A nuestro compañero Rafa « Rinconada » Estévez

Rafa Estévez, Rafa « Rinconada » para sus compañeros, fue la séptima víctima del coronavirus en Sevilla, también es la víctima más joven de Sevilla hasta la fecha. Teniaba 37 años. Acaba de morir el domingo 22 de marzo en el Hospital Virgen Macarena.

Casado, sin hijos, Rafa era un comunista libertario, que luchó para sobrevivir y compartir sus ideas con el mayor número. Era una enfermera auxiliar de formación, aunque, como muchos trabajadores de su generación, acumulaba trabajos ocasionales entre dos períodos de desempleo: recoger naranjas, trabajar en la industria hotelera … Últimamente trabajó en una empresa de procesamiento de aves de corral. « Era un tipo particular, si por particular queremos decir lo que va más allá de la norma habitual ». « Un tipo trabajador en todas partes, fuerte, alerta y abierto a las personas, cualidades que son muy apreciadas », escribió su amigo.

Rafa era originario de La Rinconada, y acababa de publicar un libro, fruto de diez años de investigación, sobre el comunismo libertario en su ciudad natal durante la Revolución española. Dejó una profunda huella en los grupos anarquistas de la región, donde era conocido. « Siempre estuvo en primera línea, fue muy delantero, muy valiente y también un tipo muy agradable », dijo Fernández, quien escribió su obituario en La voz del sur.

Fue miembro del sindicato anarquista CNT-AIT durante mucho tiempo cuando vivía en La Chiclana. Incluso si, debido a la ausencia de un sindicato anarcosindicalista en Sevilla, ya no estaba afiliado, permanecía en contacto con los compañeros. El anarquismo ha sido, según Fernández, « el gran leitmotiv de su vida, porque si Rafa quiere que recordemos algo, es ser un embajador fiel de las ideas que marcaron el camino de su vida ». Fue un gran lector de teóricos anarquistas clásicos, como Proudhon, Bakunin, Malatesta o Kropotkin, cuyas ideas « lo dotaron de un corpus de valores, principios y fundamentos morales y sociales que, desde una edad temprana, proporcionarían un significado para su existencia « . Había creado una pequeña edición / distribución de libros, copias de las cuales estaba encuadernado por él mismo y vendido al costo, « sin ningún beneficio ». Distribuyó sus libros en la Plaza del Pumarejo, primero, luego al lado del Parlamento. « Era un espectáculo familiar verlo todos los sábados por la mañana con su mesa llena de libros, mientras que otros con sus cochecitos para las carreras se detenían y miraban con curiosidad. Siempre lo encontraban feliz y listo para conversar con cualquiera ». no importa quién « . También tenía un blog, Black on Black.

Desafortunadamente, el caso de Rafa es representativo de la dramática situación de salud actual, debido al colapso del sistema de salud: el 12 de marzo, después de llamadas sin respuestas a los servicios de emergencia, logró hablar con un interlocutor que minimizó su situacion. Ante su insistencia, recibió atención en el hogar con una orden judicial para quedarse en casa. En España como en Francia, el número de camas en los hospitales es insuficiente … Sin embargo, estaba potencialmente en riesgo debido a su asma crónica. Dos días después, cuando su condición se volvió crítica, su padre lo llevó su mismo al hospital donde, a pesar de la dedicación del personal, murió el 22 de marzo. El hospital no consideró apropiado hacer el test al padre … por falta de tests.

El domingo, el día de su muerte, sus compañeros lo despidieron por última vez, cantando el himno anarquista de la CNT-AIT, « A las barricadas », desde los balcones y ventanas de sus casas. No pudieron acompañarlo al cementerio debido a la cuarentena sanitaria.

Rafa seguimos luchando por un mundo mejor que llevaste en tu corazón.

Que la tierra te sea leve, compañero.
Los compañeros de la CNT-AIT en Francia

A notre compagnon Rafa « Rinconada » Estévez

Rafa Estévez, Rafa « Rinconada » pour ses compagnons, a été la 7ème victime du Coronavirus à Seville, c’est aussi la plus jeune des victimes de Séville à ce jour. Il avait 37 ans. Il vient de décéder, ce dimanche 22 mars, à l’hôpital Virgen Macarena.

Marié, sans enfant, Rafa était un communiste libertaire, qui se battait pour survivre et pour partager ses idées avec le plus grand nombre. Il était infirmier auxiliaire de formation, même si comme beaucoup de travailleurs de sa génération il cumulait les petits boulots entre deux périodes de chômage : cueillette des oranges, travail dans l’hôtellerie … Dernièrement il travaillait dans une entreprise de transformation de volailles. « Il était un type particulier, si par particulier nous entendons ce qui va au-delà de la norme habituelle ». « Un gars qui travaille dur partout où il allait, fort, éveillé et ouvert avec les gens, des qualités qui sont très appréciées », a écrit son ami. Rafa était originaire de La Rinconada, et venait justement de publier un livre, fruit de dix ans de recherches, sur le Communisme Libertaire dans sa ville natale pendant la Révolution Espagnole.  Il laisse une marque profonde sur les groupes anarchistes de la région, où il était bien connu. « Il était toujours en première ligne, il était très en avant, très courageux, et aussi un gars très gentil », explique Fernández, qui a écrit sa nécrologie dans La voz del sur.
Il a longtemps été membre du syndicat anarchiste CNT-AIT quand il habitait à La Chiclana. Même si, du fait de l’absence de syndicat anarchosyndicaliste à Séville, il n’ était plus affilié, il restait en contact avec les compagnons. L’anarchisme a été, selon Fernández, « le grand leitmotiv de sa vie, car si Rafa souhaite qu’on se souvienne de quelque chose, c’est d’être un fidèle ambassadeur des idées qui ont marqué son chemin de vie ». Il était un grand lecteur de théoriciens anarchistes classiques, tels que Proudhon, Bakounine, Malatesta ou Kropotkine, dont les idées le « dotaient d’un corpus de valeurs, de principes et de fondements moraux et sociaux qui, dès le plus jeune âge, donneraient un sens à son existence ». Il avait créé une petite édition/distribution de livres, dont les exemplaires étaient reliés par lui-même et vendus au prix coûtant, « sans aucun bénéfice ». Il distribuait ses livres sur la Plaza del Pumarejo, d’abord, puis à côté du Parlement. « C’était un fait familier de le voir chaque samedi matin avec sa table pleine de livres pendant que d’autres avec leurs poussettes pour les courses s’arrêtaient et regardaient avec curiosité. Vous le trouviez toujours heureux et prêt à discuter avec n’importe qui. » Il avait également un blog, Black on Black.

La cas de Rafa est hélas représentatif de la dramatique situation sanitaire actuelle, du fait de l’effondrement du système de santé : après des appels infructeux le 12 mars aux services des urgences, il réussit à parler à un interlocuteur qui minimisa son cas. Devant son insistance, il reçu des soins à domicile avec injonction de rester à la maison. En Espagne comme en France, le nombre de lits est insuffisants … Pourtant il était potentiellement à risque du fait de son asthme chronique. Deux jours après, son état devenant critique c’est son père qui l‘emmène lui-même à l’hôpital où malgré le dévouement du personnel il est décédé le 22 mars. L’hôpital n’a pas jugé utile de tester le père … faute de tests.

