Si le plan initial visait à aboutir à un second partage du Soudan, pourquoi observe-t-on la répétition du même scénario, causant chaque jour la mort de milliers de Soudanais de manière à la fois aléatoire et systématique ? Ceux qui ne périssent pas des armes succombent à la faim ou à la maladie.
Le Soudan, pays stratégique sur les routes du trafic d’êtres humains, de drogue et d’armes, semble condamné à un enfer sans fin. La guerre actuelle est devenue un véritable massacre humain, attirant des mercenaires de tous les pays voisins.
On constate une baisse significative des mouvements de migrants irréguliers dans le désert occidental, un phénomène peut-être lié au conflit. Sous le capitalisme, même les scénarios les plus immoraux paraissent envisageables.
Ouvrir un nouveau front en Éthiopie pour recruter des Éthiopiens, à Dilling pour attirer des Sud-Soudanais, et dans l’ouest du Soudan pour recruter des mercenaires de République centrafricaine, du Niger, du Tchad et de Libye, n’est rien d’autre qu’une accélération du processus d’extermination humaine. En Afrique, la population est devenue moins coûteuse que le bétail pour l’État, ce qui explique la poursuite de ce projet dans la région.
L’immensité du territoire et la diversité géographique du Soudan en font un champ de bataille idéal pour les guerres alimentées par les surplus d’armes. Les mitrailleuses DShK, les armes moyennes et l’artillerie rudimentaire n’ont plus guère de marché dans la guerre moderne, malgré l’existence de quantités considérables produites à travers le monde. Ces armes nécessitent un environnement propice à leur utilisation, en échange d’or, de matières premières, de ports, de bases stratégiques et de plans de domination sur les populations.
Paradoxalement, les Soudanais figurent parmi les plus grands producteurs d’or d’Afrique, parmi les plus grands importateurs d’armes et parmi les plus grands exportateurs de bétail. Pourtant, un kilogramme de viande coûte l’équivalent de 13 dollars, tandis qu’un travailleur ne gagne pas plus de 9 dollars pour 12 heures de travail. Cette réalité plonge la majorité de la population dans la pauvreté et pousse nombre d’entre eux vers la guerre et les camps militaires pour des salaires qui couvrent à peine leurs besoins les plus élémentaires. La crise soudanaise est marquée par la conjonction de l’ignorance, du dévouement à l’autorité et de la haine de celle-ci, révélant ainsi une machine de propagande profondément enracinée qu’il faudra de nombreuses années pour déraciner des esprits.
Le travail constant, la lutte organisée et l’éducation politique continue sont les véritables clés de la résolution de ces crises. Ce qui ne peut être obtenu par la connaissance ne peut être obtenu par la force.
Les Compagnons du Groupe Anarchiste au Soudan
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Texte extrait du numéro 6 d’Al Amal (Espoir), bulletin du Groupes des anarchistes du Soudan, coédité par la CNT-AIT France avec l’aide d’anarchistes Tunisiens
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