Vendredi dernier, le 13 mars, nous sommes descendus dans les rues de Madrid en signe de solidarité pour mener une action directe avec nos collègues licenciés par Greenpeace Espagne.
Notre objectif : dialoguer avec les collecteurs de fonds et les sensibiliser, et boycotter Greenpeace afin d’informer ses membres potentiels des pratiques abusives que cette prétendue ONG emploie envers ses militants.
Notre mission : la solidarité. Nous avons commencé nos recherches par une belle journée, dans un esprit d’entraide, dès les premières heures du matin. Nous nous sommes divisés en trois groupes pour couvrir un maximum de terrain dans cette ville polluée, certains dans les quartiers chics et d’autres dans les quartiers populaires sous un ciel ensoleillé. Après plusieurs heures de marche, alors que nos espoirs de trouver les collecteurs de fonds s’amenuisaient, nous avons reçu un message : un des groupes avait localisé Greenpeace. Aussi rapides que le vent, nous avons convergé vers la sortie du métro Alonso Martínez, où certains sympathisants étaient déjà rassemblés.
Après une brève introduction, nous avons expliqué aux travailleurs, de manière amicale et conciliante, le conflit que nous avions avec leur hiérarchie, en les assurant que ce conflit ne les visait pas. Ensuite, nous avons commencé à distribuer des tracts aux passants qui s’approchaient.

« Greenpeace réprime et licencie »
Soudain… nous avons remarqué que les employés, après avoir passé plusieurs coups de fil et pris des photos des tracts distribués, quittaient les lieux. Nous avons supposé que, voyant qu’ils ne démarcheraient pas de clients ce jour-là, leur hiérarchie déciderait de les muter.
En nous promenant à nouveau dans Madrid, nous les avons croisés devant la Cour des comptes, où une surprise inattendue nous attendait. Un jeune homme, café à la main et l’air provocateur, nous a filmés avec son téléphone, nous a interpellés et nous a menacés : « Vous allez le regretter, j’appelle la police nationale ! »
Il s’est présenté comme l’un des coordinateurs de la société au nom ironique « Lazos Agencia de Ventas Ética S.L. » (Agence de Vente Éthique « les Liens » SARL), sous-traitant de Greenpeace, qui avait décidé d’externaliser le service qu’elle assurait auparavant directement afin d’attirer des clients.
L’attitude de ce coordinateur ne nous a pas intimidés. Nous l’avons ignoré et avons continué à distribuer des tracts avec encore plus d’énergie. Au bout d’un moment, deux policiers sont arrivés, jouant la comédie habituelle : ils prétendaient que l’incident ne les concernait pas. Ils avaient été dupés par le jeune homme au café. Il ne leur avait jamais dit qu’il s’agissait d’un piquet de grève de la section madrilène de la CNT-AIT (Confédération Nationale du Travail – Association Internationale des Travailleurs).
Les hommes en bleu ont commencé à demander nos papiers d’identité, ont évalué la situation et sont repartis aussi vite qu’ils étaient venus, tandis que nous poursuivions notre piquet de grève à l’entrée du métro. Les collecteurs de fonds et le vendeur de café, incapables de trouver de nouveaux clients et l’heure du déjeuner approchant, ont décidé de jeter l’éponge et d’abandonner leurs efforts de recrutement.
Nous sommes partis satisfaits.
Malgré le désagrément causé aux collecteurs de fonds, ce jour-là à Madrid, Greenpeace a dû repartir non seulement sans nouveaux clients, mais aussi avec son image publique si précieuse ternie par ses agissements. L’organisation s’est retrouvée face à une situation inédite : une confrontation avec des anarcho-syndicalistes.
Plus d’un d’entre nous sera surpris d’être en conflit ouvert avec une organisation jouissant d’une si bonne réputation que Greenpeace ; pourtant, ses agissements envers ses employés ne sont pas sans rappeler l’exploitation classique en entreprise. Ses employés doivent atteindre des objectifs de collecte de fonds chaque mois sous peine d’être licenciés. Des objectifs qui exercent une pression et un stress constants sur eux, et dont la réalisation dépend de la décision de personnes extérieures de devenir membres ou non. Pour ne rien arranger, lorsque les travailleurs décident de s’unir, certains sont licenciés sans indemnités, accusés à tort de fraude, de déloyauté et d’abus de confiance – des accusations typiques de la répression syndicale à laquelle les employeurs nous ont habitués.
La lutte pour la planète doit être transversale, sinon elle ne le sera pas. Sans exploitation du travail sous couvert d’écologie d’entreprise, sans répression et sans licenciements. Par conséquent, nos revendications sont les suivantes :
- Réintégration immédiate des collègues licenciés.
- Fin de la répression syndicale.
- Suppression des clauses et objectifs abusifs.
Nous souhaitons conclure cette déclaration en exhortant toute personne ou tout groupe à reconsidérer sa collaboration avec Greenpeace tant que l’exploitation de nos collègues se poursuit. La lutte pour la planète n’est pas opposée à la lutte pour les droits des travailleurs, mais la complète. Il est paradoxal qu’une organisation dise vouloir préserver l’environnement tout en exploitant et en persécutant ses travailleurs les plus vulnérables, alors même que leurs hauts responsables au niveau de la direction centrale perçoivent plus de 70 000 € par an.