Dimanche, le jour de sa mort, ses compagnons lui ont adressé un dernier adieu, chantant l’hymne anarchiste de la CNT-AIT, « A las barricadas » (Aux barricades), depuis les balcons et les fenêtres de leurs maisons. Ils ne pouvaient pas l’accompagner au cimetière pour cause de quarantaine sanitaire.
Rafa nous continuons le combat pour une monde meilleurs que tu portais dans ton cœur.

Que la terre te soit légère, compagnons.

Les compagnons de la CNT-AIT en France

Dans l’éducation nationale comme partout, la crise sanitaire met en évidence la faillite structurelle de l’Etat et du Capitalisme

Depuis le déclenchement du confinement, nous, travailleuses et travailleurs de l’éducation, devons assurer notre mission dans un contexte professionnel nouveau auquel nous n’étions pas préparés. Nous nous sommes organisés, malgré les injonctions contradictoires de nos chefs et leur totale incapacité à anticiper et à garantir notre sécurité. Nous travaillons à élaborer et définir nos missions malgré des consignes pédagogiques qui tombent parfois – comme dans l’académie de Créteil –
3 semaines après le début du confinement, la veille des vacances. Certains de nos collègues sont tombés malades en assurant leur indispensable mission car ils ne disposaient pas des protections nécessaires à la préservation de leur intégrité physique.

Nous nous acquittons toutefois de ces tâches malgré notre hiérarchie qui volontairement ignore les difficultés sociales auxquelles sont confrontés nos élèves :

–       Confinement dans des lieux exigus et parfois insalubres ;

–       Situations catastrophiques (isolement, insalubrité, faim) des jeunes dépendant des services sociaux eux même exsangues depuis des années ;

–       Absence fréquente de matériel informatique et de connexion internet permettant le maintien d’une vie sociale à distance et le maintien d’un lien pédagogique.

Nous exigeons donc que soient immédiatement prises les mesures suivantes :

–       Protection des personnels en exercice dans les établissements scolaires ;

–       Hausse des budgets des services sociaux afin de permettre un bon encadrement humain des jeunes, ainsi que l’amélioration de leur confort intellectuel et matériel (achat de nourriture de qualité, de livres, de jeux) ;

–       Régularisation immédiate et sans condition de tous les sans-papiers ;

–       Réquisition immédiate de matériel informatique neuf et de clés 4G afin de pouvoir équiper gratuitement toute la population, garantir à tous les élèves leur droit inaliénable à l’éducation, et permettre à tous de maintenir un lien social ;

–       Gratuite immédiate et totale d’internet pour toute personne résident en France. Internet doit être considéré comme un bien commun et un service public et devrait être d’accès libre et gratuite sans condition de ressource ni d’identification. 
Il va de soi que ces mesures constituant un minimum vital devront être prolongées après la crise sanitaire que nous traversons. Des travailleurs de l’éducation nationale
Télécharger en PDF :  CNT-AIT-EDUCATION 2020-04-09
CNT-AIT – Anarchosyndicalisme !

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suivantes: - Protection des personnels en exercice dans les établissements scolaires ; - Hausse des budgets des services sociaux afin de permettre un bon encadrement humain des jeunes, ainsi que l’amélioration de leur confort intellectuel et matériel (achat de nourriture de qualité, de livres, de jeux) ; - Régularisation immédiate et sans condition de tous les sans-papiers ; - Réquisition immédiate de matériel informatique neuf et de clés 4G afin de pouvoir équiper gratuitement toute la population, garantir à tous les élèves leur droit inaliénable à l’éducation, et permettre à tous de maintenir un lien social ; - Gratuite immédiate et totale d'internet pour toute personne résident en France. Internet doit être considéré comme un bien commun et un service public et devrait être d'accès libre et gratuite sans condition de ressource ni d'identification. Il va de soi que ces mesures constituant un minimum vital devront être prolongées après la crise sanitaire que nous traversons.

CONFINE A AIRBUS …

L’ODYSEE PELICANE : Feuille d’info à parution irrégulière des travailleurs de l’aéronautique d’orientation anarchosyndicaliste

Sur la feuille de route de cette livraison

– CONFINE A AIRBUS … Témoignage d’un salarié d’Airbus sur la façon dont est organisé le travail dans les ateliers

– FACE AU CORONAVIRUS : BOEING, AIRBUS … MEME COMBAT ! Témoignage d’un salarié de Boeing USA

– RAPPEL : SUR LA RESPONSABILITE DE LA SECURITE AU TRAVAIL

CONFINE A AIRBUS ….

Témoignage d’un salarié d’Airbus sur la façon dont est organisé le travail dans les ateliers

« J’ai été réquisitionné, malgré un courrier que j’ai envoyé pour faire valoir mon droit de retrait car je ne me sentais pas en sécurité. Sans compter que je pourrai être potentiellement dangereux pour les autres : comme il n’y a pas de tests, si ça se trouve j’ai le virus et je ne le sais pas !
Ce qui m’a étonné, c’est que le 15 mars  Macron en appelle au « restez chez vous, mais airbus reste ouvert ! Et le 17 mars, soit deux jours après l’appel à se confiné, Airbus ferme à midi. Une semaine plus tard, voilà la réouverture du site, avec des moyens de protection que rêverait d’avoir les aides-soignantes, les travailleurs dans les EPHAD, les infirmières libérales, les généralistes, etc…. Des masques chirurgicaux pour tous (à changer tous les 6 heures ! quel luxe !), des courriers d’informations pour appliquer les gestes barrières, des portes ouvertes pour éviter les contacts et bien des choses qui sont décrites dans le tract de la CNT-AIT, mais toujours pas les fameux robinets non manuels pour éviter de se re-contaminer les mains après les avoir lavées…

Mais comment est-ce possible qu’en une semaine Airbus ait pu se procurer un stock suffisant de masques,  de blouses jetables et du gel hydralcooliques alors que l’Etat n’a rien de tout ça depuis plusieurs semaines ? On pourrait se poser la question : quels autres secteurs économiques ont reçu des masques pour faire tourner la machine infernale (la pompe à fric).Je me sent plus en sécurité sur mon lieu de travail que quand je dois faire des course. D’ailleurs le personnel des grandes surfaces est très exposé  et on ne leur fournit pas d’EPI à eux. La crise sanitaire n’est pas terminée. »

FACE AU CORONAVIRUS : BOEING, AIRBUS … MEME COMBAT !

