texte adopté au Congrès Constitutif de la CNT-AIT à Paris, en décembre 1946 La Charte de Parisadoptée au Congrès constitutif de la C.N.T (Décembre 1946) En présence de l’instabilité politique et financière de l’Etat français, qui peut à tout instant provoquer une crise de régime et, par conséquent, poser la question d’un ordre social nouveau […]
Auteur/autrice : CNT-AIT
5 décembre : LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANT ! (Tracts et Analyse post-manif)
Ci joint des propositions de tracts pour diffuser avant, pendant et après le 5 décembre … 60 ans c’est déjà trop tard ! (Tract A5) Télécharger 60 ANS C EST DEJA TROP TARD La retraite on veut en profiter vivant (argumentaire 4 pages A4) Télécharger LA RETRAITE ON VEUT EN PROFITER VIVANTS Et toi tu […]
Chile: Nicht wie Marx, eher wie Bakunin
Wie die französische Basisgewerkschaft CNT-IAA Anfang Dezember 2019 mitgeteilt hat, gibt es Neuigkeiten von der Anarchistischen Gruppe Germinal aus der chilenischen Provinzhauptstadt Concepción. Folgenen Brief haben sie in Englisch übersetzt und veröffentlicht:
Liebe Genoss*innen,
[nach einem Monat krasser Kämpfe] ist hier in Concepción noch niemand von unseren Mitstreiter*innen in Polizeigewahrsam oder im Gefängnis, obwohl es in den ersten Wochen des Kampfes einige Verletzte durch Gummigeschosse gab.
Bei uns konnte eine starke, dauerhafte Präsenz auf den Straßen und auch in den Nachbarschaften, wo selbstbestimmte Versammlungen organisiert und gut besucht wurden. Dabei war die Art der Organisierung sehr interessant, auf sehr anarchistische Weise. Bis zum heutigen 03. Dezember war es möglich eine starke Auseinandersetzung zu führen ohne nachzugeben, und zwar überall gleichermaßen: in Santiago, Valparaiso, Iquique, Tocopilla, Puerto Montt – man kann sagen fast im ganzen Land.
Demonstration in Santiago de Chile, 08.12.2019 (Foto: B1mbo, commons.wikimedia.org)
Ich sende dir einen Text, den wir am Anfang des Volksaufstands verfasst haben und der immer noch höchst aktuell ist. Vor allem heute, da die Regierung hervorgehoben hat, dass ihre Feinde, welche für die Brände und Plünderungen verantwortlich seien und die nun die Straße übernommen haben, die Anarchist*innen seien. Und daher soll eine Unterdrückungskampagne gegen Gruppen und Einzelpersonen gestartet werden.
Grupo Anarquista Germinal (Concepción/Chile, 04.12.2019)
CHILI : INFORMATION DES COMPAGNONS DU GROUPE ANARCHISTE GERMINAL (CONCEPTION) / « Je sais juste que ce n’est pas Marx. Cela ressemble plus à Bakounine. »
Chers compagnons,
Tout d’abord, merci de votre sollicitude. À Concepción, nous n’avons pas encore eu de compagnons en détention ni de prisonniers, même si certains ont été blessés par balles au cours des premières semaines de lutte.
Ici, une forte présence a été maintenue dans la rue et dans certains quartiers en organisant ou en participant à des assemblées populaires auto-convoquées, où la teneur de l’organisation, très libertaire, a été très intéressante. Il a été possible de maintenir une lutte acharnée jusqu’à aujourd’hui 3 décembre sans baisser les bras, et ceci de la même manière partout, à Santiago, à Valparaiso, à Iquique, à Tocopilla, à Puerto monte, c’est-à-dire sur presque tout le territoire national.
Je vous envoie un texte que nous avons envoyé au début du soulèvement populaire et qui est encore très valable. Particulièrement aujourd’hui, alors que le gouvernement a pointé du doigt les anarchistes comme les ennemis qui ont initié les feux, les pillages et qui aujourd’hui encore maintiennent les occupations de rues. Ils cherchent donc à lancer une campagne de répression contre des groupes et des individus.