Une injustice faite à l’un est une injustice faite à tous !
Vive la CNT-AIT !
Crónica del pikete a Greenpeace del 13 de marzo de 2026
https://sovmadrid.org/cronica-del-pikete-a-greenpeace-del-13-de-marzo-de-2026
El pasado viernes 13 de marzo salimos en solidaridad a realizar una acción directa para/con nuestras compañeras despedidas por Greenpeace
En las calles de la urbe madrileña. Nuestra meta: charlar y concienciar a las captadoras, y boicotear a Greenpeace para dar a conocer a sus potenciales socios las prácticas abusivas que esta empresa autodenominada oenegé ejerce contra sus trabajadoras rasas.
Nuestra misión. La solidaridad, comenzamos nuestra búsqueda en un cálido día de apoyo mutuo desde las primeras horas de la mañana. Nos dividimos en 3 grupos, para poder abarcar en esta contaminada ciudad el mayor terreno posible, unas en barrios pijos y otras pateando la ciudad por otros barrios bajo un soleado día. Tras varias horas de caminata, cuando la esperanza se diluía por encontrar a las captadoras, nos llega un mensaje, uno de los grupos ha localizado a Greenpeace. Raudas como el viento convergemos en la salida del metro de Alonso Martínez, donde se encontraban ya algunas de las solidarias.
Con una breve presentación, les explicamos a las trabajadoras el conflicto que tenemos con sus superiores de manera amistosa y dialogante, las informamos que el conflicto no es contra ellas. Tras lo que comenzamos a repartir panfletos a los transeúntes que se acercan al lugar.

Cuando de repente…, observamos que las empleadas, después de realizar varias llamadas telefónicas y hacer algunas fotografías a los panfletos entregados, parten del lugar. Intuimos que viendo que ese día no van a captar clientes, sus superiores decidan hacerlas cambiar de localización.
Paseando otra vez por Madrid, nos las volvemos a encontrar en Tribunal de cuentas, donde nos espera una sorpresa inesperada. Un chaval, con café en mano, y actitud retadora nos graba con el teléfono, nos increpa y nos amenaza con un -os vais a cagar, voy a llamar a la Nazional–.
Se presenta como uno de los coordinadores de la empresa de irónico nombre ‘Lazos Agencia de Ventas Ética S.L.’ la cual es subcontrata de Greenpeace cuandola segunda decidióexternalizar el servicio que antes prestaba directamente para captar clientes.
En ningún momento la actitud de ese coordinador nos amedrentó, procedimos a ignorarle y continuamos con la panfletada con aún más fuerza que antes. Al rato aparecen dos agentes de la Local haciendo el paripé de rigor ante una competencia que no le compete, habían sido engañados por el joven cafetero. En ningún momento les informó que era un piquete sindical de la CNT-AIT madrileña.
Los de azul comienzan a pedir identificaciones, juzgan la situación y se van como la marea les trajo mientras continuamos con el pikete en la boca del metro. Las captadoras y el cafetero ante la incapacidad de hacer nuevos clientes y llegada la hora de comer deciden tirar la toalla y desistir de la contratación de nuevos clientes.
Nosotras nos retiramos satisfechas.
Pese a la molestia que ha supuesto para las captadoras, ese día, en Madrid, Greenpeace se ha tenido que ir no sólo sin nuevos clientes, sino que, además, con su tan querida imagen pública manchada por sus fechorías. Ante algo a lo que no están acostumbrados: darse de bruces con la anarcosindical.
Sorprenderá a más de una que tengamos un conflicto abierto con una Empresa con tan buena fama como Greenpeace, sin embargo, sus acciones contra sus empleadas poco distan de la clásica explotación empresarial. Sus trabajadoras deben cumplir con objetivos de captación cada mes para no ser despedidas. Objetivos que ejercen una presión y agobio constante sobre las trabajadoras y cuyo cumplimiento queda supeditado a que personas ajenas decidan o no hacerse socias. Para colmo, cuando las trabajadoras deciden trabajar en equipo, algunas son despedidas sin indemnización acusadas falsamente de fraude, de deslealtad y de abuso de confianza, una acusación propia de la represión sindical a la que nos tiene acostumbrada la patronal.
La lucha por el planeta debe ser trasversal o no será. Sin explotación laboral bajo el manto del ecologismo empresarial, de la represión, y de los despidos. Por todo ello, nuestras reivindicaciones son las siguientes:
- Readmisión inmediata de las compañeras despedidas.
- Fin de la represión sindical.
- Fin de las cláusulas abusivas y los objetivos.
Nos gustaría finalizar esta crónica instando a cualquier persona o colectivo a que se replanté su colaboración con Greenpeace mientras continue el ejercicio de la explotación laboral hacia nuestras compañeras. La lucha por el planeta no es opuesta, sino que paralela a la lucha por los derechos de la clase trabajadora. Es una incongruencia buscar un planeta más verde, si mientras se explota y se persigue a las trabajadoras más vulnerables mientras que sus máximos directivos a nivel estatal cobran más de 70.000€ al año.
¡Si tocan a una, nos tocan a todas!
¡Viva la lucha de la clase trabajadora!
¡Viva la CNT-AIT!
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