Il resterait plus de 1 million de logements vides si tout le monde était logé !

En France, selon l’INSEE, sur 33 700 000 logements, 7 % sont vacants, soit plus de 2 millions de logements vides. Toujours en France, il y a quelques 133 000 SDF, 85 000 habitants en logements de fortune et 400 000 personnes hébergées chez des tiers dans des conditions très difficiles. Si toutes ces personnes étaient logées, il resterait encore un million de logements vides.

Que l’on soit ouvrier, chômeur, étudiant ou retraité, trouver un toit est essentiel pour tous. Pas facile par les temps qui courent. Il faut se débrouiller seul. Si on a la chance de gagner trois fois le montant du loyer ou d’avoir un garant encore plus riche (ou moins pauvre) que soi, de la patience et du temps, remplir tous les dossiers administratifs pour le droit au logement… alors on peut peut-être en trouver…

Dans le cas contraire c’est la galère. Pour ceux qui sont en situation de précarité, le standard 115 étant débordé par les demandes, c’est la rue, une tente de camping ou une cabane dans les bois.

C’est inadmissible ! D’autant que des logements, ce n’est pas ce qui manque !! Ces propriétaires sans cœur et sans états d’âme laissent leurs appartements et leurs immeubles vides, en attendant que les prix de l’immobilier grimpent, alors que d’autres meurent de froid, dehors.

Tôt ou tard (et le plus tôt sera le mieux), ils devront céder leurs biens immobiliers… si nous nous y mettons tous ! Pour cela, pas d’isolement, pas d’individualisme ou de repli sur soi… mais de la solidarité.

A Toulouse, une campagne de réquisition a commencé depuis plus d’un an. Des travailleurs sociaux, des chômeurs, des sdf, des travailleurs pauvres… s’organisent collectivement et ouvrent des logements abandonnés par l’État ou des propriétaires privés. Déjà plus de 200 personnes, comprenant des familles avec des enfants en bas âge, redonnent vie à ces logements.

Pas sans difficulté ! L’État et sa justice sociale (de gauche) ont toujours un prétexte pour expulser et remettre des êtres humains à la rue et cela de façon ultra- violente. Dernièrement, nous avons vu à « l’œuvre » un hélicoptère, 40 camions de police, des policiers armés jusqu’aux dents… Résultat : des familles en larmes, des enfants terrorisés, des arrestations…. quelle honte !

Ce que l’État propose : pas de logement, pas de trêve hivernale, pas de justice, pas de tranquillité ; mais encore plus d’expulsions prochainement dans notre ville.

Ce sont toujours les mêmes qui payent!

Vous avez dit un logement pour tous ? Non ! Nous exigeons des logements
pour nous ! C’est-à-dire pour tous ceux qui sont dans l’attente d’un logement
depuis plusieurs années voire depuis plusieurs décennies. Pour tous ceux qui
vivent dans des taudis, dans des hôtels. Pour tous ceux dont les enfants sont placés à cause de la galère du logement. Pour tous ceux qui sont à la rue ou menacés d’expulsion.

Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris chargé du logement, président de
Paris Habitat (anciennement OPAC), président de la SGIM (Société de Gestion Immobilière Municipale), etc. et tous ses semblables, responsables de nos galères, ont de quoi se loger amplement et ne subissent pas ce que nous subissons dans notre quotidien.

Quand je-tu-il-elle-nous nous rendons dans les multiples services sociaux,
pour toute réponse, c’est le Samu social (115) débordé… au garde-à-vous pendant des heures dans les cabines téléphoniques pour finir sur un banc… et même, des bancs, il n’en existe pratiquement plus.

Pour eux, nous ne sommes que des chiffres (un numéro d’écrou).

APRES LES LOIS SARKOZY, LES LOIS D’HYPOCRISIE

Nous sommes condamnés au clapet : ferme-la ou tu te retrouves en garde-à-vue pour outrage à agent. Nous avons subi les lois Sarkozy, aujourd’hui, nous subissons les lois hypocrites !

Ils parlent de construire des logements alors que des immeubles sont vides, laissés à l’abandon depuis des années, au détriment des mal-logés, des sans-domiciles fixe qui sont de plus en plus nombreux.

Tout cela profite aux marchands de sommeil, aux patrons d’hôtel, aux spéculateurs immobiliers qui s’enrichissent sur notre dos, notamment à ma ville de Paris qui empoche des taxes sur les transactions immobilières (plus d’un milliard d’euros en 2011 et plus encore en 201 020 !)

Lâchez les logements 

Auto-organisons-nous contre les mensonges électoraux, politiques, contre toutes les formes d’expulsion, d’exclusion, pour arracher des logements, ce qui est le minimum vital !

CMLSF 18 (Collectif des mal-logés sans frontière du 18e arrondissement Paris)

Le collectif des Mal-logéEs Sans Frontières du 18e appelle à un rassemblement

Publié le 27 novembre 2013

Le gouvernement a choisi son camp. Il est plus important pour le parti socialiste et ses alliés (comme pour la droite), de satisfaire les intérêts des spéculateurs, rentiers, businessmans et autres capitalistes, que de répondre à ce besoin essentiel et vital qu’est un logement correct pour tous et toutes.

Le collectif des mal logés du 18e sans frontières s’est créé il y a un peu plus de 10 ans. Des habitants de cet arrondissement d’horizons divers ont décidé de se rassembler pour s’entraider face aux galères communes : papiers divers, recherche de logement, etc.

