Catégorie : SOUVIENS TOI …

Helioz Gomez ou l’artiste à la cravate rouge

Première publication : samedi 28 août 2010 Publié dans le Niglo en Colère noire, bulletin de la Commission des gens du voyages éditée avec le soutien de la CNT-AIT https://cnt-ait.info/2010/08/29/le-niglo-colere-noire Hélios Gómez est l’un des représentants les plus emblématiques du graphisme espagnol du XXe siècle. Il est né à Séville en 1905 d’une vieille famille gitane […]

A propos des maquis anarchistes espagnols en Ariège : Une tentative de révision de l’histoire de la résistance en Ariège

samedi 27 octobre 2007Pour information, Veuillez trouver ci-dessus un droit de réponse adressé à la Dépêche du Midi suite à un article pour le moins incroyable expliquant, à l’occasion de l’anniversaire de la libération de Foix, que les maquisards anar étaient … des communistes qui se faisaient passer pour des anars ! La mode est décidément […]

LE PEUPLE MEXICAIN EST PRET POUR LE COMMUNISME / PRESENCE DU MAGONISME (2006)

Première publication : jeudi 9 novembre 2006 LE PEUPLE MEXICAIN EST PRET POUR LE COMMUNISME Les habitants de Morelos, comme ceux de Puebla, de Michoacan, Durango, Jalisco, Yucatan, et des autres états, dans lesquels de vastes étendues de terrains ont été occupées par des masses prolétaires qui se sont voués a leur culture démontrent au […]

I. Histoire de la CNT-AIT : Une courte apogée (1945 – années 1950)

Nous verrons dans cette première partie comment la CNT-AIT, après sa constitution, connaît une rapide apogée. Elle fut écourtée par des problèmes théoriques et pratiques qui la divisèrent. Ces divisions affaiblirent fortement l’organisation et la plongèrent dans un isolement dont elle n’est pas parvenu à sortir.
1- Des débuts prometteurs (1945-1949)

a) Les anarcho-syndicalistes dans la CGT (1945-mai 1946)

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, les anarcho-syndicalistes étaient entrés à la CGT. Les anciens adhérents à la CGT-SR, qui avait cessé d’exister pendant le conflit (1), dans un appel daté du 15 septembre 1944 adressé aux syndicalistes révolutionnaires, demandèrent en effet “de faire, tous, l’Unité Syndicale, complète, totale, absolue, qui nous donnera dans ce pays une seule Centrale Syndicale : la CGT ; dans le monde une seule Internationale dont peu importe son titre.” (2) . Ainsi, plutôt que de faire renaître une CGT-SR, ses anciens adhérents ont préféré former la Fédération Syndicaliste Française (F.S.F.) afin de regrouper tous les syndicalistes révolutionnaires au sein de la CGT. Ils créèrent en même temps un journal, L’Action syndicaliste. Outre les anciens de la CGT-SR, la FSF était composée de jeunes issus de la résistance, tel que Raymond Beaulaton, ou bien encore d’espagnols en exil en France. L’importance de cette FSF en terme d’adhérents est difficile à évaluer. Selon Aimé Capelle (3), on pouvait compter environ 2000 adhérents rien que sur Paris. Toujours selon Capelle, la FSF aurait surtout été constituée par “les copains des métaux”, et dans une moindre mesure par “les copains du bâtiment” qui avaient reconstitué le S.U.B. (Syndicat Unifié du Bâtiment, principal syndicat de la CGT-SR). Des sections F.S.F. se sont constituées à Paris, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Marseille, Lille, Saint-Nazaire. Une toute autre estimation de la F.S.F. est donnée par l’union locale de la CNT-AIT de Bordeaux en novembre 1947 : “La F.S.F. n’eut pas grand succès. Elle ne groupa jamais plus de quelques centaines d’adhérents, -presque tous anciens de la CGT-SR- et surtout elle n’eut aucune influence dans la CGT”. On peut ainsi affirmer que la F.S.F. n’eut aucun poids au sein de la CGT, bien qu’il soit difficile d’évaluer précisément ses effectifs. Si la F.S.F. semble être une tendance de la CGT, ses statuts sont assez flous et même proches de ceux d’une centrale : “Article premier. -La Fédération Syndicaliste est organisée sur la base de groupes locaux intersyndicaux, ou, à défaut, de groupes régionaux. Dès que le nombre de leurs membres le permet, les groupes doivent constituer des sections industrielles qui, elles-même, devront s’appuyer sur des sections d’ateliers, chantiers ou bureaux.” (4). D’après cet article, il est donc possible de constituer dans une entreprise une section F.S.F. à côté d’une section CGT. L’article 2 montre également que la F.S.F. se présente comme une organisation à part entière plus que comme une tendance de la CGT : “Article 2. -Les adhérents des groupes peuvent être membres d’une Centrale Syndicale non adhérente à l’A.I.T. (…)”. Or, la F.S.F. est la seule section française de l’A.I.T. (selon les statuts de l’A.I.T., il ne peut y avoir qu’une seule section par pays). Elle se présente comme une organisation syndicale tout en autorisant ses membres à adhérer à une autre centrale. Elle ne s’affirme donc pas comme une tendance organisée de la CGT, bien qu’elle n’existe qu’au sein de cette dernière. L’objectif de la F.S.F. au sein de la CGT n’était autre que de s’opposer à sa direction, et de diffuser les idées syndicalistes révolutionnaires. L’article fondamental des statuts de la F.S.F. présente un condensé du syndicalisme révolutionnaire. Apparaissent les thèmes de “suppression du patronat, d’abolition du salariat et la disparition de l’État”. Elle vise l’instauration d’une société basée sur le “communisme libre”. Il paraît d’ailleurs plus judicieux de parler d’anarcho-syndicalisme plutôt que de syndicalisme révolutionnaire. A la lecture des statuts, il est peu probable que la F.S.F. ait pu recruter les syndicalistes révolutionnaires regroupés autour de la revue La Révolution prolétarienne. La F.S.F. affirme clairement son opposition aux partis politiques : “Son action se déroule en dehors de celle de tous partis politiques et en opposition avec ceux-ci” (article fondamental). Il est également ajouté qu’“en aucune façon, ils (les adhérents de la F.S.F.) ne peuvent être membres de partis politiques” (article 2).

