Déclaration anarchiste pour ceux qui soutiennent le Congrès national indigène [2017]

Comunicado anarquista para los que apoyan al Congreso Nacional Indígena [28/12/2017]

« Que vont-ils nous pardonner ?
D’avoir porté des fusils au combat
au lieu d’arcs et de flèches ?
D’avoir appris à se battre avant de le faire ? »

-Le sous-commandant insurgé Marcos

Les anarchistes et autres individualités libertaires voient dans la représentation électorale une fraude des processus de libération individuelle et collective des personnes : entrer dans les mécanismes légaux, publics et symboliques de l’ETAT, c’est déléguer notre liberté pour que d’autres décident pour nous, ce qui se traduit concrètement par le renoncement volontaire à notre capacité de choix et d’action, c’est-à-dire la résignation volontaire à exercer notre liberté.

Qu’il soit sous le contrôle des capitalistes, des bureaucrates, des indigènes ou des travailleurs, l’ÉTAT en soi est antagoniste de la liberté personnelle, environnementale et sociale des presonnes.Pourquoi disons-nous cela ? Parce que dans les faits l’Etat est l’organisation maximale de contrôle, de surveillance, de coercition et de répression que l’humanité civilisée a créée. Pour cette raison, il nous semble absurde que Marichuy, la candidate du CNI (Congrès National Indigène), adopte les mécanismes juridiques, symboliques et moraux que l’État légitime pour exercer le pouvoir : ce faisant, elle légitime le plus grand assassin de la liberté. Nous savons très bien qu’ils ne veulent pas arriver au pouvoir, ni gouverner la nation, ni qu’ils peuvent gagner les élections ; le problème que nous avons avec leur candidature est quelque chose de plus grave à notre avis : nous nous référons à la morale que Marichuy imprime sur la population, cette morale du berger et du troupeau, qui est la morale des porte-parole, des chefs, des prêtres, des bureaucrates, des prophètes, des hommes d’affaires et des partis qui guident la population avec l’argument de représenter la volonté des majorités. Ils nient ainsi aux personnes comme aux peuples la liberté d’action immédiate pour conquérir leur liberté, puisque les représentants politiques sont des barrages et des filtres qui limitent et/ou empêchent l’action directe ; ils masquent aux personnes et aux peuples le fait qu’aucun intermédiaire n’est nécessaire pour prendre sa liberté.

La logique de celui qui commande et obéit[1], du maître et ses fidèles, du tyran et de ses esclaves, du bourgeois et de ses employés, du porte-parole et de ses partisans … c’est la vieille chanson d’obéir à celui qui commande parce qu’il sait, parce qu’il est censé connaître le bon chemin pour tout le monde à tout moment et en tout lieu. Bobards  que tout ça ! Cette morale est précisément celle du berger qui guide son bétail à l’abattoir. Il est absurde de croire et de soutenir des leaders charismatiques qui vous promettent la libération puisque la liberté et le bien-être, personne ne peut vous les accorder, c’est chacun qui doit se les procurer par la culture de soi-même, par la solidarité et l’entraide qui ne nécessitent pas de grandes organisations, ni de partis ou de médiateurs sympathiques ou de projets de masse qui nécessitent une grande organisation dans laquelle l’action des individus se réduit à une collectivisation dogmatique d’un projet politique.

Nous ne voulons ni n’allons accepter d’être gouvernés par quoi que ce soit et par personne, nous combattrons jusqu’à la mort toute forme et tout projet de gouvernement, de contrôle et de coercition ; par conséquent, ce slogan de « Conseil du GOUVERNEMENT Indigène » nous répugne, car nous savons que tout gouvernement est synonyme de force et répression – comme dirait le groupe de musique CRASS – ou encore comme l’avait fort bien signalé et énoncé P.J. Proudhon en son temps :

« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu… Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! »[2]

D’où qu’il vienne, nous rejetterons toujours les propositions d’être dirigés et organisés par quelque leader charismatique ou par des porte-parole des volontés populaires qui ne représentent réellement qu’eux-mêmes et leurs laquais assoiffés de pouvoir.