Collectif des mal-logéEs du 18e sans frontières
Réunion tous les dimanches à 15h, 13 Bd de Strasbourg Métro : Strasbourg-Saint-Denis
Contact : 06 50 51 91 90 – 06 86 56 84 55 – cml18sf@gmail.com

POLITIQUES HYPOCRITES

Régulièrement, les médias et les politiques nous expliquent que la France, et notamment Paris, connait une grave crise du logement.
Un peu comme une catastrophe naturelle ou une maladie contre laquelle on ne pourrait rien faire, ou pas grand chose…
Comme s’il était naturel que des gens dorment dans la rue alors que des milliers d’immeubles sont vides.
Comme si la hausse exorbitante des loyers tombait du ciel. Et que les expulsions, l’endettement à vie, les logements insalubres et leur cortège de maladies, les incendies et les logements trop petits et surpeuplés étaient des fléaux inévitables…
Comme si la spéculation immobilière et les profits monstrueux qu’en tirent quelques promoteurs, banquiers, sociétés foncières, agences immobilières, notaires, rentiers, millionnaires ou milliardaires, étaient une loi de la nature que l’on ne pouvait remettre en question.

D.A.L.O.= P.I.P.E.A.U…

En 2007, pour mettre fin au campement de centaines de tentes de S.D.F, à Paris le long du canal St- Martin et dans plusieurs villes de France, le gouvernement instaure le « Droit Au Logement Opposable » (D.A.L.O.). Cette loi, voulue par la gauche et par la droite, nous a été présentée comme une grande avancée qui, en inscrivant le « droit au logement » dans la loi, permettrait à des pas-logés ou à des mal-logés (sous conditions) de faire condamner l’État si celui-ci ne leur trouvait pas un logement dans un certain délai…
Concrètement, depuis la promulgation de cette loi, des milliers de sans domiciles et de mal-logés ont « condamné » l’État à payer une amende (devant aller à un fonds pour construire du logement social), mais n’ont toujours pas de logement. L’instauration du DALO n’a pas créé de logements, ni fait baisser les prix de l’immobilier. Tout ce que le DALO a créé, c’est plus de paperasserie…

ET LA NOUVELLE LOI DUFLOT ? Sympa pour les propriétaires, pas pour les mal-logéEs…

La loi Duflot en quelques mots :

  • Des réductions d’impôts pour les propriétaires.
  • Un « encadrement des loyers » qui consiste à aligner tous les loyers, même les moins chers, sur une même moyenne, dans des quartiers où les loyers sont déjà trop chers.
  • Permettre aux propriétaires de se faire payer par l’état en cas d’impayé de loyer, et laisser l’état se charger de recouvrir les impayés.
  • Réglementer les agences immobilières, qui de toutes les manières n’acceptent plus nos dossiers parce que nous ne gagnons pas assez.
  • Punir le locataire qui n’arrive pas à payer en lui infligeant une pénalité jusqu’à 30% du prix du loyer par mois de retard !
  • Rendre plus transparente l’attribution des logements sociaux ! (On nous a déjà dit ça il y a 10 ans…)

LE CHANGEMENT, C’EST QUAND ?

Le gouvernement a choisi son camp. Il est plus important pour le parti socialiste et ses alliés de satisfaire les intérêts des spéculateurs, rentiers, businessmans et autres capitalistes, que de répondre à ce besoin essentiel et vital qu’est un logement correct pour tous.
On le voit bien à Paris dans les quartiers populaires où, depuis des années, les habitants les plus précaires sont chassés et remplacés par une population plus aisée. La politique du logement social menée par la mairie y participe grandement. Ainsi la priorité pour nos élus (de droite comme de gauche), est de faire dans ces quartiers du logement social pour les « classes moyennes », pas pour les précaires, et de contribuer ainsi à l’augmentation des prix de l’immobilier. Comme le dit Jean-Yves Mano (adjoint chargé du logement (P.S) à la mairie de Paris depuis 2001) :

« Un dispositif totalement informatisé [d’attribution des logements sociaux] qui se voudrait équitable favoriserait automatiquement les plus précaires aux dépens de nos efforts pour maintenir les classes moyennes à Paris » (!), 22/09/2012, dans le journal « le Monde ».

Quelques chiffres :

  • Évolution de la population habitant à Paris entre 1999 et 2009 :

Cadres et professions intellectuelles supérieures : + 6 %
Ouvriers et employés : – 3 %

  • Logements vides à Paris : 130 000.
  • Bureaux vides à Paris : 1,4 millions de mètres carrés.
  • Nombres de demandeurs de logements sociaux à Paris : 137 000.
  • Nombre de S.D.F morts dans la rue en 2012 : 439.

(Chiffres : INSEE et collectif « les morts de la rue ».)

Il est clair que le changement de politique ne viendra pas de ceux qui nous gouvernent. Eux qui sont bien logés et qui tirent profit de la situation. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, notre solidarité et notre ténacité pour faire bouger les choses. Ne restons plus isolés, organisons-nous et luttons pour arracher des logements.

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 30 NOVEMBRE A 14 HEURE PLACEDE L’HÔTELDEVILLEDEPARIS

(métro : Hotel de ville)

Collectif des mal-logéEs du 18e sans frontières
Réunion tous les dimanches à 15h, 13 Bd de Strasbourg Métro : Strasbourg-Saint-Denis
Contact : 06 50 51 91 90 – 06 86 56 84 55 – cml18sf@gmail.com

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