On nous ballade avec la soit disant compétition entre Boeing et Airbus. En tout cas sur la question du Coronavirus ils sont sur la même longueur d’onde. Témoignage d’un compagnon anarchosyndicaliste américain qui bosse dans un site d’assemblage Boeing aux USA, qui nous a envoyé ce message de solidarité :

« Dans mon atelier, il y a eu plusieurs cas avérés de Covid-19, et MEME APRES CA ils ne veulent pas renvoyer tous les travailleurs à la maison. Tous les salariés des services administratifs et des bureaux sont en télétravail, mais ceux de la chaîne de production nous devons rester au travail (si nous voulons être payés). Nous avons l’option de rentrer chez nous, mais nous ne serons pas payés. Et oui, car nous sommes une entreprise « Union Shop » (1)
Or Boeing dit qu’il font « absolument tout » pour nous garder en sécurité, (en fait ce n’est « absolument pas tout », sinon nous serions à la maison), et nous n’avons rien entendu de la part des syndicats, nous ne savons pas si ils essayent de faire quoi que ce soit pour nous. »

Aux US dans les entreprises qui appliquent le système « Union shop »la syndicalisation est obligatoire. C’est le cas de la plupart des grandes entreprises privées US, comme Boeing. Comme les dockers en France l’embauche ne peut se faire que si vous êtes membre d’un syndicat reconnu, auquel vous devez obligatoirement cotiser de manière continue. Si vous démissionnez du syndicat et cessez de verser vos cotisations syndicales, le patron vous licencie …

C’est le syndicat qui négocie pour vous votre contrat de travail dans tous ses détails. Vous êtes ainsi tenu d’obéir au syndicat pour ce qui est de vos horaires de travail, planning, etc. Le syndicat sert de RH en quelque sorte. Et donc dans le cadre du Coronavirus, si les syndicats ne disent rien, en vertu de la réglementation « union shop », les travailleurs ne peuvent pas quitter leur poste sauf à être considéré en abandon de poste, non payés et peut être licenciés Et bien sûr le Syndicat ne vous défendra pas puisque vous aurez agi de manière autonome …

Aux US comme en Europe : #ETAT_ASSASSIN #PATRONS_TERRORISTES   #SYNDICATS_COLLABOS

RAPPEL : SUR LA RESPONSABILITE DE LA SECURITE AU TRAVAIL

Pour mémoire, cet extrait du Code du travail que beaucoup de secteurs ont bafoué. Le responsable de la sécurité physique ET mentale dans la boite, c’est l’employeur. Hors de question de signer des décharges de responsabilité !
Article L4121-1 
L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent :
1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l’article L. 4161-1 ;

2° Des actions d’information et de formation ;

3° La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

#CORONAVIRUS [FICHE Numéro 6] LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS

Fiche numéro 6 des travailleurs de la santé CNT-AIT :

– MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE, L’ACTION DIRECTE PAYE !

 – LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS

– MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE, L’ACTION DIRECTE PAYE !

– DROIT AU DEPISTAGE POUR TOUS LE PERSONNEL HOSPITALIER QUI LE DESIRE (Lettre ouverte de personnels soignant-e-s de l’hôpital Cochin à la direction)

– DES MASQUES ET TESTS POUR TOUTES ET TOUS ! SOLIDARITE CONTRE LA REPRESSION !

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MEME (SURTOUT) EN CAS DE CRISE,
L’ACTION DIRECTE PAYE !

Martin Hirsch, l’actuel DIRECTEUR Général de l ‘AP HP, a déclaré sur les radios : Je vois trop de gens dans les rues de Paris courir (autrement dit, faire du sport dans les rues de Paris) et flâner.

Bref, il n’y a pas de mot pour qualifier cet individu abject tout comme Macron et sa vielle qui continuaient à voir trop de monde dans les parcs où ils se baladaient eux même juste avant le confinement total.

Seulement Hirsch… Il oublie de dire qu’il voulait payer à 1,40 de l’heure les élèves infirmiers en 3ème année… Heureusement que ces élèves n’ont pas attendu les syndicats pour se battre … Ils ont organisé une pétition… Pour obtenir la juste valeur de leur travail, car dans les unités covid ils sont doublement exploités…. Utilisés comme des aides-soignants et infirmiers, enfin ils ont obtenu 1400 euros par mois…
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LES SOIGNANTS NE SONT PAS DES SOLDATS !

Pratiquer un soin infirmier, faire une toilette, un change, donner à manger… Les soignants ne sont pas des soldats. Nous ne nous sacrifions pas nous-mêmes, c’est #Macron qui nous sacrifie, et avec eux les travailleurs. La seule guerre, c’est la sienne, et c’est une guerre de classe.

Puisque nous ne sommes pas voués à nous sacrifier, nous sommes de plus en plus nombreux à exiger un dépistage pour toutes celles et ceux qui le souhaitent. Nous partageons ci-dessous une pétition qui circule dans certains hôpitaux parisiens à ce sujet.

Droit au dépistage systématique pour le personnel hospitalier qui le désire.

Lettre ouverte de personnels soignant-e-s de l’hôpital Cochin à la direction

Nous avons le droit de savoir, nous voulons un test de dépistage Covid pour toutes les catégories de personnel qui le souhaitent.
-Un masque de soins à usage unique type FFP1 coûte à l’AP-HP 3 centimes d’euros. Un masque type FFP2 coûte 15 centimes (sources syndicales). Combien coûte un dépistage-Covid ? Nous ne savons pas et nous ne compterons pas : il s’agit de sauver des vies ! Et nos vies valent plus que de l’argent !

Info : témoignage d’un médecin (pour raison de sécurité il restera anonyme) :

Je ne prendrais pas l’exemple de l’Allemagne. Ils minimisent le nombre de morts en disant que si tu as une autre maladie et le COVID, c’est l’autre maladie qui t’a fait mourir.

Le Japon, Singapour et surtout Hong Kong sont des exemples où la POPULATION avait des masques. Les courbes sont parlantes. […]

Je dirais même plutôt que le fait que la crise ait simplifié la chaîne de décision avec un vrai pouvoir aux équipes terrain a permis une réactivité que nous ne connaissions plus depuis la loi HPST !

Et que les primes annoncées doivent aller maintenant dans les fiches de paye des soignants, car ce sont bien les équipes au front qui prennent en pleine gueule les mesures de précarisation de la fonction publique hospitalière.

Chacun d’entre nous soignant-e-s, IADE(s), IBODE(s), IDE(s), AS, ASH, Kiné-e-s, Techniciens-e-s de Laboratoire à Jean Dausset en virologie ou autres, médecins, chirg (s), cadres, personnels administratifs, agents de nettoyage, agents de sécurité, agents des cuisines, ouvriers des services techniques, brancardiers, manips –radios, diététiciennes … sommes confrontés à cette pandémie, et sommes pour beaucoup d’entre nous au contact du patient, y compris à Broca où la situation s’est aggravée et continue de se dégrader… Pourquoi les médias ne montrent-ils pas les camions frigorifiques garés devant nos hôpitaux ?

« La direction nous répond que nous ne pouvons-nous faire tester qu’en cas de signes apparents alors qu’à ce moment, c’est trop tard » : nous sommes en droit d’être testés !

Nous voulons connaître notre état de santé, pour nous rassurer, mais aussi informer nos proches autant que les malades qu’on soigne ou nos collègues. À notre demande auprès de nos cadres ou médecins du service, nous sommes en droit d’obtenir un test systématique.

Le discours de Macron annonce des « moyens » pour affronter cette nouvelle maladie, mais dans les faits les blouses blanches sont envoyées au front, démunies de tout.

Allons-nous subir le sort des «nettoyeurs» (nom donné aux sacrifiés de Tchernobyl, ceux envoyés avec un linge sur la bouche et une paire de bottes, pour pelleter les gravats vitrifiés de radioactivité)

Après avoir fermé des lits, des services, des hôpitaux, Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP déclare au journal de France 2 : «Je supplie l’ensemble des Français d’appliquer les mesures annoncées». Après sa démolition systématique du système de santé en France, que reste-t-il à Macron et Hirsch ? La supplication.


Nous collègues, de toutes catégories et de tous services, exigeons de la direction de Cochin et Broca un dépistage systématique. Cette question doit être débattue et réglée dans un chsct-l-extraordinaire, sinon, nous irons chercher nous-mêmes notre réponse.

