[Echos de la Révolution en Iran] Iran : La révolution ne peut venir que de la classe ouvrière #2/2026

Français / Farsi / Suédois

Un article que nous a transmis Roxana Talaremi, enseignante et militante antifasciste. anarchiste iranienne, exilée en Suède. Traduit par la CNT-AIT France à partir du Farsi et du suédois

Iran : La révolution ne peut venir que de la classe ouvrière

Iran : La révolution ne peut venir que de la classe ouvrière

Les vastes manifestations en Iran, que le régime aux abois tente de réprimer, constituent un tournant historique crucial. C’est précisément à ce moment que les travailleurs, les pauvres et les opprimés doivent mener une véritable révolution, non accaparée par les forces autoritaires,

À ce tournant historique – avant la chute définitive du régime, jusqu’à l’éclosion complète de la révolution – c’est précisément durant cet entre-deux que les ombres de la contre-révolution se font le plus menaçantes et que les intrigues fascistes menacent de toutes parts les mouvements populaires en quête de liberté.

D’un côté se dressent les superpuissances mondiales et leurs vassaux faits de gouvernements fascistes, qui, au nom de leurs propres intérêts géopolitiques, cherchent à contrôler, étouffer et désamorcer le mouvement révolutionnaire en y plaçant leurs représentants choisies et approuvées par eux. Sous les grands slogans de démocratie et de droits de l’homme, ils tentent d’installer leurs protégés au cœur même de la révolution, afin d’orienter l’avenir du peuple vers le pouvoir et la domination.

Manifestations et répression deux ans après la mort d’Amini

De l’autre côté, les forces réformistes au sein de l’ordre fasciste tentent d’entraver ‘émergence de la révolution par des changements superficiels   – remplaçant les visages tout en préservant le cœur du système. En déplaçant les figures du pouvoir, elles cherchent à sauver la structure même du régime oppressif.

Dans le même temps, le slogan populiste « tous ensemble » – qui appelle à une unité trompeusement inclusive entre les forces de gauche, républicaines et les blocs réactionnaires, y compris les monarchistes et l’extrême droite – alimente un nouveau cycle de pouvoir autoritaires et fascistes. Cette idée sert en réalité avant tout la monarchie et prépare le terrain à la reproduction de structures autoritaires fascistes.

Arracher les racines du fascisme et du capitalisme

Au cœur de tout mouvement d’émancipation authentique, le rôle des travailleuses et des travailleurs est non seulement essentiel, mais aussi décisif.

C’est la classe ouvrière qui fait tourner l’économie et qui subit de plein fouet la pauvreté, la discrimination et l’exploitation engendrées par le capitalisme.

Aucune révolution ne peut, sans la présence et la participation active des travailleuses et des travailleurs, déraciner le fascisme et le capital.

C’est pourquoi la tâche historique de la force révolutionnaire antifasciste est de démasquer les forces contre-révolutionnaires, qu’elles opèrent au sein même de l’appareil au pouvoir ou qu’elles soient des intermédiaires politiques au service de puissances étrangères.

Une révolution fondée sur la justice, l’égalité et la liberté ne peut se réaliser que par une confrontation ouverte et organisée avec l’ensemble du système, sans s’appuyer sur des puissances de pouvoir internationales.

Elle doit être menée par les exclus, les oubliés et les exploités : les pauvres, les opprimés et les travailleurs qui luttent contre la domination du capitalisme. La fin du fascisme ne peut être atteinte sans briser la logique du capital.

La fascisme ne peut être vaincu sans une remise en cause de la logique du capital.

En ces moments cruciaux pour l’Iran, il est essentiel de rappeler que les antifascistes défendent la liberté, la justice et l’égalité, et s’opposent à la domination et aux dominateurs, ainsi qu’au fascisme et à l’impérialisme mondial, cet impérialisme qui, sous couvert de démocratie, massacre les peuples du monde pour piller leurs ressources. Nous sommes conscients du danger que représente la répression sanglante du régime et de la manière dont les puissances impérialistes tentent d’instrumentaliser les soulèvements populaires à leur profit. Cependant, lorsque le peuple se soulève pour la liberté, il est de notre devoir de le soutenir sans relâche.

Non à la dépendance et à l’ingérence des puissances et des gouvernements internationaux !

Non aux réformes réactionnaires au sein de l’appareil au pouvoir ! Oui aux mouvements volontaires, associatifs, auto-organisés, indépendants, anti-autoritaires et égalitaires !

Roxana Talaremi est enseignante et militante antifasciste.