Peu importe si celui qui prétend gouverner est métis, noir, blanc ou indien, celui qui planifie et réalise des projets pour gouverner fait des propositions pour contrôler des volontés extérieures à la sienne, niant ainsi la liberté intrinsèque que possèdent non seulement les êtres humains, mais tous les êtres vivants.

La décision d’agir DIRECTEMENT pour nos vies est annulée par cet appareil moral et social que nous appelons démocratie, qu’elle soit directe ou représentative. Nous savons très bien que leur campagne ne se fait pas pour  les élections (même si leur campagne se déroule dans le cadre du pouvoir dont dispose l’Institution National Electoral, [chargé d’organiser le procès électoral] pour le compte de l’Etat), et que ce qu’ils recherchent, c’est un appel à l’organisation. Mais cet appel est le message du pasteur à ses  brebis, du maître à ses serviteurs. Obéir aux diktats de la CNI implique que les gens ne s’organisent pas pour eux-mêmes, mais pour les intérêts de leurs dirigeants et leur désir d’exercer le pouvoir sur la société, c’est-à-dire de GOUVERNER. Les gens sympathisants de Marychuy s’organisent par la morale implicite de suivre le leader qui promet des espérances de libération. Ils disent qu’ils le font par stratégie. Mais quelle stratégie ? Celle de défendre, par les mécanismes de l’État, le territoire mexicain de l’extractivisme néolibéral avec lequel ils étaient censés être en guerre ? Comment entendent-ils y parvenir alors que ces  mécanismes qu’ils mobilisent (pour demander l’inscription de Marychuy aurprès de l‘INE afin qu’elle participe aux électins présidentielles de 2018) sont les mêmes qui s’accordent avec les assassins de l’État et de l’industrie, pour neutraliser les projets légitimes d’autonomie et pour PACIFIER LES INSURRECTIONS, lesquelles cherchent véritablement à mettre fin à toute forme de gouvernement, y compris les formes de gouvernement de gauche.

En lisant les multiples communiqués, interviews et en regardant d’innombrables documentaires de l’EZLN et du CNI, nous nous sommes rendu compte que leur stratégie est NATIONALISTE et donc proclame implicitement les valeurs de territorialité nationale, ce qui équivaut à affirmer qu’une série de frontières territoriales doit être maintenue, protégée par une armée et gardée de l’intérieur par la police, c’est-à-dire un ordre nationaliste visant à la surveillance, la punition, la coercition, la souffrance, la soumission à une série de lois juridiques qui protègent les intérêts de cette collectivité fanatique, orthodoxe, fièrement raciste que nous appelons le Mexique. Le sous-commandant Marcos lui-même dit qu’ils ont réalisé au moment de combattre le gouvernement qu’ils ne faisaient pas face à l’État, mais à une puissance extra-nationale [étrangère] qui est le capitalisme mondial. Ainsi, est-ce pour cela qu’ils ont mis leur combat entre les mains des mécanismes de l’État, pour protéger la nation mexicaine du grand capital, avec l’espérance que les appareils bureaucratiques, policiers et militaires limiteront l’invasion des capitaux étrangers ? Absurde! Le territoire, la nature, les villages, les individus, savent et peuvent se défendre sans médiateurs, car c’est exactement par les médiateurs (État / dirigeants / bureaucrates) que les forêts et les communautés sont dévastée. Ces médiateurs limitent la capacité d’action, de défense et d’attaque contre les assauts du projet industriel de civilisation. On sait très bien qu’affronter l’industrie et l’État, c’est affronter directement la police, l’armée, les paramilitaires et même la société civile elle-même, qui voit la destruction de la nature comme une forme de progrès, mais seulement en confrontation directe avec les assassins de la Vie. C’est comme cela que les choses sont vraiment défendues, et non par des mécanismes démocratiques, légaux et pacifistes. Les mouvements pacifistes et légalistes finissent par être écrasés par l’État au moment des querelles territoriales qui surviennent, par exemple lorsque des communautés rurales s’opposent à quelque méga projet : il y a des détenus, des emprisonnés, certains sont torturés et même tués. Mais après quelques années le méga projet s’est installé et tous les efforts ont été inutiles.