Notre demande est légitime :

Droit au dépistage systématique pour le personnel hospitalier qui le désire.

Je signe la pétition :  http://chng.it/2FtxzHyyb9

A renvoyer à : testcovid.cochin@gmail.com

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DES MASQUES ET TESTS POUR TOUTES ET TOUS ! SOLIDARITE CONTRE LA REPRESSION !

Une aide-soignante de l’hôpital d’Haumont(59) est sanctionnée durement par sa hiérarchie pour avoir simplement demandé à bénéficier de la protection minimale (masques et tests). Comme elle est élue syndicale (SUD) elle pensait de bonne foi être protégée par son statut de représentante syndicale. Erreur … Face à ces demandes de simple bon sens et qui témoignent d’un sens aigu de la santé publique, la direction à réagit en faisant de la politique et l’a mise à pied !!! C’est révoltant et nous assurons cette travailleuse de notre solidarité. Ce cas révoltant est un signal adressé à tous les personnels de santé qui seraient tentés de dire tout haut ce que tout le monde pense sur la façon dont est géré notre système de santé. Nous sommes en guerre paraît-il alors les « troufions » n’ont qu’un droit : celui de mourir au front et surtout de la fermer. Au mieux ils auront le droit à des applaudissements sur des balcons et à des émissions de télé mièvre, pour les morts à une médaille sur leur cercueil, et les survivants auront peut-être une prime de 1000 euros si les finances de l’Etat le permettent encore. (Par ailleurs nous n’avons pas entendu dire que Bernard Arnaut annulait son don de 200 millions d’euros pour notre dame pour le reverser aux soignants). Les intimidations en tout genre ne nous ferons pas taire. Mais il est évident que nous devons désormais faire attention quand nous nous exprimons à ne pas faciliter le travail de la répression en nous rendant trop facilement identifiables. Organisons nous mais discrètement …
Ce cas illustre bien que la soit disant protection syndicale dont sont censés bénéficier les élus et représentants syndicaux est un piège qui se retourne contre eux. Cette protection ne s’applique que quand on est d’accord avec le patron, bref quand il n’y en a pas besoin. Dans le cas contraire, le fait de participer à des élections syndicales, de déclarer des sections, tout cela permet à la direction d’identifier les « meneurs » et autres « rebelles »… en cas de désaccord cela devient un piège qui se retourne contre les travailleurs qui se sont rendus identifiables. Il nous faut renouer avec les traditions de lutte du syndicalisme, qui ne s’embarrassait pas du respect du code du travail, et qui ont pourtant permis d’obtenir les avancées sociales dont nous disposons aujourd’hui et que le système entend bien remettre en cause.

Des travailleurs de la CNT-AIT

Pour recevoir nos précédentes fiches et les futures, ou pour y participer, envoyer un mail à : contact [at] cnt-ait.info

Arbeiter*innen in der Luftfahrt: Weiterproduzieren? Ja, aber für wen und warum?

Arbeiter*innen der französischen CNT-IAA, die in der Luftfahrtproduktion tätig sind, haben folgendes Flugblatt verfasst:

Die Pandemie wütet auf der ganzen Welt weiter. Alle sind betroffen – Alte, Junge, Kassierer*innen, Ärzt*innen. Sogar die jetzigen Abgeordneten und ehemalige Minister*innen… Der Präsident der Französischen Republik hat deutlich gemacht: Wir sind im Krieg und um diesen Krieg zu gewinnen müssen wir zuhause bleiben. Der Staat werde alle voll entlohnen, die Schutz suchen.

Ja, aber erneut zeigt sich, dass die Versprechen von Politiker*innen nur heiße Luft sind. Uns wird gesagt, dass Regieren bedeutet Voraussicht walten zu lassen: Doch sie waren nicht in der Lage genug Vorräte anzulegen für Masken, Tests und Medikamente, die uns jetzt helfen könnten die Ausbreitung dieser Krankheit zu bewältigen. Als Präsident Macron allen Arbeiter*innen versprochen hat, daß sie bei Arbeitsausfall ohne Rücksicht auf die Kosten entlohnt würden, hat er die Folgen davon nicht vorhergesehen.

Das Ergebnis ist nun, dass sie nachgerechnet haben und jetzt nicht länger für die Kosten ihrer Improvisation aufkommen wollen. Und dass sie nun uns bitten, für die Risiken ihrer Dummheit zu mit unserer Gesundheit und vielleicht sogar mit unserem Leben zu bezahlen, wenn wir wieder zurück an die Arbeit gehen.

Als Mitarbeiter*innen der Luftfahrt-Industrie in „Okzitanien“ [Südfrankreich] haben wir daher E-Mails von unserer Personalabteilung bekommen, in der wir gebeten werden wieder an die Arbeitsplätze zurückzukehen, um das Unternehmen zu retten. Ihr Hauptargument? Hier ein Auszug der empfangenen Mail:

„Obwohl der Staat mitgeteilt hat, dass Ihre Einkommen während der vorübergehenden Arbeitslosigkeit gesichert sind, muss das Unternehmen die Löhne weiterhin zahlen und es nicht klar, ob wir diese vom Staat ersetzt bekommen.“

Mit anderen Worten: Weil die Chefs dem Staat nicht zutrauen sein Versprechen zu halten, werden wir angefragt einzuspringen. Um das Loch in der Unternehmenskasse zu füllen, welches die Kurzarbeit gerissen hat. Und wir sollen alle Risiken dabei tragen!

Um uns zu beruhigen, haben die Chefs nun Kreide gefressen und sie schwärmen uns von all den tollen Maßnahmen vor, die sie uns anbieten wollen: Desinfektionsmittel, Alkoholgel, tägliche Reinigung der Sanitäranlagen, kleine Arbeitsgruppen, Vorschriften für sicheres Abstandhalten, Maskentragen bei Bedarf…

So viele Nettigkeiten, bloß damit wir wieder schuften gehen. Aber es ist keine Rede davon, kontaktlose Handwaschbecken einzubauen, obwohl nur diese verhindern würden, dass die Wasserhähne weiterhin Übertragungswege bleiben…

Als Unterstützung für ihre Anfrage hat das Management einen Brief beigelegt, der von drei Minister*innen unterschrieben war: Lemaire [Wirtschaft], Pénicaud [Arbeit] und Véran [Gesundheit]. Darin jammern sie: „Es ist wichtig, dass die Herstellerfabriken weiter auf französischem Staatsgebiet produzieren können.“ Dieser Brief stammt von Minister*innen des selben Staates, von dem unser Chef uns selbst gesagt hat, dass er ihm nicht zutraut, seine Versprechen zu halten…

#STAAT=MÖRDER #GEWERKSCHAFT=VERRÄTER

Da das Personalmanagement nicht komplett dumm ist, weiß es daß wir nur mäßiges Vertrauen in das Versprechen des Staates und seiner Vertreter*innen haben. Also haben sie, um uns endgültig zu überzeugen, ein Schreiben von den Gewerkschaften (CFE-CGC, CFDT und FO Metall) unterzeichnen lassen. Diese bestätigen, dass ein „außerordentliches Gemeinsames Beratungskomitee (CSE) es befürwortet, daß unter den zusammen vereinbarten Bedingungen an den Arbeitsplatz zurückgekehrt werden soll.“

Mit anderen Worten: Die Gewerkschaften haben sich mit den Chefs darauf geeinigt, wie wir weiter ausgebeutet werden sollen. Damit zeigt sich mal wieder, was wir schon länger sagen, daß die Gewerkschaften bloß dazu da sind, über die Länge unserer Ketten zu verhandeln – oder nun die Dichte unserer Masken!

