commis de cuisine d’un quatre étoiles qui cuisine des plats qu’il n’aura jamais les moyens de se payer, l’ouvrier du bâtiment qui construit des villas qu’il ne pourra jamais habiter ou le travailleur à la chaîne qui assemble des pièces de voitures qu’il ne pourra jamais conduire sont tous des exemples vivants de l’aliénation par le travail, véritable cause du mal-être généralisé de notre société malade et obstacle à notre volonté d’émancipation. Et pourtant nos sociétés occidentales ne sont pas les plus mal loties.

LE TRAVAIL COMME IDENTITÉ

Le travail, du latin trepalium (torture visant à empaler la victime par trois fois) à pris le pas sur toute autre forme d’expression de notre humanité, la privant ainsi de sa liberté. En effet, Lorsque l’on demande au passant ce qu’il fait dans la vie, il répond banquier, assureur, chômeur, cadre, ouvrier, ingénieur et non père, mère, amant, amoureux, lecteur, musicien, poète. Le travail occupe, tout simplement, trop de place dans notre journée pour nous permettre d’avoir le temps de faire autre chose, car le pouvoir ne nous reconnaît d’autre valeur que celle de travailleur salarié et tire profit de notre soumission, alors que nous aspirons à faire valoir notre originalité.

LE TRAVAIL COMME NOUS L’ENTENDONS

Le travail, au lieu d’être la principale cause de nos maladies sociales (accidents du travail, suicides, dépressions nerveuses, harcèlements etc.) devrait être le meilleur moyen de marquer le monde du sceau de notre intériorité, comme l’enfant jetant la pierre à l’eau pour en admirer l’effet produit. Nous pensons que le travail doit être l’expression de notre créativité et de l’assouvissement de nos besoins fondamentaux et non pas l’instrument de domination ou d’enrichissement d’un tiers. En effet les ouvriers sont indispensables aux patrons mais pas le contraire. C’est pourquoi, afin de nous émanciper nous devons lutter pour l’abolition du salariat et du précariat, nous permettant ainsi de nous réaliser dans la dignité et le respect de l’humanité qui réside en chacun. Nous voulons être considérés comme des fins et non comme des moyens.

CE QUE NOUS VOULONS

Nous souhaitons, hormis l’abolition du salariat, l’organisation collective du travail, la propriété commune des moyens de production, mettre un terme au productivisme effréné, à la course à la croissance meurtrière et à la destruction des écosystèmes, en produisant moins et plus utile. Nous sommes opposés à la mise en concurrence des individus en fonction de leur « mérite » et nous voulons vivre en harmonie avec la nature, pas la détruire. Voilà notre vision du travail.

De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.

Tract rédigé par le Comité de Lutte de la fac de Clignancourt

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