Il  arrive – mais c’est un cas exceptionel – que la légalité de l’Etat présente une faille qui joue en faveur des collectivités et permette ainsi suspendre un méga projet, mais cela en fait ne change rien : ledit méga projet est toujours ouvert, latent, [la suspension est temporaire,ce n’est pas une interruption définitive], sa mise en œuvre est simplement reportée en attendant le moment où la loi ou bien les juges accorderont de meilleures conditions pour son exécution. Si vous allez défendre la terre, les rivières, si vous allez lutter contre la gentrification, cela se fait directement, sans médiation et sans positions ridicules de pacifisme qui ne servent qu’à reproduire des logiques de victimisation. Nous en avons assez de toutes ces organisations de défense des droits de l’homme qui gagnent leur vie grâce aux ressources de l’État pour réaliser des documentaires [subventionnés] sur la façon dont les communautés et les individus sont brutalement reprimés, nous en avons marre qu’ils servent de médiateurs dans les luttes, marre des procès en prétendue défense des victimes de l’Etat, des revendications qui ne sont jamais satisfaites.Il est absurde [d’espérer] que l’Etat se punisse lui-même !

Cette paix proclamée par la légalité est la paix du cimetière, c’est pourquoi nous voyons dans la lutte frontale contre l’industrialisation et l’État, le seul moyen de défendre nos vies contre les ravages quotidiens. Rendre coup pour coup, mort pour mort aux assassins est le seul moyen de battre ces salauds meurtriers. Nous ne voulons pas la paix, nous voulons la victoire ! Nous savons que vous dites qu’il est impossible de vaincre l’État, mais il se trouve que c’est possible, combien de fois les insurrections ont-elles mis fin à la domination de l’État, combien de fois les projets libertaires ont-ils triomphé ? de très très nombreuses fois ! Mais il est arrivé que les gauchistes nostalgiques de l’ordre ancien aient fait revenir dans la société l’organisation de l’État et avec elle le gouvernement et avec le gouvernement les mécanismes de contrôle, de surveillance, de punition et d’assujettissement qui empêchent la liberté de tous les êtres vivants. (…).

Maintenant, avant d’éprouver du mépris – nous savons que certains en ressentent déjà – pour nous anarchistes et notre posture indomptable de combattre toute forme de contrôle, de gouvernement ou de parti à la fois de droite, de centre ou de gauche, nous nous souvenons que le mouvement anarchiste a été celui qui a provoqué et a commencé la révolution mexicaine – sans jamais exclure les méthodes violentes. Nous nous rappelons qu’Emiliano Zapata a été influencé de manière décisive par les anarchistes dans son idéologie révolutionnaire – bien que les Magonistes aient refusé en 1913 d’unir leurs de forces dans ses rangs parce qu’ils considéraient leur lutte comme régionaliste limitée et réformiste[3]. Nous nous rappelons que le cri de « Terre et Liberté » (Tierra y Libertad) est d’origine anarchiste, de même que la phrase « tout pour tous, pour nous rien » (para todos todo, para nosotros nada) – que tout le monde pense être du Sub [Commandante Marcos] – est une phrase des frères Flores Magón, des anarchistes qui furent emprisonnés et tués pour n’avoir jamais accepté, pactisé ou même négocié avec l’État. C’est pourquoi, à partir d’une analyse historique et actuelle de la situation, la stratégie du CNI est pour nous un gaspillage d’énergie. Nous considérons comme contre-productive la pacification des luttes que provoque la candidature de Marichuy, puisque cette candidature signifie le pacte et la négociation avec les assassins qui administrent l’État, c’est-à-dire admettre et reconnaître le gouvernement dans sa fonction prétendument légitime de Contrôle, Surveillance et Châtiment des personnes. C’est se soumettre aux calendriers institutionnels de ceux qui gouvernent et de ceux qui obéissent. Pourquoi rendre visible sa lutte à travers une candidature qui se déroule dans le temps et l’espace des élections fédérales ? Pour s’emparer du pouvoir de l’État ? Pour rien! Ils ne font que jouer le jeu de l’État, ils finissent seulement par légitimer explicitement et se conformer implicitement aux décisions et aux ordres de ceux qui gouvernent et administrent ce massacre qu’on appelle le progrès, l’État et l’industrie.