Eines sollte klar sein: Wir sind nicht gegen das Herstellung oder Verarbeitung von Gütern und auch das Risiko macht uns keine Angst. Aber wenn es bedeutet, daß wir unsere Gesundheit und die unserer Familien auf’s Spiel setzen sollen, dann möchten wir, dass dies etwas NÜTZLICHES für alle ist. Angesichts der jetzigen Pandemie und der zum Stillstand gekommenen Weltwirtschaft, was ist da noch die Bedeutung und Nützlichkeit eines Arbeitsalltags?

Wir würden einer Rückkehr an den Arbeitsplatz zustimmen, auch angesichts der Risiken, aber nur um medizinische Ausrüstungen, Beatmungsgeräte, Krankenhausbetten, Masken und Desinfektionsmittel herzustellen – kurz: alle Dinge, die wirklich benötigt werden und einen gesellschaftlichen Nutzen bringen. Wird AIRBUS und seine Vertragspartner*innen weiterhin militärisches Gerät herstellen und montieren?

Es sind wir Arbeiter*innen, die den gesamten Reichtum produzieren. Und wir haben gemeinsam die Macht diesen Wahnsinn zu stoppen, vor allem durch unsere Arbeitsverweigerung oder einen Generalstreik. Dann können wir alle Produktionsmittel selbst übernehmen und weiter für einen gemeinsamen Nutzen arbeiten.

UNSER LEBEN IST MEHR WERT ALS IHRE PROFITE!

Luftfahrt-Arbeiter*innen der CNT-IAA, 29.03.2020

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Übersetzung: Anarcho-Syndikalistisches Netzwerk – ASN Köln, https://asnkoeln.wordpress.com/

AEROSPACE WORKER: TO PRODUCE YES BUT FOR WHOM? AND WHY?

Pandemic continues to ravage the world. All are affected, old, young, cashiers, doctors. Even current deputies or former ministers … The President of the Republic was very clear: we are at war, and to win this war you must stay at home. The State will pay in full those who take shelter.

Yes but here, again, the political word are bullshit. We are told that to govern is to foresee: they have been incapable of planning to stock up on masks, tests, drugs that would have helped to stem the spread of the disease. When Macron had promised that all workers who don’t work would be paid whatever the cost, he hadn’t foreseen the consequences.

Result, now that they have done their calculations, they no longer want to assume the cost of their improvisation, and it is us that they ask to assume the risks of their stupidity by paying with our health and maybe our life, while going back to work.

Employees of the aerospace industry, we therefore received emails from our dear HR managers who beg us to return to work to save the company. Their main argument? Excerpt from the email we received: « Even if the State communicates about paying your earning while you are under Job retention Scheme, it is the company that will have to advances wages and we are not sure that we will be reimbursed by the State ». In other words, because the bosses do not trust the state to fulfill its promises, we are asked to avoid the hole in the business’s assets created by Job retention and we have to take all the risks!

To try to reassure us, the bosses are fawning. They describe to us all the good measures they have put in place for us: disinfectant, hydro alcoholic gel, daily sanitation disinfection tour, working groups in small numbers, protocol for respecting safety distances, wearing a mask if necessary… So many nice concerns to get us back to work. On the other hand, not a word on the installation of hand washers with non-manual control, which alone would prevent transforming the taps into a source of re-contamination of the hands…

To support their request, the bosses join us a letter signed by three ministers, Lemaire [economy], Pénicaud [work] and Véran [Health] who are crying « it is crucial that the production factories can continue to work on French territory ». A letter from ministers of the very State whose boss himself tells us that he is not sure that it will keep their promises…

#STATE_MURDERER  # UNIONS_TRAITORS

As the HR managers are not completely stupid and know that we only have moderate confidence in the word of the State and its representatives, to finish reassuring us they join us a letter signed by the Unions (CFE-CGC, CFDT and FO metals) and confirm that an “extraordinary Joint Consultative Committee (CSE) has given a favorable opinion on the back-to-work under the conditions that we have defined together”. In other words, the Unions have agreed with the bosses on how we are going to be exploited. When we tell you that Unions are there to discuss the length of our chains or the thickness of the mask, this is confirmed once again!

Let us be clear: it is not that we are against creating or producing goods, nor that the risk scares us. But even if it means endangering our health and that of our families, we want it to be USEFUL, for everyone. In the current pandemic and stopped world economy, what is the meaning and the usefulness of working « as usual »? We agree to go back to work despite the risk, but to produce medical equipment, respirators, hospital beds, masks, and disinfectant, in short, things that are really necessary and socially useful. Will AIRBUS and its subcontractors continue to manufacture and mount military equipment?

It is we, the workers, who produce all the wealth. It is we who collectively have the power to stop this madness in the first place by refusing to work through withdrawal or a general strike, and then by taking over the production tools and making it work for the collective good.

OUR LIVES ARE WORTH MORE THAN THEIR PROFITS!

CNT-AIT ‘s workers of aerospace industry

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TRABAJADOR DE LA AERONÁUTICA: ¿PRODUCIR SÍ, PERO PARA QUIÉN? Y POR QUÉ?

La pandemia continúa devastando el mundo. Todos son afectados, viejos, jóvenes, cajeros, médicos. Incluso los diputados actuales o ex ministros … El Presidente de la República fue muy claro: estamos en guerra, y para ganar esta guerra debes quedarte en casa. El Estado pagará en su totalidad a quienes se refugien.

Sí, pero aquí, nuevamente, las palabras políticas son una mierda. Se nos dice que gobernar es prever: Se han sido incapaces de planear abastecerse de máscaras, pruebas, medicamentos que habrían ayudado a detener la propagación de la enfermedad. Cuando Macron prometió que a todos los trabajadores que no trabajan se les pagaría a cualquier costo que sea, no había previsto las consecuencias.

Como resultado, ahora que han hecho sus cálculos, ya no quieren asumir el costo de su improvisación, y somos nosotros a quienes pedimos asumir los riesgos de su estupidez pagando con nuestra salud y tal vez nuestra vida, mientras volvemos a trabajo.

Empleados de la industria aeronáutica, por lo tanto, recibimos correos electrónicos de nuestros queridos managers de recursos humanos que nos ruegan que regresemos a trabajar para salvar la empresa. ¿Su principal argumento? Extracto del correo electrónico que recibimos: « Incluso si el Estado se comunica sobre el pago de sus promesas mientras estéis bajo de paro técnico, es la compañía la que tendrá que adelantar los salarios y no estamos seguros de que el Estado nos reembolse ». En otras palabras, debido a que los patrones no confían en que el Estado cumpla sus promesas, ¡se nos pide que nosotros evitemos el vacío en la tesorería de las empresas que se crearía si no trabajamos,  y tenemos que correr todos los riesgos!