Constant Martin, le dreyfusard anarchiste oublié

Quand les historiens et les militants se penchent sur l’action des anarchistes pendant l’affaire Dreyfus, ce sont immédiatement les noms de Bernard Lazare – le premier des dreyfusard – et de Sébastien Faure – le propagandiste du Libertaire – qui sont cités. On oublie souvent un troisième nom, celui de Constant Martin. Il fut pourtant […]

Affaire Dreyfus : Sébastien Faure et l’opportune opinion publique, décembre 1897

Luc NEMETH « Il faut bénir cette affaire Dreyfus de nous avoir en quelque sorte révélés à nous-mêmes« [1], écrivait en 1898 Octave Mirbeau ; lui-même, parlait d’expérience, ayant jadis commis des articles dont il exprima le poignant repentir. Mais il y eut aussi ceux que cette affaire révéla pour le pire. Non qu’ils soient devenus soudain […]

Des anarchistes dans l’affaire Dreyfus : en guise d’introduction

Introduction de la série de brochures sur les anarchistes dans l’affaire Dreyfus. pour en savoir plus sur ces brochures, cf. après le texte de l’introduction Un peu d’Histoire … À la fin de l’année 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, militaire juif d’origine alsacienne, est accusé d’avoir livré aux Allemands des documents confidentiels appartenant à l’armée […]

HEUREUSEMENT IL Y A L’UNEF !

vendredi 24 février 2006 Tract Recto / Verso. Pour recevoir la version maquettée envoyer un mail à contact@cnt-ait.info 1) Selon l’UNEF, au sein d’une AG, l’ordre du jour est établi par :  L’abbé Pierre  Dieudonné  Tous les participants à l’AG 2) Au sein même de l’UNEF, qui prend toutes les décisions :  Jean-Marie Bigard  L’ensemble des adhérents  Le grand chamane d’Australie 3) L’UNEF, […]

Gauche et extrême gauche : TROP CONSCIENTS POUR SE REVOLTER

dimanche 8 janvier 2006 Quelques réflexions sur la révolte des banlieues d’Automne 2005. Texte paru dans dans Le Combat Syndicaliste Midi-Pyrénées (Anarchosyndicalisme !), le journal de la CNT-AIT de Toulouse, numéro 93, décembre 2005-Janvier 2006 (https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article7), et repris dans la brochure consacrée à la révolte des banlieues d’automne 2005 La révolte qui a suivi la […]

Pierre Seel, un homme debout

Je me souviens de ma première rencontre avec Pierre Seel.

Nous étions tous les deux dans une boutique de photocopie de la place du Salin, lui vieillard en train de photocopier des documents, moi jeune adulte photocopiant des tracts pour une manif antifasciste.

Je ne sais plus lequel des deux a abordé l’autre, mais c’était comme une évidence. Nous avions des révoltes à partager.

Cette rencontre est de celles qui comptent.

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