Parmi tout ce que nous voulons dire, nous voulons remettre en question les statuts que l’EZLN a définit dans sa déclaration d’introduction[4] et que beaucoup de ses partisans ont adopté de façon acritique :

Pour commencer, nous voulons discuter du concept de « Bon Gouvernement » (Buen Gobierno), qui nous semble particulièrement sordide puisque – comme cela a déjà été répété à maintes reprises – il ne peut pas y avoir de bons gouvernements, puisque- le gouvernement est surveillance, punition, contrôle, obéissance. Concernant d’ailleurs le concept d’obéissance, le premier point de la lettre de bon gouvernement de l’EZLN dit « Obéir pas commander  » (Obedecer no mandar). Cette logique ne favorise justement que ceux qui – dans les gouvernements et dans les partis – commandent ! Quels malins les dirigeants de l’EZLN et du CNI ! Un des plus grands problèmes de l’humanité a été et reste l’obéissance massive ; les grands problèmes de l’humanité sont dus justement à l’obéissance et non pour avoir désobéi.

Le second point stipule « représenter et non supplanter ». Mais est ce que par hasard la représentation – en termes politiques – n’est pas justement supplanter l’autre parce que cet autre a abdiqué volontairement ou de force sa volonté d’agir ? Représenter politiquement comme il a été dit dès le début de ce texte, c’est dénier aux gens la capacité d’agir directement pour leur liberté et leur destin. Cette dynamique de représentation politique est-elle une dynamique confortable pour les classes moyennes et supérieures qu’ils voient dans le CNI et dans le Mouvement de régénération nationale (MORENA)[5] Morena un espoir de Changement sans devoir se mettre les mains dans le cambouis ?

Le quatrième point affirme « Servir, pas se servir » C’est juste une morale des esclaves, qui profite à ceux qui gouvernent dans les grandes organisations politiques qu’elles soient du centre, de droite ou de gauche, c’est une logique qui aide les porte-parole/dirigeants/dirigeants de partis comme le CNI.

Le cinquième point dit : « Abaisser, pas élever ». C’est encore une autre valeur d’esclaves, la victimisation et l’auto-abaissement pour que les sujets qui sont au-dessus, le restent éternellement.

Pour nous il ne s’agit ni de monter ni de descendre, mais de construire de nouveaux mondes horizontalement (sans descendre ou monter politiquement), qui de différentes manières sont tous équitables, sans auto-abaissement politique !

Enfin le dernier point proclame « donnez la vie, ne l’enlevez pas » Pour nous cette phrase est l’une des plus délicates, car la vie est la chose la plus précieuse, la plus belle chose qui existe, alors don nez-la pour un parti politique, pour le leader charismatique ou par les managers et leurs valeurs démocratiques et populaires nous rend absurde : la logique du martyr est aussi morale pour les esclaves, qui se sacrifient pour des causes que bien souvent ils ne comprennent même pas entièrement ou sont entièrement les leurs . Pour nous, celui de donner vie en combattant l’État, l’industrialisation de l’existence, n’est pas un sacrifice, ni un devoir institué dans les normes sociales, par et du parti ou de la volonté populaire, mais des engagements que nous assumons à partir du moment où nous nous décidons d’être libres et d’être libres par l’action directe, sans médiateurs qui vivent en parasites du pouvoir et de l’obéissance de ceux qui l’entourent et qui le suivent… et pour nous de tuer un banquier, un chef, un biotechnologue ou le fasciste sur ton bloc, c’est quelque chose de beau, une belle violence qui n’aspire pas à la paix, mais à la victoire ; c’est moche, terrible à tuer, mais parfois il faut prendre des vies, ça dépend du contexte et pourquoi on le fait, mais on n’en ferait jamais un commandement, encore moins dans le statut moral d’une « lettre de bon gouvernement » … et oui, nous préférons donner la vie Il faut l’enlever, mais parfois pour la donner il faut tuer ceux qui assassinent la Vie avec ces projets industriels où l’Etat est le principal bouclier pour les mener à bien.