Para tratar de tranquilizarnos, los jefes están adulando. Nos describen todas las buenas medidas que nos han puesto en práctica: desinfectante, gel hidroalcohólico, recorrido diario de desinfección por saneamiento, grupos de trabajo en pequeños números, protocolo para respetar las distancias de seguridad, usar una máscara si es necesario … Muchas preocupaciones agradables para que volvamos al trabajo. Por otro lado, ni una palabra sobre la instalación de lavamanos con control no manual, lo que solo evitaría transformar los grifos en una fuente de re contaminación de las manos…

Para respaldar su solicitud, los patrones se unen a nosotros con una carta firmada por tres ministros, Lemaire [economía], Pénicaud [trabajo] y Véran [Salud] que lloran « es crucial que las fábricas de producción puedan continuar trabajando en territorio francés ». Una carta de ministros del mismo Estado cuyo los patrones mismo nos dicen que no están seguro de que cumplirá sus promesas…

#ESTADO_ASESINO  # SINDICATOS_TRAIDORES

Como los managers de recursos humanos no son completamente estúpidos y saben que solo tenemos una moderada confianza en la palabra del Estado y sus representantes, para terminar de tranquilizarnos se unen a nosotros una carta firmada por los sindicatos (CFE-CGC, CFDT y FO metalurgia) y confirman que un « Comité de Empresa extraordinario (CSE) ha emitido una opinión favorable sobre el regreso al trabajo en las condiciones que hemos definido juntos ». En otras palabras, los sindicatos han acordado con los jefes cómo vamos a ser explotados. Cuando le decimos que los sindicatos están allí para discutir la longitud de nuestras cadenas o el grosor de la máscara, ¡esto se confirma una vez más!

Seamos claros: no es que estemos en contra de crear o producir bienes, ni que el riesgo nos asuste. Pero incluso si eso significa poner en peligro nuestra salud y la de nuestras familias, queremos que sea ÚTIL para todos. En la pandemia actual y la economía mundial detenida, ¿cuál es el significado y la utilidad de trabajar « como siempre »? Aceptamos volver a trabajar a pesar del riesgo, pero para producir equipos médicos, respiradores, camas de hospital, máscaras, desinfectantes, en resumen, cosas que son realmente necesarias y socialmente útiles. ¿AIRBUS y sus subcontratistas continuarán fabricando y montando equipos militares?

Somos nosotros, los trabajadores, quienes producimos toda la riqueza. Somos nosotros los que colectivamente tenemos el poder de detener esta locura en primer lugar al negarnos a trabajar mediante la retirada o una huelga general, y luego al tomar las herramientas de producción y hacer que funcionen para el bien colectivo.

¡NUESTRAS VIDAS VALEN MÁS QUE SUS GANANCIAS!

Trabajadores del sector aeronáutico de la CNT-AIT

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#CORONAVIRUS [FICHE Numéro 5] CHAOS DANS LES HOPITAUX … CONTRE L’ABSENCE DE SENS, PARTAGEONS LES EXPERIENCES !

Le chaos dans la gestion sanitaire de la crise n’est pas le résultat de l’Anarchie,mais celui de l’action combinée de l’Etat et du Capitalisme.

«L’Anarchie est la plus haute expression de l’Ordre.  » (E RECLUS)
Finissons-en avec l’Etat et le Capitalisme !

La situation dans les hôpitaux est critique : nombre de lits insuffisants, pénurie de matériel pourtant basique tels que les masques, et surtout désorganisation totale. On envoie au front les agents de l’hôpital sans matériel et aussi sans aucune formation sérieuse pour traiter une maladie épidémique.

Résultat la diffusion nosocomiale s’intensifie et les personnels de santé sont touchés à leur tour.
Cette situation cauchemardesque ce n’est pas de l’anarchie. L’Anarchie c’est – pour reprendre les termes du grand savant Elysée RECLUS – la plus haute expression de l’Ordre : un système où chacun sait ce qu’il a à faire et où il le fait en pleine conscience et en pleine connaissance de sa responsabilité et de ses capacités. Un système où l’intérêt général n’est pas sacrifié aux intérêts particuliers égoïstes de quelques profiteurs. Un système où l’autorité n’est pas fondée sur la hiérarchie stupide, mais sur les compétences et uniquement dans le domaine concerné. C’est tout l’inverse de la situation actuelle, qui est le résultat de l’incompétence Etatique couplé à la cupidité Capitaliste.

Si nous voulons nous en sortir, nous n’avons pas d’autre choix que de nous débarrasser du chaos étatique et capitaliste pour qu’enfin vienne l’Anarchie !

Des travailleurs de la santé CNT-AIT

Il nous semble intéressant, à titre d’exemple, de diffuser le message ci-dessous de nos compagnons de la CNT-AIT de Madrid, qui décrivent une situation similaire à celle que nous vivons en France et qui proposent des pistes d’organisation pour faire face.

CONTRE L’ABSENCE DE SENS, L’EXPERIENCE.

PROTOCOLE HOSPITALIER DE LA SECTION SANTE DU SYNDICAT ANARCHISTE CNT-AIT DE MADRID

Parmi tant de supports d’information et de désinformation, nous souhaitons proposer des faits sur les personnes qui vivent cette pandémie au plus près: gardiens, assistants, infirmières, médecins et nettoyeurs d’hôpitaux. Chacun avec une expérience, chacun avec son impuissance et son désespoir.

De Madrid, où en théorie sont les plus grands hôpitaux du pays, avec le plus de ressources et le plus spécialisés; jusqu’aux plus petits hôpitaux ou ceux des autres provinces d’Espagne comme Salamanque ou Valladolid et les villes de Cáceres et Lugo : tout le système de santé de la géographie espagnole est affectés par la mauvaise gestion des politiciens, des conseillers et des directeurs d’hôpitaux. Une mauvaise prévoyance, même si l’exemple de l’Italie est si proche, et une prise de décision inadéquate continue de mettre constamment tous les personnels de santé, et donc tous les citoyens, en danger. Ces professionnels nous disent depuis les hôpitaux « Gregorio Marañón », « La Paz » et du « 12 octobre » que les urgences sont un vrai désastre en termes de manque de protocoles organisationnels, de risques professionnels et de formation du personnel.

Cela se traduit par: – travailler sans matériel (ou alors le ou partager), comme des lunettes et des blouses – diluer du gel alcoolique avec de l’eau « pour le faire durer plus longtemps »; Le matériel apparaît lorsque le personnel fait pression sur les autorités responsables de l’hôpital; répartition inégale du matériel de protection par la hiérarchie, de sorte que les agents d’entretien, même s’ils sont les plus exposés, sont ceux qui reçoivent le moins de protection. Les protocoles d’action sont en constante évolution, celui qui aurait dû être suivi hier, n’est plus valable aujourd’hui et ironiquement il s’adapte à la quantité de matériel qui existe et non aux informations sur le comportement du virus lui-même.

La mobilisation du personnel de nombreux autres services d’urgence et le manque de formation du personnel dans le domaine des maladies infectieuses provoquent un dysfonctionnement, en plus de son débordement. Les résidents en unités familiales, en anesthésie ou en cardiologie, pour la plupart peu familiarisés avec les urgences de ce type et moins formés aux protocoles d’action contre ces maladies, sont en première ligne au contact des personnes infectées que, de par leur nombre, ils n’ont ni les moyens ni le temps ni les moyens ni l’espace pour s’en occuper. En outre, de nombreux professionnels qui savent qu’ils sont infectés par les conditions dans lesquelles ils exercent leur travail sont contraints, selon leur éthique personnelle ou professionnelle, de continuer à travailler dans ces mêmes conditions.

