(Première publication jeudi 9 août 2007 dans Anarchosyndicalisme !, journal de la CNT-AIT)
Réflexion à propos des suicides de plusieurs salariés chez RENAULT, PSA, EDF-GDF, … :
Chez Renault, chez PSA, à EDF-GDF, parmi les personnels des maisons de retraite, tout comme chez les ouvriers de l’agriculture où du bâtiment, dans tous les lieux d’exploitation, les suicides, généralement passés sous silence, se multiplient. Pourquoi ?
On peut d’abord penser à l’augmentation des cadences, à la recherche de productivité et au stress à l’intérieur de l’usine,-sur le lieu de travail. Mais aussi, au raccourcissement du temps, à la recherche de la rapidité, à l’omniprésence de technologies addictives à l’extérieur.
Quelle différence en effet entre nos conditions de travail et nos modes de vie ? L’homme moderne, le producteur-consommateur , a fini par transférer les nouveaux carcans de l’exploitation (informatique, téléphone portable, gadgets divers) dans son intimité. Le travail tue ; oui, mais pas seulement. Ce qui tue, c’est la conception et le cadre dans lequel se déroulent nos existences. Dépressions, suicides, sont les réponses individuelles aux problèmes d’une société égotisée, celle du » chacun pour soi « . De l’individualisation des contrats de travail à l’isolement des individus au quotidien, tout transpire du règne marchand, tout pousse à détruire la vie relationnelle ; aucune différence de fond entre le monde du travail et le reste