Groupe Anarchiste Germinal
Concepcion, Chile , 2019-12-04
CHILE : Informe del Grupo Anarquista Germinal de Concepción / « Solo sé que no es Marx. Es mas bien Bakunin »
Estimad@s compañer@s,
antes que nada gracias por su preocupación, acá en Concepción no hemos tenido, aun, compañeros detenidos, o presos, si algunos heridos con perdigones en las primeras semanas de lucha.
Acá se ha mantenido una presencia fuerte en la calle y además en algunos barrios organizando o participando de asambleas autoconvocadas, donde ha sido muy interesante el tenor de la organización, muy al estilo libertario. Se ha logrado mantener hasta hoy 3 de diciembre una fuerte lucha sin que bajemos los brazos, de igual forma, esto en Santiago, Valparaiso, Iquique, Tocopilla, Puerto monte, es decir en casi todo el territorio nacional.
Les envío un texto, que enviamos a principios del levantamiento popular y que sigue muy vigente. Sobre todo hoy, que el gobierno ha apuntado a que los enemigos que iniciaron los incendios, saqueos y que hoy mantienen las calles tomadas son los Anarquistas, por tanto, buscan iniciar una campaña represiva contra grupos e individuos ácratas.
Grupo Anarquista Germinal
Concepción Chile, 2019-12-04
CHILE : Some news from Germinal Anarchist Group (2019-12-04). » just know it’s not Marx. It’s more like Bakunin. »
Dear companions,
[After one month of harsh struggle] here in Concepción we have not yet had detained companions, or prisoners, even if some have been wounded with pellets in the first weeks of struggle.
Here a strong presence has been maintained in the street and also in some neighborhoods organizing or participating in self-convened assemblies, where the way of organizing has been very interesting, very anarchist style. It has been possible to maintain a strong fight until today December 3 without lowering our arms, everywhere in the same way, this in Santiago, Valparaiso, Iquique, Tocopilla, Puerto monte, that is to say in almost the entire national territory.
I send you a text, which we sent at the beginning of the popular uprising and which is still very valid. Especially today, that the government has pointed out that the enemies that started the fires, looting and that today maintain the streets taken are the Anarchists, therefore, they seek to initiate a repressive campaign against groups and individuals.
Germinal Anarchist Group
Concepcion Chile, 2019-12-04
(illustrations: images of popular assemblies in Santiago and Temuco neighborhoods)
APRES UN MOIS DE MANIFESTATIONS DANS LA REGION CHILIENNE (SOV-Santiago)
Après plus d’un mois de manifestations dans la région chilienne : Déclaration du SOV (Sindicato Oficios Varios Santiago)
Bien que le mécontentement [populaire] était présent au Chili depuis de nombreuses années c’était le silence qui régnait dans la population. À contrecœur, les gens exprimaient leur mécontentement, toujours sans crier, toujours obéissants, sachant que le travail est finalement la seule chose qui apporte notre pitance. Et si nous sommes attentifs à l’histoire, il n’y a pas si longtemps, au Chili crier et se lever signifiait des balles, du sang et la mort. C’est ce même manque de justice et d’impunité, et l’indignité de nous avoir fait courber l’échine tant d’années, qui nous ont fait envahir les rues de tout le pays. Les gens ont ouvert leurs yeux pour voir un gouvernement, source d’injustice sur tous les fronts et dans tous les aspects de nos vies. Voilà ce qui a généré un soulèvement social. Tout le mécontentement s’est matérialisé, ils ne s’agissait plus de petits groupes isolés encourageant des revendications, c’est la population dans son ensemble qui s’est arrêtée et qui a dit « ASSEZ ! » (basta !). L’air du temps de l’opinion publique [a changé], on a commencé à mentionner toutes les revendications et les réclamations jamais entendues, les oubliés ont pris la parole. Ce qui s’est passé le vendredi 18 octobre, a été une étape bien franchie, c’est la marche de la population qui s’est prolongée depuis plus de un mois, et dont nous savons qu’il ne doit pas s’arrêter.