Dans d’autres régions d’Espagne, bien que confrontés aux mêmes problèmes techniques et organisationnels, les petits hôpitaux souffrent du retrait d’une partie de leur matériel, tels que les respirateurs, qui sont envoyés à Madrid, laissant à ces centres un nombre dérisoire d’appareils par rapport à ce qui est reconnu nécessaire. Les urgences de ces autres hôpitaux en dehors de Madrid, bien qu’ils aient été mobilisés plus tard, sont déjà submergées depuis quelques jours et, selon les informateurs de l’hôpital « La Moncloa », cela continue d’augmenter. L’improvisation des salles d’isolement, des unités de soins intensifs et des couloirs tels que les salles d’examen deviennent une routine pour le personnel qui, comme nous l’avons déjà dit, est peu ou pas familier avec ce type de maladie.

Une autre vision totalement opposée qui montre un bon exemple et un halo d’espoir est le travail dans les services (pas les urgences) de l’hôpital « Carlos III ». Ces professionnels de la santé, des médecins aux agents d’entretien, sont formés aux matières infectieuses (on se souvient que c’est l’hôpital qui a soigné les patients Ebola) qui leur permet, même avec une quantité réduite de matériel, d’en utiliser toutes les potentialités sans s’exposer à s’infecter, travailler dans un environnement de plus grande tranquillité et sécurité et offrir aux patients et à leurs familles (quelque chose qui semble avoir été oublié avec tant de confinement et d’isolement) de meilleurs soins de santé de meilleure qualité. Dans cet endroit, nous travaillons avec des protocoles très établis et intériorisés par le personnel que, espérons-le, les gestionnaires et les directeurs des autres hôpitaux seront disposés à dupliquer.

Les affiliés de la CNT-AIT de Madrid qui travaillent dans cet hôpital nous ont envoyé la manière dont Carlos III aborde la pandémie actuelle en suivant ses protocoles, qui se sont révélés efficaces pour contenir et traiter les épidémies. Nous pensons que leur mise en oeuvre généralisée dans tous les centres publics et privés où les patients atteints de coronavirus doivent être traités est d’une extrême nécessité, tout comme l’investissement inévitable en ressources de la part des chefs d’entreprises / directeurs d’hôpitaux, des actionnaires et de l’État. Nous reproduisons leur  lettre: (…)

Grâce à l’expérience d’Ebola, nous disposons actuellement de 3 étages dédiés aux coronavirus. Pour toutes les chambres nous avons ajouté une fenêtre fermable dans chaque porte [tel un passe-plat], afin que nous puissions communiquer avec l’extérieur et aussi veiller sur les malades et nos compagnons lorsqu’ils sont dans la chambre.

Nous avons un registre où nous enregistrons toutes nos entrées: qui entre, nom, carte d’identité, téléphone, heure d’entrée, sortie et qui jour le rôle de « miroir ». Nous avons toujours une personne à l’extérieur de la chambre, que nous appelons le « miroir », qui sera en charge de donner toute la couverture nécessaire aux collègues qui sont à l’intérieur, aidera dans tout ce dont ils ont besoin et, finalement, les aidera à sortir de la chambre sans commettre d’erreur, au cas où la personne à l’intérieur deviendrait nerveuse. À l’intérieur de la pièce, nous avons 3 poubelles noires:

–    L’une avec un sac bleu, où les vêtements usagés des patients sont déposés. Ce sac est sorti lorsqu’il est plein, selon une procédure qui consiste à d’abord le sortir de la poubelle / seau. Il est alors aspergé de Virkon(1) et remis au partenaire qui se trouve à l’extérieur de la pièce; la personne qui est à l’extérieur le reçoit sans le toucher dans un autre sac bleu, le referme puis le pulvérise avec du Virkon ; de là, il le met dans le chariot grillagé / cage (2) qui sera normalement amené au service de linge pour être lavé. Le service de lingerie auquel ces vétêments sont envoyés étant privatisé, nous ne savons pas comment les vêtements y sont traités.

–    Les deux autres poubelles à l’intérieur de la chambre sont destinées aux déchets des malades ou à tout le matériel jetable des travailleurs qui entrent dans la salle pour soigner les patients (restes de nourriture, éponges, sérums, restes de médicaments, couches , papiers absorbants, bouteilles d’eau, gobelets en plastique, gaze, etc.) et pour les articles jetables liés à notre sécurité, tels que nos combinaisons / surblouses, masques, gants …

–    À l’intérieur de la pièce, il y a une petite table près de la porte, sur laquelle nous avons du Virkon, de l’alcool, du Purell (désinfectant pour la peau), une boîte de gants de taille L – au cas où il serait nécessaire de mettre des gants à un moment donné – , des bacs (récipients) en carton jetables, des éponges, des sacs bleus pour les vêtements sales, des grands sacs verts et des petits sacs verts (nécessaires pour éliminer les couches, les savons ou tout le matériel résiduel pour l’hygiène du patient). Nous aurons également un conteneur jaune pour éliminer tout matériel tranchant qui, une fois plein, sera jeté dans un conteneur adapté.

–    Ces conteneurs, quand ils sont pleins, sont fermés, aspergés de Virkon, et transmis à notre agent « miroir », qui les ramasse et les asperge de nouveau avec du Virkon. Ainsi, ils iront au service de nettoyage qui les récupérera et les emmènera à l’endroit indiqué pour leur destruction selon les moyens appropriés.

–    En dehors de la chambre, nous avons une autre table avec : du Virkon, de l’alcool, du Purell, des serviettes jetables, des gants, des masques chirurgicaux, des blouses vertes, des sacs bleus pour les vêtements, des sacs verts petits et grands, du papier absorbant et des lingettes antiseptiques et désinfectantes et une autre poubelle pour ce que nous aurions besoin de jeter.

–    Nous faisons une réunion pour répartir tous les patients sur plusieurs tandems formés par un TCAE (Technicien en Soins Auxiliaires Infirmiers) et une infirmière, selon le personnel dont nous disposons. Avant d’entrer dans chaque chambre, chaque groupe évaluera qui entre, où chacun se positionne et ce qu’il va faire. Afin d’économiser du matériel sans prendre de risques et de pouvoir prendre en charge les patients de manière adéquate, en particulier ceux qui sont dépendant pour la couverture de leurs besoins fondamentaux (alimentation, hygiène personnelle, prise de médicaments, sécurisation, etc.), nous parcourons toutes les chambres qui nous concernent avec la même blouse chirurgicale, un masque FPP2 et des lunettes étanches, et nous changerons nos gants (que nous porterons en deux paires l’une au-dessus de l’autre pour les changer sans risque de contact), une surblouse verte jetable et un masque chirurgical qui nous aurons mis, avant d’entrer, au-dessus du FPP2.

Dans chaque chambre, avant de partir pour la suivante, nous jetterons la surblouse verte, les gants et le masque chirurgical, en gardant la blouse chirurgicale, le masque FFP2 et les lunettes étanches. Bien sûr, tout tandem d’infirmières TCAE aura besoin du soutien d’un autre groupe de l’extérieur, il y aura donc toujours quelqu’un qui nous attendra. Notre agent « miroir » nous  attend avec des alèses jetables imbibées de Virkon sur le sol devant la porte de la chambre, pour que nous y trempions nos sabots.