Cette lettre a été écrite par des anarchistes épris de liberté, par d’heureux saboteurs de gouvernements et d’entreprises. Le fait que nous critiquions si durement le CNI et certains aspects de l’EZLN ne signifie pas que nous nous opposions aux luttes légitimes pour la liberté et la libération des peuples originels d’Amérique et du monde ; au contraire, nous sommes complices de tous ces « Indiens » qui se refusent au progrès, qui ont saboté des machines, qui ont effectué des blocus et des barricades pour arrêter l’avancée écocide des méga projets de mort, nous sommes complices de tous ceux qui affrontent directement le pouvoir, qui résistent et plus encore qui combattent coup pour coup, mort par mort, les entreprises et les gouvernements assassins, qui sont, après tout, les deux faces d’une seule et même pièce. Nous, anarchistes et autres individus et collectifs libertaires, avons subi des menaces de mort, des persécutions, des incarcérations, la mort de compagnons et donc nous savons parfaitement ce que signifie lutter sans trêve contre les assassins qui exercent le pouvoir à partir de l’économie et de la légalité industrielle et civilisée. Mais ce n’’est pas pour autant que nous nous considérons comme des victimes ou que nous négocions avec l’Etat et les entreprises, Au contraire, nous nous assumons de plus en plus comme des volontés guerrières qui attaqueront dans la clandestinité, donnant des coups stratégiques, durs et mortels au système de la mort aux points où cela lui fera le plus mal… et dans notre vie quotidienne nous continuerons à tisser des réseaux d’affinité, réalisant une infinité de projets autogérés, apportant notre appui à tous les projets autonomes et de libération des populations qui en ont ainsi décidé. Cette critique est parce que l’on voit dans la candidature de Marychuy des choses qui, loin de faire avancer la libération, la retardent ; le soutien aux communautés indigènes du Mexique et du monde par les anarchistes a toujours été là … et continuera à l’être, car l’un des problèmes les plus graves de l’humanité a été le colonialisme et nous ne cesserons de lutter contre lui jusqu’à ce que nous le voyions brûler dans les flammes de l’action directe

Quelques anarchistes pour l’anarchie

28 novembre 2017, quelque part au Mexique.


[1] Référence à la terminologie zapatiste  « Mandar obedeciendo », diriger en obéissant, qui veut que « le peuple commande et le gouvernement obéit ».

[2] Proudhon, P.J. (1851), Idée générale de la révolution au XIXe siècle.

[3] Dans le livre « Le Magonisme : histoire d’une passion libertaire 1900-1922 » de Salvador Hernández Padilla, sont présentées les différences et les liens qui existaient entre le zapatisme et le magonisme anarchiste [du Parti Libéral Mexicain]. Parmi les informations importantes, on retiendra la correspondance personnelle entre Emiliano Zapata et les membres du Conseil d’organisation du Parti libéral mexicain.

[4]  Première déclaration de la forêt lacandone, 1er janvier 1994

[5] Mouvement de régénération nationale (MORENA) : parti politique mexicain issu du mouvement social. Il a été créé en 2011 en tant qu’association civile à l’initiative d’Andrés Manuel López Obrador (AMLO), alors en rupture d’avec le PRD (parti révolutionnaire démocrate, lui-même scission de ‘gauche » du parti unique au pouvoir entre 1930 et 2000, le Parti Révolutionnaire Institutionnel). Depuis les élections présidentielle de juillet 2018, il est le parti au pouvoir dont est issu le président AMLO et son gouvernement. Il dispose de la majorité absolue à la Chambre des députés et d’une majorité relative au Sénat de la République.

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