در چنین مقطع زمانی، پیش از سقوط کامل حکومت و تا به وقوع پیوستن انقلاب، در این دوران مابینی است که خطر ضدانقلاب و هر گونه توطئه‌ی فاشیستی از هر سو، جنبش‌های مردمی آزادی‌خواه را تهدید می‌کند.

از یک سو، ابرقدرت‌های جهانی و دولت‌های سرسپرده‌ی فاشیستی‌شان برای حفظ منافع خود در پی آن برمی‌آیند که جنبش انقلابی را توسط افراد منتخب و مورد نظرشان کنترل و منحرف کنند و تحت عناوینی چون دموکراسی و حقوق بشر، نمایندگان وابسته‌ی خود را در بستر انقلاب بگمارند تا سرنوشت مردم را به نفع ساختارهای سلطه تعیین کنند.

از سوی دیگر، نیروهای رفرمیستی درون حکومت وقت  نیز برای جلوگیری از وقوع انقلاب، در صدد جابه‌جایی افراد و ایجاد رفرم و تغییرات از درون برمی‌آیند یعنی تنها با جابه‌جایی قدرت، استمرار همان نظام سرکوبگر را حفظ می‌کنند.

در این میان، تفکر سیاسی «همه با هم» پروپاگاندای پوپولیستی و رفرمیستی‌ای که به نام وحدت و همکاری میان برخی از نیروهای چپ، سوسیال‌دموکرات و جمهوری‌خواهان با بلوک‌های ارتجاعی و راست افراطی همچون سلطنت‌طلبان در این دوره سر برمی‌آورد تفکری که در واقع بیش از همه به نفع سلطنت عمل کرده و میدان را برای بازتولید ساختارهای اقتدارگرای فاشیستی فراهم می‌کند.

از این‌ رو، وظیفه‌ی تاریخی نیروی انقلابیِ آنتی‌فاشیستی آن است که نیروهای ضدانقلاب چه آنانی که از درون حکومت عمل می‌کنند و چه دلالان سیاسیِ خدمت‌گذار به دولت‌های خارجی را افشا کند.

انقلابی که بر عدالت، برابری و آزادی بنیان داشته باشد، تنها و تنها با رویارویی مستقیم و سازمان‌یافته با کل نظام بدون اتکا به حمایت قدرت‌های خارجی، و توسط نیروی توانمند حذف‌شده‌گان جامعه فرودستان، محرومان، ستم‌دیدگان و کارگران و در مقابله با سیستم سرمایه‌داری سلطه‌گر میسر خواهد شد..

زیرا در بطن هر حرکت جنبش  آزادی‌خواهانه ، نقش نیروی کار و کارگر نه تنها محوری، بلکه سرنوشت‌ساز است .. از این رو هیچ انقلابی بدون حضور، مشارکت کارگران نمی‌تواند ریشه‌های فاشیسم و سرمایه‌داری را از بین ببرد پایان فاشیسم بدون برهم‌زدن منطق سرمایه  اصلا امکان‌پذیر نیست.

در چنین لحطات سرنوشت سازی  در جغرافیای ایران تأکید بر این است که آنتی‌فاشیست‌ها همواره در کنار آزادی، عدالت و برابری ایستاده و علیه سلطه و سلطه‌گران، و نیز علیه فاشیسم و امپریالیسم جهانی امپریالیسمی که زیر نقاب دموکراسی، مردم جهان را به خاک و خون می‌کشد تا منابع‌شان را غارت کند. ما خطر سرکوب خونین از سوی رژیم را می‌شناسیم و همچنبن آگاهیم که چگونه قدرت‌های امپریالیستی می‌کوشند خیزش مردمی را برای منافع خود مصادره کنند. با این‌حال، زمانی که مردم برای آزادی به میدان می‌آیند، وظیفه‌ی ماست بی‌وقفه در کنار آنان بایستیم.

نه به اتکا و دخالت قدرت‌های بین‌المللی و دولت‌ها !

نه به تغییرات رفرمیستی درون حاکمیت !

آری به جنبش‌های داوطلبانه، شورایی، مستقل، ضد اقتدار و برابری‌طلب!

Roxana


Iran: revolution bara genom arbetarklassen

#2/2026

Enorma protester i Iran som en desperat regim försöker slå ner – just i denna historiska brytpunkt måste arbetare, fattiga och förtryckta genomföra en verklig revolution, som inte kapas av auktoritära krafter, skriver Roxana Talaremi.

I denna historiska brytpunkt – innan regimen slutgiltigt faller, fram till dess att revolutionen slår ut i full blom – just i detta mellanrum rör sig kontrarevolutionens skuggor som tätast, och fascistiska intriger hotar de folkliga frihetsrörelserna från alla håll.