Nous passons alors à la chambre suivante et nous enfilons de nouveau une surblouse verte, des gants et un autre masque chirurgical devant le FFP2. Lorsque nous avons fini toutes nos chambres, nous disposons de nos lunettes étanches dans un seau jaune pour qu’elles soient vaporisées d’alcool, puis lavés à l’eau et au savon et séchées, afin de les réutiliser. Nous mettons notre masque FFP2 dans un sac en plastique avec notre nom, et nous l’utiliserons pendant tout le quart de travail. Le personnel « miroir » à l’extérieur des chambres enfilera une surblouse verte, un masque chirurgical et des lunettes non étanches.

À l’intérieur de la salle, nous avons un thermomètre pour chaque patient et un brassard pour deux patients. Chaque fois que nous devons prendre des tensions ou une saturation, nous introduisons les appareils nécessaires; et à la sortie, c’est notre « miroir » qui les récupère à la porte quand nous avons fini. Il nettoie les roulettes au Virkon et nettoie le reste avec des lingettes désinfectantes. Il écrit sur une feuille depuis l’extérieur de la chambre toutes les constantes biologiques que nous lui indiquons, car nous ne pouvons pas mettre du papier et des stylo dans chaque pièce pour écrire. La nourriture est servie dans des contenants jetables, qui seront jetés dans les poubelles noires. Ce qui doit être sorti de la chambre l’est toujours après avoir été vaporisé au Virkon.

Pour toute action ne nécessitant pas de contact avec le patient, telle que l’introduction de nourriture, l’enlèvement d’un défunt dans son sac scellé (que nous aurons préalablement vaporisé de Virkon) ou tout autre acte sans contact et à distance, on utilise une surblouse verte, un masque FPP2 et des lunettes non étanches, car il n’y a aucun risque de contact avec des sécrétions ou des gouttelettes porteuses du virus.


Le personnel de nettoyage appartient à une entreprise privée, car il est externalisé, et ils utilisent la même procédure que nous, bien qu’ils utilisent le matériel infirmier parce que leur entreprise ne leur fournit pas le nécessaire (…) Pour tout cela, nous exigeons une plus grande organisation des urgences et des services de tous les hôpitaux espagnols, une formation explicite des travailleurs pour faire face à cette situation, ainsi que du matériel suffisant pour protéger les professionnels (employés publics ou privés) et les patients, matériel qui ne soit pas pris d’autres hôpitaux ou centres de santé. En outre, nous reconnaissons l’énorme effort physique et moral de tous ces agents de santé qui travaillent sans compter et dans les pires conditions, ainsi que des malades et des proches qui, contraints de se rendre à l’hôpital, sont témoins du manque de moyens et d’organisation.

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1.  Le Virkon est un produit désinfectant à usage sanitaire efficace contre les virus.

2.  Les cages sont des chariots en forme de cage qui sont utilisés pour l’accumulation et le transfert de vêtements et autres effets personnels en grande quantité.

TRAVAILLEUR DE L’AERONAUTIQUE : PRODUIRE OUI MAIS POUR QUI ? POUR QUOI ?T

La pandémie continue ses ravages. Tous sont touchés, vieux, jeunes, caissières, médecins, Même des députés actuels ou des anciens ministres… Le Président de la République a été très clair : nous sommes en guerre, et pour gagner cette guerre vous devez rester chez vous. Nous payerons intégralement ceux qui se mettront à l’abri. Oui mais voilà, encore une fois, la parole politique c’est du pipeau. On nous dit que gouverner c’est prévoir : ils ont été infoutus de faire les stocks de masques, de tests, de médicaments qui auraient permis d’endiguer la propagation de la maladie. Macron quand il  a promis que tous les travailleurs seraient payés quel que soit le coût n’avait pas non plus prévu les conséquences. Résultat, maintenant qu’ils ont fait leurs calculs, ils ne veulent plus assumer le coût de leur improvisation, et c’est à nous qu’ils demandent d’assumer les risques de leur nullité en payant avec notre santé et peut être notre vie en retournant au boulot. Les salariés de l’aéronautique « occitane »  nous avons donc reçu des mails de nos chers DRH qui nous supplient de retourner au travail pour sauver la boite. Leur argument principal ? Extrait du mail reçu : « même si l’Etat communique sur le chômage partiel c’est l’entreprise qui  avance les salaires et nous ne sommes pas certains d’être remboursés par l’Etat ». Autrement dit, parce que les patrons ne font pas confiance dans l’Etat pour assurer ses promesses, c’est à nous qu’on demande d’éviter le trou dans la trésorerie que créerait le chômage partiel et de prendre tous les risques ! Pour essayer de nous rassurer, les patrons se font mielleux. Ils nous décrivent toutes les bonnes mesures qu’ils ont mises en place pour nous : désinfectant, gel hydro alcoolique, tournée quotidienne de désinfection des sanitaires, groupes de travail en nombre réduit, protocole pour le respect des distances de sécurité, port du masque si nécessaire … Que de sollicitudes pour nous faire retourner au boulot. Par contre pas un mot sur l’installation de laves mains à commande non manuelle, qui seuls empêcheraient de transformer les robinets en source de re-contamination des mains … Pour appuyer leur demande, les patrons nous joignent un courrier signé de trois ministres, Lemaire, Pénicaud et Véran qui pleurent « il est crucial que les usines de production puissent continuer de travailler sur le territoire français ». Un courrier de ces mêmes ministres d’un Etat dont le patron lui-même nous dit qu’il n’est pas sûr qu’ils respectent leurs promesses …

#ETAT ASSASSIN #SYNDICATS COLLABOS

Comme les DRH ne sont pas complètement cons et savent que nous n’avons qu’une confiance modérée dans la parole de l’Etat et ses représentants, pour finir de nous rassurer ils nous joignent un courrier signé des syndicats (CFE-CGC, CFDT et FO métaux) et nous confirment qu’un « CSE extraordinaire a donné un avis favorable à la reprise dans les conditions que nous avons défini. » Autrement dit les Syndicats se sont mis d’accord avec les patrons sur la façon dont nous allons être exploités. Quand on vous dit que les syndicats sont là pour discuter de la longueur de la chaine ou de l’épaisseur du masque, cela se vérifie une fois de plus ! Soyons clairs : ce n’est pas que nous soyons contre le fait de créer ou de produire, ni que le risque nous fasse peur. Mais quitte à mettre notre santé et celle de nos familles en danger, nous voulons que ce soit UTILE, pour toutes et pour tous. Dans la situation actuelle de pandémie et d’arrêt de l’économie mondiale, quel est le sens et l’utilité de travailler « comme avant » ? Nous voulons bien aller au travail malgré le risque, mais pour produire du matériel médical, des respirateurs, des lits d’hôpitaux, des masques, du gel, bref des choses réellement nécessaires et socialement utiles. AIRBUS et ses sous-traitants vont-ils continuer à fabriquer et monter du matériel militaire ? C’est nous, les travailleurs, qui produisons toutes les richesses. C’est nous qui avons collectivement le pouvoir d’arrêter cette folie en premier lieu en refusant de travailler par le retrait ou la grève générale, et ensuite en reprenant en main les outils des productions et en les faisant fonctionner pour l’intérêt collectif.

NOS VIES VALENT PLUS QUE LEUR PROFITS !

Des travailleurs de l’aéronautique de la CNT-AIT

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