Les canicules se succèdent … Comme les forêts en France nos hôpitaux publics sont brûlants !

Il est temps de réagir ! Auto-organisons nous pour faire entendre notre voix !

Le parallèle de la situation des hôpitaux avec celle des pompiers et des feux de forêt est criante ! À l’hôpital aussi il y a le feu et malgré le courage et l’abnégation de toutes et tous, nous ne sommes pas loin du point de rupture. On manque beaucoup de tout … et surtout du personnel qualifié, sur des postes statutaires, avec des salaires dignes.

Gouverner c’est prévoir parait-il. Depuis la canicule de 2003, on ne peut pas dire que l’État n’était pas prévenu. Qu’est-ce qu’on fait les gouvernements successifs ces 25 dernières années (un quart de siècle !) ??? Malgré les crises sanitaires à répétition, ils ont fermé de lits à tour de bras et bradés le système de santé public pour satisfaire des logiques budgétaires !

Pourtant le gouvernement sait prévoir pour ce qu’il estime prioritaire : la loi de programmation militaire 2024-2030 c’est 413 milliards de plus pour l’armée et la guerre ! l’État aurait pu acheter quelques dizaines de milliers de climatiseurs même avec seulement 1% de ce budget, qui auraient permis d’équiper toutes les structures. Au lieu de cela, on rationne les climatiseurs, comme par exemple, en gériatrie, les climatiseurs nous sont donnés au compte-goutte et en fonction de l’état du patient. Quelle honte !

Les déficits chroniques des hôpitaux sont le résultat d’un sous-financement chronique et volontaire de l’État. Cela permet de faire passer la pilule de l’Augmentation des coûts pour les patients, avec l’alourdissement des forfaits hospitaliers et des participations financières demandées aux malades.

Et pendant ce temps que font les syndicats ? Ils réclament des glucomètres, des couvertures de survie et des tubulures supplémentaires. Ils font le boulot de la logistique et des cadres. Ils ont leur part de responsabilité dans la situation par leur rôle d’auxiliaires de la gestion de la misère, il est évident qu’on ne peut pas compter sur eux.

Par rapport à cet état de fait que nous constatons tous, soit nous nous résignons et nous subissons, soit nous choisissons la voie de l’organisation et de la résistance collective. Il n’y a pas besoin d’attendre les prochaines élections, nous savons ce que valent les promesses des femmes ou des hommes politiques : rien du tout. Quelle que soit leur couleur politique, du brun au rouge, les politiciens nous demandent tous de faire des efforts, de nous adapter, de serrer les dents, alors que eux piquent dans la caisse, vivent confortablement et n’assument pas les conséquences de leurs politiques, nous laissant à nous, les travailleuses et les travailleurs, la responsabilité de faire tourner un système qui ne tourne plus rond. La crise de l’hôpital public est la preuve directe de l’échec du système capitaliste, qui traite la santé et les humains comme des marchandises.

Nous sommes en colère froide contre un système qui nous maltraite, qui ne respecte ni notre dignité, ni celle des patients. Il faut que cela change, nous appelons toutes et tous les collègues à réagir collectivement.

Avec la CNT-AIT, organisons-nous, défendons-nous nous-mêmes en assemblées d’actions, avec des collectifs auto-gérés….

Établissons nos plateformes Revendicatives pour faire entendre nos voix!

Notre dignité ne se négocie pas !

CNT-AIT (Association Internationale des Travailleuses et des travailleurs)

Pour nous contacter : sante@cnt-ait.info

Télécharger le tract au format PDF pour l’imprimer et l’afficher dans la salle de repos : https://cnt-ait.info/wp-content/uploads/2026/07/communique-AIT-BRC-2026-07-31.pdf

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