QUE PENSER DU 5 DECEMBRE 2019 ?
Et toi tu fais quoi le 5 décembre 2019 ? Un an après le début du mouvement des Gilets jaunes, beaucoup espèrent en cette date pour remettre en question cette société inégalitaire et répressive. La colère qui s’exprimera sera massive, mais pour qu’elle aboutisse comprenons d’abord le jeu des protagonistes institutionnels. Pour le moment ils tiennent […]
LES ANARCHISTES ET L’EDUCATION SOUS JULES FERRY (1880-1914)
Les années qui vont du vote des lois de Jules Ferry à la Grande Guerre de 1914 furent incontestablement celles où le mouvement anarchiste, en France, connut sa période la plus florissante, et où son influence et son importance sur la scène politique furent les plus importantes. Certes, en France et ailleurs, les anarchistes se sont toujours préoccupé du problème de l’éducation, qu’ils placent au cœur de la question sociale. Mais plus encore qu’à d’autres moments, le thème de l’enfant, de l’école, de l’instruction est alors abordé d’une manière récurrente tant dans les journaux que dans les livres édités par le mouvement libertaire.
La critique de la laïcité républicaine
Les préoccupations des « compagnons », comme on les nommait alors, s’inscrivaient indiscutablement dans le débat qui, tout au long du XlXe siècle, avait l’enfant et l’école pour enjeu ; courant qui animait, en vérité, toutes les forces politiques progressistes ou « rétrogrades » du moment. L’école que Jules Ferry et ses collaborateurs avaient mise en place, était pour les libertaires condamnable à plusieurs égards. Pour eux, le système scolaire républicain ne prenait pas en compte les besoins de l’enfant, ne cherchait pas à développer sa personnalité, mais au contraire tendait à l’uniformité des individus et préparait à l’inégalité sociale.
Ce système absurde, qui farcit les cerveaux de préjugés et truffe les consciences de devoirs est inacceptable pour des générations vivant au siècle de la vapeur et de l’électricité, écrira ainsi le militant pédagogue Sébastien Faure(1). Mais le discours anarchiste ne participait pas uniquement de la critique de l’école officielle, bien au contraire. Depuis les origines, l’anarchisme avait affirmé des conceptions éducatives particulières, et il s’agissait également de les mettre en avant et de les faire connaître. Aucun des théoriciens de l’anarchisme en effet (Stirner, Proudhon, Bakounine) n’avait oublié d’accorder une place de tout premier plan à l’éducation, jugée indispensable à la réalisation d’une société nouvelle ; place que les compagnons reprenaient à leur compte dans leur propagande. Le maître mot en est la liberté. La liberté par l’enseignement sera d’ailleurs le titre d’une des premières brochures éditées par un groupe de compagnons (et cosignée par Louise Michel, Élisée Reclus, Léon Tolstoï) en 1898.
Liberté la plus grande possible laissée à l’enfant, par opposition au « carcan » proposé par le système institutionnel. Par conséquent, l’adulte n’est plus un maître mais un guide, qui aiguille le jeune afin de le faire profiter au mieux de cette toute nouvelle liberté. Car l’enfant qui est considéré comme un individu à part entière, dispose selon les compagnons dès le départ d’aptitudes très riches. » Laissez les enfants libres, écrit le hollandais Domela Nieuwenhuis, car l’enfant apprend à penser à comparer, à juger par lui-même. » (2)
EN FRANCE COMME AU CHILI, LE SERVICE NATIONAL CE SERA SANS NOUS !
Nous publions deux exemples de la lutte des Jeunes Libertaires contre le Service National, en France et au Chili. FRANCE : SNU, MACRON NOUS VOILA ! télécharger le tract en PDF : https://cnt-ait.info/wp-content/uploads/2019/11/SNU-TRACT-CNT-AIT-lyceens.pdf Aujourd’hui, la JDC (1), « offrant » aux jeunes Françaises et Français huit intenses heures de propagande militaire et étatique, n’est plus suffisante aux […]