På den ena sidan står stormakterna och deras lydiga fascistiska klientstater, som i sitt egenintresses namn söker tygla och avväpna revolutionen genom att föra in sina utvalda representanter. Under högtidliga paroller om demokrati och mänskliga rättigheter strävar de efter att installera sina egna förtrogna mitt i revolutionens flöde, för att dirigera folkets framtid i maktens och dominansens riktning.

: Protester och förtryck två år efter Aminis död

På den andra sidan försöker de reformistiska krafterna inom den fascistiska ordningen att hindra revolutionens framväxt genom kosmetiska förändringar: att byta ut ansikten men bevara systemets kärna. Genom att flytta runt maktens figurer söker de rädda själva strukturen av den förtryckande regimen.

Samtidigt ger den populistiska parollen om ”alla tillsammans” – som manar till en förrädiskt inkluderande enhet mellan vänsterkrafter och reaktionära block, inklusive monarkister och extremhöger – näring åt en ny cirkelgång för auktoritära och fascistiska maktformer.

Riv upp fascismens och kapitalets rötter

För i hjärtat av varje verkligt frihetssträvande rörelse är arbetarklassen den avgörande kraften. Det är de som driver ekonomin framåt och själva bär tyngden av kapitalismens fattigdom, diskriminering och exploatering. Ingen revolution kan, utan arbetarnas aktiva närvaro och deltagande, riva upp fascismens och kapitalets rötter.

Därför är den antifascistiska revolutionära rörelsens historiska uppdrag att blottlägga kontrarevolutionens aktörer – både de som agerar inifrån makten och de politiska agenter som tjänar främmande stater. En revolution som vilar på rättvisa, jämlikhet och frihet kan endast bli verklighet genom en öppen och organiserad konfrontation med hela systemet, utan att luta sig mot internationella maktsfärer. Den måste bäras fram av de utestängda, de glömda och de utnyttjade: de fattiga, de förtryckta och arbetarna i kamp mot kapitalismens dominans. Fascismens slut kan inte nås utan att kapitalets logik bryts.

Nej till beroende av internationella makter! Nej till reaktionära reformer inom maktapparaten! Ja till självorganiserade, rådgrundade, oberoende, antiauktoritära och jämlikhetsdrivna rörelser!

Roxana Talaremi är lärare och antifascistisk aktivist.

Roxana

Iran: Revolution Only Through the Working Class

#2/2026

Massive protests are shaking Iran as a desperate regime tries to crush them — and at this historic breaking point, workers, the poor, and the oppressed must carry out a real revolution that cannot be hijacked by authoritarian forces, writes Roxana Talaremi.

At this turning point in history — before the regime finally collapses, and until the revolution reaches full bloom — it is precisely in this in-between moment that the shadows of counterrevolution move most densely, and fascist intrigues threaten the people’s movements for liberation from all directions.

On one side stand the global powers and their obedient fascist client states, which in the name of their own geopolitical interests seek to curb and disarm the revolution by inserting hand-picked representatives. Beneath grand slogans of democracy and human rights, they attempt to install their own trusted allies inside the revolutionary current, steering the people’s future toward domination and power consolidation.

Protests and repression two years after Amini’s death

On the other side, reformist forces within the fascist order try to obstruct the rise of revolution through cosmetic changes — replacing faces while preserving the core of the system. By moving around the personnel of power, they aim to save the structure of the repressive regime itself.

At the same time, the populist slogan “all together” — calling for a falsely inclusive unity between left forces and reactionary blocs, including monarchists and the far right — fuels yet another cycle of authoritarian and fascist rule.

Tear Up the Roots of Fascism and Capital

At the heart of every genuinely emancipatory movement, the working class is the decisive force.

They are the ones who keep the economy running, and they shoulder the full burden of capitalism’s poverty, discrimination, and exploitation.

No revolution can uproot fascism and capitalism without the active presence and participation of workers.

For this reason, the historical task of the antifascist revolutionary movement is to expose the actors of counterrevolution — both those operating inside the ruling apparatus and the political agents who serve foreign states.

A revolution grounded in justice, equality, and freedom can only become reality through an open and organized confrontation with the entire system, without leaning on international spheres of power.

It must be carried forward by the excluded, the forgotten, and the exploited:

the poor, the oppressed, and the workers struggling against capitalist domination.

Fascism cannot be defeated without breaking the logic of capital.

No to dependence on international powers!

No to reactionary reforms within the power apparatus!

Yes to self-organized, council-based, independent, anti-authoritarian and equality-driven movements!

Roxana Talaremi is a teacher and antifascist activist.

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