LA VIE A AIRBUS

Quand une équipe de techniciens Français va à Hambourg pour analyser les méthodes de cablage des Allemands, et qu’ils se font jeter par les travailleurs de ce site à l’appel de leur syndicat ;

Quand, à Toulouse, les travailleurs Français et Allemands en viennent aux mains à cause d’une très grande différence de salaire, avec des syndicats locaux qui jouent sur la fibre chauvine.

Quand tout ceci se produit, inutile de dire que ces syndicats sont les alliés de la direction , qui non seulement désamorce la critique sociale et d’éventuels embryons de lutte, mais aussi, quitte à créer des tensions stupides, divise les salariés entre eux.

Si ces syndicats, qui ont la prétention de défendre les salariés face à la direction n’étaient pas des hypocrites, on n’en viendrait pas à frapper sur le voisin Français ou Allemand, mais il y aurait une union entre exploités.

Pendant que le syndicats (FO, CGC, CFTC, CFDT) « défendent l’emploi » contre la mainmise allemande sur EADS, la productivité et la flexibilité marchent plein pot sur les sites toulousains.Notamment des intérimaires en CDI, en passant sous la coupe des sous-traitants, bossent beaucoup avec des horaires difficiles pour gagner peu en définitive.

Mais ces syndicats trouvent ça tout à fait normal.

Il existe plus de 150 types d’horaires différents sur tous les sites d’Airbus France : 2 x 9 heures ; 3 x 8 h ; samedi, dimanche y compris nuits ; vendredi-samed idimanche ; 6 jours / 7 ; … Là aussi, les syndicats trouvent ça tout à fait normal.

La rentabilité des exploiteurs de la direction, 
qu’ils soient Français ou Allemands se foutent royalement des conditions de travail et des conséquences sur la santé des ouvriers.

Ainsi, après deux ans de crise et dix-huit mois d’annonce du plan « Power 8 », les problèmes à Airbus ne sont toujours pas réglés et se sont toujours les ouvriers, Français, Allemands, Espagnols ou Anglais qui supportent le cynisme de la direction et qui trinquent.

Texte diffusé à Airbus et  tiré de Anarchosyndicalisme ! #107

Disponible en ligne ici : http://www.cntaittoulouse.lautre.net/rubrique.php3?id_rubrique=80

Envoi du journal papier sur simple demande à CNT AIT, 7 rue St Rémésy 31000 TOULOUSE

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